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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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A Passion for Fabrics from the Past

Françoise and Thierry Méchin began to recycle old fabrics made from linen and hemp in the early 90s, when they lived in Provence. The idea came to them when Françoise, who had been sewing for many years, was looking for new fabrics to sew aprons. She started to cut pieces out from her own collection of old tablecloths and linen sheets, and those aprons sold like hot cakes. Since then, the couple have travelled all over France looking for old linen and hemp fabrics, and now they specialize in giving a new life to grandmother dresses and old household linen. They now live in the Prince Edward County village of Milford, where they pursue their passions at their Atelier du Presbytère.



Réalisateur: Eric Bachand
Production year: 2017

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VIDEO TRANSCRIPT

Des bouts de tissus sont suspendus à une corde à linge.


THIERRY MÉCHIN (Narrateur)

L’artisan, pour moi, c’est

quelqu’un qui ne triche pas.

Maintenant, on a beaucoup

d’artisans au jour d’aujourd’hui

qui se disent artisans, mais

qui vont acheter un produit,

qui vont faire une petite

babiole dessus pour passer pour

un artisan. Un artisan, c’est

quelqu’un vraiment de droit.


THIERRY MÉCHIN et FRANÇOISE MÉCHIN PELLET, un artisan et une artisane sont en camionnette.


THIERRY MÉCHIN accorde une entrevue dans son atelier.


THIERRY MÉCHIN

L’année dernière,

quand nos deux enfants

n’ont plus eu besoin de nous,

on a pris nos machines à coudre,

et puis on est venus s’installer

dans le comté du Prince Edward.


Des images du comté sont présentées, puis des images de l’intérieur de la boutique l’Atelier du Presbytère sont présentées.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET accorde une entrevue.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET

Ce qu’il y a de bien aussi

dans le comté, c’est que c’est

quand même touristique plus

l’été que l’hiver. Et nous,

ça nous correspond très bien.

On peut ouvrir notre atelier

pendant les mois où c’est plus

touristique pour recevoir des

gens. L’hiver, il y a certaines

personnes qui disent: «Mais

vous devez vous ennuyer.»

Mais pas du tout. On est dans

notre atelier, on fabrique,

on a notre production.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET et THIERRY MÉCHIN montent dans leur atelier.


THIERRY MÉCHIN

Il faudrait que tu me repasses

la robe ancienne

pour le sac Mary, là.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET

OK.


THIERRY MÉCHIN

Parce qu’il faut que je fasse

un sac Mary pour la cliente.


THIERRY MÉCHIN poursuit l’entrevue, alors que des images montrant les deux artisans au travail sont présentées.


THIERRY MÉCHIN

On a démarré avec des

récupérations de tissus, vieux

tissus, qui nous ont été dans

un premier temps donnés plus ou

moins par des ecclésiastiques,

des bonnes sœurs,

des choses comme ça.

Il faut savoir qu’avant, les

femmes faisaient leurs dotes.

Les dotes, c’était, elles

arrivaient au niveau du mariage

et il fallait qu’il y ait les

nappes, les serviettes, les

draps, les taies d’oreillers,

les draps d’accouchement, tout

ce système-là. Et la plupart

du temps, les gens préparaient

ce trousseau, mais il y a eu

la Première Guerre mondiale,

14-18, et il y a beaucoup

d’hommes qui ne sont pas revenus

de la guerre. Et les femmes

se sont pas mariées. Ce qui fait

que ces trousseaux sont restés

dans les armoires tel qu’ils

avaient été fabriqués. Et moi,

je récupère ces tissus-là.

C’est vrai qu’on va pas

récupérer une robe ancienne pour

vendre une robe ancienne. Ça

nous intéresse pas, parce qu’il

y a pas de travail de création.

On serait simplement

commerçant et pas artisan.

Donc, automatiquement,

on va décortiquer ce modèle.

On va récupérer une vieille

robe de bonne sœur.

Avec cette robe de bonne sœur,

elle peut servir à faire

par exemple des sets de table.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET poursuit l’entrevue, alors que leurs créations sont présentées.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET

On peut faire des créations

dans tous les sens, mais nous,

on s’est gardé une niche aussi

maison. Parce que c’est assez

vaste. Alors, les créations que

l’on fait sont principalement

95 % du lin et parfois,

ça peut être du chanvre.

Le chanvre, ça a toujours un

côté plus rêche, plus rustique,

qui était d’ailleurs à l’époque

les tissus des pauvres.

Et le lin, c’était toujours le

côté plus soyeux, plus délicat.


Des images de THIERRY et de FRANÇOISE au travail dans leur atelier sont présentées.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET

(Poursuivant l’entrevue)

Et alors qu’aujourd’hui, quand

on retourne en France et qu’on

cherche des matières anciennes,

le chanvre est très, très rare

parce que les pauvres avaient

trois draps dans leur vie

et ils roulaient avec. Donc

quand on trouve un drap ancien

en chanvre dans une armoire

qui n’a jamais été utilisée,

c’est limite un trésor.


THIERRY MÉCHIN

(Poursuivant l’entrevue)

Le gros avantage de nos

produits et de l’artisanat,

en règle générale, c’est qu’on

a des choses à présenter

différentes. Et puis on sort

aussi des sentiers battus. Les

gens, où ils vont maintenant,

ils sont tous à la même

enseigne, c’est-à-dire

dans tous les magasins où on

retrouve exactement la même

chose un peu partout.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET

(Poursuivant l’entrevue)

Un lin ancien, il est vraiment

tissé artisanalement.

Donc, il a des défauts,

mais qui sont aujourd’hui

ce qui fait son âme, en fait.


THIERRY et FRANÇOISE sont dans une buanderie et lavent leurs tissus.


THIERRY MÉCHIN

(Poursuivant l’entrevue)

Nous, on va passer du temps

sur nos confections, sur nos

créations. Alors qu’il y a

des choses qui sont faites

maintenant mécaniquement. La

main de l’homme n’intervient

presque plus, si ce n’est

pour appuyer sur un bouton

de computer et pour envoyer

la fabrication. Donc, ce qui

fait que nous, on arrive à tout

gérer de A à Z. C’est-à-dire

du lavage jusqu’au produit fini.

En gros, c’est comme un peu

en cuisine. On va passer plus

de temps à préparer un plat,

donc à préparer une création,

qu’à le vendre.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET

(Poursuivant l’entrevue)

En fait, ce qui est amusant,

c’est qu’on a démarré l’atelier,

on était juste nous deux.

Et puis ensuite, on s’est

développé. On a eu du personnel.

On a grossi. On a travaillé plus

pour revendre dans des boutiques

et des hôtels. Et puis un moment

donné, on s’est rendu compte,

quand on évolue, on veut faire

comme les autres. Et, en fin de

compte, il faut faire ce qu’on a

envie aussi de faire. Et on

s’est rendu compte ensemble,

et heureusement, ça a fonctionné

ensemble, on avait les mêmes

besoins, de rester artisans et

de fabriquer nos choses dans

la façon qu’on aime. C’est une

certaine forme de liberté aussi.


THIERRY et FRANÇOISE sont en camionnette et transportent plusieurs de leurs créations, dont une armoire.


FRANÇOISE MÉCHIN PELLET (Narratrice)

Et quand, au final, les gens

nous donnent des compliments,

nous achètent nos créations,

bien, c’est formidable.

Ça donne un sens.


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