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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Métis Culture Lives On in the Arrow Sash

Louise Vien was in her twenties when she learned she was Métis. Since then, the history and culture buff has set herself the mission to preserve traditional Native arts—and it is no small feat. Vien believes culture is handed down through the arts. A self-taught artisan, she has been teaching such craftwork as traditional finger weaving to make the arrow sash. In her opinion, it is the perfect symbol of the union of French Canadians and Natives.



Réalisateur: Carine Ouellet
Production year: 2017

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VIDEO TRANSCRIPT

Une porte s'ouvre sur une pièce dans un sous-sol. Trois femmes sont assises de dos. Elles tissent des ceintures fléchées.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Moi, j'ai toujours compris

qu'un Canadien, c'était

le premier-né ici qui était

mi-Autochtone mi-Blanc.


Des extraits d'archives et de vieilles photos montrent des familles de Métis.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Parce que les premiers Canadiens,

c'était eux, c'était pas

un émigré de la France qui est

venu s'établir et qui a eu

des enfants. C'était le sang

mélangé de deux peuples

pour faire le premier Canadien.

C'est très tard dans ma vie que

j'ai appris que j'étais métisse.


Une femme peint des toiles représentant des femmes amérindiennes qui récoltent du maïs.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Je pense que j'étais dans

ma vingtaine. J'avais toujours

su qu'il y avait quelque chose,

que dès un âge, j'avais toujours

cette fascination-là avec l'art

autochtone.


LOUISE VIEN, artiste métisse, témoigne dans son atelier.


LOUISE VIEN

Je me souviens d'écouter

les pow-wow, le battement

du tambour, et j'avais

des fois des larmes aux yeux.


Un extrait d'archives montre un pow-wow à une autre époque.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Quand j'ai appris que j'étais

métisse, tout s'est concrétisé.


Plusieurs photos de famille de LOUISE VIEN sont étalées sur une table, une à une elles défilent.


LOUISE VIEN (Narratrice)

J'étais soulagée que j'étais

pas... Je vais pas dire folle,

mais tout ce que j'aimais

à propos des Autochtones,

finalement, donnait naissance

à mon identité. Ça faisait

tellement une paix énorme et

une fierté aussi de savoir que

je l'étais.


Plusieurs des œuvres de LOUISE VIEN défilent.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Je me suis vraiment

mise à vouloir en connaître un

peu plus, surtout sur les arts

disparus. Je fais du «quilling».

C'est l'art d'introduire

des épines de porc-épic

dans de l'écorce de bouleau.

Je travaille beaucoup le cuir.

Je fais du perlage.

Je fais beaucoup d'oeuvres,

de mocassins, de mitaines,

un petit peu de tout et de rien,

comme on dit, là.


Pendant le témoignage, LOUISE VIEN fabrique plusieurs œuvres avec les différentes techniques énoncées.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Ce qui m'a piquée le plus

dans tous les arts autochtones,

ça serait la ceinture fléchée.

Elle est née au Canada,

cette ceinture-là.

C'est notre identité.


Différentes illustrations autour de l'histoire de la culture métisse défilent.


LOUISE VIEN (Narratrice)

C'est le lien, pour les Métis,

entre les canadiens-français et

les Autochtones. C'était grâce

au troc de la fourrure qu'on a

pu s'approprier la ceinture,

qui est devenue l'emblème

identitaire pour les Métis

de l'Ouest, tant que chez

les canadiens-français

que chez les Autochtones.


Des photos provenant de différentes régions du Canada montrent des personnes portant la ceinture fléchée. Ensuite, on retourne dans le sous-sol où les trois femmes tissent des ceintures fléchées. LOUISE VIEN est parmi les trois femmes.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Cette passion-là de traditions

disparues m'a tellement touchée

que j'ai vraiment entrepris

comme d'être un dictionnaire

de ce qui est perdu pour être

capable de la transmettre.


LOUISE aide sa collègue à tisser la ceinture fléchée.


FEMME

Comme ça?


LOUISE VIEN

Et là, tu fais ton...

Regarde là. Ton twist est ici.

Là, fais ton twist là.


LOUISE poursuit son témoignage.


LOUISE VIEN

J'avais vraiment peur

que mes propres traditions

disparaissent.


Le témoignage se poursuit pendant que les femmes tissent les ceintures fléchées.


LOUISE VIEN (Narratrice)

J'avais l'impression que

c'était ma tâche de promouvoir

ou de continuer et être capable

de passer à la prochaine

génération, parce que mon

identité dépendait quasiment de

cette ceinture-là. C'est pour ça

que j'en ai tellement fait une

maladie passionnée.


LOUISE VIEN montre une de ses ceintures fléchées.


LOUISE VIEN

Ça, c'est la ceinture que j'expose

pour le 150e anniversaire

de mon Canada. C'est à peu près

600-650 heures d'ouvrage.


Les femmes retournent au tissage.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Je suis autodidacte dans tout ce

que je fais. C'était difficile

de retrouver, 1: quelqu'un

qui voulait l'enseigner, trouver

des Autochtones qui le font.

L'endroit où je me retrouvais,

très peu de partage se faisait.

Alors j'ai vraiment dû

me mettre à l'oeuvre

dans ce que je faisais et

apprendre de mes propres fautes.


FEMME

Je suis mêlée.


LOUISE VIEN

C'est celle-là.


FEMME

C'est celle-là quoi?


LOUISE VIEN

Ça, c'est ta ligne de trame.


FEMME

Celui-là ici?


LOUISE VIEN (Narratrice)

Les gens qui viennent me voir,

c'est de gens qui ont un

intérêt. Mais il faut vraiment

que je voie dans leur intérêt

qu'ils ont l'intention

de continuer. Je suis toujours

à la rechercher de quelqu'un qui

veuille reprendre le flambeau.

J'ai toujours peur que ce que

j'enseigne disparaisse aussi.

J'entends cette fierté

canadienne-française soit

au Québec soit en Ontario.

Chez les Métis, je l'entends,

mais je vois que très peu

de gens font ce qui est

nécessaire pour pas la perdre.

C'est comme notre langue.

Si tu la parles pas, elle va

disparaître. Donc pour moi, la

ceinture fléchée, c'était comme

ma langue.


Dans des extraits d'archives, une femme tisse une ceinture, d'autres tressent des paniers. Une autre femme fait du «quilling» devant un tipi.


LOUISE VIEN (Narratrice)

Tes ancêtres avaient

un rêve puis tu es le rêve de

tes ancêtres. Tout ce qu'ils ont

vécu, tous les traumatismes

qu'ils ont vécus, toutes les

difficultés qu'ils ont vécues,

c'est pour que «Tu» aies

une meilleure vie.

Mais il faut pas oublier,

et honorer ce qu'ils ont vécu.


Le détail d'une ceinture fléchée est présenté.




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