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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Windsor et ses racines françaises

L’héritage français de Windsor est partout, jusque dans l’architecture de ses rues qui rappelle les vieilles fermes françaises de l’époque. C’est en 1701 que l’explorateur Antoine de Lamothe Cadillac a fondé Détroit, un endroit stratégique au coeur des Grands Lacs. Les Français ont continué à s’installer des deux côtés de la rivière, jusqu’à ce que la région se divise entre le Canada et les États-Unis. Bien que la majorité des résidents de Windsor ne parlent plus le français, plusieurs commencent à s’intéresser à ce volet de leur histoire. Un reportage d’Andréanne Baribeau.



Réalisateur: Andréanne Baribeau
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
TFO 24.7


On découvre quelques lieux qui caractérisent WINDSOR, en Ontario.


GINETTE TREMBLAY, descendante des premiers Tremblay de la région de Windsor, marche sur un pont.


GIETTE TREMBLAY:] [Narratrice]

Souvent, les gens nous disent:

"Ah, tu viens du Québec." Non,

je viens pas du Québec, mais

viens de Windsor, OK, oui,

je viens de Windsor et oui,

il y a des francophones.

"Ah mais... T'es une Tremblay,

tu dois venir du Lac-Saint-Jean,

tu viens du Québec."

Non, je viens de Windsor.

J'ai toujours pris fierté de

savoir que je venais d'une

des premières familles

colonisatrices du Canada

francophone. Pour nous, les

Tremblay, ça a toujours été

quelque chose d'important,

de savoir d'où on vient.


GINETTE TREMBLAY rejoint GUILLAUME TEASDALE, professeur d'histoire à l'université de Windsor, près d'un monument commémoratif.


GINETTE TREMBLAY

Salut, Guillaume.


GUILLAUME TEASDALE

Salut, ça va?


GINETTE TREMBLAY

Oui.


GUILLAUME TEASDALE

Content de te voir.

(Narrateur)

Ça surprend un peu qu'il y ait

une présence française, parce

que les gens réalisent pas

que les Grands Lacs

étaient revendiqués par l'empire

français au XVIIe siècle. Dans

les années 1680, c'est là que

la présence française dans les

Grands Lacs commence un peu à...

On voit arriver des voyageurs

pour la traite des fourrures,

ces choses-là, et Cadillac,

le fondateur de Detroit, a eu

l'idée de créer la ville ici.


Une carte ancienne montre le territoire autour du Lac Érié.


GUILLAUME TEASDALE (Narrateur)

Il avait beaucoup de grandes

ambitions, il voulait créer

une ville qui rivaliserait

avec Montréal éventuellement

et peut-être même Paris.


Un plan du Fort de Détroit imaginé par CADILLAC apparaît.


GUILLAUME TEASDALE (Narrateur)

Ça, c'est en 1701 qu'il a finalement

construit un fort ici du côté du

Michigan, le long de la rivière.


Une brève reconstitution dramatique nous ramène à l'époque de Fort de Détroit. ROB TYMEC marche près d'un vieil établissement religieux.


ROB TYMEC

Je m'appelle Jean-Marc et

je suis un coureur des bois.


ROB TYMEC, comédien pour la Visite guidée historique, The French Connection, témoigne.


ROB TYMEC

Les anglophones commencent

à vraiment comprendre

qu'il y a une présence forte

française dans cette région.

Et c'est vrai, si tu

regardes historiquement,

c'était une place très, très

importante quand on colonisait

la Nouvelle-France. À cause

de sa position sur

le fleuve Saint-Laurent.


On poursuite la visite animée par des comédiens.


ROB TYMEC

Bien dans cette région, il y

avait une grande tribu huronne,

et plusieurs gens dans la tribu

étaient déjà catholiques, mais

les prêtres sur l'autre bord

de la rivière ne donnaient

pas aucun service.


On revoit des lieux caractéristiques de la présence francophone à Windsor.


UNE COMÉDIENNE

Puis, en 1749, on a

construit une chapelle ici.


On retourne au témoignage de GUILLAUME TEASDALE qui sera illustré par des cartes et des images diverses.


GUILLAUME TEASDALE

Ça a pris plusieurs années

avant que la présence française

commence vraiment à s'enraciner.

C'est surtout dans les années

1730 qu'on voit apparaître des

fermes des deux côtés de la

rivière, d'abord de l'autre

côté, du côté du Michigan,

et ensuite, de ce côté-ci.

Et au fil des décennies

suivantes, ces fermes-là vont se

multiplier, c'est des fermes qui

ressemblaient énormément à

celles qu'on retrouve au Québec

à cette époque-là, elles sont

faites sur le long, un peu avec

les maisons qui sont situées

près de la rivière pour donner

accès à un plus grand nombre

de personnes possible

à la rivière.


On revient au monument devant lequel se tiennent GINETTE et GUILLAUME.


GUILLAUME TEASDALE

Oui.


GINETTE TREMBLAY

Ton nom est-tu là?


GUILLAUME TEASDALE

"Mon" nom? Non, il est pas là.


GINETTE visite le musée.


MADELYN DELLA VALLE,

conservatrice du Musée de Windsor

accueille GINETTE TREMBLAY

et lui sert de guide.]


MADELYN DELLA VALLE

Ici, dans cette section de

l'exposition, on parle de la vie

sur la frontière française.

On a plusieurs images,

incluant une image de la ferme

Marentette. L'histoire des

francophones a marqué la ville.


Ensuite on poursuit avec une entrevue avec Mme DELLA VALLE. Pendant son témoignage, plusieurs images appuient son propos.


MADELYN DELLA VALLE (Narratrice)

Quand on regarde l'emplacement

des rues, on a beaucoup plus de rues

nord-sud dans la ville de

Windsor qu'est-ouest.

C'est à cause des premiers

colons français qui ont établi

leurs fermes en lignes longues

et étroites. Et maintenant, même

les rues voyagent le long des

anciens bords des anciennes

fermes françaises.


GINETTE TREMBLAY

(En pointant une photo)

Moi, j'aime cette photo-là.


On revient à l'entrevue de Mme DELLA VALLE.


MADELYN DELLA VALLE

De plus en plus, les personnes

font leur généalogie, et

spécialement dans cette région,

il y a beaucoup de personnes

avec des noms français

qui ne parlent pas un seul mot

de français, mais ils sont en

train de découvrir que

leurs ancêtres étaient

des francophones.


Plusieurs des éléments exposés dans le musée sont présentés.


Ensuite on revient à GUILLAUME devant le monument. [GUILLAUME TEASDALE

Au début du XXe siècle, quand

l'enseignement en français est

devenu illégal en Ontario, et ça

a été le cas pendant quelques

générations, donc c'est des

générations de jeunes enfants

qui sont allés à l'école

en anglais et ça, ça

a été dévastateur.


GINETTE marche vers un autre monument érigé dans un parc.


GINETTE TREMBLAY (Narratrice)

Ma grand-mère paternelle,

elle a perdu son français. Elle

avait perdu son français pendant

qu'elle était jeune et dès

qu'elle a marié mon grand-père,

elle a repris son français et

nous a toujours dit l'importance

de... Comment on peut perdre son

français vite. Et à chaque fois

qu'on parlait en anglais devant

ma grand-mère, on se faisait

taper sur les doigts.

Moi, ce qui me fait peur,

c'est quand les fondateurs de ma

communauté, mes grands-parents,

seront plus là. Là, ça devient

à nous de continuer ça. Donc,

je trouve que c'est quelque

chose de grand à continuer.



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