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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Thunder Bay´s Hip Hop Workshop

Nolan Schmerk teaches hip hop in French at Thunder Bay´s École secondaire catholique de la Vérendrye. His workshop has roughly a dozen students, some of whom have attention problems. Though most of the students are Anglophone, they are able to express themselves and affirm their identities through French. With this workshop, Schmerk is able to spread his love of French-language poetry and hip hop music and culture. The workshop provides a unique introduction to rhythm, rhymes and writing, and it helps students step out of their shells and onto the proverbial stage at school and beyond.



Réalisateur: Joanne Belluco

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
TFO 24.7


NOLAN SCHMERK, professeur de hip-hop à l’école secondaire catholique de La Vérendrye, fait un peu de rap, avant d’accorder une entrevue.


NOLAN SCHMERK

(Rappant)

C’est quoi le hip-hop? Comment

le définir? Pour le MC moderne,

c’est écrire, c’est lire, c’est

dire. Les mots s’accéléreront,

mais le beat va ralentir.

Mettons ensemble nos compétences

pour un jour l’accomplir.


NOLAN SCHMERK

Ça fait six ans

qu’on fait du hip-hop.

On a commencé tranquillement,

au début, juste avec du

papier-crayon. Après deux ans,

j’ai fait une demande pour

des bourses pour acheter

la machine qui fait des beats.


Des élèves entrent dans une salle de classe où se trouve tout l’équipement nécessaire pour faire du hip-hop.


NOLAN SCHMERK

(S’adressant aux étudiants)

Ça fait plusieurs semaines

qu’on travaille cette chanson.

Ça, c’est d’où viennent ces

paroles, je me souviens.


NOLAN SCHMERK poursuit l’entrevue.


NOLAN SCHMERK

Nous sommes une demi-douzaine.

Pour nous, on se rejoint

chaque mercredi après l’école.

Cette année, beaucoup de mes

élèves font partie de la classe

distincte qui inclut les élèves

autistes ou juste qui

ont des difficultés.


En classe, NOLAN SCHMERK donne des conseils à ses étudiants.


NOLAN SCHMERK

Tu parles d’une manière monotone

qui me fait penser que

t’es une drôle de personne


KATELYN JEFFORD, l’une des étudiantes, accorde une entrevue.


KATELYN JEFFORD

Faire cet atelier, ça

m’apporte un

outlet parce que

moi, j’ai des problèmes de

mood swings et tout ça, tout le

temps et avoir ça, ça m’aide

beaucoup à m’exprimer

sans m’enrager.


En classe, KATELYN JEFFORD chante sa chanson.


KATELYN JEFFORD

(Rappant)

Mon nom est Katelyn

J’ai quelque chose à dire

Mon nom est Fany

J’ai quelque chose à dire

J’ai quelque chose à dire

Je suis heureux en dedans...


EVON WIEBE, un des étudiants, accorde une entrevue.


EVON WIEBE

Le hip-hop pour moi,

c’est juste jouer avec

les sons vraiment et les mots

pour faire comme un beat

vraiment, pour conter comme

un message avec... pour comme

démontrer quelque chose.


En classe, NOLAN SCHMERK dicte le tempo, alors qu’on entend un rythme de batterie.


NOLAN SCHMERK

Et si... OK, prêts?

(Rappant)

Je m’en fous des règles

et des jeux


Le rythme de batterie continue.


NOLAN SCHMERK

(S’adressant à un étudiant)

Maintenant, c’est

mon tour, OK, parfait.


NOLAN SCHMERK poursuit l’entrevue.


NOLAN SCHMERK

Et ça vient avec la lecture,

so,

je vais pousser aux jeunes

qui lisent. C’est comment

je sélectionne aussi

mes participants,

juste en regardant les élèves

qui sont tranquilles

dans le corridor, qui sont

en train de lire un livre.


KATELYN JEFFORD poursuit l’entrevue.


KATELYN JEFFORD

Pour moi, le hip-hop,

c’est une façon de m’exprimer

spécialement avec les mots.


NOLAN SCHMERK poursuit l’entrevue.


NOLAN SCHMERK

Quand on cherche les mots qui

nous intéressent, là, on peut

regarder. Est-ce que tu peux

contextualiser ce mot? C’est la

même chose que dans une affaire

de Spelling Bee. OK, voici le

mot. Parfait. Est-ce que tu peux

maintenant le présenter dans

une phrase qui fait du sens?

En écoutant un rythme en arrière

pour dire: «OK, est-ce que

c’est trop lourd ou est-ce qu’on

demande plus de syllabes?»

Après ça, on regarde le deuxième

qui fait la rime avec.


En classe, NOLAN SCHMERK continue de donner l’exemple de ce qu’il veut de ses étudiants.


NOLAN SCHMERK

... De manière monotone

qui me fait penser que

t’es une drôle de personne.


NOLAN SCHMERK arrête de rapper et s’adresse aux étudiants.


NOLAN SCHMERK

Non, on va le faire lent comme

ça. OK, continue ton rythme.

Ne le change pas.


NOLAN SCHMERK poursuit l’entrevue.


NOLAN SCHMERK

L’autre chose que je fais aussi,

c’est si on compose

la musique en premier.

Là, ça joue en arrière et

on peut fermer les yeux et

juste simplement, on l’écoute,

et puis quelles sont les pensées

qui commencent à filtrer

à travers le cerveau?


EVON WIEBE poursuit l’entrevue.


EVON WIEBE

Pour faire des textes, c’est

pas vraiment difficile, parce

que quand tu commences, on

trouve un sujet en premier puis

pour juste commencer, il nous

aide beaucoup avec. C’est quand

même facile. On continue et

il sait comment nous mettre

dans le great mood.


En classe, alors qu’un étudiant fait jouer un disque sur un tourne-disque, EVON WIEBE chante.


EVON WIEBE

Mon nom est Sam

J’ai quelque chose à dire

Mes mots sont trop vite

Vous n’allez jamais

vous en souvenir


NOLAN SCHMERK

(Commentant la performance)

Exécution parfaite!


NOLAN SCHMERK poursuit l’entrevue.


NOLAN SCHMERK

Il y a jamais une approche

absolue et c’est toujours de

rester le plus ouvert possible

et puis, une fois que je dis que

ça commence à coller,

fine, recompose, recompose.

Pratique-le et là, ça devient

plus en cadence avec le rythme.

Des fois, ce avec quoi

on commence, c’est jamais

ce avec quoi on termine.

Pour moi, la chose que tu

connais le mieux, c’est

toi-même. On a tous des

histoires et c’est de

ressortir ces histoires.

Si l’élève est prêt à partager,

là, on peut commencer à regarder

et donner un peu de direction.


Des images sont présentées. Les étudiants en classe s’amusent durant le cours de NOLAN SCHMERK.


NOLAN SCHMERK

(Poursuivant l’entrevue)

Quand l’élève joue

trop pour lui-même,

prends le bâton de la parole

et juste commence à documenter.

C’est tellement émouvant.


En classe, une étudiante prend la parole et chante.


ÉTUDIANTE

(Rappant)

J’ai quelque chose à dire

Et vous ne voyez pas venir


KATELYN JEFFORD poursuit l’entrevue.


KATELYN JEFFORD

On a des petites phrases qu’on

a faites pour le spectacle de

Noël. Et moi, c’était: «Rude...

(propos en anglais)

... comme le cuir.» Pour moi,

ça représente que j’ai eu

beaucoup à surpasser dans les

quelques dernières années

et j’ai survécu. Et ça, c’est

ce que je mets dans mon travail.


En classe, LEX chante à son tour.


LEX

(Rappant)

Mon nom est Lex

J’ai quelque chose à dire

De Toronto je fais des blagues

et tout le monde va rire.


NOLAN SCHMERK poursuit l’entrevue.


NOLAN SCHMERK

Restez fidèle à vous-même.

D’être authentique et sincère.

Ça devient une métaphore

plus large pour la vie. Si tu es

capable de composer

toi-même, tu es capable

de te présenter dans le monde.


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