Les 100 merveilles du monde

Du grandiose Colosse de Rhodes, à la magnificence du phare d'Alexandrie, en passant par la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, le temple d'Artémis, la statue de Zeus, et le tombeau de Mausole; il ne subsiste des 7 Merveilles du monde (antique) que les grandes Pyramides de Gizeh en Égypte à côté du Caire. Aujourd'hui ce sont le Colisée à Rome, la grande muraille de Chine, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, le Taj Mahal en Inde, le Machu Picchu au Pérou, Chichén Itzá au ...

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Vidéo transcription

1ère partie

À la découverte des merveilles entre le Cambodge, les États-Unis et l’Europe. Embarquer pour découvrir Angkor Vat et Angkor Thom, le Golden Bridge, le mont Saint-Michel, l’Acropole, Salvador de Bahia, Chichén Itzá et La Vallée de Mai.



Réalisateur: Jacques Vichet
Année de production: 2016

Accessibilité
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Tout au long de l'émission, les propos du NARRATEUR sont illustrés par des photos et des séquences vidéos des sites concernés.


Générique d'ouverture


Titre :
Les 100 merveilles du monde, première partie


La Terre est présentée avec un marqueur indiquant «Angkor Vat et Angkor Thom» à Siem Reap au Cambodge.


NARRATEUR

Au Cambodge,

le site d'Angkor désigne

tout un groupe de monuments se

répartissant sur une superficie

d'environ 230 kilomètres carrés.

La centaine de temples

que constitue le site

représentait un centre

administratif et religieux

exceptionnel pour l'époque.

Angkor est constituée

de trois sites principaux:

Angkor Vat, la cité

d'Angkor Thom et le Ta Prohm.

Angkor Vat est le plus grand, le

plus connu, le plus majestueux

des temples. En khmer, «Angkor

Vat» signifie «la pagode de

la ville». La construction,

commencée au douzième siècle,

a duré 37 ans et il illustre

parfaitement l'art khmer.

Mais Angkor Vat est aussi

une ville, construite comme

la capitale de l'empire khmer

avec, en son centre, le temple

d'État consacré principalement

à Vishnu, dieu suprême

de l'hindouisme, symbolisé

par la tour centrale.

Tout est symbolique

dans ce temple. Il est orné

de multiples bas-reliefs

sculptés qui figurent

de nombreuses scènes de guerre.

La décoration khmère

se caractérise par

des représentations de dieux,

d'hommes et d'animaux.

L'iconographie est forte.

Toujours dans la symbolique,

les murs d'enceinte représentent

la chaîne de montagnes

sur laquelle repose le mont

Meru qui est le centre

de l'univers pour les hindous.

Pour les Cambodgiens,

c'est une source d'inspiration,

de recueillement, une fierté

nationale auquel tous lui

vouent un culte particulier.

Autre particularité, sur les

murs des monuments, on trouve

des sculptures de jeunes

femmes nommées Apsaras,

danseuses célestes

au torse nu et aux seins ronds.

Devant ces merveilles, on ne

peut que citer l'un des premiers

visiteurs occidentaux du temple,

un moine portugais qui s'était

rendu sur le site en 1586 et qui

avait déclaré: «Le temple

est d'une telle construction

extraordinaire qu'il

n'est pas possible

de le décrire sur papier.

D'autant plus qu'il n'est pas

comme les autres bâtiments

dans le monde. Il a des tours,

des décorations et tous

les raffinements que le génie

humain peut concevoir.»

L'ensemble du territoire

est classé au patrimoine

mondial de l'humanité

de l'UNESCO depuis 1992.

Non loin, le Tonlé Sap

est le plus grand lac

d'Asie du Sud-est.

Fonctionnant comme un véritable

coeur, il se gonfle et se

dégonfle au rythme des moussons.

Il est bas de février à juin

et haut de juillet à novembre.

Il multiplie sa surface

par quatre et sa profondeur

par dix grâce au phénomène

des vases communicants

avec le Mékong en crue.

Cette véritable mer intérieure

qui inonde les forêts et

les champs alentour est aussi

l'une des zones les plus riches

du monde en poissons

et en oiseaux d'eau.

Le Tonlé Sap attire près

de trois millions d'habitants

vivant principalement

de la pêche dont plus

de la moitié sont installés

sur des villages lacustres

depuis la nuit des temps.

Dans ces villages, la population

se compose principalement

de pêcheurs et de paysans.

Dans la rue principale,

des centaines de maisons sur

pilotis. Les plus jolies sont

en bois et les autres en paille.

Les femmes découpent des fruits,

les hommes portent du bois, les

enfants jouent avec les cochons.

Les miliciens tapent le carton.

L'agriculture reste le secteur

économique dominant qui pallie

peu l'extrême pauvreté d'une

grande partie de la population.

L'économie du Cambodge

dépend encore très largement

de l'aide internationale.


Des enfants vaquent à leurs occupations dans une petite ville.


NARRATEUR

Mais grâce au secteur du textile

et du tourisme, le niveau de vie

de la population s'élève

petit à petit. Religion d'État

depuis 1989, le bouddhisme

représente aujourd'hui

96,4% de la population.

Le troisième monument

le plus célèbre d'Angkor

est le temple Ta Prohm.

Il signifie «l'ancêtre Brahma».

Autrefois, il était un monastère

autour duquel se tenait

une immense ville. Il a

la particularité d'avoir

été laissé en ruines.

En effet, au début

du vingtième siècle, les archéologues

de l'École française

d'Extrême-Orient prirent

le parti de le laisser comme

ils l'avaient trouvé dans l'idée

de montrer aux visiteurs comment

la cité avait été découverte par

les explorateurs du dix-neuvième siècle.

Des travaux importants

furent tout de même mis en place

afin de permettre la visite

du site et de contrôler

la croissance des arbres.


D'énormes arbres prennent racine sur la structure du temple.


NARRATEUR

Au centre de cet ancien

périmètre, le temple lui-même

fait penser à Preah Khan, autre

site où la végétation s'est

développée parmi les pierres.

L'image d'une splendeur passée.


Des pratiquants se rendent au temple bouddhiste de leur ville.


NARRATEUR

Introduit sur le territoire

khmer vers le treizième siècle,

le bouddhisme a fini par

séduire les souverains d'Angkor

et supplanta la première

religion hindouiste présente.

Mais les Khmers ont gardé

un vieux fond d'animisme. Leur

univers est peuplé de génies

et d'esprits, bons ou mauvais.


Au temple, des musiciens jouent de la musique traditionnelle.


NARRATEUR

Joints au bouddhisme

et à l'hindouisme, cet animisme

explique l'attitude mystique

des Khmers qui veillent à

respecter l'harmonie du cosmos.

La majorité des croyants

espèrent une vie prochaine

sans douleur grâce aux prières

et aux nombreuses offrandes.

Ils s'accommodent des obstacles

et sont résignés à leur sort.

Le peuple cambodgien est

un peuple pétri de spiritualité.


Une prêtresse asperge des pratiquants agenouillés avec un petit bâton et un bol d'eau.


La Terre est présentée avec un marqueur indiquant «Golden Gate Bridge» à San Francisco aux États-Unis.


NARRATEUR

San Francisco

est certainement la plus

européenne des villes

américaines. Située en

Californie au bord du Pacifique,

sur une péninsule, elle déploie

les charmes du vieux continent

dans un site magnifique

et un contexte qui lui

est bien du Nouveau Monde. San

Francisco semble à fleur d'eau.

San Francisco est l'une des

rares grandes villes d'Amérique

du Nord à dimension humaine.

Sa situation et sa topographie

si particulière l'ont

préservée de la démesure.

Ses courbes opulentes semblent

vouloir échapper au carcan

rigide du plan octogonal

imposé à toute ville américaine.

Bâtie sur une quarantaine

de collines, elle est quadrillée

de rues ondulantes au gré

des accidents de terrain.

Une douceur de vivre

de bohème occidentale émane

des maisons colorées typiques

de la vieille ville.


Des voitures descendent une rue très sinueuse et magnifiquement aménagée avec des fleurs et des haies.


NARRATEUR

Le [mot_etranger=EN]cable car[/mot_etranger] est un petit

wagon de bois sans moteur.

Il fit son apparition

à San Francisco en 1873,

mis au point par l'ingénieur

anglais Hallidie.

Huit lignes furent mises

en service sur un réseau

de 180 kilomètres.

Seulement trois lignes

de 17 kilomètres demeurent

opérationnelles aujourd'hui.

Ces voitures grimpent

et dévalent les pentes

les plus raides de la ville en

s'accrochant à un câble placé

entre les rails qui

les tractent sur des pentes

de plus de 20% d'inclinaison.

Le conducteur lâche la passe

du câble pour s'arrêter

et s'y agrippe de nouveau

pour repartir. Quatre systèmes

de freinage permettent

de gérer de vertigineuses

descentes en toute sécurité.

Rapide coup d'oeil

à la célèbre prison d'Alcatraz.

Et nous voici dans Chinatown.

Le quartier chinois de San

Francisco, fondé en 1848,

est la plus grande communauté

chinoise hors d'Asie.

Les marchés aux poissons,

les boutiques

et les restaurants lui donnent

un caractère authentique.

Ici, on est en Chine.

Le Fishermen's Wharf, ou quai

des pêcheurs, s'étend sur

la rive nord de San Francisco.

Très prisé des visiteurs,

ce secteur est célèbre pour ses

différents musées dont celui de

la marine, pour ses ferries, qui

assurent la liaison avec l'île

d'Alcatraz et ses kiosques

servant des fruits de mer et

plus précisément des crabes de

Dungeness et des

(mot_etranger=EN]clam chowders[/mot_etranger)

servies dans un bol à pain.


Un cuisinier prépare des crabes dans un petit restaurant.


NARRATEUR

Véritables institutions

culinaires, certains restaurants

appartiennent à la même famille

depuis plusieurs générations.

Le Golden Gate Bridge

est le célèbre pont suspendu

qui traverse le détroit

du Golden Gate qui mène

au Pacifique. Il relie San

Francisco au nord de la baie.

Au pied du pont, Fort Point

représentait le principal

bastion de défense de la côte

durant la guerre de Sécession.

Avec plus de 2700 mètres de

long, le Golden Gate constitue

aujourd'hui le monument le plus

célèbre de San Francisco,

la porte maritime vers l'Asie.

Sa construction que l'on doit

à l'architecte allemand Strauss

s'est heurtée à de nombreuses

difficultés. Débutée en 1933,

elle s'est étalée sur plus

de quatre ans et elle a changé

le profil économique

de toute la région nord,

autrefois très isolée.

On reconnaît le Golden Gate

Bridge à sa couleur orange

internationale, sa courbe

gracieuse souvent

à demi voilée par la brume

et par l'architecture de

ses deux tours qui mesurent

chacune plus de 230 mètres.

Avec ses 1280 mètres de portée

entre la tour nord et la tour

sud, le Golden Gate Bridge est

ainsi longtemps resté le pont

suspendu le plus long du monde.

Il est donc un point de passage

routier de premier ordre

qui permet de relier la ville

de San Francisco aux autres

grands centres du nord

de la Californie et notamment

la ville de Sausalito.

Sausalito, la ville flottante,

est unique dans la baie

de San Francisco. Pendant

la Seconde Guerre mondiale,

ce fut un chantier naval

puis une casse pour bateaux.

Dans les années 1960, les

hippies investirent les lieux

sur des péniches, faisant

de Sausalito une ville

flottante aux superstructures

des plus excentriques.

Une image de liberté comme

aime à le montrer l'Amérique.


La Terre est présentée avec un marqueur indiquant «Salvador de Bahia» au Brésil.


Dans la ville de Salvador, plusieurs passants et voitures circulent.


NARRATEUR

Salvador est

la capitale de l'État de Bahia

au nord-est du Brésil.

Elle fut même la capitale

du pays jusqu'en 1763, date à

laquelle Rio reprit le flambeau.

Salvador alors s'est endormie

dans la douceur des tropiques.

Son réveil débute dans

les années 1990 grâce

à son inscription sur la liste

du patrimoine mondial

de l'UNESCO et aussi grâce

à l'éclosion du Brésil

sur la scène internationale.

De plus, Salvador est réputée

moins dangereuse que les villes

du sud telles Rio et San Paulo.

La colonie, fondée en 1549 par

Tomé de Souza, qui installa le

siège du gouvernement portugais,

devint un centre de la culture

de la canne à sucre et une

plaque tournante de l'esclavage.

La majorité de la population de

Salvador comporte une ascendance

africaine, ce qui lui vaut le

surnom de Perle noire du Brésil.

Jouxtant son centre historique

de la Plaza Tomé de Souza,

les Jésuites construisirent

une magnifique église considérée

comme la plus imposante

du dix-septième siècle au Brésil.

La façade a même été construite

avec des blocs de pierre venus

du Portugal. L'intérieur possède

des plafonds en bois sculpté et

l'on note un magnifique retable

de style maniériste et baroque.

L'iconographie et la symbolique

sont très marquées. Et ici,

tout n'est qu'or, marqueterie

précieuse et peintures

lumineuses. Rien n'est

trop beau pour sanctifier

le dieu des catholiques.


Des gens circulent sur une place du centre-ville.


NARRATEUR

La place Terreiro de Jesus, qui

a accueilli la première faculté

de médecine du Brésil, est une

place d'une grande importance

historique et culturelle située

devant la cathédrale dans

le centre de Salvador de Bahia.

Salvador, ville de ferveur.

Ici, une église côtoie une autre

église et la cité ne compte

pas moins de 165 lieux de culte.

Tous plus magnifiquement

décorés les uns que les autres.

Le baroque, c'est l'exagération

du mouvement, la surcharge

décorative, l'exubérance

et la grandeur parfois pompeuse,

mais aussi des effets

dramatiques, la tension.

Les très beaux azulejos apportés

du Portugal, les fresques en

trompe-l'oeil et les sculptures

allégoriques vont jusqu'à

la surcharge des églises.

Il ne faut pas oublier

que la présence des Portugais

au Brésil est missionnaire.

Il s'agit de convaincre

à la religion catholique romaine

les populations locales.

Par sa splendeur, c'est

le rôle du baroque religieux.

Classé au patrimoine mondial

de l'UNESCO en 1985, le quartier

du Pelourinho est le centre

historique de Salvador de Bahia.

Ses petites rues étroites

fourmillantes de vie,

ses galeries d'art,

ses salles de concert

et ses cafés en plein air

en font un quartier très vivant.

Jadis, on suppliciait ici

les esclaves sous les yeux

des passants. Non loin, l'église

et le couvent do Carmo.

Construit au seizième siècle,

c'était l'un des plus grands

monastères du Brésil.

L'église originelle, détruite

par un incendie en 1788,

a été reconstruite en 1803.

Le joyau de l'église est

un Christ mort datant de 1730

en cèdre incrusté de 2000

gouttelettes de sang en rubis.

La statue est l'oeuvre

de l'esclave Francisco Xavier

das Chagas. Il est exposé

et porté en procession chaque

année le lundi de Pâques.

On s'attache vite à San Antonio,

autre quartier de la ville-hôte,

mais un peu à l'écart

de l'agitation du Pelourinho.

C'est un quartier résidentiel

avec des maisons polychromes

aux couleurs vives souvent

ornées de décorations

en stuc d'une grande qualité.

Les barons du sucre, du commerce

ou de l'esclavage vivaient ici.


Plusieurs personnes se promènent près d'une plage.


NARRATEUR

Mais le Brésil et Salvador

ne dérogent pas à la règle.

C'est aussi ces merveilleuses

plages de sable blanc

réputées dans le monde entier.

Plonger dans les vagues

océaniques des Pituba,

Armaçao et Itapoa et boire

une caïpirinha en contemplant

le coucher du soleil

sur la baie de Tous les Saints

est un rêve à exaucer.

Il faut prendre un bateau

pour quitter Salvador

et se rendre à Morro.

Morro de São Paulo

est une colline située

sur l'île de Tinharé.

À deux heures de bateau

au sud de Salvador de Bahia.

Elle fut un repaire

de pirates et de corsaires

durant la période coloniale.

Ici, pas de voitures.

Juste quelques brouettes

pour faciliter

le transport des bagages.

Les restaurants restent à la

portée des bourses des routards

et l'ambiance est décontractée.

On parcourt à pied les quatre

principales plages qui ont

chacune leur identité.

La Primeira Praia, «la première

plage», c'est le quartier des

restaurants et des boutiques.

Malgré le développement

touristique, Morro de São Paulo

a su garder son identité

de petit trésor insulaire qui

n'échappe pas aux connaisseurs.

Le sable est si chaud

qu'on s'y brûle les pieds.

La mer si claire qu'on croit

y décerner des coraux.

Et pour ceux qui recherchent

la tranquillité absolue, reste

la Quarta Praia, «la quatrième

plage». C'est une plage de rêve

bordée de cocotiers. Idéale pour

quelques jours en amoureux, «la

quatrième plage» est très prisée

des couples en lune de miel.

La vie est si douce sur Morro

que beaucoup de touristes

choisissent de prolonger

leur séjour. Certains routards

y séjournent même plusieurs

semaines, car quand on quitte

Morro, mieux vaut ne pas

regarder derrière soi de peur de

regretter déjà ce petit paradis

de la baie de Tous les Saints.


La Terre est présentée avec un marqueur indiquant «Le Mont-Saint-Michel» en France.


NARRATEUR

Posé là sur

la grève tel un vaisseau

venu des cieux,

le Mont-Saint-Michel partage

toute sa dimension spirituelle.

Situé aux confins

de la Normandie, le Mont

est îlot granitique

de 92 mètres d'altitude.

C'est à la demande de l'archange

Michel, celui qui est en lutte

contre le mal, qu'Aubert, évêque

d'Avranches, construisit

et consacra en ce lieu reculé

une première église en 709.

En 966, à la demande du duc

de Normandie, une communauté

de Bénédictins s'établit sur le

rocher. L'église préromane y fut

alors élevée avant l'an 1000.

Au fil des siècles

et de l'histoire, le Mont

est devenu l'un des plus grands

centres de pèlerinage

de la chrétienté médiévale.

Aujourd'hui, 12 moines vivent

encore au monastère. Premier

site le plus visité

de France après Paris,

le Mont-Saint-Michel est devenu

un espace mondialement célèbre

autant pour sa dimension

spirituelle et symbolique

que pour son intérêt

historique et architectural.

Des pèlerinages, il en reste

des traces et notamment celle

de l'Auberge de La Mère

Poulard. Sa célèbre omelette

est devenue l'emblème

gastronomique de la cité.

Cette recette a été développée

au dix-neuvième siècle par la mère

Poulard qui avait remarqué

que les pèlerins arrivaient

à l'abbaye complètement

affamés. Il lui fallait donc

un plat facile et rapide

à préparer à toute heure.

Il s'agit d'une omelette

soufflée, quelquefois

additionnée de crème fraîche,

dont le blanc et le jaune

ont été battus séparément. Elle

est ensuite cuite à feu vif.

Du plus humble au plus nanti,

tout pèlerin a ici posé

son séant et a savouré

le bonheur simple d'un plat

chaud après une longue route.


Dans le restaurant de la Mère Poulard, des gens mangent ou commandent un repas. En cuisine, des cuisiniers préparent des omelettes.


Dans les rues étroites du Mont-Saint-Michel, plusieurs passants déambulent.


NARRATEUR

La Grande Rue est la rue

principale du Mont-Saint-Michel.

Elle monte en spirale

autour du rocher pour mener

le visiteur au pied de l'abbaye.

L'ascension de la rue

se fait entre les boutiques de

marchands de souvenirs au milieu

d'une foule de visiteurs.

À ce stade, le site nous offre

un panorama complet du lieu

sacré et de l'architecture

médiévale du onzième au seizième siècle.

Au treizième siècle s'établit

l'ensemble gothique

de l'abbaye. Deux bâtiments

de trois étages couronnés

par le cloître et le réfectoire.

Durant la guerre de Cent

Ans, guerre dynastique

entre l'Angleterre et la France,

l'abbaye renforça ses

protections en bâtissant de

hautes constructions militaires.

Devenue prison sous la

Révolution française de 1789 et

l'empire napoléonien, l'abbaye,

et la ville actuelle, est l'une

des rares villes de France

à avoir conservé l'ensemble de

ses fortifications médiévales.

L'histoire du Mont-Saint-Michel

est intimement mêlée à celle de

la France. Brûlé à différentes

reprises au cours des siècles,

il fut toujours reconstruit

et chaque fois avec plus

de splendeur. C'est au treizième

siècle qu'il a pris

la silhouette architecturale

que nous lui connaissons.

De par sa topographie

particulière, l'abbaye

est l'endroit en Europe où les

plus forts coefficients de marée

se produisent. D'une amplitude

de près de 10 mètres, la mer

se retire à grande vitesse,

mais revient à celle

d'un cheval au galop,

recouvrant les sables mouvants.

À marée haute, le rocher est

totalement entouré d'eau.

De nombreux pèlerins

trop aventureux

y ont laissé leur vie.

L'église abbatiale fut

construite sur un ensemble

de cryptes primitives. Elle

se caractérise par deux styles

architecturaux. La nef et

les transepts, construits sur

l'ancienne église carolingienne,

sont de style roman

du onzième siècle, le choeur et

les chapelles rayonnantes, eux,

sont purement de style gothique.

La statue de l'archange

Saint-Michel, le protecteur

du Mont, placée au sommet

de l'église abbatiale, culmine à

170 mètres au-dessus du rivage.

Chaque année, près de trois

millions de visiteurs

viennent l'admirer dans

sa parure de feuilles d'or.

Le choeur, véritable

chef-d'oeuvre de l'art

gothique, a été construit

pour remplacer le choeur roman

effondré en 1421.

Plus de 70 ans seront

nécessaires à son élévation.

Commencé en 1446,

il sera achevé en 1521.

Dans ce choeur, légèreté

et lumière se joignent

pour permettre à l'esprit

de s'élever vers les cieux.

Les moines des fraternités

monastiques de Jérusalem

y célèbrent la messe

tous les jours.

Le cloître n'est pas situé

au centre du monastère

et ne communique pas avec toutes

ses composantes comme c'est

le cas dans d'autres abbayes.

Sa fonction est donc purement

spirituelle. Celle d'amener

le moine à la méditation.

La pierre de Caen a ici permis

une grande finesse de sculpture.

Le réfectoire prolonge le

cloître sur l'un de ses côtés.

Ce summum de symétrie

de très grande dimension pouvait

accueillir toute la communauté

monastique. Pendant

toute la durée du repas,

le silence était obligatoire.

Les moines avaient donc

mis au point un code gestuel

qui leur permettait

de communiquer entre eux.

La salle capitulaire, qui était

la salle de réunion où on

organisait la vie du monastère,

est devenue plus tard

la salle des Chevaliers

après la fondation

de l'Ordre de Saint-Michel.

Une merveille d'art gothique.

Autre merveille, mais

de génie civil celle-ci. Suite

à l'effondrement du choeur roman

en 1421, la construction

de la crypte Saint-Martin

fut nécessaire à l'élévation

du nouveau choeur gothique.

La crypte dite des Gros Piliers

sert véritablement de fondation

à l'église abbatiale.

Les piliers, au nombre de dix,

dont huit ont 5 mètres

de circonférence, sont

impressionnants tant par leur

diamètre que par leur densité.


En pleine nuit, des images du Mont-Saint-Michel illuminé sont présentées.


NARRATEUR

Outre la foule des pèlerins

anonymes, le Mont-Saint-Michel

a été visité et occupé

par des nombreux artistes.

Madame de Sévigné et Victor Hugo

étaient fascinés par le site.

Ils y puisaient une forte source

d'inspiration et de mysticisme.

De nombreux auteurs et peintres

romantiques venaient au Mont

pour son charme mystérieux, unique

et ses qualités pittoresques

tel Guy de Maupassant.

L'abbaye escarpée poussée là-bas

loin de terre, comme un manoir

fantastique, stupéfiante

comme un palais de rêves,

invraisemblablement

étrange et belle.


La Terre est présentée avec un marqueur indiquant «Acropole» à Athènes en Grèce.


Des militaires marchent dans les rues d'Athènes, puis plusieurs quartiers sont présentés.


NARRATEUR

Athènes fut fondée vers 800

avant notre ère de la fusion

de plusieurs villages sur

le site protégé de l'acropole.

C'est aujourd'hui la capitale

de la Grèce, pays membre

de la Communauté européenne,

et qui compte 750 000 habitants.

La place Syntagma est la place

la plus populaire d'Athènes.

En plus de la tombe du Soldat

inconnu grec et du Parlement,

on y trouve des commerçants

qui nous rappellent que la ville

vit beaucoup du tourisme

en raison de son histoire.

Athènes a été l'une des cités

dominantes de la Grèce Antique

et du monde occidental

au cours du premier millénaire

avant Jésus-Christ.

Sous son âge d'or, atteint sous

Périclès, sa domination était

à la fois politique, financière,

militaire et culturelle.

Le musée national archéologique

d'Athènes possède l'une des plus

vastes collections d'antiquités

grecques au monde avec plus

de 20 000 références datées

de la préhistoire jusqu'à

la fin de l'Antiquité.

Le mont Lycabette est l'un

des points de vue les plus

remarquables d'Athènes.

Il culmine la ville à 277 mètres

de hauteur et à son sommet se

dresse l'église Saint-Georges.

Plaka, l'ancien quartier

d'Athènes, s'étend au pied

de l'acropole. C'est un dédale

de petites rues où l'on trouve

aujourd'hui de nombreux

restaurants et magasins

de souvenirs où

il fait bon se perdre.

Le quartier possède de belles

maisons de style néoclassique

et il est coupé

par la rue Adrianou,

la plus ancienne rue d'Athènes.

Un peu plus loin,

toujours au pied de l'acropole,

se trouve l'Olympiéion,

le temple de Zeus olympien.

Sa construction a débuté

au sixième siècle avant Jésus-Christ

et a été achevée par Hadrien

en 131 après Jésus-Christ.

Ses commanditaires voulaient

en faire le plus grand temple

du monde, mais de ce temple

corinthien de 108 mètres

de longueur, il ne reste

aujourd'hui que 15 colonnes

de 27 mètres de hauteur chacune.

La Pnyx est une colline située

à l'ouest de l'acropole

et surplombant l'ancienne agora.

L'agora désigne

un lieu de rassemblement,

le marché de la cité.

Mais elle n'était pas seulement

un marché animé et odorant,

c'était également la place

où se trouvaient les bâtiments

politiques et religieux comme

les institutions démocratiques.

Non loin se situe le temple

d'Héphaïstos. Datant du

cinquième siècle avant Jésus-Christ,

comme le Parthénon, ce temple

est le monument ancien

le mieux conservé d'Athènes.

La stoa d'Attale accueillait

dans l'Antiquité une quarantaine

de boutiques. Il s'agissait

d'un centre commercial qui a été

reconstruit à l'identique

dans les années 1950 et qui

abrite désormais le musée

de l'Agora d'Athènes.

Au pied de l'acropole se

trouve le théâtre de Dionysos.

Considéré comme le berceau

du théâtre grec antique et de la

tragédie, c'est ici que furent

créées les célèbres tragédies

classiques d'Eschyle,

de Sophocle ou d'Euripide.

Non loin, encastré au pied

de l'acropole, se trouve l'odéon

d'Hérode Atticus. C'est

dans ce théâtre de 5000 places

en gradins construit au IIe

siècle avant Jésus-Christ que se

déroule aujourd'hui le festival

d'Athènes, théâtral et musical.

L'acropole, qui signifie «ville

haute», car il s'agit du point

le plus élevé de la ville,

est l'un des hauts lieux

de l'humanité et le plus bel

ensemble architectural que nous

ait légué la civilisation

grecque à son apogée.

C'est un ensemble de

12 monuments témoignant

de la puissance de la ville.

On peut accéder à la citadelle

uniquement par une pente

tortueuse du côté ouest

appelée chemin des Panathénées.

L'ancienne forteresse, incendiée

par les Perses en 480 avant

Jésus-Christ, Périclès décide

alors de bâtir le Parthénon

et les autres temples

qui s'y trouvent. C'est

l'âge d'or de la Grèce antique.

Usé par le temps et les guerres,

le site vit maintenant

une époque de fouilles

et de restaurations

depuis le dix-neuvième siècle.

L'Érechthéion, temple situé

au nord du Parthénon,

est l'exemple le plus parfait

de l'architecture grecque.

Postérieur au Parthénon,

il est dédié à Athéna

et à Poséidon Érechthé.

En faisant le tour du temple,

on mesure la complexité

de son plan, dont l'originalité

provient de cette double

affectation et de

la déclivité du terrain.

Majestueux sur l'acropole,

le Parthénon a été érigé entre

447 et 432 avant Jésus-Christ.

Le monument et plus généralement

l'acropole tiennent lieu

d'hommage à Athéna,

déesse protectrice de la cité.

Le Parthénon est sa demeure.

Construit en 15 ans, entièrement

en marbre, il est considéré

depuis l'Antiquité comme

une représentation parfaite de

l'architecture de style dorique.

Les chapiteaux des colonnes

sont dépouillés et

les plans suivent un sens

rigoureux des proportions.

Périclès, alors gouverneur

de la Grèce Antique, voyait

dans ce chef-d'oeuvre une façon

de communiquer au monde la

puissance et la supériorité des

valeurs d'Athènes. C'est pour

cette raison qu'il va y employer

les meilleurs artisans

et y utiliser les matériaux de

construction les plus précieux.

Le Parthénon est inscrit

au patrimoine mondial

de l'UNESCO depuis 1987.


La Terre est présentée avec un marqueur indiquant «Yucatán, Terre Maya» au Mexique.


À Mérida, des passants circulent dans les rues et les places publiques.


NARRATEUR

Mérida, avec plus

d'un million d'habitants,

est la capitale de l'État

du Yucatán au Mexique.

Construite sur les ruines

d'une grande ville maya détruite

par les conquistadors espagnols

à leur arrivée en 1542, la ville

possède une architecture

de ville européenne.

Elle possède un riche passé

colonial et autour de

la Plaza Grande, le centre

historique se place sous

le signe de l'architecture

et de la peinture.

Quatre siècles d'histoire

coloniale s'inscrivent sur

ses façades et dans ses musées.

Et en soirée, les rues

s'animent de concerts

de rue, de spectacles

et de danse mettant en valeur

les traditions yucatèques.

Durant la colonisation,

les Espagnols détruisirent

les bâtiments religieux

et politiques des Mayas pour

les remplacer par leur propre

centre civil et religieux.

Achevée en 1590, c'est ici

la première cathédrale

sur les terres du Nouveau Monde.

Elle fut construite avec

les pierres de l'ancienne

pyramide maya qui se

trouvait à l'emplacement

de l'actuel palais municipal.

Le Palais du Gouvernement,

reconnu comme le chef-d'oeuvre

le plus abouti de l'architecture

décorative puuk, nécessite

un peu de restauration,

ayant été retrouvé dans un état

de conservation exceptionnel.

Il fut construit en 1890 sur

une immense terrasse triple.

La rigoureuse symétrie obtenue

par les dimensions des portes

et leur espacement mettent

en valeur l'exubérance

des peintures qui couvrent les

deux tiers supérieurs du palais.

El Teatro Peón Contreras est le

théâtre le plus ancien de Mérida

et l'un des théâtres

les plus importants du Mexique.

Construit à partir de 1900,

il a été inauguré en 1908.

De style néoclassique français,

dans son hall s'élève l'escalier

monumental entièrement en marbre

de Carrare. Théâtre puis

cinéma, il est maintenant

le centre culturel du Yucatán.


Une grande pyramide en pierre est présentée.


NARRATEUR

Fort heureusement, les Espagnols

n'ont pas détruit toutes

les traces de l'ancienne

civilisation maya. Située à

moins de 80 kilomètres au sud de

Mérida, Uxmal, antique cité maya

de la période classique,

est le site le plus visité

du Yucatán après Chichén Itzá.

Son essor, son apogée et son

déclin couvrent une période

assez brève au neuvième

et dixième siècle.

Gouvernée par des dirigeants

compétents et stimulée par

une alliance avec Chichén Itzá,

Uxmal a maintenu son apogée

local sur le plan

politique et économique

pendant plus de 150 ans.

La construction s'est

effectuée sans plâtre tant

ses pierres ont été taillées

et ajustées avec précision.

L'ensemble se compose de

plusieurs pyramides, temples et

constructions diverses. C'est

un modèle d'architecture et

de décoration puuk. Ce qui

veut dire que les décorations

sont rajoutées à la base

brute et nue des bâtiments.

Juste à l'arrière

du complexe se dresse

une pyramide à neuf degrés,

la Grande pyramide d'Uxmal.

Le bâtiment est un carré

d'approximativement

80 mètres de côté et mesure

35 mètres de haut.

Le temple qui se trouve

sur la plateforme supérieure,

accessible par un large

escalier, a été nommé Temple

des Aras à cause des reliefs

représentant ces oiseaux

qui en ornent la façade.

À Izamal, la circulation

automobile conserve

des proportions raisonnables.

Rues pavées, calèches

et vieux lampadaires

y entretiennent une ambiance

passéiste et provinciale.

La ville est connue dans

le Yucatán comme «la ville

jaune» puisqu'elle tourne

autour de son immense couvent

tout d'ocre jaune peint, tout

comme l'ensemble des maisons

coloniales qui l'entourent

sur quatre ou cinq rues.

L'important monastère

franciscain dédié

à Saint-Antoine de Padoue a été

achevé en 1561. Le couvent était

un centre intellectuel important

au seizième siècle, abritant

une école pour les Indiens

ainsi qu'un séminaire destiné

aux moines venant d'Espagne.

Izamal est encore aujourd'hui

un lieu de pèlerinage

dans la région du Yucatán.

La petite ville de Valladolid

conserve son âge colonial.

Il fut édifié par les Espagnols

sur les décombres

d'une cité maya, Zaci.

Les tranquilles allures

provinciales de la ville

sont trompeuses. Valladolid

se surnomme Ciudad Heroica

et son histoire fut marquée des

premières heures de la conquête

jusqu'au début du vingtième siècle par

de sanglants affrontements entre

colonisateurs et indigènes.

L'église qui fait face

à la place centrale présente

une belle façade sculptée, mais

un intérieur des plus austères.

Au musée attenant, on y trouve

néanmoins quelques peintures

originales racontant la terrible

conquête espagnole et narrant

l'histoire de la ville.

En déambulant dans les rues

colorées de Valladolid,

on arrive à l'église

de San Bernardino de Siena

et à l'ancien couvent El Cisal.

Le style franciscain est très

beau sur le plan architectural,

mais il a aussi des intérieurs

d'une grande sobriété.

Ces constructions sont

les plus anciennes du Yucatán

depuis l'arrivée des Espagnols.

Chichén Itzá.

Le site de Chichén Itzá présente

aujourd'hui un ensemble

de terrasses, de temples et de

pyramides encore très mystiques.

Il est constitué de nombreux

monuments dont El Castillo,

nouvelle merveille du monde.

Il est à la fois le site maya le

plus visité du Mexique, le plus

étudié et le plus controversé.

Ses ruines qui couvraient

25 kilomètres carrés au temps de

sa splendeur ont fait l'objet de

restaurations soignées. L'UNESCO

rendit hommage au génie de ses

bâtisseurs en classant le site

au patrimoine mondial en 1988.

En 2007, la cité entra

au palmarès des nouvelles sept

merveilles du monde. Et aussi

le plus controversé puisqu'après

un siècle d'études,

les archéologues s'interrogent

toujours sur des questions

comme: comment se dessine

la chronologie du site? Qui

furent vraiment les habitants de

cette cité? D'où venaient-ils?

Ce que l'on devine

schématiquement, c'est que

Chichén Itzá a connu trois

grandes vagues de peuplement qui

se sont traduites par des usages

de construction bien distincts.

Il connut son apogée avec

la civilisation maya entre

le septième et le neuvième siècle.

Puis, le site se vida

et redevint un centre important

lorsque les Toltèques envahirent

le Yucatán au douzième siècle.

Les deux cultures se mélangent.

C'est pourquoi on retrouve

dans ce site magique

des représentations des dieux

de la civilisation maya,

mais aussi toltèque.

Chichén Itzá reste encore

un lieu empli de mystères, car

certains hiéroglyphes ne sont

toujours pas décodés, laissant

place alors à l'imaginaire.


La Terre est présentée avec un marqueur indiquant «La Vallée de Mai» aux Seychelles.


Des passants et des voitures parcourent les rues d'une île des Seychelles.


NARRATEUR

Les Seychelles

sont situées dans l'océan Indien

à proximité de l'équateur

et des côtes africaines.

Ces îles ont longtemps été

une escale sur la route de

la soie autant qu'un refuge pour

les pirates, avant de devenir la

destination rêvée des voyageurs.

Des plages idylliques,

une végétation luxuriante

et une flore unique.

Les 115 îles de l'archipel

sont considérées comme

les derniers paradis sur Terre.

Presque la moitié du territoire

est classé en zone naturelle

protégée. Une préservation

que l'on doit à une grande

implication du gouvernement

et à l'isolement géographique

des Seychelles.

Moins de 100 000 habitants

plutôt jeunes et largement

métissés peuplent les îles les

plus accessibles de l'archipel.

Le pays est pauvre et il y a peu

d'agriculture ici. Pour

les locaux, la vie s'écoule

au gré des floraisons

dans la douceur équatoriale.

L'activité économique

est générée par

le tourisme et la pêche.

Victoria est la capitale et la

plus grande ville des Seychelles

ainsi que son centre politique,

économique et administratif.

Elle est située sur la côte

nord-est de l'île de Mai,

île principale de l'archipel.

En 1502, lorsque le navigateur

portugais Vasco de Gama

la découvre, l'île est

encore inhabitée. Puis,

au dix-huitième siècle, la France

et l'Angleterre se disputent

cette partie de l'océan Indien.

La ville ne compte alors

guère plus d'une petite centaine

de maisons de bois. Aujourd'hui,

Victoria, la porte d'entrée

des Seychelles, concentre

plus de 25 000 habitants,

c'est-à-dire un quart

de la population seychelloise.

Il faut prendre le bateau

pour rejoindre la vallée de Mai,

située dans l'île de Praslin,

la deuxième île des Seychelles.

La majeure partie de l'île

est recouverte par la forêt

équatoriale. Il y fait

très sombre, même en plein jour.

La vallée de Mai est une voûte

de feuillage, un enchevêtrement

de racines, lianes, mousses,

feuilles et rochers

où l'on entend que

le murmure des ruisseaux

et le sifflement des oiseaux.

Durant l'été austral, d'octobre

à mars, la forêt est alimentée

par une moyenne pluviométrique

mensuelle atteignant près

de 4 mètres en janvier.

La brise de mousson

du nord-ouest apporte

une chaleur lourde et humide.

L'épanouissement de la flore

y est à son apogée.

Dans le milieu

des années 1960, la vallée

devient une réserve naturelle.

La faune et la flore cohabitent

en harmonie. On y trouve

les célèbres cocos de mer

ou coco-fesses, lait vanillé

et différentes espèces d'oiseaux

parmi les plus rares au monde.

La Digue est la troisième île

la plus peuplée des Seychelles.

Elle est très appréciée

grâce à ses plages de sable fin.

On s'y promène principalement

à pied, à vélo ou en char

à boeufs. Cette île granitique,

qui ne se situe qu'à

6 kilomètres de Praslin,

est réputée pour son calme.

Plusieurs lieux peuvent être

visités sur ce domaine

comme l'usine d'huile de coprah

fabriquée avec de la noix

de coco séchée, ou encore

l'impressionnant château

Saint-Cloud qui se trouve plus

à l'intérieur dans les terres.

En plus de sa tranquillité,

La Digue est renommée

pour ses plages superbes

et ses sites spectaculaires

sculptés par le vent et la mer

au cours de millions d'années.

Anse Source d'Argent est

sans aucun doute la plus célèbre

plage de Praslin, mais aussi

une des plus belles du monde.

Rochers de granit,

sable blanc, eau turquoise,

une vraie carte postale.

Si l'on vient de si loin

voir les Seychelles, c'est

en raison de cette crique.

Anse Source d'Argent, la vitrine

de l'archipel, photographiée des

millions de fois et immortalisée

en 1976 dans le film

érotique «Goodbye Emmanuelle».

À quelques minutes à vélo,

Grande Anse est le

(mot_etranger=EN]spot[/mot_etranger)

de

surf des Seychelles et le lieu

où l'on vient se retrouver

en famille pour pique-niquer

ou pour se ressourcer.

Et voici Petite Anse,

cachée derrière son voile

minéral. Un rêve de plage

fait plage de rêve...

Des blocs granitiques passant

par tous les tons du rose

au gris, une étendue de sable

fin et une eau si limpide.

Magnifique en surface,

mais aussi en profondeur.


En bateau, des plongeurs sautent à l'eau et explorent les profondeurs marines.


NARRATEUR

Les eaux seychelloises abritent

d'énormes blocs de granit

incrustés de corail,

des bancs de poissons

aux couleurs vives, des tortues,

des raies, des requins.

Autour de Mai et de Praslin,

quatre réserves marines

nationales protègent les espèces

de la faune tropicale du récif

corallien des Seychelles.

Douceur de vivre, magnificence

des paysages, dépaysement total,

les îles Seychelles restent

une destination privilégiée

vers le paradis terrestre.

La population seychelloise,

très métissée, est originaire

d'Europe, d'Afrique

et de l'Inde. Ses habitants

sont francophones. La langue

courante est le créole.

Comme une pâte à modeler

portant l'empreinte de doigts

géants, les immenses blocs

de granit font la célébrité

des plages seychelloises.

Froissée par l'érosion,

irisée par la mer,

cette merveille de la nature

se transforme encore au gré

des changements de lumière.


Des couchers de soleil sur la mer sont présentés.


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