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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Ottawa Wolves : L'inclusivité dans le sport

L’équipe de rugby les Ottawa Wolves accepte les hommes et les femmes et se définit comme une équipe inclusive. Permettre aux membres de la communauté LGBTQ de pratiquer le sport d’équipe sans subir de préjugés, c’est le but de l’association. Jean-François Laberge, qui en fait partie, dénonce avec vigueur les commentaires homophobes dont sont encore victimes certains sportifs. Il soutient toutefois que les gens sont de plus en plus ouverts d’esprit, notamment grâce aux «coming out» de certains athlètes sur la scène internationale durant les dernières années.



Réalisateur: Carine Ouellet
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
TFO 24.7


JEAN-FRANÇOIS LABERGE s'adresse au public de l'émission.


JEAN-FRANÇOIS LABERGE

Il y a encore des gens qui

ne se sentent pas confortables

de s'afficher en tant que

minorités, autant de leur

identité que de leur orientation

sexuelle, dans des dynamiques

de groupe, d'équipe.


Texte narratif :
L'inclusion dans le sport


JEAN-FRANÇOIS LABERGE, membre des Ottawas Wolves, est assis sur le Divan.


JEAN-FRANÇOIS LABERGE

Ça peut être, des fois, des

commentaires désobligeants, de

l'homophobie affichée. Des fois,

aussi, ça va être... pas de

l'homophobie ouverte, mais ça va

être un sens de se sentir

qu'on ne va pas être accepté

par notre équipe si on

s'affiche de façon out.

Les sports d'équipe, j'ai

embarqué là-dedans quand j'étais

plus jeune. J'ai continué

à travers l'école primaire,

j'ai continué à travers l'école

secondaire, mais vers la fin de

l'école secondaire, ça a changé.

Je me suis dirigé plus vers

les sports individuels, et ça,

c'était en grande partie que...

à la fin du secondaire, on passe

à travers la puberté, on se

découvre, on apprend qui on est.

Et puis, à cause de ça,

il y avait un niveau de

confort au sein des équipes

de sport qui était pas là.

Par le temps que je suis arrivé

à l'université, je vivais de

façon out. Je ne cachais plus

mon orientation sexuelle,

autant envers ma famille

qu'envers mes amis. Mais

j'étais encore dans des sports

individuels. Quand je parlais

avec un de mes amis qui était

athlète lui-même, qui... était

hétérosexuel, il m'a dit: "As-tu

déjà pensé à jouer au rugby?"

Parce que lui avait joué au

rugby auparavant. Et il a dit:

"J'ai appris qu'il y a une

équipe à Ottawa, les Ottawa Wolves,

qui est une équipe inclusive."

C'est de même

que je me suis relancé

dans les sports d'équipe.


Quelques photos des Ottawa Wolves défilent pour illustrer le propos.


JEAN-FRANÇOIS LABERGE

Les Ottawa Wolves, c'est une

équipe qui est quand même assez

particulière. C'est une équipe

de rugby. Il y en a trois

similaires au Canada. Toutes

les personnes qui se sentaient

pas aptes à faire des sports

d'équipe en raison de faire

partie d'une minorité, donc

les groupes sous-représentés

normalement dans le rugby

et aussi dans d'autres sports

d'équipe, on leur ouvre les

portes et on leur dit que ça va

être un environnement où, non

seulement on les invite, parce

que c'est pas seulement de

les tolérer, c'est pas seulement

de les accepter, mais c'est de

valoriser ces différences-là. On

parle de minorités au niveau de

l'orientation sexuelle, autant

chez les gars que les filles.

On parle de minorités aussi

ethniques, de backgrounds

culturels différents. On a

des joueurs transgenres,

donc aussi au niveau

de l'identité sexuelle.

On voit de plus en plus de

mouvements qui visent à créer

des alliances et à démontrer

justement le fait que le monde

veut inclure tout le monde dans

les sports. Une initiative qui

est très connue, qui a commencé

plus ou moins, si je me rappelle

bien, dans le domaine du hockey,

mais maintenant qui est à

travers toutes sortes de sports

à travers les Amériques, c'est

l'initiative You Can Play. Et

le message est très simple:

"You can play, you can play."

"Si tu es capable de jouer ce

sport-là, tu joues ce sport-là."

Donc, il y a aucun jugement

qui est basé sur l'identité

raciale, sexuelle ou autre.

De voir de mes amis se faire

taquiner, et c'était mesquin,

là, les termes qui étaient

utilisés étaient extrêmement

péjoratifs. Je le sais maintenant,

avec l'âge et tout ça, qu'ils voulaient

probablement pas faire mal

et blesser leurs coéquipiers

de cette façon-là. Mais ça me

blessait moi. Donc, ce sentiment

de rejet viscéral que tu vis

quand tu entends ces

commentaires-là, moi je

l'ai vécu personnellement,

et je l'ai vu dans les yeux

d'autres personnes.

Le but ultime d'une équipe

des Ottawa Wolves, c'est

éventuellement qui y ait

plus de besoins pour ce genre

d'équipe là, que tout le monde

à part entière se sente inclus,

peu importe le sport qu'ils font

et certainement dans le rugby.

Le but ultime, c'est qu'il va

y avoir assez de sensibilisation

et de travail d'éducation qui

vont être faits qu'il y en

aura plus de besoins pour

ce genre d'équipe là.


JEAN-FRANÇOIS LABERGE joue avec son ballon de rugby puis le dépose sur le Divan à côté de ses souliers de rugby.




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