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Sturgeon Falls Francophones a Majority, Except in Local Shops

Sturgeon Falls is one of the last remaining Francophone strongholds in Ontario. Yet, the town´s Francophones struggle to get services in French in many local shops. #ONfr is on the field to investigate. The flourishing of la Francophonie is also a matter of debate when it comes to immigration. Our own Sébastien Pierroz reports on the community consultations currently being held on the matter. In federal news, the debate between the contenders for the Conservative Party of Canada´s leadership has caused quite the stir this week. Political scientist François Rocher looks at the Conservatives´ stance on bilingualism.



Réalisateur: Michel Plaxton

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, présente les sujets qui seront abordés dans l'émission. Des images issues des reportages de l'émission se succèdent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Aujourd'hui à #ONfr: le défi

des services en français

à Sturgeon Falls; le bilinguisme

du prochain chef du Parti

conservateur; et on suit les

consultations sur l'immigration

francophone.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Même dans les villes

majoritairement francophones,

il est souvent difficile d'être

servi en français dans les

commerces de l'Ontario. C'est

le cas à Sturgeon Falls, dans

le nord-est de la province.

Mon collègue Sébastien Pierroz

s'est rendu sur place pour mieux

comprendre les difficultés

des résidents.


Dans le reportage de SÉBASTIEN PIERROZ, premier rédacteur et reporter aux affaires francophones, des images de la ville de Sturgeon Falls se succèdent. Des manifestants chantant des slogans se font également entendre.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

En 1971, les francophones de

Sturgeon Falls obtenaient la

gestion de leur propre école

secondaire, au terme d'une

âpre lutte. Un événement

aujourd'hui symbolique

pour l'Ontario français.

45 ans après, les défis

demeurent pour résister à

l'anglicisation, et aussi pour

être servi en français dans les

différents commerces. Un fait

étonnant, quand on sait que plus

de 60% des résidents ont

le français comme

langue maternelle.


ANITA CORRIVEAU est interviewée.


ANITA CORRIVEAU

Quand on voit qu'après 45 ans,

90% de l'affichage est encore

uniquement en anglais, je me

demande si on a fait un pas en

avant. Des fois, j'appelle ça de

la prostitution linguistique,

quand on change automatiquement

de langue. On n'est pas obligés.


SÉBASTIEN PIERROZ s'adresse au public de l'émission.


SÉBASTIEN PIERROZ

Le service en français

laisserait donc à désirer dans

les commerces de Sturgeon Falls,

c'est ce que je vais

tenter de vérifier.


SÉBASTIEN PIERROZ est à l'intérieur d'un commerce dont le nom sur l'affiche a été brouillé. Interaction entre SÉBASTIEN PIERROZ et l'employé du commerce ne nous est présenté que sous forme audio.


SÉBASTIEN PIERROZ

Bonjour. Pourrais-je

avoir un Coke diète?


EMPLOYÉ

(Propos en anglais)

I don't speak french.


SÉBASTIEN PIERROZ

Vous parlez pas français?

Pas du tout.


EMPLOYÉ

(Propos en anglais)

No.


SÉBASTIEN PIERROZ est au comptoir d'un autre restaurant. La caméra reste à l'extérieur.


SÉBASTIEN PIERROZ

Bonjour un café avec

un lait et un sucre.


EMPLOYÉE

(Propos en anglais)

The size? Medium? Small?


SÉBASTIEN PIERROZ

Euh... Petit.


EMPLOYÉE

Hum?


SÉBASTIEN PIERROZ

Vous parlez pas français?


EMPLOYÉE

(Propos en anglais)

No.


L'employée s'adresse en anglais à SÉBASTIEN PIERROZ.


D'autres images de Sturgeon Falls se succèdent.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

Pour les Franco-Ontariens de

Sturgeon Falls, se rassembler

pour exiger plus de droits n'est

pas chose facile. En 2006,

l'ACFO Nipissing, dédié à la

francophonie locale, fermait

ses portes. Pourtant, la

municipalité de Nippising-Ouest,

laquelle comprend autre autres

la ville de Sturgeon Falls,

dispose déjà d'une politique sur

le bilinguisme mise en place il

y a environ dix ans. L'idée

d'inclure dans cette politique

une mention sur l'affichage

commercial bilingue

fait son chemin.


JOANNE SAVAGE, la mairesse de Nipissing Ouest, est interviewée.


JOANNE SAVAGE

Je sais que c'est un atout de

s'afficher d'une façon bilingue.

Faudrait que le conseil regarde

s'il a la volonté de le faire.

Ainsi, c'est quoi le coût

pour les commerces

de la municipalité?


SÉBASTIEN PIERROZ s'adresse au public de l'émission.


SÉBASTIEN PIERROZ

Le débat sur l'affichage

bilingue pourrait prendre un peu

plus d'ampleur à Sturgeon Falls,

au cours des prochains mois,

reste à savoir, si la

municipalité donnera

son feu vert.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Le 27 mai prochain, le Parti

conservateur du Canada désignera

son nouveau chef. Quatorze

candidats sont officiellement

en lice pour remplacer Stephen

Harper. Trois débats ont déjà eu

lieu, dont le dernier à Québec

au cours des derniers jours.

Ce débat en français a ravivé la

question du bilinguisme du futur

chef conservateur. Benjamin

Vachet, à Ottawa, fait le point

avec le politologue

François Rocher à ce sujet.


Pour son reportage, BENJAMIN VACHET, est en entrevue avec FRANÇOIS ROCHER, politologue à l'Université d'Ottawa.


BENJAMIN VACHET

Monsieur Rocher, bonjour.


FRANÇOIS ROCHER

Bonjour.


BENJAMIN VACHET

En ce moment se tient la

course à la chefferie du

Parti conservateur et une

des questions c'est celle du

bilinguisme. Pourquoi cette

question est encore un débat?


FRANÇOIS ROCHER

La question était importante

dans les années 60-70-80 et elle

est devenue secondaire.

Aujourd'hui, on ne conçoit

plus le Canada comme étant

l'union de différentes

communautés politiques. Plus on

met l'accent sur l'unité, moins

on favorise, on privilégie...

on célèbre ce qui nous

distingue. Parmi ces éléments de

distinction, il y a la langue.

C'est perçu comme étant quelque

chose, je dirais, secondaire,

par rapport à ce que ça a déjà

été. Est-ce que ça a une

signification collective, tout

cela? Est-ce que ça renvoie

à une image particulière du

Canada? C'est complètement

évacué du débat. Ce n'est pas

étonnant que ce ne soit plus

évident chez les conservateurs,

parce qu'on met d'abord et avant

tout l'accent sur l'individu.

Ce qui est particulier chez

les conservateurs, c'est que

finalement, ce qui devrait être

acquis, la nécessité qu'un

premier ministre soit bilingue,

c'est remis en question.


BENJAMIN VACHET

Selon vous, à quel point le

bilinguisme va avoir un impact

dans la course à la chefferie

conservatrice?


FRANÇOIS ROCHER

Ce n'est pas accidentellement

que le premier débat, et le seul

débat en français, se fasse au

début de la campagne électorale.

C'est un peu comme si on disait:

on va éliminer le sujet embêtant

en début de campagne de telle

sorte qu'on n'en parlera plus

maintenant. On sait que les

éléments qui se produisent

en début de campagne ont peu,

sinon aucun effet sur le

choix qui sera fait à la fin.


BENJAMIN VACHET

Pensez-vous que le Canada soit

prêt à avoir un premier ministre

unilingue?


FRANÇOIS ROCHER

Tout comme on a pu avoir

un gouvernement majoritaire,

Harper, avec une présence plutôt

symbolique du Québec, on peut

faire la démonstration qu'il est

possible d'être premier ministre

sans nécessairement être en

mesure de bien s'exprimer

en français au Canada.


BENJAMIN VACHET

M. Rocher, merci beaucoup.


FRANÇOIS ROCHER

Au revoir.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

L'immigration francophone sera

l'un des thèmes majeurs pour

les Franco-Ontariens en 2017.

Pour mieux cerner les défis, des

consultations organisées par

l'Assemblée de la francophonie

de l'Ontario ont lieu

présentement dans toute la

province. J'en parle avec mon

collègue d'Ottawa Sébastien

Pierroz. Bonsoir, Sébastien.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER discute en duplex avec SÉBASTIEN PIERROZ.


SÉBASTIEN PIERROZ

Bonsoir, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Comment se déroulent

ces consultations?


SÉBASTIEN PIERROZ

Il y en a 11 au total, 8 ont

déjà eu lieu. Il y en a une

aujourd'hui à London et il y en

aura une à Toronto et à Timmins.

Grosso modo, ce sont les leaders

communautaires qui se

rassemblent et qui, sous forme

de groupes, essaient de

déterminer des recommandations

par rapport à l'immigration

francophone. On sait que ces

recommandations seront ensuite

données à l'AFO dans la

rédaction de son Livre blanc sur

l'immigration francophone. Ce

Livre blanc qui sera dévoilé

avant le Sommet sur

l'immigration à Moncton fin

mars. La cible, l'objectif,

c'est d'atteindre les 5%

d'immigration francophone en

Ontario.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Est-ce qu'on sait d'ores et

déjà ce qui est ressorti de ces

consultations des dernières

semaines?


SÉBASTIEN PIERROZ

Oui, ce qui est ressorti à

peu près, c'est, par exemple, on

cherche à ce que les organismes

se concertent plus entre eux. On

cherche à accueillir mieux les

immigrants francophones quand

ils arrivent en Ontario. Et

aussi, de promouvoir

l'immigration francophone à

l'international. On sait que

ça rejoint un peu l'Ontario dans

l'EIF. Les conclusions sont

assez semblables à celles

qui avaient été dévoilées par le

groupe d'experts du gouvernement

de l'Ontario. C'était au

mois de novembre.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

On parle évidemment beaucoup

du 5%, cette cible de 5%

d'immigrants francophones.

Est-ce que c'est une

cible encore réaliste?


SÉBASTIEN PIERROZ

C'est une cible qui sera

dure à atteindre, Étienne,

tout simplement parce

qu'actuellement, il y a 2%

d'immigrants francophones en

Ontario, c'est ce que nous

disent les données de

Statistique Canada et du

gouvernement de l'Ontario.

Le gouvernement reste très

tributaire du gouvernement

fédéral par rapport à

l'immigration francophone.

L'Ontario peut choisir ses

immigrants, mais avec

une marge très limitée.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Il faudra voir les

développements dans ce dossier

au cours des prochaines

semaines. Merci

beaucoup, Sébastien.


SÉBASTIEN PIERROZ

Je t'en prie, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Voilà ce qui complète cette

édition de #ONfr et on vous

invite à visiter notre site

Internet à tfo.org/onfr et à

nous visiter sur les réseaux

sociaux. On se retrouve la

semaine prochaine. À très

bientôt. Merci beaucoup.


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