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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Elisapie, le retour aux sources

Originaire de Salluit au Nunavik, Elisapie Isaac est née d’une mère inuit et d’un père terre-neuvien. Elle se démarque au Canada grâce à sa voix douce et envoûtante. Auteure-compositrice et interprète, Elisapie chante en anglais, en français et en inuktitut. Vivant désormais à Montréal, elle ne manque pas de visiter régulièrement son berceau natal et de partager sa culture à ses deux jeunes enfants. Étant la première de sa famille proche à parler français, Elisapie décrit sa rencontre avec cette langue comme un coup de foudre.



Réalisateur: Caroline Leal
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
TFO 24.7


ELISAPIE ISAAC, auteure-compositeure-interprète entre dans le studio et s'assoit sur le Divan.


ELISAPIE ISAAC

On nous demande souvent d'où

tu viens, c'est quoi la richesse

de ta culture et c'est quoi qui

fait que tu es très unique.

Tu dis: "Euh, je sais pas. J'ai

aucune idée." Mais je pense

qu'avoir quitté le nord,

ça m'a permis d'avoir

une sorte de recul.

Mon nom est Elisapie Isaac

et je viens d'un petit village.

Je devrais plus dire "grand

village" du Grand Nord

québécois, au Nunavik.

Mon village s'appelle Salluit.

C'est drôle parce que ça

fait plus que 15 ans que je suis

rendue une fille moderne,

qui vit dans la ville, très

multiculturelle, trilingue.

On peut pas dire

on est inuit à Montréal.

La place que je donne à mes

racines et mes questionnements

aussi, mais surtout à mes

racines, mon identité inuite,

c'est grâce, je dirais,

à la musique. Même si je vais pas

nécessairement faire un album

tout en inuktitut, je pense

que ça devient de plus en plus

important parce que je le

maîtrise plus aussi cette façon

de s'exprimer qui fait que

ça devient vraiment le fun.

C'est un beau défi et c'est

surtout que c'est important tout

simplement, je pense, d'essayer

d'aller à l'avant avec cette

langue-là et jouer avec ça.

Mot préféré en inuktitut,

celui qui revient souvent depuis

mes débuts et que je commence

à écrire, c'est anuri. Anuri, ça

veut dire, le vent. Parce que ça

dit tout. Le vent peut te faire

du bien. Des fois, c'est un vent

doux qui fait du bien. Mais

aussi, c'est le vent bien

froid qui te re-nettoie, j'ai

l'impression. Alors, pour moi,

le vent est aussi être

capable d'être debout,

forte devant une tempête.

Ça m'a juste appris d'avoir

quitté que wow! C'est quand même

une culture... incroyable.

Retourner dans mon village,

c'est oui, bien sûr, retrouver

la famille, mais en même temps,

c'est retrouver Elisapie.

C'est me retrouver finalement.

Tu as l'impression que tu vis

dans un immense territoire et

soudainement, tu te sens

toute, toute petite.

Mes enfants sont élevés...

Ils ont pas été élevés dans le

Grand Nord comme moi j'ai été.

Ils sont à moitié francophones.

J'élève mes enfants

dans un environnement

très multiculturel. Je suis

avec mes amis anglophones et

francophones. Pour moi, le

français, c'est comme un grand

cadeau de la vie. Et en plus,

ma mère, qui parle pas anglais

ou français, juste inuktitut,

elle était tellement fière

à chaque fois que j'apprenais

des chansons à l'école.

Pour moi, c'est devenu une

relation amour avec le français.

C'est comme mon amoureux

un peu, le français.

Je pense que ça a pas été

évident avec ma fille de lui

parler constamment juste

en inuktitut. Alors, pour

mon petit gars, en ce moment,

c'est vraiment... On fait pas

de compromis parce qu'on

veut assurer que...

il puisse vraiment parler et

comprendre. Je pense que c'est

important pour moi qu'ils savent

leur culture. Les deux côtés,

évidemment.

C'est pas évident de vivre

de façon inuit et d'exercer en

tant que fille professionnelle,

qui fait sa carrière, qui

"focusse", qui va devant,

qui va... Alors, je pense

qu'il y a toujours un peu

de conflits là-dedans.

Ça reste qu'on est des gens

tellement fiers. C'est juste en

nous. Je pense que c'est le fait

qu'on avait pas le choix

que de continuer à rire,

de continuer... Alors, je pense

que c'est une caractéristique

qui est très forte chez

les Inuit, c'est résilience.

Alors, je suis très fière

de ça. C'est quand même

un peu ma drive.


ELISAPIE ISAAC se lève et quitte le studio.



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