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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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From Toronto to Vimy: War Stories in Dance Form

At first glance, contemporary dance may not seem like the ideal media to talk about the First World War, but Citadel + Compagnie choreographer Laurence Lemieux is not one to back down from a challenge. She drew inspiration from the stories of eight Canadian soldiers who lost their lives at Vimy Ridge to put together Jusqu´à Vimy. The show, which took not only a great deal of research, but also a team trip to France, pays tribute to these young men from Toronto´s Regent Park and offers food for thought on what the world was like then and now. One hundred years later, what has really changed?

Additional images: Jeremy Mimnagh, Library and Archives Canada
Music: John Gzowski



Réalisateur: Andréanne Baribeau
Production year: 2017

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VIDEO TRANSCRIPT

Dans un petit local, huit danseurs répètent une chorégraphie.


LAURENCE LEMIEUX (Narratrice)

Jusqu'à Vimy, c'est une pièce de

danse, évidemment, mais assez

multimédia aussi, qui est

inspirée par huit soldats qui

habitaient tout près d'ici,

à La Citadelle, qui, il y a 100

ans, sont partis. Ils sont allés

se battre pendant la Première

Guerre mondiale à Vimy, et

ils sont morts. Alors, on fait

un hommage à ces huit soldats.


LAURENCE LEMIEUX, chorégraphe pour la compagnie Citadel + Compagnie, est interviewée.


LAURENCE LEMIEUX

C'est quasiment quelque chose

qu'il est impossible de traiter

de la guerre par la danse.

Parce que la danse, c'est pas

un art qui se prête facilement

à ce genre de thèmes.


Dans le local, la répétition se poursuit. LAURENCE LEMIEUX donne des indications à un des danseurs.


LAURENCE LEMIEUX

(Propos traduits de l'anglais)

As-tu des points de référence

par rapport à ce que Philip

est en train de faire?


LAURENCE LEMIEUX continue de diriger les danseurs.


LAURENCE LEMIEUX (Narratrice)

Alors, moi, je suis allée

plus avec une approche:

qu'est-ce que chacun

de ces soldats-là ressent?


Trois danseurs répètent une partie de la chorégraphie.


LUKE GARWOOD, danseur dans «Jusqu'à Vimy», est interviewé.


LUKE GARWOOD

Il y a beaucoup de mouvements.

C'est une danse qui est

très physique. Le plus

grand défi, c'est de pas

tomber dans le cliché.

On n'est pas pour glorifier

la guerre. Vraiment, c'est

pour toucher à l'esprit humain.

Les hommes sont des pères, sont

des fils, c'est des humains.

Puis alors, nous, c'est comment

est-ce qu'on peut démontrer

l'esprit humain dans

ce contexte de la guerre.


Dans le local, la répétition se poursuit. Les huit danseurs dansent en même temps.


LAURENCE LEMIEUX (Narratrice)

On a reçu

une invitation pour danser

un extrait de la pièce au mois

d'avril. C'était le 100e

anniversaire de la bataille de

la crête de Vimy.


Des photos du voyage se succèdent.


LAURENCE LEMIEUX (Narratrice)

Alors, on est

tous allés, les huit danseurs

plus le compositeur et le

photographe, et on était logés

dans un petit village

en France qui s'appelle

Givenchy-en-Gohelle.


LUKE GARWOOD (Narrateur)

Aller à Vimy,

c'était vraiment... C'est

comme ça qu'on a vraiment...

Comme groupe, on s'est préparé

pour faire la pièce. C'est

en visitant les monuments,

les cimetières ensemble

qu'on recherchait un peu comment

capturer l'esprit de la pièce,

mais aussi de région où on

était. À Vimy, on habitait

avec des familles puis

c'était incroyable, vraiment.


Des photos de cimetières et de monuments commémoratifs à Vimy se succèdent.


LAURENCE LEMIEUX (Narratrice)

Chaque

danseur était matché à un

soldat et puis on est allés

se recueillir sur leur tombe

pour qu'il y ait une espèce

de référence pour eux en tant

qu'artiste. Alors, quand

ils sont sur scène, ils se

rappellent les gens qu'ils ont

rencontrés, les vétérans qu'ils

ont rencontrés, les Français

qu'ils ont rencontrés. C'est

vraiment très, très riche.


Des photos de la bataille de Vimy se succèdent.


LAURENCE LEMIEUX (Narratrice)

Il y en a certains d'entre eux,

en fait, qui ont découvert,

qui ont fait des recherches

personnelles, qui ont découvert

qu'ils avaient des gens dans

leur famille, ils avaient aucune

idée, qui étaient allés

à la Première Guerre mondiale.


Des photos du voyage de la troupe à Vimy se succèdent.


LAURENCE LEMIEUX (Narratrice)

C'est un sujet

qui touche proche de ma famille,

surtout la famille un peu loin.

C'est mon arrière-grand-père

qui était à la guerre, alors

on savait qu'il s'était blessé

à Vimy, mais on savait pas

beaucoup plus que ça. Alors,

on a eu des documents militaires

qu'on n'avait pas pu lire avant.

Fait que c'est en faisant la

recherche pour cette pièce

qu'on a appris que ma famille

vient de la région

de Regent Park, que mon

arrière-arrière-grand-mère

habitait ici.


Des images du quartier Regent Park de Toronto se succèdent.


LUKE GARWOOD (Narrateur)

La Citadelle est à Regent Park, qui

est un quartier quand même assez

encore défavorisé ici à Toronto,

au centre-ville. Et puis,

c'était aussi un quartier

défavorisé il y a 100 ans.

L'inspiration de la pièce,

c'était vraiment de dire, bon,

il y a 100 ans, il y a des gens

du quartier qui sont allés se

battre à Vimy. Qu'est-ce que

ça veut dire? Puis qu'est-ce

qui a vraiment changé?

Les quartiers qui étaient plus

affluents, il y a eu moins

de morts parce que, justement,

les gens étaient plus éduqués.

Alors, soit ils allaient pas

à la guerre, soit ils étaient un

petit peu plus haut placés. Il y

a beaucoup de parallèles à faire

avec le quartier maintenant. On

parle de Regent Park se régénère

et devient un autre quartier,

mais il y a toujours des

problèmes socio-économiques, des

gens qui essayent de survivre

et je le vois tous les jours.

Fait que je me dis que s'il

y avait une Première Guerre

mondiale comme demain matin,

ça serait les gens du quartier

qui iraient se battre,

encore une fois. C'est ça

aussi la réflexion.


D'autres extraits du spectacle sont présentés.

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