Les 100 merveilles du monde

Du grandiose Colosse de Rhodes, à la magnificence du phare d'Alexandrie, en passant par la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, le temple d'Artémis, la statue de Zeus, et le tombeau de Mausole; il ne subsiste des 7 Merveilles du monde (antique) que les grandes Pyramides de Gizeh en Égypte à côté du Caire. Aujourd'hui ce sont le Colisée à Rome, la grande muraille de Chine, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, le Taj Mahal en Inde, le Machu Picchu au Pérou, Chichén Itzá au ...

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Vidéo transcription

5ème partie

À la découverte des merveilles du monde entre l’Inde, la France et l’Israël. Embarquez pour le Taj Mahal, la région des vins du Cap, Oaxaca, Jerash, le Château de Chenonceau, Saint-Barthélemy, et Jérusalem.



Réalisateur: Jacques Vichet
Année de production: 2016

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Tout au long de l'émission, les propos du NARRATEUR sont illustrés par des photos et des séquences vidéo des sites concernés.


Générique d'ouverture


Titre :
Les 100 Merveilles du Monde Cinquième partie


Sur un globe terrestre, un point lumineux indique l'emplacement du Taj Mahal et de Fort Rouge, en Inde, dans la ville d'Agra.


Des séquences vidéo et des photos du Taj Mahal, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées.


NARRATEUR

Au sud de Delhi,

Agra, le paradis. Du seizième siècle

au dix-septième siècle, la ville est

capitale et connaît son apogée

sous les règnes successifs

des empereurs Akbar, Jahângîr

et Shâh Jahân.


Des portraits des empereurs sont montrés.


NARRATEUR

C'est ce dernier

qui fait construire le Taj Mahal

en 1631, avant de transférer

la capitale de l'Empire à Delhi.


Dans les rues d'Agra, des gens circulent à pied, en vélo ou en touk-touk.


NARRATEUR

Aujourd'hui, Agra attire des

millions de touristes en raison

de la présence majestueuse

du très célèbre mausolée.


Des touristes visitent le Taj Mahal.


NARRATEUR

Le complexe funéraire du

Taj Mahal est construit avec des

matériaux provenant de diverses

régions de l'Inde et de l'Asie.

Plus de 1000 éléphants seront

employés pour transporter

les matériaux nécessaires.


Un grand jardin s'étend devant le tombeau de marbre blanc.


NARRATEUR

Vue des jardins, la majesté du

Taj Mahal en impose. On marche

doucement, comme dans un rêve,

vers ce tombeau de marbre blanc

nimbé dans une ouate nuageuse

qui en accentue la magie.

Le plan des jardins suit

la description du paradis

avec ses quatre rivières d'eau,

de lait, de vin et de miel.

Le dôme central du tombeau

est entouré par quatre

minerais identiques.

Ce sont 28 types de pierres

précieuses et semi-précieuses

qui composent des calligraphies

et les motifs de marqueterie

incrustés dans le marbre blanc.

À l'origine de ce sublime

mausolée de marbre blanc,

l'amour passionnel de l'empereur

Shâh Jahân pour sa compagne,

Mumtaz Mahal qui, en persan,

signifie «la lumière du palais».


Un portrait du couple est présenté.


NARRATEUR

Elle meurt le 17 juin 1631

en donnant naissance

à leur quatorzième enfant.

Effondré à sa mort, il voulut

lui rendre le plus bel hommage

qui soit. Résultat: ce lieu

aussi majestueux que poétique.


Des tombeaux décorés de gravures de fleurs sont montrés.


NARRATEUR

Inscrit au patrimoine de

l'UNESCO, le Taj Mahal est le

premier site touristique d'Inde

où se pressent, chaque année,

2,5 millions de visiteurs.

À la gauche du Taj Mahal

se trouve une mosquée faite

de grès rouge qui marque

un fort contraste avec

le Taj Mahal en marbre blanc.

La mosquée Jama Masjid a été

construite afin de sanctifier

l'endroit et afin de fournir

un lieu de culte aux pèlerins.

Du côté droit se trouve une

réplique exacte de la mosquée

destinée à maintenir la symétrie

architecturale. Mais ce pavillon

n'est pas employé comme

mosquée, car il n'est pas

orienté vers la Mecque.


Un bassin d'eau s'étend devant la mosquée.


NARRATEUR

L'encadrement des arcs

et les tympans sont

revêtus de marbre blanc.

Les tympans sont entièrement

recouverts d'arabesques florales

en marqueterie de pierre.

Les structures de la mosquée

et du pavillon sont identiques.

Elles comportent une

imposante salle de prière

de forme oblongue composée

de trois travées voûtées.

Le choix des textes du

Coran qui sont calligraphiés

sur les murs du Taj Mahal

semble caractériser

avec insistance ces lieux

comme une image du paradis.

Une véritable allégorie du jour

de la résurrection, lorsque les

morts se lèvent pour comparaître

devant Dieu qui leur dit:

«Ô, toi, âme apaisée.

Entre donc parmi mes serviteurs

et entre dans mon paradis.»


Le Fort rouge s'étend sur une pelouse verdoyante.


NARRATEUR

À proximité immédiate

des jardins du Taj Mahal,

le Fort rouge d'Agra, monument

significatif du dix-septième

siècle moghol, est une puissante

citadelle de grès rouge

enserrant, dans son enceinte

de 2,5 kilomètres de périmètre,

la ville impériale avec

un grand nombre de palais.

La ville d'Agra ayant été

choisie comme capitale par

les Moghols, elle se devait de

posséder son fort rouge depuis

lequel, d'ailleurs, l'empereur

Shâh Jahân pouvait contempler

le Taj Mahal où reposait

le corps de sa bien-aimée.


Le fort de Delhi est montré.


NARRATEUR

Comme le fort de Delhi, celui

d'Agra est l'un des symboles

les plus évidents de la grandeur

des empereurs moghols

qui s'affirma sous Akbar,

Jahângîr et Shâh Jahân.

Derrière les murailles,

le Jahângîr Mahal est

le palais construit par Akbar

pour son fils Jahângîr.


Des visiteurs se promènent dans la cour intérieure du palais.


NARRATEUR

C'est un mélange d'architectures

d'Asie centrale et hindoue.

Les monuments du Fort rouge

marquent l'apogée d'un art

indo-musulman très marqué par

les influences venues de Perse.


Un jardin intérieur est montré.


NARRATEUR

La citadelle impériale protège

donc un grand nombre

de palais féeriques

comme ici, le Khas Mahal,

mais aussi le Shish Mahal,

la tour octogonale, ainsi

que les salles d'audience

construites sous le règne

fastueux de Shâh Jahân.

On remarque également, dans

le complexe palatial, deux très

belles mosquées de marbre blanc,

dont la mosquée de la Perle.


Le Diwan-i-Aam, un bâtiment au toit plat avec de nombreuses arches, est montré.


NARRATEUR

Le Diwan-i-Aam est

le pavillon des audiences

publiques ajouté au Fort rouge

par Shâh Jahân en 1628.

Le toit plat est supporté

par trois rangées de

piliers magnifiquement

ornés et travaillés.

C'est là que l'empereur écoutait

les doléances du peuple

entouré de tapis de soie

et où il recevait ses ministres

en rêvant, le regard perdu,

à son tendre amour disparu.


Le globe terrestre apparaît à nouveau. Un point lumineux place la région des vins du Cap en Afrique du Sud.


Dans la région du Cap, des vignobles verdoyants sont entourés de lacs et de montagnes.


NARRATEUR

Située au milieu

de l'hémisphère sud, entre

l'Équateur et l'Antarctique,

l'Afrique du Sud jouit

d'un climat tempéré qui varie

d'une région à une autre.

Ce fut Jan van Riebeeck,

le premier gouverneur du pays

au dix-septième siècle, qui ordonna

la plantation de vignes

sur le sol sud-africain.

Et si l'on peut dater les

premières vendanges en 1659, les

premiers colons n'étaient pas

encore de très grands amateurs

ni connaisseurs en vins.

Il faudra attendre le gouverneur

Simon Van der Stel qui,

plus tard, donnera son nom à la

région vinicole du Stellenbosch,

pour attribuer toutes

ses lettres de noblesse

aux vins d'Afrique du Sud.

Depuis, il a acquis

une réputation mondiale.


Un grand bâtiment blanc avec des statues de chérubins sur la devanture se dresse au bout d'une plaine.


NARRATEUR

La région des vins qui

se déploie, donc, autour de

Stellenbosch regorge de domaines

semblables à celui-ci,

le Groot Constantia,

qui est le plus ancien.

Les demeures sont magnifiques

avec des architectures

typiques, Cape Dutch,

le style hollandais du Cap.


Des vignes s'étendent parallèlement dans un champ bordé d'arbres.


NARRATEUR

Le domaine Vergelegen, lui,

s'étend le long des pentes

du Helderberg et a acquis

une réputation internationale

pour la qualité de ses vins,

surtout de ses rouges.

Le domaine qui fut l'un

des premiers en Afrique du Sud

a su évoluer et enrichir son

travail à l'aide des plus grands

professionnels et connaisseurs

du monde oenologique.

Au fil du temps, il a été

aménagé et amélioré suivant

le modèle européen et

est devenu une référence

dans les domaines viticoles

et vinicoles en Afrique du Sud.


Des fûts en bois sont montrés. Ils portent la mention «Vergelegen».


NARRATEUR

Racheté en 1985 par

des Anglo-Américains,

il est le mariage intelligent

de la technologie moderne

et du savoir ancestral.

Les meilleurs crus vieillissent,

ici aussi, dans des fûts

en chêne français.


Logé au creux de montagnes, un autre vignoble est montré.


NARRATEUR

À l'opposé, dans la réserve

de la montagne de la Table,

au coeur de cette célèbre région

de Simonsberg, se trouve

le domaine de Delheim qui a

été fondé au début des années

1930 par des passionnés.

Il s'étend sur les monts

vallonnés en un site idéal

au pied de la montagne.

À force de recherches

et d'expériences, tant sur

la nature des sols que sur celle

des cépages, les propriétaires

ont réussi des assemblages

de cabernets sauvignons et de

merlots de très belle facture.


La boutique du vignoble est montrée. On y sert du vin dans des coupes portant la mention «Delheim».


NARRATEUR

Mais ce qui fait la réputation

de la région des vins en Afrique

du Sud n'est pas seulement

son vin et ses vignobles, c'est

aussi l'architecture hollandaise

des bourgades avec les maisons

qui ont pignon sur rue,

typiques des dix-septième et dix-huitième siècles.


Les maisons décrites par le NARRATEUR sont montrées. Les devantures sont décorées de buissons et d'arbres luxuriants.


Un domaine clôturé est montré. Sur le terrain, plusieurs bâtiments sont construits, ainsi qu'une fontaine.


NARRATEUR

De nombreux propriétaires

viticoles d'origine française

se sont installés sur les terres

fertiles d'Afrique du Sud.

En 1990, Anne Cointreau,

descendante de la famille

propriétaire de la liqueur

du même nom, fait l'acquisition

du vieux domaine de Morgenhof

qu'elle fait entièrement

restaurer et l'ouvre

au tourisme lorsque l'Afrique

du Sud s'ouvre au monde

en abolissant l'apartheid.

Depuis, avec son jardin à

la française et son restaurant

gastronomique, le domaine est

devenu un incontournable de

la route des vins sud-africaine.

Un tiers du chiffre d'affaires

du domaine est d'ailleurs

réalisé grâce à l'oenotourisme.

Grâce au travail

de restructuration et

d'amélioration entrepris dans

les vignes et dans le chai, un

des vins du domaine a été classé

«meilleur vin du Nouveau Monde».


L'intérieur du restaurant et de la boutique est montré. Différentes bouteilles de vin y sont exposées. Des fûts en chêne sont entreposés dans une pièce sombre.


NARRATEUR

Au bout de la route des vins,

Franschhoek, littéralement

le «coin des Français».


Dans une vallée bordée de montagnes, des maisons blanches sont installées entre des allées d'arbres feuillus.


NARRATEUR

C'est ici, en 1687, après la

révocation de l'édit de Nantes

par le roi Louis quatorze, que

les premiers réfugiés huguenots,

les protestants français fuyant

la France à la fin des guerres

de religion, s'installèrent.

Après que leurs navires

eurent jeté l'ancre

au Cap, le gouverneur

Van der Stel leur attribua

des terres dans la région.

Ici, les noms français de

vignobles jalonnent la route:

la Provence, l'Allée Bleue,

la Motte, Haute Cabrière.

Mais l'intégration s'est si bien

déroulée que plus personne ne

parle le français aujourd'hui.

Franschhoek est donc un village

afrikaner calme et propret

qui donne aux visiteurs

la possibilité de goûter

à une vaste gamme de vins

pour accompagner la cuisine

française raffinée, et aussi

la possibilité de visiter

de superbes domaines vinicoles

comme celui de Boschendal.


La pièce où les fûts sont gardés est montrée. Juste à côté, dans une cave à vin, une quantité impressionnante de bouteilles sont entreposées.


NARRATEUR

Boschendal fait d'excellents

chardonnays ou sauvignons,

plus d'autres très bons

vins non exportés.

Ses propriétaires et d'autres

luttent aussi pour garder

une production artisanale

de qualité face aux

coopératives qui privilégient,

elles, le rendement.

L'Afrique du Sud est le huitième

producteur mondial de vin,

et sa vendange est estimée

à 8 millions d'hectolitres issus

de 100 000 hectares de vignes,

soit une surface légèrement

inférieure aux vignobles

bordelais en France.


Des images de la région vinicole du Cap sont montrées pour une dernière fois.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, un point lumineux indique la ville d’Oaxaca, au Mexique.


NARRATEUR

Au Mexique,

la ville d’Oaxaca est située

dans les vallées centrales

du pays, sur les contreforts

de la Sierra Madre.

Capitale de l'État homonyme,

Oaxaca est une ville envoûtante.


Des bâtiments colorés bordent les rues étroites de la ville. Au loin se dessinent des montagnes. Des arbres et des parcs enjolivent aussi la ville.


NARRATEUR

Oaxaca abrite de nombreux musées

et d'admirables édifices

religieux parmi lesquels

se distingue la cathédrale.


Une énorme cathédrale se dresse sur une place en pierres grises.


NARRATEUR

La construction de la cathédrale

a commencé en 1535 et, en raison

de tremblements de terre durant

le chantier, elle ne fut

consacrée que 200 ans plus tard.

Dédiée à Notre-Dame-de-l'Assomption,

sa façade baroque est

faite de pierres couleur

gris-vert, fréquentes dans

les bâtiments de la ville.

La porte centrale est encadrée

par San Pedro et San Pablo.

Au milieu de la façade,

une image de pierre sculptée

de Notre-Dame-de-l'Assomption

sur les nuages.

Au-dessus, un calice représente

le sacrement de l'Eucharistie

et, au sommet, le Saint-Esprit,

comme une colombe, en vue de

face, avec une lumière émanant

derrière ses ailes déployées.

Les tours de la cathédrale

ont été restaurées au

vingtième siècle, après un énième

tremblement de terre.


L'extérieur de la bibliothèque est montré. À l'intérieur, une cour intérieure est aménagée.


NARRATEUR

La bibliothèque municipale

centrale d’Oaxaca occupe une

maison de la fin du dix-septième

siècle ou du début du dix-huitième.

C'est une véritable représentation

de l'architecture civile de

la ville. On y découvre un joli

patio avec de la verdure et

les salles de lecture tout

autour, dont une consacrée

à la lecture de journaux.

Ces cinq salles abritent

plus de 6000 publications

relatives à des thèmes

politiques et historiques.


L'église de Santo Domingo est montrée. Des visiteurs longent ses imposants murs en pierres grises.


NARRATEUR

Ville de pèlerinage, Oaxaca

regorge d'églises toutes plus

belles les unes que les autres.

Celle de Santo Domingo,

édifiée à la fin

du seizième siècle a une façade

d'inspiration Renaissance.

À l'entrée, l'arbre généalogique

de saint Dominique

de Guzman, fondateur

de l'Ordre des Dominicains.

Nuestra Señora de la Soledad,

Notre-Dame de la Solitude,

est une église dédiée

à la patronne de la ville:

la Vierge de la Soledad.

Son image serait

apparue ici même.

Cette église du dix-septième

siècle possède une superbe

façade sculptée comme

un véritable retable.

Construite entre 1682 et 1697

par le Père Fernando Méndez,

de style baroque, sa façade

de pierres sculptées

ressemble à un paravent.


L'église est montrée, telle que décrite par le NARRATEUR.


NARRATEUR

À l'intérieur, le bâtiment

conserve un certain nombre

d'intéressantes pièces d'art de

valeur telles que des peintures,

des sculptures, des ornements

religieux, un orgue daté 1686 et

un beau retable de style baroque

recouvert de feuilles d'or.

Deux voûtes en berceau

couvrent le bâtiment et

des anges semblent léviter

au-dessus des croyants.

À la jonction des voûtes se

trouve une coupole octogonale.

Dans tout le Mexique,

la dévotion est grande.

Dès l'ouverture, les églises

se remplissent pour la prière.

Cette profonde dévotion

n'est pas feinte et certains

prétendent que c'est

cette foi et ces prières

qui sauvent le monde du chaos

qui le menace en permanence.


Une autre église est montrée.


NARRATEUR

Les travaux de construction

de l'église San Felipe Neri

et de ses deux bâtiments

annexes ont commencé en 1733

et s'achèvent en 1773,

date à laquelle elle fut

consacrée sous le

patronage de la Vierge

et de San Felipe Neri, fondateur

de la congrégation du même nom.

À l'intérieur de l'église,

une série de retables en or

considérés comme les plus

remarquables de la ville.

San Felipe Neri est

un extraordinaire témoignage

artistique de l'époque baroque

de la fin du dix-huitième siècle

où coexistent deux tendances

architectoniques opposées:

l'une austère, conservatrice

et respectueuse des canons,

et l'autre débordante et

imaginative qui semble dépourvue

de règles et de limites.

Comme anecdote historique,

notons que c'est ici, en 1841,

que s'est marié Benito Juárez,

le célèbre président

mexicain indien qui avait

fait voter la séparation

de l'État et du clergé.

On retrouve le plan d'église

en forme de croix latine,

surmonté de voûtes dont

la centrale est octogonale.

Sur le retable, la Vierge

surplombe San Felipe Neri.


La ville d'Oaxaca est montrée.


NARRATEUR

Oaxaca recèle un nombre

impressionnant de bâtiments

coloniaux situés en plein coeur

du centre histoire de la ville.


Un bâtiment avec des colonnes, des statues et des voûtes est présenté.


NARRATEUR

L'Institut des sciences et

des arts présente une façade

Renaissance. Cette belle maison

du dix-huitième siècle a été

transformée en université

au dix-neuvième siècle,

sous l'impulsion du président

Juárez, afin que le savoir

aide à l'émancipation du pays.

Cette université, aujourd'hui

transformée en musée,

contient une très importante

collection de livres constitués

principalement d'ouvrages

appartenant aux anciens

monastères de la région.


D'énormes bibliothèques encastrées dans les murs du bâtiment sont montrées.


Des jardins peuplent la ville, offrant ainsi des espaces verts au milieu de l'espace urbain.


NARRATEUR

La ville contient un certain

nombre de parcs et jardins

publics dont beaucoup étaient

d'anciennes terres appartenant

au clergé. Autour de l'ancien

couvent de Santo Domingo a été

créé un jardin ethnobotanique

avec des centaines

d'espèces de plantes

toutes originaires d’Oaxaca.


Le jardin est montré. Puis, un couvent avec des arches et des dômes est montré.


NARRATEUR

Les premiers projets

de construction du couvent

datent de 1551 et étaient

l'oeuvre des Dominicains.

Toutefois, ce n'est qu'en 1608

que le couvent de Santo Domingo

a été ouvert alors qu'il

n'était même pas achevé;

deux tremblements de terre

au début du dix-septième siècle

ayant détruit l'ancien couvent.

Quatre ans plus tard, il a

été officiellement inauguré

et, en 1623, il sera élevé

au statut d'université

où seront enseignées

la philosophie et la théologie.

Le couvent est très sobre,

voire archaïque, dans ce royaume

du baroque qu'est le Mexique.


Les corridors de l'énorme couvent sont vides.


NARRATEUR

La cour intérieure, sa fontaine

monumentale et les couloirs sont

d'aspect pratiquement médiéval

et leur état est resté intact.

Pendant plus de deux siècles,

le monastère a été habité

par les moines et, à partir

de 1812, il a été occupé

par les armées durant la guerre

d'indépendance du Mexique.

Le couvent abrite aujourd'hui

le Musée régional d’Oaxaca

avec une importante

collection retraçant

l'histoire de la ville.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, pour désigner la cité romaine de Jerash, en Jordanie.


Des séquences vidéo et des photos de la ville du site de Jerash, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées.


NARRATEUR

Fondée au troisième siècle

avant Jésus-Christ par

les Grecs, la ville antique

de Jerash connut son apogée

sous les Romains aux deuxième

et troisième siècles de notre ère.

Passé l'Arc de l'empereur

Hadrien, voici l'hippodrome,

construit à l'époque

de la dynastie des Sévères

dès la fin du deuxième siècle.


Des murets en pierres et des portillons entourent une terre sablonneuse.


NARRATEUR

L'hippodrome est équipé de

dix portillons, des carceres,

et pouvait accueillir

15 000 spectateurs.

Les courses de charrettes

étaient un grand moment

de la vie culturelle

des cités romaines.


Des vestiges de portes et de colonnes en pierres se dressent devant le site.


NARRATEUR

On entre dans la ville

par la porte sud. Ici

arrivaient les caravanes

en provenance d'Arabie.

Plusieurs portes sont connues

sur le tracé des remparts,

mais seules celles du nord

et du sud sont bien conservées.

Les inscriptions nous apprennent

que plus d'une dizaine

de divinités étaient

adorées dans la ville.

Mais seuls les vestiges des

sanctuaires consacrés à Zeus

olympien et à Artémis, sa fille,

sont aujourd'hui visibles.


Des murets et des vestiges du sanctuaire sont montrés. Du gazon pousse à travers les pierres.


NARRATEUR

Le sanctuaire de Zeus,

implanté sur le flanc oriental

de la colline, domine le site.

C'est une alliance économique

avec dix autres villes

de la région, la décapole,

et dans une période opulente

que Jerash s'est développée.

Durant cette ère prospère,

la ville s'est ornée de rues

pavées à colonnades,

d'immenses temples,

de théâtres, de places publiques

spacieuses, de fontaines

et de murailles percées

par des tours et des grilles.

Le tout bien agencé autour d'un

plan. Hormis donc, ces bâtiments

remarquables, Jerash a été

construite en tant que ville.


Jerash est montré en vue aérienne. Des visiteurs se promènent sur le site, parmi les décombres et les pierres.


NARRATEUR

Les architectes de l'époque ont

dressé et suivi des plans qui

avaient déjà fait leurs preuves

dans d'autres villes antiques.

Aujourd'hui, le site de Jerash

est considéré comme l'un des

sites archéologiques les mieux

conservés de l'Empire romain.

La ville, à son apogée,

recouvre donc un site grec, mais

elle sera elle-même recouverte

par une ville byzantine

avant d'être abandonnée.

Dissimulée sous le sable

pendant plusieurs siècles,

elle est en fouille et

en restauration depuis 70 ans.

Sur le cardo maximus, l'axe

bordé des édifices les plus

élégants de Jerash, le nymphée

est une fontaine sacrée dédiée

à Tyché, la déesse de la chance.

À l'origine, l'ensemble était

surmonté d'un demi-dôme.


Un mur courbé sculpté de fioritures et de colonnes est montré comme vestige de la fontaine.


NARRATEUR

Sa présence et ses proportions

monumentales caractérisent

l'opulence de Jerash.

Un véritable jet d'eau

tombait en cascade au milieu

des colonnes corinthiennes

dans une grande vasque,

puis dans divers bassins.

Nous sommes au théâtre sud

de la ville. Ce superbe édifice

fut construit sous le règne de

Domitien à la fin du premier siècle.

Quelque 4000 spectateurs

y entraient par deux portes,

munis de billets en terre

en forme de rondelles.

Seuls les hommes avaient

le droit d'occuper

les 29 rangs de gradins.

Les places étaient repérées

par des lettres grecques

dont on devine encore

la trace au premier rang.


Des visiteurs se promènent dans les gradins.


NARRATEUR

Ce qui est impressionnant

ici, c'est la maîtrise

de l'acoustique

à l'intérieur du théâtre.

Le spectateur qui se trouve

à la dernière rangée

de gradins entend, en effet,

aussi bien que celui

qui se trouve à la première.

Une incroyable

prouesse acoustique!


Les vestiges du temple d'Artémis sont montrés. Des marches descendent et remontent parmi les colonnes.


NARRATEUR

Le temple d'Artémis, l'autre

temple de la ville, donc,

est un temple romain

érigé en 105 ans sous

le règne d'Antonin le Pieux.

C'est le monument le plus

important de la cité. D'abord

parce qu'il s'agit du temple

de la déesse tutélaire

de Jerash, mais surtout par

les proportions de l'édifice.

L'ensemble de la construction

s'étale sur près de

650 mètres de longueur.

Et avec plus de 40 mètres

de dénivelé, du point le plus

bas au point le plus haut,

une véritable mise en scène

architecturale concrétise

un parcours initiatique,

symbolique et mystique.

Les processions partaient

de la rivière et montaient

vers le temenos.

Le bâtiment possédait

un portique de 12 colonnes

corinthiennes dont la taille

est si haute que les jours

de grands vents, on en voit

vaciller les fûts.

Onze sont encore debout.


Le soleil éclaire les colonnes, qui brillent sous le ciel bleu de la Jordanie.


NARRATEUR

Le temple d'Artémis était censé

être le plus beau temple

et le plus important de

la Jerash antique, contenant

des panneaux de marbre fins

et une statue de culte richement

décorée dans la cella.

Rien n'était trop beau

pour honorer la protectrice

de la ville.


Le site de Jerash est montré, baignant dans la lumière d'un coucher de soleil.


NARRATEUR

Malgré le peu d'écritures

existant sur l'histoire de

Jerash, l'archéologie permet

de démêler l'écheveau du fil

du temps. Les scientifiques

sont même remontés jusqu'à

l'âge de bronze où, déjà,

le site était occupé.

Car ici, les hommes, génération

après génération, ont laissé

dans le sol et dans

la pierre les traces voulues

de leur passage: de la plus

sobre à la plus exubérante.


Le globe terrestre apparaît à nouveau. Un point lumineux indique l'emplacement du château de Chenonceau, en France. Puis, des images de l'extérieur du château sont montrées.


NARRATEUR

Le château

de Chenonceau fait partie

des châteaux communément appelés

châteaux de la Loire au temps

de la Renaissance française,

où la cour royale se déplaçait

souvent dans cette région

à l'abri de la capitale.

Bâti en 1513 sur une base

médiévale par Thomas Bohier

et sa femme Katherine Briçonnet;

embelli par Diane de Poitiers,

puis par Catherine de Médicis;

sauvé, pendant la Révolution

française par Louise Dupin,

il est ainsi surnommé

«le château des dames».

Thomas Bohier et sa femme

vont donc entreprendre

de nombreux travaux, amorçant

la transformation du domaine

et sa mue vers ce que

nous observons aujourd'hui.


Le château traverse un cours d'eau sur des piliers qui forment un pont. L'extrémité arrière du château donne sur un jardin.


NARRATEUR

On accède au rez-de-chaussée

par un escalier suivi

d'un petit pont.

Diane de Poitiers, la seconde

femme importante de ce château

était confidente de François premier

et fut ensuite la favorite

de son fils, Henri [chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain].

Des portraits des individus mentionnés sont montrés.


NARRATEUR

Elle exerça une grande

influence sur ce roi qui l'aima

sincèrement, bien qu'elle eut

20 ans de plus que lui.

Sous son règne de 1547 à 1559,

elle bénéficia d'un grand

nombre d'honneurs et

de dons, donc notamment

le château de Chenonceau.

À la mort de Henri [chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain] en 1559,

son épouse, Catherine de

Médicis, va prendre sa revanche

sur Diane de Poitiers,

sa rivale, la favorite du roi.

Catherine fait donc édifier sur

le pont de Diane cette galerie

formant un espace de réception

unique au monde et donnant ainsi

au château son aspect actuel.

Longue de 60 mètres et large

de 6, elle servait de salle

de bal et fut inaugurée

en 1577, lors des fêtes données

par Catherine de Médicis

et son fils, Henri [chiffre_romain=3]III[/chiffre_romain].

La salle est la partie qui s'avance dans l'eau. L'intérieur de la salle est montré.


NARRATEUR

Catherine de Médicis est

une figure emblématique

du seizième siècle, mais son nom

est irrémédiablement attaché

aux guerres de religion opposant

catholiques et protestants et

son rôle dans le massacre de la

Saint-Barthélemy contribue à en

faire une figure controversée.


Ailleurs dans le château, des pièces dont les murs sont couverts de tapisserie sont agencées à des meubles de bois sculpté.


NARRATEUR

Une légende noire la dépeint

comme une personne acariâtre,

jalouse du pouvoir, ne reculant

devant aucun crime pour

conserver son influence.

Mais aujourd'hui, on reconnaît

néanmoins en elle une des plus

grandes reines de France.

Dans le corps de logis, deux

cabinets italiens du seizième siècle

ont été aménagés. C'est l'ancien

cabinet de travail de Catherine

de Médicis pendant sa régence

et l'on distingue au plafond

les deux «C» entrelacés

du logo de Catherine.


Dehors, des visiteurs se promènent dans les jardins.


NARRATEUR

Par son mariage avec Henri [chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain],

Catherine de Médicis était

devenue reine de France et

la mère de cinq futurs rois

et reines: François [chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain], Charles

(chiffre_romain=9]IV[/chiffre_romain], Henri [chiffre_romain=3]III[/chiffre_romain)

, Elizabeth

d'Espagne et Marguerite,

dite la reine Margot.


Un portrait de la reine Margot est montré.


NARRATEUR

Une pièce du château est

dédiée aux deux filles

et trois belles-filles de

Catherine de Médicis: c'est

la chambre des cinq reines.

Sur les murs, on peut voir une

suite de tapisserie des Flandres

du seizième siècle représentant

le siège de Troie ou

le couronnement du roi David.

Après la mort de ses deux

frères, Henri [chiffre_romain=3]III[/chiffre_romain] accédera

au trône de France et mettra

ainsi fin à la régence

de Catherine de Médicis.

Les fastes continueront

dans cette villégiature royale

qu'est Chenonceau, et la cour

aimera venir ici se montrer

dans l'entourage du roi.


Un portrait du roi est montré.


NARRATEUR

Mais Henri [chiffre_romain=2]III[/chiffre_romain] sera assassiné

en 1589 et l'histoire du château

va continuer à être marquée

par les femmes qui en furent

les bâtisseuses ou en seront

les propriétaires.

Parmi elles, Louise de Lorraine,

la veuve du roi, dont

la chambre au second étage

porte le deuil de son mari.


Un portrait de Louise de Lorraine est montré. Dans sa chambre, le plancher de couleur vive contraste avec les murs en bois foncé.


NARRATEUR

Elle vivra ainsi jusqu'à sa mort

et sera entourée de religieuses

qui avaient élu domicile

à Chenonceau, transformant le

château en une sorte de couvent.


Une statue du Christ avec une couronne d'épines est montrée.


NARRATEUR

Mais la vie continue et grâce

à ses fabuleux territoires

de chasse, la cour va continuer

à fréquenter le château.

Le salon rouge a été redécoré

à l'occasion de la venue

de Louis [chiffre_romain=14]XIV[/chiffre_romain]

le 14 juillet 1650.


Les murs et le plancher du salon sont rouges. Sur les murs sont placés des portraits dans des cadres dorés.


NARRATEUR

Ce salon tendu de rouge possède

une collection de portraits

des dix-septième et dix-huitième

siècles français.

Parmi ceux-ci, le portrait

d'apparat du Roi-Soleil par

Rigaud et dont le grand cadre

en bois sculpté et doré

par Lepautre est composé

seulement de quatre

énormes pièces de bois.

Un portrait également de Madame

Dupin qui sauvera le château

durant la Révolution française

et un magnifique tableau

de Rubens montrant l'enfant

Jésus et saint Jean-Baptiste.

À côté, la chambre

de Gabrielle d'Estrées, la

maîtresse sulfureuse d'Henri [chiffre_romain=4]IV[/chiffre_romain].

Les murs sont ornés de tentures

dont les cartons sont de Lucas

de Leyde et de Lucas van Nevele.

Les cheminées, le sol,

le mobilier et le lit

à baldaquin sont Renaissance.


Des moulures dorées ornent les murs. Le lit à baldaquin est entouré d'un épais rideau à motifs.


Dehors, des jardins entourent le château.


NARRATEUR

Le château de Chenonceau

compte deux jardins principaux:

le jardin de Diane de Poitiers

et celui de Catherine

de Médicis, situés de part et

d'autre de la tour des Marques.

C'est la succession

des différents propriétaires

qui a donc donné au château

la célèbre image que nous

lui connaissons aujourd'hui.

Serti de plusieurs jardins

d'agréments fleuris à chaque

saison, d'un parc et

d'un domaine viticole, il est

le monument historique privé

le plus visité de France

avec près de 850 000 visiteurs

annuels, dont 40 pour cent d'étrangers.


Le globe terrestre apparaît à nouveau. Sur celui-ci est cette fois située l'île de Saint-Barthélemy, dans les Antilles françaises.


Des séquences vidéo et des photos de cette île paradisiaque sont présentées. Un petit avion se pose sur une piste d'atterrissage de l'aéroport de Saint-Barthélemy.


NARRATEUR

Gustave [chiffre_romain=3]III[/chiffre_romain] qui dessert

Saint-Barthélemy nous rappelle

que l'île a été suédoise durant

100 ans en 1784.

L'île avait été découverte par

Christophe Colomb qui l'avait

baptisée ainsi en l'honneur

de son frère, Bartolomé,

lors de son deuxième voyage

en 1493, et il l'a revendiquée

alors pour l'Espagne.


L'île est bordée de bateaux, dont plusieurs voiliers.


NARRATEUR

À l'origine, le nom caribéen

de l'île était Ouanalao.

Dotée d'un sol pauvre et d'un

climat très sec, elle n'offre

aucun potentiel économique,

mais demeure cependant un enjeu

stratégique dans le nord

des Petites Antilles, notamment

de par son port naturellement

protégé du Carénage.

Le port de Gustavia,

la principale agglomération

de l'île, est composé

de deux installations:

le port de commerce

à l'Anse du Public et le port

de plaisance à Gustavia même.


Des plaisanciers naviguent sur leurs embarcations, allant de petits voiliers à de gros yachts.


NARRATEUR

En 1648, l'île, abandonnée

par le gouvernement espagnol

qui n'en voit pas l'intérêt,

est occupée par les Français

qui viendront ici

de manière discontinue.

En 1784, la France échangera

même l'île avec la Suède

contre un droit d'accès

au navire français dans le port

de Göteborg sur la Baltique;

les enjeux stratégiques

de l'époque.

Un siècle plus tard, en 1877,

Saint-Barthélemy est rétrocédé

définitivement à la France.


Des bars et des bistros remplis de touristes se trouvent aussi sur les quais.


NARRATEUR

Dans les années 1950, le

milliardaire David Rockefeller

achète une propriété sur

cette île cachée des Caraïbes

et Saint-Barth, comme les gens

disent ici, amorce alors

sa transformation

en une destination

touristique haut de gamme.


Des boutiques haut de gamme sont montrées: Dior, Louis Vuitton, Cartier, Bulgari.


NARRATEUR

Ce développement touristique qui

est très récent a mis fin à la

pauvreté qui régnait dans l'île.

Il en est le principal moteur.

De la rétrocession de l'île en

1877 à une époque très récente,

les services publics français

ont été quasi absents de l'île,

laissant ses habitants

s'administrer eux-mêmes.


Des voitures circulent dans des rues bordées de petites maisons colorées. Des images d'un défilé costumé sont montrées.


NARRATEUR

Depuis 2007, Saint-Barthélemy

est devenu une collectivité

d'outre-mer avec plus d'autonomie.

Il poursuit ainsi sa bataille

engagée pour une valorisation

de son patrimoine et le respect

de sa qualité de vie

exceptionnelle qui fait

la fierté de ses habitants

et la joie de ses visiteurs.

La population de l'île s'élève

à 9000 habitants, lesquels sont

également et communément

appelés les Saint-Barths.

Ce sont en majorité les

descendants des colons français,

la population d'origine

africaine ayant quitté l'île

après l'abolition de

l'esclavage en 1847.


Une vue aérienne de l'île est montrée. Beaucoup d'arbres recouvrent les collines. Des plages de sable clair sont aménagées.


NARRATEUR

Saint-Barthélemy est une île

des Petites Antilles françaises

qui se situe à 230 kilomètres

au nord-ouest de la Guadeloupe

et à 25 kilomètres

au sud-est de Saint-Martin.

C'est une île montagneuse,

faite de roches volcaniques

d'environ 20 kilomètres carrés.

Elle possède 32 kilomètres

de côte. L'économie de l'île

est essentiellement axée

sur le tourisme de luxe et la

construction. Saint-Barthélemy

possède, de plus, le statut

de port franc, c'est-à-dire

sans douane, ce qui facilite

certaines transactions

et attire les capitaux.


Des hôtels de luxe sont installés dans les montagnes. Leurs piscines et leurs cours aménagées font face à la mer.


NARRATEUR

L'hôtellerie de luxe a posé ici

une référence dans le domaine du

haut standing. Il y a encore une

soixantaine d'années, Gustavia

et ses alentours n'étaient

qu'une petite bourgade

composée de maisons décrépies

entourant la rade.

À cette époque, il n'y a que

quelques bâtiments suédois en

ruine, deux ou trois commerces

et quelques habitations.

Au début des années 80,

pour faire face à l'afflux

touristique, la commune s'engage

alors dans l'aménagement

des infrastructures portuaires

et hôtelières. Et Gustavia

devient ainsi, au fil des

années, une véritable ville

moderne dédiée au tourisme.


Des spas sont aussi aménagés, avec des chambres luxueuses et des salles de massage.


NARRATEUR

Sur l'île, l'absence de

ressources naturelles a condamné

d'avance toute industrie, mais

n'a pas désarmé la population

qui est reconnue pour être

de grande moralité, spirituelle

et travailleuse. Elle exporte

du poisson, du sel, des travaux

de paille et de l'indigo.


Des gens font du surf ou du [mot_etranger=EN]kite-surfing[/mot_etranger] dans l'eau claire.


NARRATEUR

Saint-Barth présente des côtes

très découpées et de

nombreuses plages de sable

blanc font son succès.

Ses eaux forment des terrains

de jeu idéaux pour les amateurs

de sports nautiques comme le

jet-ski, le kayak, le [mot_etranger=EN]windsurf[/mot_etranger]

ou le surf et la plongée.

L'île est entourée de nombreux

îlets parmi lesquels l'île

Chevreau, l'île Coco ou l'île

Fourchue qui est un important

mouillage de plaisance.

Milieu naturel du littoral

est aussi une richesse naturelle

avec notamment 51 espèces de

coraux et des herbiers marins.

Le tour de l'île étant bouclé en

moins d'une demi-journée, ici,

on se repose, on se baigne

et on fait quelques achats

de luxe, mais [mot_etranger=EN]duty-free[/mot_etranger].

Un programme qui en vaut

bien d'autres quand

la nature est aussi belle!


Des gens s'amusent dans les vagues et sur la plage.


NARRATEUR

Saint-Barths, qui ne souhaitent

pas voir leur terre prise

d'assaut par des hordes

de touristes, ont opté dans

les années 1960, 1970 pour

la sélection d'une clientèle

plus fortunée. Pour le moment,

le choix porte ses fruits.

Devenu un véritable paradis pour

milliardaires, Saint-Barthélemy

ne fait aucune concession pour

le plus grand bonheur d'un

petit nombre de privilégiés.


Le soleil se couche sur les vagues au large de l'île de Saint-Barthélémy.


Le globe terrestre apparaît à nouveau. Un point lumineux indique l'emplacement du Saint-Sépulcre, à Jérusalem en Israël.


Des lieux de culte ou de rassemblement sont montrés. Certains sont en pierres et d'autres ont des toits dorés.


NARRATEUR

Jérusalem, en

Israël, tient une place centrale

dans les religions juive,

musulmane et chrétienne.

La vieille ville est

entourée de remparts. On y

entre à travers huit portes

prises dans les murailles.

Elle est constituée de deux

quartiers à dominante arabe

appelés quartier chrétien

et quartier musulman, ainsi que

d'un quartier à dominante

arménienne, orthodoxe et

d'un quartier à dominante juive.

Dans la ville se mêlent donc

de nombreuses religions, peuples

et groupes socioéconomiques.

Pour les Juifs, Jérusalem a

toujours été la ville sainte,

mais elle est sanctifiée

depuis des siècles par

les chrétiens et les musulmans.


Des hommes sont montrés en train d'étudier des textes religieux à l'extérieur d'un bâtiment.


NARRATEUR

Pas étonnant, alors, que

Jérusalem attise les émotions,

localement et mondialement,

car Jérusalem est bien plus

qu'un catalogue de

tranches d'histoires

modernes et anciennes.

Cette ville est aussi

une photographie d'Israël

avec une population venant

des quatre coins du globe.


L'extérieur de la basilique du Saint-Sépulcre est montré. Une rotonde dorée s'élève au-dessus du toit.


NARRATEUR

Pour les chrétiens, la basilique

du Saint-Sépulcre n'est pas

une simple église. Il s'agit du

sanctuaire englobant le lieu de

la crucifixion de Jésus, ainsi

que la grotte où le corps du

Christ fut déposé après sa mort.


Des gens prient sur une pierre rectangulaire.


NARRATEUR

À l'intérieur, la Pierre

de l'onction est l'endroit

où le corps de Jésus fut préparé

avant son ensevelissement.

Le complexe cultuel abrite

donc le rocher sur lequel

aurait été plantée la croix.


Des gens visitent le tombeau. Des chandelles sont allumées. Des statues dorées sont érigées à côté du tombeau.


NARRATEUR

Avec le tombeau de Jésus,

ces lieux sont considérés

comme très saints pour

une grande partie des chrétiens

du monde entier, qui y viennent

nombreux en pèlerinage,

et ce depuis le quatrième siècle.

Le site du Saint-Sépulcre,

après la mort de Jésus, était

devenu un lieu de dévotion

pour la communauté

chrétienne à Jérusalem.

Mais il fut enseveli

et recouvert par la suite

de terre sur laquelle

on édifia un temple païen.

C'est l'empereur Constantin

qui ordonna, vers l'an 325, que

le site antique soit découvert.

Et selon la tradition, l'évêque

Macaire de Jérusalem lui révèle

l'emplacement où fut crucifié et

enterré le Christ et lui raconte

le recouvrement miraculeux

du tombeau lors des excavations.

L'empereur entame alors

la construction d'un vaste

complexe chrétien.

Les pèlerins rapportent

les faits suivants en 333.

Là, à présent, sur l'ordre

de l'empereur Constantin,

a été construite une basilique

de beauté merveilleuse ayant

à ses côtés des réservoirs

d'où l'on tire de l'eau...

et un bassin à l'arrière où les

petits enfants sont baptisés.

La province de Palestine

gagne alors le nom de Terre

sainte pour les chrétiens.

Selon la tradition religieuse

catholique, la Via Dolorosa,

le chemin de la souffrance,

est le chemin que Jésus a

emprunté avant sa crucifixion.


Le chemin est montré. Des gens se pressent pour visiter.


NARRATEUR

Le chemin de croix retrace toute

l'histoire des derniers moments

de Jésus, depuis sa comparution

devant Ponce Pilate,

puis son jugement et

son exécution jusqu'à

sa mort et sa résurrection.

On peut également visiter

l'église Sainte-Anne,

d'architecture romane.

Selon l'Évangile,

le Christ aurait guéri

un paralytique sur ce site.

La chapelle de la Flagellation

fut construite, elle, sur

un site érigé par les croisés.

Elle est aujourd'hui administrée

par les Franciscains.

L'église possède des vitraux

remarquables représentant

le Christ flagellé et

Pilate se lavant les mains.


La chapelle et les vitraux sont montrés. Des chandelles et lampions éclairent l'endroit.


NARRATEUR

Le pavement de la chapelle a été

considéré comme faisant partie

du sol sur lequel Pilate

a posé son siège pour

décider du jugement de Jésus

et sur lequel Jésus

commença à porter sa croix.


Les rues de Jérusalem sont bondées de passants, circulant entre des boutiques et des restaurants.


NARRATEUR

On le voit, Jérusalem

tient une place centrale

dans la religion chrétienne.

Mais ici, que l'on soit

catholique, juif ou musulman,

chacun vit à son rythme

dans cette ville, certes

très balisée, mais qui

se mélange au quotidien.

À l'est de Jérusalem, le mont

des Oliviers est une colline qui

englobe, en fait, deux collines.


Le mont des Oliviers est montré.


NARRATEUR

Pour les catholiques, le sommet

du mont est le site de

l'ascension du Christ, 40 jours

après sa mort. C'est ici qu'il

quitta ses amis et disciples.

Le lieu est important pour les

trois religions monothéistes.

C'est aussi l'endroit

où se trouve le plus ancien

cimetière juif, et aussi

le plus grand du monde.

Selon la tradition juive,

le Messie toujours attendu

qui amènera la résurrection des

morts passera en premier lieu

par le mont des Oliviers avant

d'entrer dans Jérusalem.

Ce sont donc les personnes

enterrées en ce lieu qui seront

les premières ressuscitées.


Une autre église est montrée. Des visiteurs y prient.


NARRATEUR

Au pied du mont des Oliviers

se trouve également l'église

du sépulcre de la Sainte Vierge

qui, elle, est orthodoxe. Elle

appartient à l'église grecque

et à l'église arménienne et

abriterait, selon la tradition,

la tombe de la mère de Jésus,

Marie, et de Joseph, son mari.

Dans un jardin proche

des murailles, il semble

qu'il s'agirait bien ici

de la tombe où fut enseveli

le Chris après sa crucifixion

et d'où il ressuscita.


Dans un jardin désertique, une pancarte indique le lieu en question.


Une vue d'ensemble de la ville de Jérusalem est montrée.


NARRATEUR

Un lieu très saint

pour les chrétiens.

Jérusalem recèle, en fait,

toute la genèse de la

religion catholique mise

à la disposition des pèlerins.

Jérusalem est donc une ville

cosmopolite et pleine de foi qui

garantit un voyage dans l'espace

et dans le temps. Elle est

la capitale de l'État d'Israël

et la plus grande ville du pays.

Elle en est le symbole

par ses paradoxes

culturels et religieux.


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