Universe image ONFR Universe image ONFR

ONFR

Keep abreast of the most pressing issues at Queen's Park and in the francophone communities across Ontario and Canada.

Official sitefor ONFR
Share

A plugin is needed to display this content

https://get.adobe.com/flashplayer/

Toronto Street Gangs: An Issue for Francophones, Too

Many Francophones, of African and West Indian origin, are members of Toronto´s street gangs. Reporter Étienne Fortin-Gauthier talks to Christian Yombo, the father of a gang member killed in 2010. Meanwhile, in federal news, Conservatives are set to elect their new party leader this weekend. Political scientist Geneviève Tellier sheds some light on the tight race for leadership.



Réalisateur: Michel Plaxton

Accessibility
Change the behavior of the player

VIDEO TRANSCRIPT

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, présente les sujets qui seront abordés dans l'émission. Des images issues des reportages de l'émission se succèdent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Aujourd'hui à #ONfr: de jeunes

francophones actifs dans

les gangs de rue et le Parti

conservateur du Canada se

choisit un nouveau chef.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

De nombreux jeunes

francophones joignent des

gangs de rue à Toronto. Issus

majoritairement de l'immigration

africaine et antillaise, ils

choisissent le chemin de la

criminalité et paient souvent

le fort prix. Portrait

de la situation.


Dans son reportage, ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est dans le stationnement d'un centre d'achats et discute avec CHRISTIAN YOMBO, le père d'un jeune assassiné.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Christian Yombo tente toujours

de retrouver la paix après

l'assassinat de son fils.

Même si les années passent,

les souvenirs des événements

tragiques restent gravés

dans sa mémoire.


CHRISTIAN YOMBO

Le matin, vous avez laissé l'enfant vivant.

Le soir, vous le retrouvez mort.

Chez vous, pas dehors.

Chez vous.


On présente des images d’ambulanciers transportant un corps se trouvant sur une scène de crime.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Le 29 novembre 2010, son fils,

Nicolas, était tué dans la

maison familiale. Actif dans

les gangs de rue, le jeune homme

était mêlé à des affaires de

drogue. Le père dit avoir tout

fait pour éviter à son enfant

le sort funeste qui l'attendait,

mais il s'est heurté à

la violence de son fils.


CHRISTIAN YOMBO

Je vous dis la vérité, il y a des jours,

j'avais peur de rentrer chez moi.

Un soir, j'étais assis à la maison

à regarder la télévision.

Il entre avec une arme.

Il me dit: «C'est parce que tu es mon père,

sinon je pourrais te flinguer».


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les parents dont l'enfant

est criminalisé sont laissés

à eux-mêmes, dénonce le père de

famille qui dit n'avoir jamais

reçu l'aide nécessaire

pour sauver son enfant.


CHRISTIAN YOMBO

Il n'y a pas de services. Il n’y a rien

mis à la disposition de ces parents.

La majorité des enfants qui ont besoin d'aide,

il n'y a pas.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Le récit de Nicolas Yombo est

à l'image de celui de plusieurs

autres jeunes Noirs francophones

selon le directeur de

l'organisme Canora qui vient en

aide aux Africains et Antillais.


JACQUES YAMDJIE, directeur de Canoraa, est interviewé.


JACQUES YAMDJIE

Les statistiques nous bernent

que les enfants de gangs de rue

sont des anglophones. La plupart

de nos enfants qui se retrouvent

dans des gangs de rue, ce sont

des enfants noirs. Bon, on n'en

a rien à foutre parce que si on

en avait à foutre, n'est-ce pas,

nous n'aurions pas une majorité

de nos enfants dans

les gangs de rue.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Chaque année, plusieurs

parents qui voient leurs

enfants se rapprocher de gangs

de rue l'appellent pour

demander de l'aide.


JACQUES YAMDJIE

Quand tu commences dans les

gangs de rue, c'est un plaisir,

mais pour finir, vous vous

rendez compte que vous

êtes des esclaves.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Canora organise des activités

de prévention et a lancé une

bande dessinée destinée aux

jeunes tentés par le crime,

mais il faut faire plus

selon son directeur.


Les images de ladite bande dessinée sont présentées.


JACQUES YAMDJIE

La francophonie de demain,

permettez-moi de vous le dire,

elle est immigrante, elle est

des minorités. À partir

du moment où il y a cette

discrimination parce que ce sont

des enfants noirs, vous n'êtes

pas en train de faire du mal

à autrui, vous êtes en train

de faire du mal à vous-mêmes.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Difficile cependant de dire

combien de jeunes francophones

sont actifs dans les gangs.

Plusieurs ne s'identifient pas

comme francophones selon le

travailleur de rue Karim Grant.


KARIM GRAND, travailleur de rue au East Metro youth services, est interviewé.


KARIM GRAND

Je demande des questions,

s'il me dit: Je viens du Congo.

Vous parlez français?

Je vois... Il sourit.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les jeunes aidés par East

Metro Services ont un profil

similaire. Souvent, ils viennent

de familles défavorisées et ont

peine à s'intégrer. Plusieurs

décrochent et ne réussissent

pas à se trouver un emploi.


KARIM GRAND

C'est plus facile de trouver

les fusils que les emplois.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Dans ce quartier-ci?


KARIM GRAND

Dans ce quartier, ici.

C'est la vérité.


Des images du centre jeunesse sont présentées.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Karim tente de les raccrocher

au système en leur donnant

de l'espoir ou tout

simplement un repas chaud.


KARIM GRAND

Je donne les ressources pour

n'importe quoi. Les emplois,

les vêtements, la nourriture.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les intervenants que nous

avons rencontrés attendent

beaucoup du plan ontarien

d'action pour les jeunes Noirs

annoncé par le gouvernement

ontarien ce printemps.

47 millions de dollars sur

quatre ans doivent permettre

de s'attaquer à la pauvreté et

encourager ces jeunes à risque

à demeurer sur les bancs d'école

plutôt que de choisir le crime.


Le reportage prend fin.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les militants du Parti

conservateur du Canada

choisiront ce samedi leur

nouveau ou nouvelle chef. Le

vote fait suite à une campagne

de plus d'un an. Ils sont

13 à briguer la succession

de l'ancien premier ministre

Stephen Harper. Pour en parler,

mon collègue Benjamin Vachet

à Ottawa a rencontré la

politologue Geneviève Tellier.


BENJAMIN VACHET, animateur et reporter national, interviewe GENEVIÈVE TELLIER, politologue à l'Université d'Ottawa.


BENJAMIN VACHET

Madame Tellier, bonjour.


GENEVIÈVE TELLIER

Bonjour.


BENJAMIN VACHET

Le Parti conservateur du

Canada va élire son ou sa

nouvelle chef prochainement.

Qu'est-ce que vous retenez

de cette campagne?


GENEVIÈVE TELLIER

Ce qui ressort, je trouve,

c'est quand même qu'il y a

un foisonnement d'idées.

C'est-à-dire que ce n'est pas un

parti qu'on pourrait dire

moribond parce qu'après une

défaite qu'ils ont connue, ils

auraient de la difficulté à se

relancer. Je pense qu'il y a

quand même des idées. Je ne dis

pas qu'il y a consensus sur

les idées et j'ai l'impression

qu'une des tâches du prochain

chef, ça va être justement de

construire autour de certaines

idées principales. Mais quand

même, il y a eu un foisonnement,

il y a eu des débats. Il y a eu

de l'intérêt aussi de la part

du public. On en a parlé, on ne

peut peut-être pas dire la même

chose pour tous les partis

politiques. Donc, il y a quand

même certaines bonnes choses qui

sont sorties de cette campagne.

Quoiqu'elle a été très longue.


BENJAMIN VACHET

Est-ce qu'il y a selon vous

un ou une candidate qui s'est

particulièrement distingué qui

va être favori pour l'élection?


Des photos des 13 candidats à la chefferie sont présentées.


GENEVIÈVE TELLIER

On a entendu beaucoup le nom

de Maxime Bernier et je pense

que cette campagne lui a permis

de poser sa stature. Alors,

c'est vraiment un homme de parti

qu'on peut dire à travers le

pays, ce n'est plus juste

quelqu'un du Québec, par

exemple. On peut dire aussi que

son financement a très bien été.

Alors, il a su aller chercher

les appuis de la base et c'est

vraiment pas négligeable. Il y a

des noms qui viennent à

l'esprit, on pense à Kellie

Leitch qui a eu une certaine

avance à un moment donné, mais

ça n'a pas vraiment levé, sa

campagne. On pense aussi à

Michael Chong qui est le plus

centriste, probablement, des

candidats. Lui aussi a semblé

avoir une erre d'aller, mais en

bout de ligne, on ne peut pas

vraiment dire qu'il a eu l'appui

tant que ça de certaines

personnes. Pour les autres, on

verra. Il y aura peut-être, bon,

on pense à Andrew Scheer qui est

allé chercher quand même...

C'est un candidat de l'Ouest qui

est allé chercher des appuis au

Québec. Peut-être qu'il a dit

des choses qui ont plu à la

base. Ça, on pourra le voir lors

de la prochaine convention.


BENJAMIN VACHET

Est-ce que vous pensez qu'il

y a dans ces candidats un ou une

candidate qui aurait la capacité

de battre Justin Trudeau

en 2019?


GENEVIÈVE TELLIER

Ça va être difficile de se

démarquer parce que vous avez

un jeune homme qui est

charismatique. Si on voit les

candidats, on peut dire que

Maxime Bernier a aussi un

certain charisme, il représente

un peu la jeunesse, même s'il

est un peu plus vieux que lui.

Mais bon, est-ce que c'est une

copie? Est-ce qu'il se démarque?

Donc, on ne voit pas vraiment

une alternative. Kevin O'Leary

avait essayé de faire ça en

disant: Moi, je suis capable de

le battre. C'était le seul qui

le disait ouvertement ou à peu

près. Il n'est plus là. Je pense

que ça va être un défi important

à relever pour, justement,

s'attaquer à cette personnalité

de Justin Trudeau.


BENJAMIN VACHET

Selon vous, parmi les

candidats, est-ce qu'il y en a

un qui se distingue en matière

de langues officielles,

qui serait un avantage pour

les francophones en milieu

minoritaire?


GENEVIÈVE TELLIER

Il n'y a pas de francophone

hors Québec qui se présente.

Alors, je ne pense pas qu'il y

ait de candidat idéal. Est-ce

qu'il y en a qui sont plus

sensibles? Pensez à Andrew

Scheer qui a quand même été

capable d'aller chercher des

appuis francophones au Québec.

Peut-être que oui, il y a une

certaine sensibilité là, mais il

n'y en a aucun qui ait présenté

une plate-forme qui soit

vraiment directement liée à

cet enjeu. Ce n'est pas non plus

un enjeu en ce moment. Peut-être

qu'en campagne électorale,

oui, mais pas pour une

course à la chefferie.


BENJAMIN VACHET

Madame Tellier,

merci beaucoup.


GENEVIÈVE TELLIER

Ça fait plaisir.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio et s'adresse au public de l'émission.


L'adresse Facebook suivante apparaît: «tfoONfr».


L'adresse Twitter suivante apparaît: «@ONfr_TFO».


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

En terminant, je vous

mentionne que le commissaire aux

services en français, François

Boileau, dépose son rapport

mardi. Ne manquez pas notre

couverture complète sur notre

site Internet et nos réseaux

sociaux. On vous donnera tous

les détails de ce rapport

Boileau. Au nom de toute notre

équipe, merci d'avoir été là. On

se retrouve la semaine prochaine

pour une autre édition d'#ONfr.

À bientôt!


Générique de fermeture


Episodes of ONFR

Choose a filtering option by age, fiction or season

  • Category Season
  • Category Report

Résultats filtrés par