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Bouba le petit ourson

Les aventures du petit ourson Bouba, de sa soeur Frisquette et de Moy, un petit garçon amérindien.

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Voyage à Sacramento

Après avoir évité les pièges de Pedro et Paco, nos amis se préparent à partir en voyage à Sacremento.



Année de production: 1977

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d’ouverture


Début chanson thème


CHOEURS D’ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t’éloigner

Du chemin de ta maison ♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s’inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


CHOEUR D’ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l’admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon ♪


VOIX FÉMININE

♪ Tu cours et tu vas à travers

Les champs et les bois ♪

L’oncle Émile

Forestier John

Et surtout Daklahoma

Te font des cadeaux princiers

Que tu gardes pour ton papa

Joy t’aime beaucoup tu vois

Elle pleure quand tu n’es pas là

Et Moy le petit Indien... ♪


Fin chanson thème


Titre :
Une excursion à la grande ville


NARRATEUR

Les jours défilaient

sans que nos amis

s’en rendent compte.

L’été arriva enfin

et les sous-bois retentirent

des cris des animaux.

Toute la nature était en fête.



MOY court derrière les oursons dans l’eau froide du lac en tenant un linge à la main.


MOY

Attendez! Attendez, j’ai pas fini

de vous laver. Bouba, Frisquette,

revenez ici. Oh!


DAKLAHOMA

(Arrivant sur le rivage)

Ha! Ha! Ha! Ah, ces pauvres

bêtes ont chaud. Elles ont envie

de s’amuser dans la rivière.

Il faut que tu sois indulgent.

Ils sont encore jeunes.


MOY

Ah bien ça, je le vois.


MOY

Ah! Moi aussi, j’ai envie

de patauger dans l’eau.


Au loin, JOY arrive dans une charrette conduite par HÉLÈNE.


MOY

Oh, mais c’est Joy!

(S’adressant aux oursons)

Venez, on va lui dire bonjour.


JOY

Bonjour, Moy.

Bonjour, Daklahoma.


MOY

Bonjour, Joy.

Bonjour, Madame Hélène.


HÉLÈNE

Bonjour.


MOY

Comment vous allez?


HÉLÈNE

Très bien, merci.


JOY descend du chariot et caresse les oursons.


JOY

Ouf! Oh, mais vous êtes

tout trempés.


MOY

Oui. Il faisait tellement

chaud que je suis allé jouer

dans la rivière avec

Bouba et Frisquette.


JOY

Ah, ça, c’est une bonne idée.

Moi aussi, je veux me baigner.


HÉLÈNE

Non, il n’en est pas question.

Avant tout, il faut ranger les bagages.

Et après cela, il y aura

d’autres choses à faire.


HÉLÈNE

Tiens, prends ça s’il te plaît.


JOY

Oh...


DAKLAHOMA prend les bagages.


HÉLÈNE

Oh, merci beaucoup, Daklahoma.


DAKLAHOMA

Mais ce n’est rien.

Et pourquoi vous êtes venues

avec autant de valises?


JOY

L’école est finie

depuis deux jours.


DAKLAHOMA

Ah, c’est ça.


JOY

Oui. Et papa, il a dit que

je pouvais passer les vacances

dans sa cabane avec Hélène.


MOY

Ah, c’est super! On va

pouvoir s’amuser tout l’été.


JOY

Oh oui! C’est pour

cette raison que j’ai demandé

à mon papa de m’envoyer

ici avec Hélène.


HÉLÈNE

Joy, c’est bien gentil

de vouloir s’amuser, mais je te

rappelle que tu as promis

à ta mère de faire

tes devoirs tous les jours.


JOY

Mais oui, je me souviens.


HÉLÈNE

Bon, alors viens.

Dépêche-toi.


JOY

Faire des devoirs pendant

les vacances... Oh... Moi qui ai

déjà du mal à les faire tous

les jours quand il y a école.

C’est sans doute pour ça

que la maîtresse a voulu que je

travaille pendant les vacances.


MOY

Oh, moi non plus, je serais

pas content à ta place.


Les oursons cherchent des câlins auprès d’HÉLÈNE effrayée.


HÉLÈNE

Oh! Oh, oh, oh!


MOY

Arrêtez. Laissez Hélène tout

de suite. Laissez-la tranquille.

Asseyez-vous. Vous allez m’écouter?

Allez, souvenez-vous.


HÉLÈNE

Oh?

(Soupirant)

Ouf... Oh, je vois que ces

animaux sont obéissants. Tu les

as très bien élevés. Beaucoup

de petites filles pourraient

les prendre en exemple.

Oui, beaucoup.


JOY

Hélène, vous pensez

à moi en disant ça?


HÉLÈNE

Mais non, pas une seconde.


DAKLAHOMA aide HÉLÈNE à rentrer les bagages dans la maison de M. FORESTIER.


DAKLAHOMA

Moy a entretenu la maison

pour qu’elle soit toujours

habitable en toute saison.


JOY

Ça, c’est gentil.


DAKLAHOMA

Comme vous allez rester

ici quelque temps, je vous

apporterai de l’huile et de la farine.


HÉLÈNE

Oh, merci. C’est une bonne

idée. Je me demande

ce qu’on ferait sans votre aide.


DAKLAHOMA

Euh...


HÉLÈNE

Ah, le grand air.

(S’assoyant en soupirant)

Ah, la nature. Ah...


DAKLAHOMA

Mais qu’est-ce que vous avez?


HÉLÈNE

Rien du tout. Je vais très bien,

Daklahoma.


JOY

(Ricane)

Hi! Hi! Hi!


HÉLÈNE

Même si, ton père a deviné.

Hélène ne sait pas faire

la cuisine. C’est pour ça

qu’elle voulait pas qu’on vienne

ici, toutes les deux.


JOY ET MOY

(Ricanant)

Ha ha ha!


HÉLÈNE

Que ça n’a rien de drôle!

Je sais faire beaucoup

de choses, mais pas la cuisine.


DAKLAHOMA

(Riant)

Bon alors, écoutez. Si ce

n’est que ça, je vous propose de

venir moi-même faire la cuisine.


HÉLÈNE

Oh, non, Daklahoma.

Je peux pas accepter.


DAKLAHOMA

J’espère simplement que

vous aimerez mes petits plats.


HÉLÈNE

Moi, tout ce que je sais

faire, ce sont des oeufs coque.


JOY

Hélène?


HÉLÈNE

Que veux-tu?


JOY

Je viens d’avoir une idée,

si Moy est d’accord.


MOY

Quelle idée?


JOY

Eh bien, voilà. Ça ne te

plairait pas de venir étudier

tous les jours avec moi?


MOY

Oh! Mais je ne sais pas lire

et encore moins écrire. Comment

veux-tu que j’étudie avec toi?


JOY

Eh bien, c’est pas grave.

Ce sera l’occasion que je

t’apprenne à lire et à écrire.

Et s’il y a quelque chose

qu’on sait pas, on demandera

à Hélène. Alors, Hélène?


HÉLÈNE

Hmm?


JOY

Hélène, vous préférerez

apprendre à Moy la lecture

et l’écriture plutôt

que de faire la cuisine, non?


HÉLÈNE

Évidemment. Je suis prête

à lui enseigner tous les secrets

de l’alphabet si ça peut

m’éviter de préparer à manger.


MOY

Oh, merci beaucoup.

Vous pouvez pas savoir

comme j’ai envie d’étudier.

Oh, merci, Hélène! Merci.

Et toi, papa, tu veux bien?


DAKLAHOMA

Mais oui, Moy. Voyez-vous,

il y a longtemps que je tiens à

ce que mon fils apprenne à lire

et à écrire. Mais ce sont

des choses difficiles à réaliser

quand on vit seuls et isolés

dans la forêt.


HÉLÈNE

Oui, je comprends ça

très bien. Rassurez-vous, s’il y

a une chose que j’aime beaucoup,

c’est donner aux enfants

le goût des études.


JOY

Tu as entendu? Elle aime

bien ça. Quelle bonne idée!

Apprendre tout seul,

c’est ennuyeux. Mais le faire à

deux, c’est amusant. Ha! Ha! Ha!


HÉLÈNE

Ah, remercions le ciel. Enfin,

tout le monde est content. Je

dois reconnaître que pour moi,

c’est une véritable corvée

de faire la cuisine, presque

une punition. Oui, c’est ça,

une punition. Il y a des choses

dans la vie que je sais faire

et d’autres pas. Tout le monde

est doué pour quelque chose.

C’est pour ça que chacun

doit faire pour le mieux

dans sa partie. Comme ça,

tout le monde est satisfait.


JOY

C’est la première fois que j’entends

Hélène parler comme ça.


HÉLÈNE

Et pourtant, sans l’exprimer,

j’ai toujours pensé de cette façon-là.


DAKLAHOMA

Ha! Ha! Alors, pour vous

remercier d’apprendre à lire

et à écrire à mon fils,

je vais vous préparer

un véritable festin.


HÉLÈNE

Oh, c’est très aimable à vous.

Vous ne savez pas à quel point

vous me soulagez.


TOUS

(Riant de bon cœur)

Ha! Ha! Ha!


JOY

Ce qu’Hélène n’ose pas vous

dire, c’est qu’elle a

toujours eu un gros appétit.


TOUS

(Riant de bon cœur)

Aaah! Ha! Ha!


Une fois installée dans la maison, HÉLÈNE débute sa classe d’été. MOY, JOY et les oursons assistent au cou dans le salon.


HÉLÈNE

Bon. Alors, commençons

par le début. C’est-à-dire,

la lettre A.


MOY

Le A?


JOY

Tu vas voir, c’est très

facile. Le A, c’est comme

une maison. Voilà le A.


JOY s’apprête à écrire sur sa feuille, mais BOUBA se précipite sur la table et prend la feuille et la feuille et la crayon de JOY pour jouer.


JOY

Oh, non!

Ils emportent le papier et le crayon.


FRISQUETTE se met de la partie.


MOY

Oh, non, lâchez ça.


HÉLÈNE

Les petits démons!


MOY

Bouba! Bouba, Frisquette,

donnez-moi ça.


JOY

Pourquoi vous les garderiez

pas pendant que Moy

et moi, on travaille?


HÉLÈNE

Quoi? Ah, non, certainement

pas. Je deviendrais folle.


JOY

Vous ne devriez plus avoir

peur d’eux. Ils sont très

obéissants, maintenant.

C’est vous qui l’avez dit.


HÉLÈNE

Oui, bon, admettons.

Mais j’ai encore peur.


HÉLÈNE est assise dans sa chambre avec les oursons.


HÉLÈNE

Bon, eh bien, maintenant, soyez

bien sages et ne m’interrompez

pas dans ma lecture.


BOUBA

(Baîllant)

Aaaah...


HÉLÈNE

Écoutez, je vous promets

que si vous êtes très sages et

très obéissants, je vous ferai

une petite surprise à tous deux.


Les oursons montent sur le lit en défaisant les couvertures.


HÉLÈNE

Oh... Non! Descendez de là tout de

suite. Oh! Oh, mais écoutez-moi!

Obéissez ou je vais me mettre

en colère. Veux-tu descendre

de là? Oooh!


BOUBA s’énerve et court avec une couverture sur la tête. BOUBA frappe une commode qui s’ébranle et tombe sur le sol. BOUBA retourne sur le lit pour jouer avec FRISQUETTE qui tire déjà sur un oreiller.


HÉLÈNE

Ne touchez pas à ça. Oh, les

petits monstres. Voulez-vous

lâcher cet oreiller? Vous allez

le déchirer. Et voilà,

vous avez gagné.


L’oreiller se déchire et les plumes commencent à voler dans la pièce.


HÉLÈNE

Partez! Oh! Oh!

Non, non, ne touchez pas

à mon livre.


HÉLÈNE monte sur le lit. Les oursons en profitent pour saisir le livre d’HÉLÈNE.


HÉLÈNE

Bas les pattes! Oh!

Oh... Oh, mon beau livre!

J’y tenais tellement.


Pendant ce temps, JOY donne quelques cours à MOY.


JOY

Tiens, regarde, ces trois lettres,

J-O-Y, c’est mon prénom, Joy.


BOUBA et FRISQUETTE retourne dans la pièce d’études.


MOY

Oh, t’as de la chance de

savoir écrire ton prénom.

Moi, j’ai gâché plein de feuilles

depuis tout à l’heure.


JOY

Oh, c’est pas grave.

T’inquiètes pas pour ça.

Oh, mais oui! Je sais

ce qu’il te faut: une ardoise.


MOY

Qu’est-ce que c’est?


BOUBA

(Baîllant)

Aaah...


FRISQUETTE

Qu’est-ce que tu as?


BOUBA

J’ai vraiment sommeil

tout d’un coup.


FRISQUETTE

Oh!


BOUBA

En tout cas, la vie des hommes

dans leurs maisons, c’est très ennuyeux.


FRISQUETTE

Oh, ça, oui!


BOUBA et FRISQUETTE s’étendent dans le couloir devant la porte de la pièce d’études.


Plus tard, DAKLAHOMA sert le repas.


JOY

Vous venez, Hélène?


HÉLÈNE

Oui, j’arrive. Ça a l’air

appétissant.

(Parlant des oursons)

Et je crois que ces deux petits

auront de l’appétit

après tout ce qu’ils ont fait.

Pour ma part, je serais

capable d’avaler un boeuf.


JOY

Bon appétit!


MOY

Bon appétit.


Tous mangent à table, y compris les oursons et le chien de JOY.


DAKLAHOMA

Alors, comment trouvez-vous

ce repas? Je ne sais pas si vous

appréciez ma façon de cuisiner.


HÉLÈNE

Eh bien, je vais vous rassurer

tout de suite. De toute ma vie,

je n’ai encore jamais mangé

une soupe aussi bonne.

N’est-ce pas, Joy?


JOY

Ah, ça, oui! C’est meilleur

que ce qu’on mange

à la maison, en tout cas.


TOUS

(Riant de bon cœur)

Ha! Ha! Ha!


DAKLAHOMA

Eh bien, je vous en ferai une

tous les soirs, si vous voulez.


FRISQUETTE et BOUBA lèchent le fond de leurs bols.


MOY

Ils aiment ça!

(Donnant son bol à moitié vide)

Tiens, Bouba.


DAKLAHOMA

Alors, Moy, dis-moi,

comment avancent tes leçons?


MOY

Oh, très bien. Ça m’intéresse

beaucoup. Joy m’a déjà

appris à écrire mon prénom.


DAKLAHOMA

Ah! Si je comprends bien,

tu apprends très vite.


JOY

Dites, Monsieur Daklahoma?


DAKLAHOMA

Oui?


JOY

Je peux vous demander quelque

chose qui serait utile à Moy?


DAKLAHOMA

Oui, je t’écoute.

Dis-moi ce que c’est.


JOY

Eh bien, il lui faudrait

une ardoise comme à l’école.


DAKLAHOMA

Une ardoise?


MOY

Oh?


JOY

C’est pratique, parce qu’on

peut effacer quand on se trompe.


MOY

Oh non, papa, c’est trop cher.

Je peux très bien continuer

à écrire en me servant des feuilles

de papier de Joy.


DAKLAHOMA

Mon fils, si tu as besoin

d’une ardoise, tu l’auras.

Mais ici, il n’y a en pas.

Et pour en trouver une

chez un marchand, il va falloir

que j’aille jusqu’à Sacramento.


HÉLÈNE

Oh oui! On y vend de tout

à Sacramento. On y trouve tout

ce qu’on veut. J’ai d’excellents

souvenirs de Sacramento. Il faut

que je vous dise que j’ai habité

là-bas de nombreuses années.

On pourrait tous y aller

en voiture. Qu’est-ce que

vous en dites?


DAKLAHOMA

Mais je croyais que

vous deviez faire travailler

Joy tous les jours.


HÉLÈNE

Oui, bien sûr. Mais on peut

quand même se permettre

de prendre un jour de vacances

de temps en temps.


MOY

Wow! Moi qui ai toujours

eu envie de voir comment

c’était, Sacramento.


DAKLAHOMA

Eh bien, c’est d’accord.

Nous irons à la ville

tous ensemble dès demain.


JOY

Oui!


MOY

(S’adressant aux oursons)

Vous avez compris?

On va tous aller acheter

une ardoise à Sacramento!


MOY ET JOY

(Heureux)

Ha! Ha! Ha!


Le lendemain matin, JOY sort de la maison avec son chien. HÉLÈNE prépare déjà le chariot pour partir.


JOY

Bonjour. Tu es déjà levé?


MOY court rejoindre JOY.

Bonjour, Joy.


JOY

Ça va?


MOY

Oui, ça va.


JOY

(Parlant des oursons)

Oh, regarde, ils ont encore

sommeil, tous les deux.


MOY

Oh! Moi, je me suis retourné

dans mon lit toute la nuit

en pensant au voyage. J’ai pas

dormi. Vous vous rendez pas

compte que je suis jamais allé

dans une grande ville, moi.

Je rêve de voir Sacramento.


DAKLAHOMA

(Rejoignant les autres avec son cheval)

La route sera très longue.

Et surtout, les enfants,

accrochez-vous bien. Il y a

beaucoup d’ornières et de trous.


MOY

D’accord, papa.


ONCLE ÉMILE arrive en courant et en criant.


ONCLE ÉMILE

Daklahoma!

Daklahoma!


MOY

Mais c’est l’Oncle Émile!


ONCLE ÉMILE

Écoutez-moi. Ouvrez bien

vos oreilles. Le Seigneur,

dans sa grande bonté,

a eu pitié d’un vieillard.


DAKLAHOMA

Mais qu’est-ce qui se passe,

Oncle Émile? Qu’est-ce qui

t’arrive pour te rendre

si heureux?


ONCLE ÉMILE

Il m’arrive ce que

j’ai attendu toute ma vie.

J’ai tellement espéré que

je n’y pensais plus. Regardez.

(Sortant une bourse de sa poche)

C’est incroyable, hein?


DAKLAHOMA

Hmm!


ONCLE ÉMILE

Admirez-moi ça.


DAKLAHOMA

Fais voir. Mais oui,

on dirait que c’est de l’or.


ONCLE ÉMILE

Il y en a pas beaucoup, mais

ça prouve que j’ai eu raison de

persévérer en cherchant par ici.


MOY

Hourra! C’est vraiment

formidable, Oncle Émile.


JOY

On est bien contents

pour toi, Oncle Émile.


ONCLE ÉMILE

Ha! Ha! La Divine Providence

récompense les efforts

de toute une vie.

Vous vous êtes levés de très

bonne heure. Qu’est-ce qui se

passe? Attendez, ne me dites pas

que vous partez en voyage.


HÉLÈNE

Mais si. Nous partons

pour Sacramento.


ONCLE ÉMILE

Oh, Sacramento!


MOY

Oui. On y va pour acheter

une ardoise parce que Joy

m’apprend à écrire et avec

une ardoise, c’est plus facile.


ONCLE ÉMILE

Oh! Mais c’est mon jour

de chance. C’est incroyable.

Justement, moi aussi, je dois

aller faire un petit tour à Sacramento.


MOY

Ah bon! T’y vas aussi?


JOY

Comment ça t’y vas aussi?


ONCLE ÉMILE

Oui. Depuis longtemps,

j’ai besoin de plusieurs petites

choses. Et maintenant, je peux

me les acheter puisque j’ai de

l’or. Oh, tu as besoin d’une ardoise?


MOY

Oui.


ONCLE ÉMILE

Ah! Bon alors, laisse-moi

faire. Je vais t’offrir la plus

grande ardoise que je vais

trouver dans la ville.


MOY

Oh, merci, Oncle Émile.


ONCLE ÉMILE

De rien. Daklahoma, ça fait

longtemps que j’attends

l’occasion de te remercier,

pas seulement pour m’avoir aidé

à construire ma cabane. Alors,

laisse-moi lui faire ce cadeau.


DAKLAHOMA

Mais, Oncle Émile...

Je ne crois pas que--


ONCLE ÉMILE

Non, non, non, ne discute pas.

Ça me fait plaisir.

Je serai très bien installé dans

un petit coin de la voiture.

Je prends pas de place.

Allez! On s’en va.


DAKLAHOMA

Attends une minute.


ONCLE ÉMILE

Assez discuté.

J’ai dit qu’on s’en va.


DAKLAHOMA

Comme tu veux. Alors, tout

le monde est prêt? En route!


DAKLAHOMA monte sur son cheval et HÉLÈNE donne le coup d’envoi.


HÉLÈNE

Hue!


Le convoi traverse la montagne sur la route de Sacramento.


Sur une pente raide, le cheval attelé au chariot s’arrête en hennissant.


DAKLAHOMA

Qu’est-ce qu’il y a?


HÉLÈNE

Il doit y avoir

une roue de bloquée.


DAKLAHOMA tente de dégager la roue sans succès.


DAKLAHOMA

Oncle Émile, Moy, venez m’aider.

Quand je le dirai, on poussera

tous en même temps.


ONCLE ÉMILE

On t’attend, n’est-ce pas, Moy?


MOY

Quand tu le diras,

on poussera.


DAKLAHOMA

Attention... Allez-y!


ONCLE ÉMILE

Allons-y.


HÉLÈNE

Hue! Hue!


DAKLAHOMA

Allez, poussez.


ONCLE ÉMILE

Encore un effort.


MOY

Oh, c’est dur.


HÉLÈNE

Hue! Hue!


La roue reste bloquée.


ONCLE ÉMILE

Oh, je vois qu’elle bouge pas.


DAKLAHOMA

Il n’y a qu’une solution.

Je vais me servir de Titus.

Toi, Moy, va chercher une corde.


MOY

Hmm-hmm. Joy, donne-moi vite

la corde qu’il y a là-dedans.


JOY

Oui. Tiens.


MOY monte sur la roue pour grimper dans le chariot. Le poids de MOY dégage la roue et le chariot commence à reculer sur la pente.


JOY

Oooh!


HÉLÈNE

Aaah!


JOY et HÉLÈNE craignent de tomber dans le ravin au bord de la route de montagne. La roue arrière du chariot s’arrête tout au bord du ravin.


DAKLAHOMA

Moy, viens ici. Joy, Hélène,

ne bougez surtout pas.

Restez tranquilles. La voiture

va bientôt être dégagée.


DAKLAHOMA attache son cheval à l’attelage.


DAKLAHOMA

Hélène, quand Titus va commencer

à tirer, faites avancer votre cheval.


HÉLÈNE

Entendu.


DAKLAHOMA

Bien. Vous êtes prête?


HÉLÈNE

Yaaa! Hue! Hue!

Mais avance!


MOY tire sur la bride du cheval d’HÉLÈNE.


ONCLE ÉMILE

Allez, allez!


HÉLÈNE

Avance!


Le chariot recule plutôt que d’avancer.


HÉLÈNE

Aaah!

Est-ce que tu vas avancer?


Finalement, le chariot commence à bouger vers l’avant.


DAKLAHOMA

Oui, ça y est.


ONCLE ÉMILE

Ça y est, oui!


JOY

Oui, on a réussi.


HÉLÈNE

(Soulagée)

Ouf...


Le convoi roule maintenant dans la campagne.


NARRATEUR

À cette époque, le simple fait

de voyager dans une carriole

était une épreuve très fatigante.

Le chemin pour aller

jusqu’à Sacramento était

très long. Oncle Émile, Hélène

et Joy, vaincus par la fatigue,

dormaient profondément.


MOY

(Menant le chariot.)

Ya! Sacramento!


NARRATEUR

Nos amis étaient partis

très tôt le matin,

mais il était très tard quand

ils arrivèrent à Sacramento.

Ils avaient voyagé

toute la journée.


ONCLE ÉMILE

Enfin, on est arrivés.

Ha! Ha! Ha!


MOY

Joy, Hélène, réveillez-vous.

On est arrivés à Sacramento.


JOY

(Ebahie)

Oh!


DAKLAHOMA

Holà! Wô!


DAKLAHOMA arrête au centre de la ville.


ONCLE ÉMILE

Ha, enfin la grande ville.


MOY

Qu’est-ce que vont faire Bouba

et Frisquette en nous attendant?


JOY

Ils sont morts de fatigue.

Tu ne vas quand même

pas les réveiller.


MOY

On peut pas les laisser tous seuls.


JOY

J’ai une idée. On va les confier

à Hélène qui va les surveiller.


HÉLÈNE dort à poings fermés. JOY glisse la laisse des oursons dans les mains d’HÉLÈNE.


JOY

Et voilà! On peut y aller.

Il y a rien à craindre.


MOY

Oh, tu crois?


ONCLE ÉMILE

Alors, vous venez, les enfants?


JOY

On arrive. Allez, dépêche-toi.


ONCLE ÉMILE entre dans le magasin général en compagnie de DAKLAHOMA et des enfants.


ONCLE ÉMILE

Hé, il y a quelqu’un?

(Frappant sur le comptoir)

Hé, vous savez, vous avez

des clients. Vous entendez?

Bon, bien, ils sont pas très nerveux.


MARCHAND GÉNÉRAL

Nom d’une pipe, c’est l’Oncle Émile.

Ça, par exemple, je ne savais pas

qu’il était encore vivant.


ONCLE ÉMILE

Et je le suis encore pour longtemps.

Je suis très, très bien, là-haut

dans ma montagne.

Personne ne vient m’embêter.

Je t’annonce que je suis venu

pour t’acheter la moitié

de ton magasin.


MARCHAND GÉNÉRAL

Oh, tu es venu pour m’acheter

beaucoup de choses.

C’est pas sérieux!


ONCLE ÉMILE

(Riant)

Ha! Ha! Ha! Est-ce que

j’ai l’air de plaisanter?


MARCHAND GÉNÉRAL

Mais tu n’as jamais un dollar

en poche. Est-ce que ça voudrait

dire que tu as enfin trouvé de l’or?


ONCLE ÉMILE

Absolument.

Et en voilà la preuve.


ONCLE ÉMILE dépose sa bourse sur le comptoir.


MARCHAND GÉNÉRAL

Oh, mais c’est incroyable

que tu en aies trouvé autant.

Personne n’en a plus trouvé

dans la région depuis des années.

Mais puisque tu m’en apportes,

je suis obligé de te croire et

je suis bien content pour toi.


ONCLE ÉMILE

(Riant)

Ha! Ha! Allez. Dépêche-toi

de peser ce qu’il y a dans ce sac.


MARCHAND GÉNÉRAL

Aaah...


BOUBA commence à se réveiller dans le chariot. HÉLÈNE dort toujours.


HÉLÈNE

(Parlant dans son sommeil)

Oh, quand est-ce qu’on arrive?

Hmm! Hmm... Hmm...


BOUBA et FRISQUETTE descendent doucement du chariot et s’éloignent du chariot.


Au magasin général, le MARCHAND pèse l’or.


MARCHAND GÉNÉRAL

Tu en as là pour 40$.

De quoi as-tu besoin?


ONCLE ÉMILE

Quoi? Tu ne me donnes que ça?

Il y en a pas plus? Mais

je voulais avoir

une grande ardoise.


MOY

Oh non, Oncle Émile.


DAKLAHOMA

Non, non, ce n’est pas la peine.

Ça ne lui servirait à rien,

une grande ardoise.


ONCLE ÉMILE

Silence. C’est moi qui décide.

Je veux la plus grande ardoise

qu’il y a en vente dans ce magasin.


MARCHAND GÉNÉRAL

Voyons voir. Ah, bien,

tu tombes très bien. Je crois

que j’ai ce qu’il te faut.

C’est l’ardoise de la vieille

école de Sacramento.


MOY

Oh, non, c’est trop grand.


ONCLE ÉMILE

Ah, elle est très belle.

Et combien tu la vends?


MARCHAND GÉNÉRAL

20$. C’est-à-dire la moitié de l’or

que tu as apporté.


ONCLE ÉMILE

20$? Mais avec 20$, tu peux

acheter trois pistolets.


MARCHAND GÉNÉRAL

Ah, mais cette ardoise

n’est pas courante.

C’est un souvenir historique.


JOY

C’est vraiment trop bête.

Moy ne pourra pas s’en servir.

Elle est beaucoup trop

grande pour lui.


MOY

Oui, elle a raison. Moi,

ce que je veux, c’est une petite

ardoise, pas une grande.


MARCHAND GÉNÉRAL

Ah, mais c’est pas la même

chose. Il fallait me le dire

tout de suite. Attends.

Celle-ci fait 2$ seulement.


JOY

Celle-là est mieux.

(S’adressant à MOY)

Tiens, elle te plaît?


Tous sortent du magasin pour retourner au chariot.


MOY

Merci encore, Oncle Émile.


DAKLAHOMA

Je n’oublierai jamais

le cadeau que tu as fait

à mon fils.


ONCLE ÉMILE

Oh, il y a vraiment pas

de quoi. Je voulais lui offrir

la plus grande, moi.


TOUS

(Riant de bon cœur)

Ha! Ha! Ha!


MOY

Papa?


DAKLAHOMA

Hmm?


MOY

(Montrant son ardoise)

Elle est belle.


JOY remarque que les oursons sont disparus.


JOY

Han, Moy!

Les oursons sont partis.


NARRATEUR

Bouba et Frisquette

ne connaissent pas

le danger qui les guette.

Sacramento, comme toutes

les villes de l’Ouest,

était peuplée d’hommes violents

prêts à dégainer leurs armes

au moindre prétexte.

Que va-t-il se passer si

l’un de ces individus aperçoit

les deux petits oursons?


BOUBA et FRISQUETTE se cachent dans une allée.


Générique de fermeture


Début chanson thème


CHOEURS D’ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t’éloigner

Du chemin de ta maison ♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s’inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


CHOEUR D’ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l’admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon ♪


VOIX FÉMININE

♪ Tu cours et tu vas à travers

Les champs et les bois ♪


Fin chanson thème



Épisodes de Bouba le petit ourson

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