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Carol Anne Chenard : arbitre de soccer à Rio!

Franco-Ontarienne, Carol Anne Chenard est une arbitre de soccer expérimentée. En plus d’avoir le grade de la FIFA depuis plusieurs années déjà, elle a participé à la dernière Coupe du monde de soccer en Allemagne. En route vers ses deuxième Jeux Olympiques, Carol Anne se prépare présentement pour Rio! Il est très rare pour une arbitre de soccer d’avoir la chance de participer aux Jeux Olympiques deux fois! Carol Anne Chenard nous raconte donc son expérience en plus de nous parler des défis que les arbitres rencontrent!



Réalisateur: Renaud Lafond
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

CAROL ANNE CHENARD, arbitre de la FIFA témoigne sur le Divan. Pendant le témoignage des extraits d'archives présentent CAROL ANNE dans sa fonction d'arbitre.


CAROL ANNE CHENARD

(Donnant un coup de sifflet)

Quand on reçoit une

assignation pour les Olympiques,

premièrement, c'est un honneur.

Chaque fois qu'on reçoit un

tournoi international, mais les

Olympiques, c'est quelque

chose de spécial, alors...

Là, j'ai reçu l'assignation et

maintenant commence vraiment la

préparation à destination Rio.

Mais au début, si tu m'avais

demandé est-ce que je voulais

devenir arbitre internationale,

j'aurais probablement dit oui,

mais dans ma tête, je pensais:

no way. J'avais toujours le but

d'arriver aux Olympiques en tant

qu'athlète. J'étais patineuse de

vitesse. J'ai commencé ça quand

j'avais 5 ans. J'ai été sur

l'équipe nationale pendant

quatre ans. J'étais rendue à

un point que je ne savais pas

si je pouvais me consacrer pour

un autre quatre ans au patinage.

J'étais rendue à faire mon doctorat.

Quand j'étais à l'école,

je voulais être au patin. Quand

j'étais au patin, je voulais

être un peu à l'école. Donc,

c'était juste une décision

que c'était le temps

de passer à d'autre chose.

J'ai commencé à arbitrer à

15 ans. Je jouais au soccer.

Mon entraîneur nous a offert,

toute l'équipe, de prendre le cours

d'arbitrage. C'était vraiment

pour mieux comprendre les lois

en tant que joueurs. Et après

ça, on avait l'opportunité,

si on avait réussi ce

cours-là, d'arbitrer.

Un vendredi soir, j'arbitrais un

match en haut de 35 ans et il y

a une équipe qui a écrit une

lettre à notre association

provinciale pour dire:

"Quelqu'un devrait venir

regarder cette fille-là. Je

pense qu'elle a du talent."

C'est là où le monde ont

commencé à me regarder arbitrer,

m'évaluer et... Oui, c'est ça,

ça a commencé un vendredi

soir sur un terrain à Ottawa.

Rendu au niveau national,

c'est vraiment l'Association

canadienne qui prend charge de

notre carrière. à ce moment-là,

c'est vraiment les performances

sur le terrain qui sont

importantes. Et ensuite, on

peut être nominé par notre

association à la FIFA. On dit

toujours: c'est difficile avoir

notre badge FIFA, mais c'est

plus difficile de le garder.

Les gros défis d'arbitre, c'est

sûr que c'est l'uniformité dans

nos matchs. Quand il y a un type

de faute dans un match, que cinq

minutes plus tard ou dans

le prochain match, ou 45 minutes

plus tard, que la faute soit

vue de la même façon. Mais aussi

avoir une bonne confiance

dans notre préparation

et confiance en soi dans nos

décisions, parce que c'est pas

facile être arbitre. On n'est

jamais les préférés sur le

terrain. Donc, on doit avoir

une très bonne confiance

dans nos décisions pour

pouvoir progresser.

Je ne lis pas les journaux,

je ne regarde pas la télévision

après un gros match parce que,

souvent, l'analyse est pas basée

dans les lois du jeu ou sur

la manière dont les arbitres

regardent les matchs.

C'est sûr que quand on est

partisan d'une équipe et qu'on

perd, souvent c'est facile

de blâmer un peu l'arbitre parce

que c'est pas notre équipe,

c'est pas nos joueurs, c'est pas

notre entraîneur. Et parfois,

c'est très personnel, ce

qui est très difficile.

Avec tous les médias sociaux,

c'est très facile de faire

des commentaires personnels,

un peu anonymes. Un bon arbitre,

on part du terrain et personne

parle de l'arbitrage. Et c'est

ça, un succès pour un arbitre,

c'est quand personne parle

de notre performance.

Les arbitres, on est comme une

famille. On s'entraide tout le

temps. Alors, en tournoi, c'est

pas facile être en tournoi,

on ressent beaucoup de pression.

Alors, on est vraiment l'équipe

extra. On se supporte. C'est sûr

qu'il y a toujours une petite

compétition, parce que moi

je veux faire la finale et ma

collègue veut faire la finale.

Mais on est rendu au point où on

veut faire la finale parce qu'on

est vraiment le meilleur

arbitre à le faire.

Les arbitres, quand on se

réunit, on est aussi des fans de

soccer. Donc, on parle des gros

matchs, on parle des succès

de nos collègues, on parle des

situations bizarres, parce que

c'est là qu'on apprend. Et on

est vraiment des fans de soccer.

Alors, c'est pas comme qu'on

parle du travail, c'est

comme on parle un peu de...

de notre passion aussi.




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