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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Olivier Duhaime et le dépassement de soi

Olivier Duhaime est un passionné de sport. Il aime utiliser la course à pied notamment, afin de prouver qu’il est possible d’aller au-delà de nos limites. Participant à des Iron Man, des marathons, etc. Olivier en profite aussi pour se joindre à des causes qui lui tiennent à coeurs. Olivier Duhaime critique la société quant aux limites que celle-ci impose. De par la course, il veut prouver aux gens qu’avec un peu d’effort, tous peuvent accomplir de grandes choses. Plongez dans son univers, vous en ressortirez définitivement plus motivé.



Réalisateurs: Chantal Villemaire, Raphaëlle Mercier
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

OLIVIER DUHAIME, un adepte de course à pied, s'assoit sur un divan. Seul en studio, il s'adresse directement au public de l'émission. À certains moments durant la capsule, des images ludiques d'OLIVIER DUHAIME courant au ralenti autour du divan défilent.


OLIVIER DUHAIME

J'ai commencé à m'entraîner

au tout début... je dirais

peut-être lorsque j'avais 19,

20 ans. C'était, au départ, par

plaisir. Et d'ailleurs, c'est

toujours par plaisir. C'était

vraiment pour me dépasser.

Je pense que ça va avec ma

personnalité. Je suis quelqu'un

qui adore aller au fond de

moi. Je me suis dit: Je vais

commencer courir. Et puis,

à l'âge de 20 ans, en fait,

je m'étais associé avec la

fondation de l'hôpital de Hull

pour le fameux Movember, que

vous connaissez tous. Bon, moi,

je voulais faire quelque chose

d'un peu différent, parce que

tout le monde se faisait un

peu laisser pousser la moustache

sans vraiment savoir le faisait.

Moi, j'ai décidé d'amasser des

fonds. Par la suite, j'ai jamais

arrêté. Il faut dire que je suis

très, très, très sensible

à des causes qui touchent

plusieurs domaines.

Les courses que je fais, il y a

toujours un plaisir, mais

avant tout, c'est pour un peu

sensibiliser la population.

On vit dans un monde où,

premièrement, je trouve

qu'il y a plus grand monde

qui réfléchit. On a des

réponses assez préconçues,

c'est-à-dire: "Non, je peux

pas faire ça." Les gens

essaient même plus. Et moi,

en faisant des courses de 160

kilomètres et des trucs comme

ça, c'est pour prouver aux gens

que... Moi, je suis pas un

professionnel, j'étais

étudiant jusqu'à tout récemment.

Maintenant, je veux dire,

j'ai quand même deux emplois

et j'arrive à m'entraîner pour

justement faire ces courses-là

et en espérant que les gens

se disent: Tiens, si lui, il

peut le faire, je pense que nous

autres aussi, on peut le faire.

Je parle avec du monde. "Oh,

non! Moi, j'ai pas le temps!"

Mais c'est drôle, à l'inverse,

le monde a pas mal tout le temps

le temps d'aller prendre une

bière. Donc, l'idée, derrière

ça, c'est de, je pense, quand

tu veux intégrer quelque chose

à ton horaire, tu y arrives, peu

importe si... Oui, c'est sûr,

ça peut être difficile.

Je veux dire, après une journée

de travail, le matin ou la fin

de semaine, mais c'est de la

motivation, puis c'est... Moi,

c'est ce que je dis. à la base,

pour accomplir quelque chose,

c'est une question de volonté.

Le corps humain, c'est assez

surprenant. Il réagit très, très

bien dans plusieurs situations.

La première fois, c'est très

difficile. Mais je veux dire,

un coup que le corps s'est

habitué, a connu, je veux dire,

un certain choc, si on peut

le dire, il récupère quand

même très, très bien.

C'est certain, je suis conscient

qu'on est tous des corps

différents, on récupère tous

d'une manière différente,

mais moi, personnellement,

ça se passe très bien.

Il suffit juste de se mettre

dans un... J'aime ça dire ça.

C'est un peu comme n'importe

quoi. Je veux dire, quand

tu te dis: Je vais le faire,

je vais réussir, bien,

c'est rare que tu échoues.

Et c'est un peu de la même

manière que j'aborde, lorsque

je prends un départ d'une course

que je sais qui va me durer

10 heures et plus. J'essaie

de me dire: Bon, je vais aller

jusqu'au bout, peu importe

ce qu'il va arriver.

Il se passe plusieurs choses

dans ma tête quand on court.

J'aime bien dire que...

il y en a qui payent des

milliers de dollars pour voir

un psychologue, tandis que moi,

je paye seulement les

frais d'inscription

et je suis tout seul dans ma

tête tout le long de ma course.

Je veux dire, tu réfléchis

à plusieurs choses.

En fait, il y a différents

stades. Tu te mets surtout au

départ à réfléchir. Et plus la

journée avance, voire la nuit,

tu réfléchis pratiquement plus.

Il y a plusieurs moments

où t'as envie d'abandonner,

sauf que je pense que c'est

dans des épreuves comme ça

qu'il faut être très, très

fort mentalement.

Les gens qui participent

à ces épreuves-là sont tous

en forme, on se le cachera pas,

mais c'est vraiment dans la tête

que ça va se jouer, parce qu'à

tout moment, chacun qui prend

un départ va avoir mal quelque

part, mais la différence

entre celui qui va continuer

et celui qui va arrêter, ça va

être dans la tête. Lorsqu'on

franchit la ligne d'arrivée,

c'est assez particulier, parce

que tu te dis: Bon, une heure

avant, t'avais le goût de tout

lâcher, d'aller te mettre

en petite boule dans un coin.

Tu te dis: Pourquoi je fais ça?

J'aurais pu être... Moi, j'aime

bien dire l'expression: j'aurais

pu être sur une terrasse en

train de prendre une bière. Ça,

ça serait tellement plus facile.

Là, tu te dis: Non, je vais

aller jusqu'au bout. Juste

avant de franchir la ligne

d'arrivée, tu retournes sur un

high, en fait, t'as ta journée

qui défile dans ta tête. Tu vois

un peu ton entraînement. Il y en

a, c'est des projets d'une vie

de compléter des courses comme

ça. Donc, c'est certain que les

émotions sont très fortes quand

tu franchis la ligne d'arrivée.

Je veux que les gens bougent.

On vit dans une société où

on a plusieurs problèmes.

Ce serait tellement simple de

les régler juste en bougeant,

en participant à des activités.

Puis, peu importe votre

distance. Je veux dire, vous

êtes pas obligés de dire:

"Tiens, moi, je m'inscris à

un demi-marathon, un marathon."

Si votre meilleure distance,

c'est le 1 kilomètre, bien,

songez aux 2 kilomètres.

Je veux dire, dépassez-vous,

profitez. Surtout,

aillez du plaisir.



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