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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Comment sauver le milieu culturel de l'Ontario?

Le milieu culturel francophone se porte bien. Toutefois, la librairie francophone de Sudbury en Ontario fermera bientôt ses portes. Celle de Toronto change de mandat pour devenir davantage une libraire scolaire. Cela laissera les francophone de la province avec seulement quatre librairies. De quelle façon le milieu culturel peut-il se renouveler pour pallier à ces changements? Comment les francophones qui utilisent les lieux culturels pourront-ils se rassembler? Catherine Voyer-Léger de l’Alliance culturelle de l’Ontario présente quelques pistes de solutions.



Réalisateur: Caroline Leal
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

CATHERINE VOYER-LÉGER, la coordonnatrice générale de l'alliance culturelle de l'Ontario, s'assoit sur un divan. Elle s'adresse directement au public de l'émission.


CATHERINE VOYER-LÉGER

Ce qu'on peut dire du milieu

francophone culturel actuel,

c'est qu'il a énormément évolué.

C'est un milieu qui est en

santé. On compte, par exemple,

huit maisons d'édition.

On compte près de 200 auteurs.

On compte plusieurs producteurs

télé, cinéma. Donc, c'est un

milieu qui va bien, mais qui

nécessairement vit une fragilité

du fait qu'on reste un petit

milieu, le public est restreint.

Notre gros défi, c'est

de rejoindre ce public-là

et d'attacher les gens à la

culture qui vient de chez eux.

Donc, en fait, ce qui s'est

passé dans les dernières

semaines, c'est qu'on a

appris qu'il y a des grandes

restructurations à la Librairie

du Centre, donc au Centre

franco-ontarien de ressources

pédagogiques. Le Centre

franco-ontarien de ressources

pédagogiques avait, jusqu'à

il y a quelques années, trois

librairies. Ils avaient fermé

la succursale de North Bay.

Là, on a appris qu'en juin,

ils fermeraient la succursale

de Sudbury, ce qui veut dire

qu'il n'y aura plus de librairie

francophone à Sudbury,

et que la succursale d'Ottawa

va connaître des changements

importants. Un changement

de mandat, en fait. Ce qu'on

comprend, c'est que c'est une

librairie qui va se concentrer

vraiment sur le domaine

scolaire. Qu'est-ce que

ça veut dire, ça? Ça veut dire

qu'il reste maintenant quatre

libraires francophones

sur l'ensemble du territoire

ontarien et l'Alliance

culturelle de l'Ontario a émis

un communiqué pour dire notre

préoccupation par rapport

à la fragilité de ce type

d'institution.

Pour nous, la perte la plus

importante, c'est la perte d'une

expertise. C'est quoi un bon

libraire? C'est quelqu'un qui

vous dit: "Qu'est-ce que vous

aimez lire? J'ai quelque

chose à vous proposer."

C'est quoi le personnel d'une

galerie d'art? C'est quelqu'un

qui va vous accompagner dans

votre visite pour vous dire: "Ça

vous déstabilise un peu tout ce

qu'il y a ici, mais je vais vous

aider à comprendre quelle est

la démarche de l'artiste et

qu'est-ce que cet artiste-là

essaie de vous dire."

Donc, si on perd ces gens

compétents qui sont en mesure

de faire le pont, bien enfin,

on se condamne à avoir un public

qui va être exposé à ce qu'il

connaît déjà et à une culture

qui est, disons,

immédiatement accessible.

Il faut comprendre que

les milieux culturels sont

fragiles partout. C'est pas

nécessairement uniquement vrai

en Ontario français. Si on

reprend l'exemple de la

librairie, les librairies sont

fragiles à travers le monde, je

dirais. La situation, là où elle

est différente, c'est qu'on a

si peu de lieux que si on est

dans un contexte où il y a

300 libraires, par exemple,

s'il y en a quelques-unes qui

ferment, c'est triste, mais il

reste des lieux. Nous, il y en a

si peu que si elles ferment,

bien finalement, il n'y aura

plus de lieu de rencontre

bientôt. Pourquoi ça se produit?

Beaucoup parce que la façon de

consommer la culture est en

changement. Mais aussi parce

qu'on constate, malheureusement,

chez la population

franco-ontarienne, un pas très

grand attachement à leur propre

culture. C'est-à-dire qu'on voit

pas, les gens du milieu,

on ne constate pas, disons,

une volonté de soutenir

particulièrement cette culture

qui vient de chez eux,

les lieux culturels

qui viennent de chez eux.

On le sait, le public de la

culture, c'est un public qui est

sans cesse vieillissant pour

plein de raisons. Donc, il faut

aller convaincre les jeunes.

D'autre part, c'est tout ce

qui concerne la population

immigrante en Ontario qui est

hyper importante dans le milieu

francophone. Une des clés,

c'est de faire aussi une place

à leurs interprétations, à leurs

esthétiques et à leurs paroles

artistiques dans nos lieux. Ça

veut dire que si vous avez des

livres à acheter, quels qu'ils

soient, vous avez le choix entre

utiliser une plate-forme

américaine ou étrangère ou

même commander à distance, mais

commander dans une librairie

de chez vous. Que ce soit la

Libraire du Centre, la nouvelle

Librairie Mosaïque, le Coin

du livre. Vous pouvez aussi

commander à distance.

Quel est votre choix entre

ces deux-là? Peut-être que

la livraison va être un peu plus

longue dans une libraire

indépendante, mais à quoi est-ce

que vous contribuez? Vous

contribuez à l'économie de chez

vous et à la santé culturelle de

chez vous. Puis, c'est sûr que

c'est une chance. Je suis moins

certain de ce que je m'en vais

découvrir, mais je le prends, ce

risque-là, pour soutenir aussi

ce qui se crée chez nous et

la parole de chez nous, et

peut-être que je vais avoir

un gros coup de coeur, et

je vais découvrir des choses

exceptionnelles. Donc, ça

revient à la question de

la prise de risque et une espèce

d'engagement par rapport à

soi-même et par rapport à notre

communauté pour soutenir la

parole artistique de chez nous.




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