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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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True Colours

Is there a cure for colour blindness? There would appear to be, as Justine Gamache-Howards´s astonishing story of recovery would point out. Métis artist Gamache-Howard was in ninth grade when she mysteriously lost her ability to distinguish colours. She had developed rod monochromacy—the most severe form of colour blindness. This was a real tragedy for this passionate visual artist, who could no longer see anything but black, white, and grey! After considering giving up her passion, Justine returned to painting following the advice of a particularly dedicated teacher. Soon after, her paintings started to get noticed, garnering her fourth place in the Aboriginal Arts and Stories contest. Four years later, as she was finally getting used to seeing the world in black and white, her life was once more turned upside down. Suddenly, after a rather banal incident, her normal colour vision miraculously came back. Here, the artist talks about how colour blindness changed her life and what prompted her vision to change back to its colourful self.



Réalisateur: Renaud Lafond
Production year: 2016

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VIDEO TRANSCRIPT

JUSTINE GAMACHE-HOWARD s'adresse au public de l'émission.


JUSTINE GAMACHE-HOWARD

(Propos en français et en anglais)

J'étais un peu

awkward comme jeune,

I guess. Et les arts

visuels, c'était ma façon de me

sortir de comme le monde réel.

C'était ça, ma vie.

Je me suis réveillée un matin

et il y avait un chandail rouge

qui était sur mon lit. Il était

un peu grisâtre. Il avait perdu

sa couleur. La deuxième journée,

je me suis réveillée et c'était

encore pire. Le bleu, le vert,

le rouge étaient

complètement partis.

J'étais vraiment confuse, parce

que je savais pas vraiment

quoi faire. L'optométriste, elle

pensait que c'était vraiment

un problème d'adolescent,

que je manquais d'attention.

C'était vraiment pas ça.

C'était juste... Je ne voyais

plus les couleurs.

Moi et ma mère, on est

retournées chez nous. On a

fait un peu de recherche et

on a découvert que c'était

un problème ou un trouble

au cerveau, et non aux yeux.

Mes yeux étaient parfaitement

normaux. Mes yeux, ils voyaient

la couleur, mais mon cerveau,

il voulait pas transmettre

les couleurs.

Il y avait des journées où

j'étais triste et je pleurais,

parce que je pensais que j'étais

finie comme artiste visuelle.


JUSTINE GAMACHE-HOWARD installe une toile dans son garage et prépare ses pinceaux.


JUSTINE GAMACHE-HOWARD

Il y avait une journée en classe

d'art visuel où mon prof a dit:

"Ça va être comme ça pour

le reste de ta vie. Tu devrais

juste l'accepter."

Il avait dit: "Si tu es

vraiment, vraiment une artiste

visuelle, il y a rien qui

va t'arrêter. Tu pourrais être

complètement aveugle et tu vas

quand même essayer de créer."

Alors, c'est vraiment ces

mots-là, même si c'était pas des

mots de tendresse et d'amour,

qui m'ont vraiment poussée

pour continuer à faire des arts.

Un jour, en 12e année, j'ai

fait une oeuvre complètement

spontanée. Et j'étais

complètement fière de cette

peinture-là. Les couleurs, elles

avaient aucun sens pour les

autres, mais pour moi, ça avait

l'air normal. C'était juste

la première oeuvre dont

j'étais complètement fière.


On nous montre la toile dont JUSTINE GAMACHE-HOWARD parlait. Elle représente un héron noir avec différentes couleurs en arrière-plan.


Texte informatif :
La toile de Justine se fait remarquer. Elle remporte la 4e place au concours national Arts et récits autochtones.


JUSTINE GAMACHE-HOWARD peint une toile dans son garage.


JUSTINE GAMACHE-HOWARD (Narratrice)

Quatre ans plus tard, je me

dirigeais vers une de mes

classes et je me suis assommé

la tête en déboulant

les escaliers contre la rampe

et j'ai perdu connaissance.

Et quand j'ai ouvert les yeux,

c'était juste un gros flash

de couleurs. Je savais pas

c'était quoi à première vue.

Et lentement, j'ai réalisé:

"Oh my god, je vois

les couleurs!" La conseillère

des résidences a appelé les

ambulances et ils m'ont demandé

qu'est-ce qui se passait. J'ai

dit: "Je vois les couleurs!" Et

eux autres sont comme: "Bien sûr

que tu vois les couleurs.

T'es supposée." J'étais comme:

"Non, tu comprends pas.

Je les voyais pas avant."

Il y avait aucun docteur

qui était capable d'expliquer

pourquoi c'est arrivé ou comment

je voyais les couleurs encore.


JUSTINE GAMACHE-HOWARD continue sa toile.


JUSTINE GAMACHE-HOWARD (Narratrice)

Ça m'a pris un mois vraiment

pour me réhabituer aux couleurs.

C'était trop intense pour

moi. Je pense que je vois

les couleurs comme elles

étaient avant. Mon chandail

rouge est rouge.

Une des choses étranges,

maintenant que je vois les

couleurs, c'est quand je suis

revenue chez moi, pour l'été,

après mon année au collège.

J'ai pu regarder toutes les

oeuvres que j'ai créées durant

ces quatre ans et demi que

j'étais daltonienne, et c'était

vraiment cool. C'était vraiment

comme le monde a décrit;

des couleurs que tu penserais

vraiment pas qui iraient

ensemble, mais par miracle,

elles ont fonctionné.


On nous montre la toile de JUSTINE GAMACHE-HOWARD. Elle représente un ours sur fond coloré.

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