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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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L'édition canadienne-française

Le livre papier, c’est fini ! Les maisons d’édition peuvent mettre la clé sous la porte! Les prédictions les plus alarmistes quant à l’avenir de l’édition se sont avérées inexactes. Si le monde de l’édition évolue, les ventes de livres restent rassurantes.
Mais dans un petit marché comme celui de l’édition franco-canadienne hors Québec, il est important de se repenser et d’imaginer de nouvelles manières de faire pour créer une communauté de fidèles lecteurs.
Pas de quoi inquiéter le directeur général du Regroupement des éditeurs canadiens-français (RECF), Frédéric Brisson, persuadé que l’édition canadienne-française hors Québec a un bel avenir devant elle.



Réalisateur: Carine Ouellet
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

FRÉDÉRIC BRISSON, DG, Regroupement des éditeurs Canadiens-Français, tient un livre dans sa main. Ensuite il s'enfonce dans le divan et s'adresse à un interlocuteur invisible. Au cours de son élocution, FRÉDÉRIC BRISSON manipule des livres.


FRÉDÉRIC BRISSON

On prédisait la mort du livre

il y a 20 ans, on était presque

certains, au moins parmi

plusieurs, que le numérique

allait supplanter le papier. Or,

on voit ces années-ci que le

numérique est bien présent,

que les potentialités sont

extraordinaires, mais que,

en même temps, le livre garde sa

place et continue d'interpeler

les gens, les lecteurs, continue

À rassembler les communautés.

Et que le livre demeure

un média très crucial.

On a pas du tout le même

rapport avec le papier

qu'avec le numérique, même si,

paradoxalement, c'est la même

oeuvre. Et en quelque part, on

va la lire différemment, cette

oeuvre-là, si on l'a sur un

support papier ou sur un support

numérique. Ça vient nous

chercher émotivement de façon

différente. On en a une

perception qui est différente.

Mais le bon vieux livre papier

a fait ses preuves depuis que

Gutenberg a fait l'invention de

la presse à imprimer il y a plus

de 500 ans. Le papier, c'est

solide, fiable. Ça ne manque

jamais d'énergie. On a jamais

besoin d'aller chercher de

nouvelles batteries pour

le faire fonctionner. Il y a

une définition d'images qui

est formidable sur le papier.

Le contraste entre le blanc

et le noir est inégalé par

le numérique. Il y a, quand on

y pense, de nombreux avantages.

Et qui sait, si le papier avait

été inventé après le numérique,

on dirait peut-être: "Mais voilà

une superbe invention." Essayez

d'imaginer seulement un salon

du livre où il n'y aurait aucun

livre papier. Ce serait un

peu désespérant. Il y aurait des

écrans partout. Ce serait un peu

vide, si on veut, un peu froid.

Le papier a cette chaleur-là,

cet aspect physique qui est en

quelque part un prolongement du

monde en trois dimensions dans

lequel on vit. Et c'est en ce

sens-là, je pense, que les gens

s'y réfèrent, que les gens sont

heureux de se le donner en

cadeau. Ça s'offre beaucoup

mieux en papier qu'en numérique.

Ça, c'est bien évident.

Les jeunes lecteurs sont

certainement plus portés vers le

numérique que ceux qui ont plus

de cheveux blancs, mais ça

mérite beaucoup de nuances,

cette question-là. Par exemple,

il y avait une étude qui est

sortie dernièrement qui disait

qu'on a jusqu'à un quart des

lecteurs de 15 à 24 ans qui

préfère le numérique. Ça en

laisse quand même 75% qui aiment

mieux le papier. De l'autre

côté, parmi les lecteurs plus

âgés, il y en a qui aiment

beaucoup les fonctionnalités du

numérique qui permettent de

grossir les caractères, qui

permettent d'aller en voyage en

Floride et d'apporter 300 titres

avec eux. Mais les gens qui sont

plus âgés ont grandi avec

le papier et ça demeure pour

eux une référence importante.

Alors les deux modes, papier

et numérique, sont plus

complémentaires que concurrents.

C'est certain qu'il y a des

défis auxquels sont confrontés

les libraires, notamment la

librairie en ligne, mais aussi

le fait qu'il y a les coûts qui

augmentent sans cesse. Il

reste qu'on voit certains signes

positifs. Par exemple, il y a

une librairie francophone qui va

ouvrir très bientôt à Toronto.

Une librairie, c'est une

expérience. Quand on ouvre

la porte et qu'on pénètre

À l'intérieur, il y a une

atmosphère, il y a des dizaines

de milliers de titres qui

s'offrent au regard. Il y a

toutes sortes d'animation qui

peuvent s'y proposer. Il y a

des séances de signature, des

conférences et tout ça. En fait,

on a besoin d'eux, de nos

libraires, et on veut les

voir continuer à prospérer.

Moi, je suis plutôt quelqu'un

qui est optimiste de nature

qu'inquiet, et ça s'applique,

cette vision-là, au milieu du

livre. Il y a beaucoup de défis,

mais il y a aussi beaucoup

d'ouverture, de possibilités,

et tout dépend de l'imagination

que les éditeurs vont mettre à

trouver de nouvelles voix, de

nouvelles formules. L'histoire

de l'édition est en fait une

longue série d'innovations et je

suis sûr que les prochaines

années vont nous apporter aussi

leur lot d'innovations. Je suis

convaincu que le livre a encore

un très bel avenir devant lui.


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