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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Rodeo Children

Welcome to the world of rodeos and kids who dream of becoming future bull-mounting champions. Although this type of competition is a kind of extreme sport and entails several dangers, Austin Bernard, 13, and Éli Dallaire, 12, spend their summer weekends chasing rodeos across Ontario´s and Quebec´s Western Festivals in order to get more experience mounting the bull. With the support of their parents and the fire of passion and adrenalin, these young rodeo cowboys aren´t afraid of danger. Their challenge is to stay on the bull for 8 seconds, without which they cannot get a score for their performances. An Eric Bachand production.



Réalisateur: Eric Bachand
Production year: 2016

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VIDEO TRANSCRIPT

Des images présentent des hommes qui se préparent à prendre part à un rodéo.


AUSTIN BERNARD (Narrateur)

Moi, je suis Austin Bernard.

Je viens de Opasatika, Ontario.

J’ai 13 ans puis je fais

la montée du bouvillon.


Des images présentent un homme qui fait du rodéo, devant plusieurs spectateurs.


COMMENTATEUR

Mesdames

et messieurs, bon rodéo tout le

monde! Et s’il vous plaît, une

bonne main d’applaudissements

pour tous nos cowboys!


AUSTIN BERNARD, monteur de bouvillons, accorde une entrevue.


AUSTIN BERNARD

C’est pas mal normal d’avoir

peur vu que tu sais que

t’embarques dessus un animal

de 1000 à 2000 livres, là, puis

pas mal, il veut juste te tuer.

Comme aujourd’hui, je me suis

fait piler dessus et je me suis

souvent fait fesser. C’est

ça qui vient avec le sport.

Pour réussir bien, faut comme

que tu laisses ta peur

à la maison avant que

tu y ailles et faut vraiment

que t’aies ta confiance, là.


AUSTIN BERNARD (Narrateur)

Au commencement, on partait

d’Opas' environ à toutes

les trois à deux semaines,

mais ce mois passé, c’était

à toutes les fins de semaine.


Des photographies présentent AUSTIN et ses amis en déplacement en voiture. Il fait tellement chaud dans la voiture qu’il ont attaché un tuyau au système de ventilation à l’avant du véhicule, afin que la personne assise en arrière puisse en bénéficier, en plaçant le tuyau près de son visage, recevant de l’air frais.


JULIE BERNARD, la mère d’AUSTIN, accorde une entrevue.


JULIE BERNARD

On suit surtout le circuit

québécois, donc dans le bout

de Montréal, c’est 14-15 heures

pour nous autres.

Donc, c’est beaucoup de route,

c’est beaucoup d’argent,

mais on est dédiés au sport

pour qu’Austin puisse avoir

le plus d’expériences possible.

Donc, deux à trois rodéos

par fin de semaine.


Différentes photos de la famille lors d’événements de rodéo défilent.


ÉLI DALLAIRE, monteur de bouvillons, accorde une entrevue.


ÉLI DALLAIRE

On est allés voir un premier

rodéo à Guigues puis j’avais

à peu près 8 ans puis j’ai dit à

mon père: «Papa, plus tard, je

veux faire ça.» Il me regarde,

il me dit: «T'es-tu fou, toi?»

Là, ça faisait deux, trois ans

que je gossais ma mère avec ça.

L’année passée, elle a dit oui,

fait que je suis allé à l’école

de rodéo. Puis là, bien, depuis

ce temps-là, ça fait maintenant

un an que j’en fais.


Des images de rodéo sont présentées, alors qu’un commentateur s’adresse au public.


COMMENTATEUR

(Propos en anglais)

Here we go! Come on!


GUILLAUME DALLAIRE, le père d’ÉLI, accorde une entrevue.


GUILLAUME DALLAIRE

C’est sûr que c’est dangereux,

c’est sûr qu’il est exposé

au danger, sauf qu’il y a

des petits gars qui jouent

au football et qui font des

commotions cérébrales. Et il y a

des petits gars qui jouent au

hockey, ils se font blesser. Il

y a des petits gars qui jouent

aussi au badminton, ils se

brisent les tendons d’Achille.

Je comprends que c’est un sport

extrême, mais ça prend un cowboy

pour comprendre un cowboy.

Tu peux pas comprendre

la passion qu’il y a là-dedans.


GUILLAUME DALLAIRE encourage ensuite son fils qui s’élance.


GUILLAUME DALLAIRE

Beau travail! Beau travail!


STÉPHANE DAOUST, ancien monteur de taureaux, accorde une entrevue.


STÉPHANE DAOUST

De 9 à 11-12 ans, ils vont

monter ce qu’on appelle un

bouvillon, un

steer. C’est un

veau un peu plus gros qui va

peser environ 500 à 600 livres.

Là, on les suit jusqu’à tant

qu’ils aient 16 ans et

qu’ils tombent dans les taureaux

juniors et après ça, les vrais

taureaux. Pour que le jeune

puisse développer ses

techniques, parce que la journée

où il va arriver avec un vrai

taureau, bien, il a déjà du vécu

dans une chute. C’est stressant

pour eux autres, veux, veux pas,

quand ils descendent

dans la chute, se préparer,

tous les petits détails qu’ils

peuvent vivre, aller chercher un

peu de millage sur des animaux

plus smooth, qui sont moins

dangereux. Le jeune, ça lui

donne la chance de développer

ses propres aptitudes.


Après sa performance, ÉLI salue la foule en y allant de quelques pas de danse.


GUILLAUME DALLAIRE poursuit son entrevue.


GUILLAUME DALLAIRE

Ce que

ça lui apporte à lui, c’est une

confiance énorme. C’est un petit

gars qui est quand même assez

gêné. C’est un petit gars qui a

quand même confiance en lui,

parce que pour monter sur

un taureau, il faut que t’aies

une très grosse confiance

en toi. Moi, je suis un gars

qui a assez confiance en soi

et j’embarquerais

jamais sur un taureau,

je peux te le confirmer.


ÉLI DALLAIRE poursuit son entrevue.


ÉLI DALLAIRE

Ce que j’aime

avec la montée des taureaux,

c’est que l’adrénaline qu’on a,

la force des bêtes, il faut tout

le temps être préparé 100 %

pendant huit secondes, enragé

bien raide. Ça, j’aime ça. Très

intense. C’est toi ou c’est lui.


Des images présentent la performance de ÉLI.


COMMENTATEUR

Huit secondes,

mesdames et messieurs!

Saluons Éli Dallaire!


STÉPHANE DAOUST poursuit son entrevue.


STÉPHANE DAOUST

Une montée

de taureau, c’est huit secondes.

Si le compétiteur reste pas

huit secondes, bien, il est

disqualifié automatiquement.

C’est un peu comme du patin

artistique dans le sens que

c’est jugé selon la performance

du taureau et la facilité que le

compétiteur a à monter sa bête.


JULIE BERNARD poursuit son entrevue.


JULIE BERNARD

Le monde

du rodéo, c’est une famille.

Il s’est fait beaucoup d’amis.

C’est beaucoup de monde qui sont

vraiment dédiés à leur sport.

Donc, à la place de courir les

rues avec les autres enfants,

à la place d’être comme un ado,

aller sur le party

ou ces affaires-là, il pense

plutôt à se dédier à son sport

pour faire de mieux en mieux

à chaque fin de semaine.


STÉPHANE DAOUST poursuit son entrevue.


STÉPHANE DAOUST

Ça démontre

aux jeunes beaucoup de respect.

Peu importe ce que tu fais,

l’animal s’en fout. Lui, il va

performer. Fait que si t’es

pas prêt, lui, il est prêt. Fait

qu’à quelque part, c’est ce qui

leur inculque un peu le respect

de dire: «Tu sais, à soir,

faut que je me couche de bonne

heure parce que demain,

j’ai une performance.»


Des images présentent AUSTIN qui monte sur un bouvillon et s’apprête à performer.


AUSTIN BERNARD (Narrateur)

Le sentiment

d’être sur un bouvillon, c’est

pas comme aucun autre sport.

Tu te sens comme dans un autre

monde. Tu penses à: Combien

de secondes je vais faire?

Je vais-tu passer et combien

de points je vais avoir?

T’es nerveux jusqu’à tant

que tu t’assoies dessus.


STÉPHANE DAOUST poursuit son entrevue.


STÉPHANE DAOUST

Pour l’avoir pratiqué moi-même, c’est

un sport qui est très dangereux,

mais en même temps, c’est

le plus beau sport au monde.

Le feeling que ça donne, je suis

même pas capable de l’expliquer.

J’ai encore des frissons. Quand

après huit secondes, t’entends

la cloche sonner dans tes

oreilles et là, tu débarques:

Mission accomplie, là. Même

quand j’ai pris ma retraite des

taureaux, ça a pris plusieurs

années à l’accepter. Ça a

vraiment été un deuil. Mais je

regarde encore ça avec autant

de passion, sinon plus qu’avant.


AUSTIN BERNARD poursuit son entrevue.


AUSTIN BERNARD

C’est dur sur le corps

ce sport-là, mais j’aimerais ça

le faire pour une bonne dizaine

d’années, si je suis capable.


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