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Bob Chiarelli : Sell Hydro One?

Ontario does intend to privatize part of Hydro One. In an exclusive interview with #ONfr, Minister of Energy Bob Chiarelli confirms that the province wants to hold on to “35% to 60%” of the public electricity distribution and transportation utility’s shares.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

On peut dire que l'énergie est

la bête noire des libéraux

à Queen's Park. Il y a eu, bien sûr,

ce scandale des centrales au gaz

à Mississauga et à Oakville

qui a coûté plus d'un milliard

de dollars.

Et puis, ce plan vert qui a fait

bondir les tarifs d'électricité.

Ou plus récemment encore,

des compteurs intelligents

d'électricité qui auraient coûté

deux fois plus cher que prévu à

installer.

Le ministère de l'Énergie se

retrouve une fois de plus sur la

sellette ces jours-ci, alors

qu'une menace de privatisation

pèse sur l'agence de

distribution et de transmission

d'électricité, Hydro One.

Nous abordons tous ces enjeux

aujourd'hui avec le ministre de

l'Énergie, Bob Chiarelli, qui

nous accorde une entrevue

exclusive.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à BOB CHIARELLI)

(Propos traduits de l'anglais)

Monsieur le ministre, bien heureux

de vous recevoir à l'émission.


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

C'est un plaisir pour moi de me joindre

à vous, François.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Il y a eu beaucoup de controverse

entourant le secteur de l'énergie

en Ontario, ces dernières années.

Votre gouvernement a fait face

à beaucoup de critiques. Comment

croyez-vous qu'il est possible

de renverser la tendance?


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

Le ministère de l'Énergie, et tout

le secteur de l'énergie ont toujours

été controversés. Même à l'époque

du NPD et de Mike Harris.

Il y a toujours eu de gros enjeux,

très controversés. Ce sont

des enjeux très complexes.

Le secteur de l'électricité,

en particulier, est très stratégique.

Il y a trois principes de base

que nous appliquons à notre

système d'électricité. Il doit

être fiable. Il doit être propre.

Et il doit être abordable.

Parce que nous avons dû

investir pour rendre notre

système fiable et propre,

nous avons mis beaucoup

de pression sur les coûts.

Sur les tarifs. Mais nous avons

mis sur pied un certain nombre

de programmes pour atténuer

les coûts. Nos tarifs ne sont pas

les plus élevés ni les plus bas.

Nous nous retrouvons au milieu

du peloton. Nous sommes biens

là où nous sommes, avec les mesures

d'atténuation que nous avons mises

en place.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Ça va pour les investissements.

Mais il y a aussi des dépassements

de coûts. Des centrales au gaz.

Des compteurs intelligents

d'électricité. Ces dépassements

de coûts ont eu un impact sur

les tarifs d'électricité. Comment

expliquez-vous ça aux Ontariens?


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

Tout d'abord, le secteur de l'électricité

de l'Ontario engendre chaque année

des dépenses de 18 à 20 milliards

de dollars. Ces coûts vont devant

la Commission de l'énergie de l'Ontario,

qui les approuve ou parfois les rejette.

Ils se retrouvent sur les factures

d'électricité, étalés sur une période

de 20 ans. Ces deux centrales au gaz

dont il est question n'ont pas encore

abouti sur les factures des contribuables

à ce moment-ci. Elles s'y retrouveront

lorsqu'elles seront complétées

et qu'elles auront commencé

leurs opérations. Quand elles se

retrouveront dans le système, ça va

probablement représenter de 2$ à 5$

par année pour le contribuable moyen

à travers la province, sur une période

de 20 ans. Nous avons admis que

ces deux centrales au gaz étaient

mal situées et que nous n'aurions pas

dû engendrer de tels coûts.

Mais ce n'est pas le principal enjeu

à l'heure actuelle. Le principal enjeu

au niveau des coûts est notre

investissement de 34 milliards de

dollars dans l'énergie verte, dans

l'hydroélectricité et dans (d'autres)

centrales au gaz pour rendre

le système fiable et pour nous

débarrasser du charbon polluant.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Au sujet des compteurs intelligents

d'électricité, spécifiquement, vous avez

estimé les coûts à un milliard de dollars.

La Vérificatrice générale a dit

1,9 milliard de dollars. Vous êtes

revenus à la charge avec 1,4 milliard

de dollars. Qui a raison?


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

Nous avions fait des estimations

des coûts au début de l'implantation

de ce programme. Vers la fin de

l'implantation, nous nous sommes

rendu compte que les coûts étaient

moindres que nous l'avions prévu.

La VG, pour ses propres raisons,

avec lesquelles nous avons exprimé

un désaccord professionnel, a décidé

d'utiliser l'estimé de départ qui était

plus élevé que ne l'ont été finalement

les coûts d'implantation.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Si vous pouviez encore une fois

afficher un désaccord professionnel

avec la VG, utiliseriez-vous

les mêmes mots?


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

Je n'ai aucun problème avec

les mots que j'ai utilisés. Pas du tout.

Je n'ai jamais critiqué la VG

personnellement. Ce que j'ai dit,

c'est que d'après certains employés

au Ministère, certains employés

dans le bureau de la VG

ne comprenaient pas très bien

comment certaines choses

fonctionnent. D'accord?

Ce qui a été rapporté dans les médias

à mon sujet, à l'effet que j'avais

personnellement critiqué la VG,

était incorrect et faux.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Parlons d'Hydro One. Il y a beaucoup

de questions quant à l'avenir de

cette société d'État dans le secteur

public. Mais très peu de réponses.

Est-ce qu'Hydro One va demeurer

un bien public, oui ou non?


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

Absolument. Ce que nous avons dit,

c'est que peu importe l'option

choisie à partir du rapport Clark,

les contribuables de l'Ontario

vont continuer à détenir une portion

significative d'Hydro One.

Nous avons aussi donné

des directives très claires

au panel d'Ed Clark. Les intérêts

des contribuables doivent être

protégés. N'oublions pas, par ailleurs,

que le gaz naturel est réglementé

à 100% par la Commission

de l'énergie de l'Ontario. Et l'industrie

du gaz naturel est entièrement

dans les mains du secteur privé.

La réglementation de la CÉO

fonctionne pour le gaz naturel.

Elle va aussi continuer à fonctionner

pour le secteur de l'électricité,

peu importe qui en est le propriétaire.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

La privatisation de l'électricité était

une idée des conservateurs

vers la fin des années 1990.

N'est-ce pas étrange que cette idée

se soit retrouvée sur l'agenda

d'un gouvernement libéral?


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

La manière dont l'ex-premier

ministre Mike Harris voulait aborder

la privatisation de l'électricité

n'était pas la bonne. Et ça n'a pas

fonctionné. C'est pour cette raison

que nous prenons notre temps.

Nous avons annoncé nos intentions

dans deux budgets. Nous avons

avancé lentement. Nous avons

consulté les meilleurs experts

au Canada. Alors, ceux qui disent

que c'est une vente de feu...

Laissez-moi vous poser une question:

comment peuvent-ils dire que c'est

une vente de feu alors qu'ils n'en

connaissent pas encore le prix?


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Laissez-moi vous relancer

une autre question. Qu'est-ce

qu'une propriété publique

«significative» à votre avis?


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

Une propriété publique significative

pourrait se situer n'importe où

de 35% à 60%. Ce serait ma ligne

directrice. Le système d'électricité

est tellement stratégique à l'économie,

à l'entreprise et aux contribuables

de notre province que nous croyons

que nous devons en conserver

une part importante dans le secteur

public. Nous aurons toujours un

contrôle indépendant des tarifs

par le biais de la Commission

de l'énergie de l'Ontario,

que nous soyons ou non propriétaires

à 100% de notre système

d'électricité. Nous somme réglementés

de manière indépendante par la CÉO

quant à ce que nous pouvons,

et ne pouvons pas facturer.

Si Hydro One devient la propriété

de quelqu'un d'autre à 30% ou 40%,

la société sera toujours contrôlée

par la CÉO. Nous sommes très

confiants à cet égard. Et nous

soulignerons cet aspect lorsque

le projet sera rendu public.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Monsieur le ministre Chiarelli, merci.


BOB CHIARELLI

(Propos traduits de l'anglais)

Merci à vous, François.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Ce ne sont pas les enjeux qui

manquent dans l'attente du

prochain budget de l'Ontario

dont le dépôt est prévu d'ici

quelques semaines. Et l'équipe

de #ONfr s'affaire tous les

jours à analyser et décortiquer

l'actualité politique de la

province sur notre site

d'information au tfo.org/onfr.

Restez branché sur notre compte

Twitter pour tout savoir.

Voilà ce qui conclut cette

émission de #ONfr. On se

retrouve jeudi prochain, 20h50.

Au revoir.


Générique de fermeture

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