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Still Waiting for Electoral Reform

Minority Francophone communities are keeping a close eye on the electoral reform promised by Justin Trudeau´s Liberal government. University of Ottawa Professor Claude Denis explains. In Ontario, there are mixed feelings about French-language licence plates, launched in 2009. The “French language” reference on plates bearing the Franco-Ontarian flag is causing a fair bit of confusion.



Réalisateur: Michel Plaxton

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONFR


Des extraits des reportages à venir sont présentés pour illustrer les manchettes.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Aujourd'hui à #ONfr: Réforme

électorale, le gouvernement

étudie ses options. Les

francophones espèrent profiter

des changements au mode de

scrutin. Et le point sur les

plaques d'immatriculation en

français en Ontario.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Le paysage politique canadien

pourrait bien être complètement

transformé après la prochaine

élection fédérale. Justin Trudeau

a promis une refonte

en profondeur de notre mode

de scrutin. Ce ne sera pas sans

conséquence. Des consultations

se déroulent d'ailleurs ces

jours-ci à ce sujet. Et le

comité spécial qui les mène doit

déposer ses recommandations très

rapidement, soit au plus tard

le 1er décembre. Benjamin Vachet

a parlé de cet enjeu avec

le professeur Claude Denis,

de l'Université d'Ottawa.


BENJAMIN VACHET, reporter national, rencontre CLAUDE DENIS, professeur à l'université d'Ottawa à l'extérieur d'un pavillon de l'université.


BENJAMIN VACHET

Monsieur Denis, bonjour. En ce

moment, le gouvernement libéral

est en train d'étudier la

possibilité de revoir le mode

de scrutin pour les prochaines

élections fédérales. Pourquoi

on est en train de vouloir

changer le mode de scrutin

actuel du Canada?


Texte informatif :
Réforme électorale canadienne Système électoral actuellement Scrutin majoritaire uninominal à un tour Le candidat avec le plus de voix gagne la circonscription.


CLAUDE DENIS

La raison fondamentale,

je pense, c'est qu'un défaut

important de ce système, c'est

qu'il est peu représentatif. Ce

qui arrive, c'est qu'on va élire

des députés qui représentent, en

fait, une minorité des électeurs

dans leur comté. La plupart du

temps, on dit qu'au fédéral, en

tout cas, un parti qui réussit

à obtenir 40% des votes va avoir

la majorité des sièges. Donc,

un gouvernement majoritaire.


BENJAMIN VACHET

Expliquez-moi justement

les modes de scrutin qui

s'offriraient au gouvernement

du Canada, s'il veut modifier

son mode de scrutin actuel.


Texte informatif :
Réforme électorale canadienne Deux grandes familles de scrutin Majoritaire : candidat élu avec la majorité des voix Proportionnel : nombre de députés proportionnel au pourcentage des électeurs du parti


CLAUDE DENIS

Il y a deux grandes familles

de mode de scrutin. D'un côté,

il y a un type de mode de

scrutin où on se préoccupe de

s'assurer que la personne élue

représente 50% ou plus de la

population. L'autre famille,

c'est les modes proportionnels

où on veut s'assurer que

l'ensemble de l'électorat soit

représenté dans la Chambre des

communes, même si un parti par

exemple n'obtient jamais 50%

plus un dans un comté.


Texte informatif :
Réforme électorale Avantage principal Scrutin majoritaire : Stabilité gouvernementale Scrutin proportionnel : Représente toutes les opinions Inconvénient principal Scrutin majoritaire : Représentation infidèle des électeurs Scrutin proportionnel : Instabilité gouvernementale


CLAUDE DENIS

Et ça, ça s'assure que tout le monde au

Canada, qui a voté pour un parti

quelconque, qui atteint un

minimum, ça peut être 5%, 10%,

ces gens-là sont représentés au

Parlement. Les indications que

le gouvernement a données, c'est

qu'il est en faveur d'un mode de

scrutin où on va parler du vote

préférentiel. Donc, ça, on

s'assure que les députés élus

vont obtenir 50% ou plus du

vote en présentant aux électeurs

un bulletin de vote où ils

doivent donner leurs préférences

pour les candidats. Alors, s'il

y a quatre candidates ou

candidats, l'électeur doit dire:

mon favori, c'est celui-là,

mon deuxième, c'est celui-là,

troisième, quatrième. Quand

vient le temps de compter, s'il

n'y a personne parmi les quatre

qui a obtenu 50% plus un,

on élimine le dernier, on

redistribue les préférences

parmi les trois qui restent.

Et on fait ça jusqu'à ce que

quelqu'un se retrouve avec 50%

plus un. Alors, l'avantage de

ce système, c'est que tous

les députés représentent une

majorité absolue des électeurs

dans leur comté. L'idée de base,

je pense, c'est de voir à

trouver le système qui ferait

qu'on est le mieux représentés

possible, par une combinaison de

principes, une combinaison de

systèmes qui pourraient

faire un bon travail.



ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Quelle que soit la formule

choisie, ces changements sont

surveillés de très près par

les francophones en milieu

minoritaire. Pourquoi? Benjamin

Vachet à Ottawa va nous

le dire. Bonsoir, Benjamin.


BENJAMIN VACHET apparaît sur l'écran en studio.


BENJAMIN VACHET

Bonsoir, Étienne.


BENJAMIN VACHET

Dis-moi, comment cette

réforme pourrait toucher

les francophones?


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Tout simplement parce qu'elle

pourrait avoir un impact sur

leur représentativité et sur

leur influence quant aux votes

aux élections. On le sait,

il n'y a pas beaucoup de

circonscriptions où le vote

francophone à l'extérieur du

Québec est majoritaire. Mais si

les circonscriptions électorales

sont redessinées avec un nouveau

mode de scrutin, eh bien, les

endroits et les circonscriptions

où ce vote est quand même

important pourraient être

affectés. Lors des dernières

élections en 2015, la Fédération

des communautés francophones

et acadiennes du Canada

avait dressé une liste de

30 circonscriptions où le

vote francophone a un impact.

16 étaient en Ontario et

on constate qu'actuellement,

au Parlement, on a quand même

23 députés francophones issus

de ces communautés en situation

minoritaire. Il y a donc une

occasion à saisir selon la

politologue Linda Cardinal.


LINDA CARDINAL, politologue de l'université d'Ottawa s'entretient avec BENJAMIN VACHET.


LINDA CARDINAL

Ça prendrait un travail plus

sérieux de la part du comité.

Il faudrait aussi que le comité

sur les langues officielles

s'y penche plus sérieusement et

évalue les différents scénarios

pour voir qu'est-ce qui pourrait

être bénéfique pour les

minorités. Par exemple, dans

cette réforme qui vient, est-ce

que ce ne serait pas le temps

d'avoir des circonscriptions

garanties pour les francophones

pour s'assurer que les

francophones en situation

minoritaire ne seront pas

pénalisés par le

nouveau système.


On retourne en studio avec ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER qui discute avec BENJAMIN VACHET via l'écran numérique.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Que demande la

communauté francophone?


BENJAMIN VACHET

La communauté francophone, par

la voix de la FCFA, aimerait être

entendue par ce comité spécial,

une demande a d'ailleurs été

faite, pour l'instant restée

sans réponse. La FCFA a

également déposé un rapport,

un mémoire, on écoute la

présidente, Sylvianne Lanthier.


SYLVIANNE LANTHIER, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes, témoigne au micro de BENJAMIN VACHET.


SYLVIANNE LANTHIER

Nous ce qu'on veut, c'est

que le gouvernement examine

des modèles qui permettent

de maintenir la représentation

des francophones. Et qu'une fois

qu'il aura choisi un modèle

en particulier ou des modèles

en particulier, qu'il refasse

une consultation qui nous

permette de prendre position

sur les modèles qui pourraient

être retenus.


De nouveau dans les studios de ONFR, ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER poursuit la discussion avec BENJAMIN VACHET.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Est-ce que les francophones

en situation minoritaire

devraient s'inquiéter de

tous ces chambardements?


BENJAMIN VACHET

Oui et non, Étienne, dans

la mesure où on ne connaît pas

encore vraiment l'option qui

sera choisie. On peut même

imaginer que certains modèles

pourraient favoriser les

communautés francophones en

situation minoritaire. Selon

madame Lanthier, ce serait

notamment le cas avec le scrutin

préférentiel. Il est donc trop

tôt pour le dire, une chose

est certaine, la communauté

francophone en situation

minoritaire veut se faire

entendre sur cette question.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Merci beaucoup, Benjamin.


BENJAMIN VACHET

Merci, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Les plaques d'immatriculation

en français continuent de faire

parler en Ontario. Le débat

a été relancé sur les médias

sociaux, certains résidents se

sont rendu compte de la présence

des lettres FL sur leur plaque.

Nous avons appris du ministère

des Services gouvernementaux

qu'il s'agit en fait de l'abréviation

pour "French Language".

La mention FL se

trouve par défaut sur les

plaques avec le drapeau

franco-ontarien. C'est une douce

ironie, selon le commissaire

en français de l'Ontario,

François Boileau. Selon lui, les

fonctionnaires ont pensé faire

plaisir aux francophones avec ce

petit clin d'oeil. C'était fait

de bonne foi, mais ils y ont

pensé... en anglais. Il

reste que, selon M. Boileau,

l'existence de plaque avec une

devise en français et un drapeau

franco-ontarien est déjà une

grande victoire. Et il se

préoccupe davantage de l'accès

aux plaques dans les bureaux de

Services Ontario. Actuellement,

il faut bien souvent les

commander et attendre plusieurs

semaines avant de les recevoir.

Peut-être d'ailleurs que ces

difficultés d'accès nuisent

à leur popularité. Celles avec

le drapeau franco-ontarien ont

seulement été commandées

à 85 reprises au cours des derniers

mois.


Su un écran apparaît un tableau : Plaques en français avec drapeau 2009-10 – 141 2010-11 – 111 2011-12 - 64 2012-13 – 88 2013-14 – 89 2014-15 – 99 2015-16 – 85


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

C'est beaucoup moins qu'au

cours des dernières années.

Beaucoup de résidents en Ontario

avouent toujours, d'ailleurs,

ne pas connaître l'existence de

ces plaques en français. Voilà

ce qui complète cette édition de

#ONfr, merci d'avoir été là, on

se retrouve la semaine prochaine

pour une autre édition de

notre émission.

En attendant,

visitez-nous sur notre site

Internet et les réseaux

sociaux. À la prochaine!


Texte informatif :
@ONFR_TFO et TFO.ORG/ONFR


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