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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Le divan : Monique St-Laurent, officielle mineure dans la LNH

Monique St-Laurent est originaire de Gatineau. Elle est une passionnée du sport et aime le travail physique. Elle travaille d’ailleurs au service d’incendie de la Ville de Gatineau. Depuis maintenant 35 ans, elle est aussi officielle mineure au hockey, notamment dans la LHJMQ. Elle est l’officielle en chef des officielles mineurs des Olympiques de Gatineau. Depuis l’automne seulement, Monique est aussi officielle mineure dans la Ligue Nationale de Hockey, pour les Sénateurs d’Ottawa. Découvrez, à travers son entrevue, qu’est-ce qu’une officielle mineure.



Réalisateur: Chantal Villemaire
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
TFO 24.7


MONIQUE ST-LAURENT, Officiel mineur dans la LNH entre dans le studio et s'arrête près du petit téléviseur pour tourner un bouton puis va s'asseoir sur le divan.


MONIQUE ST-LAURENT

J'ai probablement obtenu cette

passion du sport de mon père.

Puis, c'est... J'étais tellement

prise d'émotions lorsqu'on m'a

confirmé que j'étais entrée à

la Ligue nationale. Pour moi,

c'était un rêve, puis...

Il me semble, c'est probablement

les traces que mon père

aurait sûrement suivies

s'il était resté longtemps

comme entraîneur.

Je suis maintenant officiel

mineur pour la Ligue nationale

de hockey, mais mon club

d'attache est les Sénateurs

d'Ottawa. On est une équipe

de 17 officiels mineur avec la

Ligue nationale à Ottawa, puis

je suis la seule femme. Fait que

c'est sûr qu'à un moment donné,

les gars me taquinent. À toutes

les fois où je fais un nouveau

poste, c'est: "Regarde, oublie

pas, on est 16 comme toi qui

portent le même uniforme, fait

que s'il vous plaît, on veut pas

se faire dire: hé, elle l'a

manqué ou elle l'a pas eu."

À part d'avoir la peur

de commettre une erreur,

je te dirais que j'ai pas

d'appréhension. Travaillant

présentement au service de

sécurité incendie à la ville

de Gatineau avec tous des gars,

je pense que j'ai appris avec le

temps ce petit monde macho là.

J'ai commencé très tôt, à un

jeune âge, de partir de chez

moi et marcher aux arénas de

quartier. J'offrais mon aide

et en 1983, je me suis rendu

À l'aréna Robert-Guertin et puis

j'ai rencontré un monsieur,

un dénommé M. Guy Bourgeois.

Ce monsieur-là commençait à me

parler, savoir ce que je faisais

et ce que je voulais faire.

J'ai dit: "Bien, je veux

m'offrir, je veux faire du

bénévolat. Le hockey m'intéresse

beaucoup." Donc, il dit:

"Écoute, ça te tente-tu

d'essayer d'être marqueur?

J'aimerais ça faire de toi la

première femme au niveau de la

Ligue junior majeure du Québec."

Fait que j'ai trouvé ça bien

drôle." J'ai dit: "Bien oui,

écoute, si tu me donnes une

chance de m'essayer, puis

tu m'expliques comment ça

fonctionne, je vais faire de mon

mieux." Puis, à partir de là,

j'ai commencé à étudier les

codes de punition derrière les

fameuses feuilles de pointage.

C'est une passion, c'est de

rencontrer d'autres passionnés

comme moi qui aime ça, et puis

de vouloir montrer aussi, parce

qu'aujourd'hui, on vieillit. Il

faut regarder en arrière et se

dire: On a-tu une relève? C'est

ça qui est important. C'est

d'essayer d'aller chercher nos

jeunes, les amener à l'aréna

et leur montrer qu'il y a

des possibilités, des ouvertures

pour ces jeunes-là, mais

c'est pas toujours facile.

Il n'y a pas nécessairement

de salaire de rattaché tout le

temps à ces postes-là. Et puis

c'est sur une base, si tu veux,

de bénévolat. C'est assez

difficile d'embarquer les

jeunes à ce stade-ci.

Le rôle d'un officiel mineur

au hockey, il peut avoir

divers rôles. Commençons tout

simplement par le rôle de

préposé aux statistiques où on

récolte les statistiques durant

le match de hockey. Ensuite de

ça, on a le poste qu'on appelle

de préposé aux punitions. Alors,

les gens nous voient un petit

plus au niveau du banc de

punition. Lorsque le joueur

rentre, on doit ouvrir la

porte évidemment et puis on doit

inscrire le numéro du joueur qui

est puni et pour quelle raison

il a été puni, à quel temps

il rentre dans le banc,

quel officiel le punit.

Et on le libère comme

de raison au bout de sa période

de punition terminée.

Et il y a également

le poste de juge de but.

Je pense que mon poste préféré

est effectivement être préposé

aux punitions parce qu'on est

plusieurs là. On a le temps de

s'échanger des choses. On a le

temps de discuter un peu plus à

cet endroit-là. Puis c'est sûr,

on voit les joueurs de plus

près et il y a une certaine

ambiance qui règne pas ailleurs.

Une des premières fois que

j'ai été préposée aux punitions

pour les Olympiques de Hull

à l'époque, j'étais pas bien

grande et les joueurs avaient

tout le temps cette tendance

de se mettre la main sur le bord

de la porte pour l'ouvrir vite.

Puis, à un moment donné, je me

suis fait pincer et je me

suis dit: Jamais deux

fois ça va m'arriver.

Fait qu'à un moment donné, quand

le jouer est venu pour sortir,

je l'ai avisé: "Lâche

la porte, s'il te plaît."

Et il m'a dit: "C'est moi

qui vais l'ouvrir, la porte."

En disant ça, quand la punition

est arrivée à terme, j'ai mis

mon pied dans le bas de la porte

et quand il a ouvert la porte,

il s'est fracassé le nez

dans la porte." Donc, il a

pas trouvé ça drôle.

On n'a pas de marge d'erreur.

S'il y a une erreur, il faut la

corriger immédiatement sur le

champ parce que ça a un impact.

Les joueurs sont pas... Ils

jouent le match de hockey, mais

ils sont aussi conscients de

ce qu'on fait durant un match.

Lorsque les statistiques

arrivent à la fin et ils voient

qu'il leur manque peut-être une

mise en échec, une mise au jeu,

un lancer, c'est... c'est très,

très, très professionnel au

niveau de la Ligue nationale

et c'est tout un défi.

Avant le mois de septembre, mon

équipe a toujours été les Bruins

de Boston. Mais là, regarde,

je vais les porter dans mon

coeur, mais je comprends bien

la situation qu'on doit être

impartiale et c'est de là qu'on

doit s'assurer de pas avoir de

parti pris pour une équipe.


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