Les 100 merveilles du monde

Du grandiose Colosse de Rhodes, à la magnificence du phare d'Alexandrie, en passant par la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, le temple d'Artémis, la statue de Zeus, et le tombeau de Mausole; il ne subsiste des 7 Merveilles du monde (antique) que les grandes Pyramides de Gizeh en Égypte à côté du Caire. Aujourd'hui ce sont le Colisée à Rome, la grande muraille de Chine, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, le Taj Mahal en Inde, le Machu Picchu au Pérou, Chichén Itzá au ...

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Vidéo transcription

8ème partie

À la découverte des merveilles entre le Brésil, l’Inde, le Mexique, la France, le Guatemala, l’Égypte et l’Argentine. Embarquez pour découvrir Rio de Janeiro, Jaipur, Uxmal, Vallée de La Loire, Lac Atitlán, Louxor et Buenos Aires.



Réalisateur: Jacques Vichet
Année de production: 2016

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Tout au long de l'émission, les propos du NARRATEUR sont illustrés par des photos et des séquences vidéo des sites concernés.


Générique d'ouverture


Titre :
Les 100 merveilles du monde Huitième partie


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement du «Christ du Corcovado» au Brésil, à Rio de Janeiro.


En séquences vidéo, une vue d'ensemble de la ville de Rio de Janeiro, survolant l'immense statue du Christ Rédempteur, les montagnes bordant la métropole et les rues urbaines, est présentée.


NARRATEUR

Deuxième plus

grande ville du Brésil, derrière

Sao Paulo, Rio de Janeiro est

l'une des métropoles les plus

importantes du continent

américain. Elle fut la capitale

du pays jusqu'en 1960

et compte près de 7 millions

d'habitants appelés «Cariocas».

Jouissant d'un grand

potentiel touristique,

la ville est également

un grand centre bancaire,

et surtout, audiovisuel.

Elle est le troisième

producteur mondial après

les États-Unis et le Japon.

Dans le très moderne quartier

du centre, la cathédrale

Saint-Sébastien déploie

ses lignes avant-gardistes

qui ne sont sans rappeler

les pyramides précolombiennes,

symbole d'union entre

ancien et nouveau monde.

Le quartier du Centro

est un quartier essentiellement

commercial et touristique.

Il accueille

une grande concentration

de sièges d'entreprises et

les administrations de la ville.

C'est un mélange

de constructions historiques

et de gratte-ciels qui sont de

véritables joyaux architecturaux

modernistes. Les plus grands

campus des grandes universités

du pays y sont installés.

Le quartier dispose d'un grand

nombre d'hôtels, de théâtres, de

cinémas, de marchés populaires,

de places et de cafés.

Il est traditionnellement

le centre de la vie bohème

de la ville, surtout vers Lapa.


Des gens se reposent aux terrasses des restaurants et des cafés.


NARRATEUR

Lapa est l'un des endroits les

plus animés en fin de semaine,

avec beaucoup de musique dans

les bars et sur les places.

On peut y écouter de la samba,

du forró, et de la MPB, la

musique populaire brésilienne.

Au cours des dernières années,

Lapa s'est imposée comme

la destination incontournable

pour les touristes étrangers,

avec ses vieilles maisons

coloniales aux couleurs vives.

Bien que la plupart des Cariocas

soient de descendance

portugaise, africaine

ou indienne, des communautés

italiennes, libanaises,

allemandes, espagnoles,

juives ou encore japonaises

coexistent dans les différents

quartiers de la ville.


Des gens circulent dans les rues achalandées de la ville.


NARRATEUR

Non loin, le Theatro Municipal,

le théâtre municipal, est

considéré comme l'un des plus

beaux et plus importants

théâtres du Brésil. Le bâtiment

a été conçu dans un style

éclectique, inspiré de l'Opéra

Garnier à Paris, en France.

Sa construction, commencée

en 1905, s'appuie sur une base

de 1180 poteaux de bois ancrés

dans les eaux souterraines.

Les artistes brésiliens

les plus célèbres associés

à des Européens ont travaillé

de concert pour réaliser

ce chef-d'oeuvre.


La façade du théâtre, ornée de statuettes et de colonnes finement taillées et aux accents dorés est présentée.


NARRATEUR

Le Palais Tiradentes, lui,

était l'ancien Parlement du

Brésil, avant que la capitale

ne soit déplacée à Brasília.

Il est aujourd'hui le siège

de l'Assemblée législative

de l'État de Rio de Janeiro.

Également construit dans

un style éclectique au début

du vingtième siècle, sa façade

en béton est ornée de colonnes

néoclassiques et de sculptures

allégoriques représentant

l'indépendance et la République.

Au Brésil, 90% de la population

déclare pratiquer activement

une religion. Mais si le

catholicisme a été la principale

religion du pays dès

le seizième siècle avec l'arrivée

des Portugais, aujourd'hui, les

catholiques de Rio de Janeiro

ne forment environ que 50%

de la population. Mais beaucoup

d'églises construites par

les colons existent toujours.

La cathédrale

Notre-Dame-du-Mont-Carmel a été

construite au dix-huitième siècle pour

les carmélites.


Des images de l'intérieur de la cathédrale, décorée de moulures dorées, sont présentées.


NARRATEUR

Elle est devenue chapelle royale,

puis impériale au dix-neuvième.

Redevenue simple église

paroissiale, elle reste l'un des

principaux monuments historiques

de la métropole brésilienne.

Dans le plus pur style rococo,

les boiseries sont l'oeuvre

du sculpteur Inácio Ferreira

Pinto, l'un des sculpteurs

les plus renommés

de la colonie au dix-huitième siècle.

C'est sous ses voûtes qu'a eu

lieu le couronnement du premier

empereur du Brésil, le premier

décembre 1822, et la signature

de la première constitution

du pays en mars 1824.

Devenue trop exiguë pour

satisfaire au besoin du culte,

la nouvelle cathédrale moderne

lui a fait perdre son statut.


Des images du parvis de l'église Candelaria, puis de sa chapelle sont présentées.


NARRATEUR

L'église de Candelaria est

également une église historique

importante dans la ville de

Rio de Janeiro. Débutée en 1775,

sa construction et sa décoration

ont duré plus d'un siècle.

L'église combine l'architecture

baroque de sa façade avec

une architecture néoclassique

et des éléments néo-renaissance

à l'intérieur. Quasi légendaire,

l'histoire au sujet de la

fondation de l'église a débuté

au seizième siècle lorsqu'un bateau

appelé Candelaria a essuyé

une très forte tempête en mer et

a failli couler. En arrivant à

Rio, les Espagnols rescapés ont

commandité la construction d'une

chapelle pour honorer le serment

qu'ils avaient fait pendant la

tempête. Cette petite chapelle

consacrée à Notre-Dame

de Candeleria a depuis été

remplacée par l'église actuelle.


Des images d'ensemble du paysage urbain de la ville, entouré de montagnes, sont présentées.


NARRATEUR

La majeure partie de la ville de

Rio fait partie d'une structure

géologique qui a subi de forts

bouleversements tectoniques

qui ont formé les collines,

les montagnes et vallées

qui caractérisent la côte.

Le [mot_etranger=PT]Pão de Açucar[/mot_etranger], «le pain de sucre», et le Corcovado,

qui veut dire «le bossu», en sont

les parfaits exemples. Pour s'y

rendre, il faut quitter Santa

Teresa, dans le quartier du

centre, en prenant le tramway.


Des visiteurs prennent le tramway qui les conduit jusqu'en haut de la montagne.


NARRATEUR

Ouvert en 1875, il est

l'un des plus anciens au monde.

Arrivé au sommet du Corcovado,

la célèbre statue du Christ

Rédempteur, bras en croix,

domine la ville du haut

des 710 mètres du rocher.

Mesurant 38 mètres de haut,

la statue fut réalisée

par le sculpteur français

Paul Landowski et érigée par

l'ingénieur brésilien Heitor da

Silva Costa. L'armature est en

béton armé et le revêtement, de

la stéatite, une roche tendre,

mais très résistante, qui

ne se fissure pas sous l'effet

des variations de température.

De simple monument religieux

à ses débuts, elle est devenue,

au fil des ans, un des emblèmes

reconnus internationalement

de la ville, au même titre

que le Pain de Sucre,

la plage de Copacabana

ou le Carnaval de Rio.


En séquences vidéo, l'immense statue du Christ Rédempteur, juchant au sommet de la montagne, est présentée.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement de la ville de Jaipur, au Rajasthan, en Inde.


Des séquences vidéo et des photos de l'État du Rajasthan et de la ville de Jaipur, en Inde, qui est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées.


NARRATEUR

Au sud-ouest,

et à 260 kilomètres

de Delhi, le Rajasthan.

Littéralement, le «pays

des rois», offre toute

une collection de palais plus

beaux les uns que les autres.

L'occasion de découvrir celui

de Jaipur, la capitale de

l'État. Le nom de Jaipur vient

de «jai», la victoire, et «pur»,

la ville. Fondée en 1727,

elle est l'oeuvre du maharaja

Jai Singh II, mathématicien,

et astronome célèbre.


Les rues achalandées de Jaipur sont présentées.


NARRATEUR

Elle suit un plan en damier

et est entourée d'une muraille

de 6 mètres de haut

et de 4 mètres de large.

L'entrée de la ville se fait par

l'intermédiaire de huit portes.

Le City Palace de Jaipur

est un complexe situé

au nord-est de la ville.

On y entre par Rajendra Pol,

magnifiquement orné par

deux éléphants en marbre

taillés dans la masse.


Au centre de la cour intérieure du palais se trouve un bâtiment aux décorations complexes et aux nombreuses arches.


NARRATEUR

Puis, un hall des audiences, le

Diwan-i-Khas, entièrement revêtu

de marbre, trône au milieu

de la cour. Et l'on plonge

dans le monde merveilleux

des havelîs,

les palais des maharajas.

Dans la pièce trônent deux

jarres en argent gigantesques,

les plus grosses au monde,

ainsi que des somptueux

lustres de cristal.

On arrive maintenant devant le

palais de la Lune. Aujourd'hui,

la plus grande partie du palais,

étant toujours occupée

par les descendants des premiers

dirigeants de Jaipur, seul le

rez-de-chaussée est accessible

aux visiteurs du musée.

Chandra Mahal est un édifice

de sept étages, et chaque

étage a son propre nom.

Sur le toit: un pavillon

surmonté du drapeau

de la famille royale

et d'où l'on peut avoir

une vue panoramique sur toute

la ville et ses jardins.

Le Mubarak Mahal, palais de

bienvenue, a été construit en

1890 dans un mélange de style

moghol, rajput et européen par

le maharaja Mahdo Singh II

afin d'y accueillir ses invités.


Des visiteurs se promènent sur le site de l'observatoire de Jaipur, décoré de sculptures et d'instruments astronomiques.


NARRATEUR

Passionné de mathématiques,

mais aussi d'astronomie et

d'astrologie, le roi Jai Singh

II fit élever cinq observatoires

en Inde du Nord dans

les années 1720. Celui de Jaipur

est le plus impressionnant.

L'observatoire englobe

une série d'instruments

astronomiques spécialisés

dans plusieurs domaines.

C'est le plus grand cadran

solaire au monde, haut de 27

mètres. Il mesure le temps qui

s'écoule à deux secondes près.


Des gens circulent dans la rue près d'un énorme portique aux multiples fenêtres grillagées, au pied d'un bazar.


NARRATEUR

Une autre singularité à Jaipur:

au carrefour de Tripolia Bazar,

une oeuvre fragile se dresse

au-dessus de l'artère Hawa

Mahal, le bien nommé palais

des vents, construit en 1799

pour mieux aérer les femmes et

concubines du maharaja en été.

Les 953 fenêtres et balcons dans

lesquels le vent s'engouffrait

et qui ornent sa façade

sur cinq étages sont, de plus,

construits de façon à permettre

aux femmes de voir l'extérieur

sans être vues en retour.


La façade du Rambahgh Palace, se trouvant devant de grands jardins, est présentée.


NARRATEUR

Le Rambagh Palace, lui,

a été construit en 1835,

dans des dimensions modestes

pour héberger une proche

servante de la reine,

la [mot_etranger=EN]nurse[/mot_etranger] du prince Ram Singh [chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain].

Le bâtiment, alors entouré d'une

forêt épaisse, est transformé

en relais de chasse en 1887

et l'architecte Sir Samuel Jacob

construit un palais

sur cet emplacement au début

du vingtième siècle, qui deviendra

la résidence d'été du maharaja.

Le palais sera habité par

la famille royale jusqu'en 1957.

Mais en raison des dépenses

d'entretien très importantes

de l'édifice et de ses hectares

de jardins, le maharaja décidera

alors de le transformer

en hôtel de luxe.


Un palais aux petites tourelles se trouvant au milieu d'un lac est présenté.


NARRATEUR

Quittant Jaipur, la route

de Delhi longe un lac serein,

au centre duquel semble flotter

un palais abandonné

aux murs couleur du soleil:

le Jal Mahal semble magique.

Le palais compte cinq étages.

Les quatre premiers

sont immergés lorsque

le lac est rempli

durant la saison des pluies.

Plus loin, sur la route, une

autre image d'éternité dominant

une gorge, une puissante

forteresse sur un piton,

à l'abri d'un second

bastion en surplomb.

Voici Amber. Amber fut fondé

au douzième siècle, au carrefour

où se rejoignent les routes

de Delhi et d'Agra.


Des visiteurs et des habitants se promènent à dos d'éléphants dans les rues du fort.


NARRATEUR

Durant cinq siècles, elle fut

capitale, et lorsque le roi

installera sa nouvelle ville à

Jaipur, le site d'Amber ne sera

pas abandonné. Non seulement

Amber conservera un rôle

essentiel dans la protection

militaire de la nouvelle ville,

mais elle restera aussi

pendant plusieurs décennies

un lieu important

de pouvoir et de religion.


Des halls décorés de colonnes et d'arches sont présentés.


NARRATEUR

Comme la plupart des forts en

Inde, celui d'Amber dispose d'un

hall des audiences publiques. Ce

hall, construit au dix-septième

siècle, a une architecture

et un décor d'un style purement

hindou, différent du style

moghol que l'on trouve

généralement en Inde du Nord.

La Ganesh Pol est la porte

de cérémonie conduisant

au palais et quartiers privés

des souverains. Cette porte,

dont l'architecture

est très influencée par

le style moghol, est ornée de

peintures murales très colorées.

Les fenêtres grillagées de la

partie supérieure permettaient

aux femmes d'observer le monde

en respectant le «purdah»,

la pratique qui empêche

les hommes de voir les femmes.


Un jardin verdoyant à l'intérieur d'une cour, décorée de fontaines de marbre, est présenté.


NARRATEUR

Dans le Zenana Bagh, le jardin

des femmes, l'eau s'écoule

par des canalisations passant à

travers les murs pour rafraîchir

l'atmosphère. La fontaine

était parfumée à l'eau de rose.

Dans ce lieu idyllique que sont

les appartements des femmes,

les 12 épouses et favorites du

maharaja demeuraient cloîtrées.

Chacune disposait d'appartements

privés donnant sur la cour

du Ram Singh Palace, où elles se

retrouvaient dans un pavillon,

entre intrigue et trahison.

Amber fut ainsi pensé

comme une pièce majeure

dans la composition de Jaipur,

créant une ville territoire

à deux têtes, enclose dans

une enceinte de plus

de 50 kilomètres de périphérie.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement du site maya d'Uxmal, au Mexique.


Des séquences vidéo et des photos de la cité antique d'Uxmal, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées. Des visiteurs grimpent les longs escaliers d'une pyramide maya.


NARRATEUR

Fort heureusement, les Espagnols

n'ont pas détruit toutes

les traces de l'ancienne

civilisation maya. Située

à moins de 80 kilomètres

au sud de Mérida, Uxmal est

une cité antique maya de la fin

de la période classique.

Son essor, son apogée

et son déclin couvrent

une période assez brève

au neuvième et dixième siècle.

La pyramide del Adivino est la

construction la plus imposante

d'Uxmal. Elle se présente

comme une énorme masse de pierre

de 35 mètres de haut, supportant

un temple à son sommet.

La construction s'est effectuée

sans plâtre, tant ses

pierres ont été taillées

et ajustées avec précision.


Des images montrant la gigantesque pyramide de tous ses côtés et les ruines environnantes sont présentées.


NARRATEUR

Il faut faire le tour de

la pyramide du Devin en passant

par le carré des Oiseaux pour en

apprécier toute la complexité.

Comme souvent, l'édifice

a été construit et agrandi sous

plusieurs époques et sa façade

ouest s'articule autour

d'une entrée dans le style des

entrées en gueule de créatures

zoomorphes, lui donnant

une allure de figure animale.


L'intérieur d'une cour et d'un long couloir de colonnes est présenté.


NARRATEUR

Le carré des Oiseaux, donc,

tire son nom des sculptures qui

ornent les vestiges des murs de

ce patio qui possède 13 colonnes

et 4 pièces. Sur les frises,

des représentations

de plantes et de toits en palmes

tressées, typiques des huttes

de paysans mayas. Il semble

que cette structure ait été

un centre administratif.


Des images de lézards et d'iguanes se reposant sur les ruines du site sont présentées.


NARRATEUR

Plus loin, le Cuadrángulo de las

Monjas, le quadrilatère

des nonnes. Quatre palais,

tout en longueur, entourent

un patio légèrement trapézoïdal.

Cette appellation, que lui

attribuèrent les découvreurs

espagnols, est due à sa

similitude avec les cloîtres

de leur contrée et ne rend

pas compte de la fonction de cet

ensemble, qui aurait servi

d'école pour des guérisseurs,

des astronomes ou des prêtres.

Comme le veut la tradition

architecturale puuc, la nudité

du bas des murs contraste

avec la riche ornementation

du registre supérieur

où des treillages en mosaïques

de pierre séparent des reliefs

symboliques, jadis stuqués

et peints de couleurs vives.

Le terrain du jeu de pelote,

lui, est moins bien conservé.


Un coin de terre presque vide et où se trouvent seulement quelques ruines est présenté.


NARRATEUR

Au sommet des deux murs latéraux

devaient se trouver des

tribunes. La balle en caoutchouc

ne pouvait être touchée ni avec

les mains ni avec les pieds, et

le but du jeu était de la faire

passer au travers des anneaux.


Sur un mur décrépit de pierre un anneau protubérant est attaché.


NARRATEUR

L'anneau a été reconstitué

à partir de fragments retrouvés

sur place et la traduction des

glyphes gravés dessus suggère

la date du 9 janvier 905.


Des ruines d'une sculpture se trouvant tout en longueur au sol sont présentées.


NARRATEUR

Ce serpent à sonnette,

lui, était la balustrade

de la tribune effondrée.

L'ensemble du site d'Uxmal

se compose de plusieurs

pyramides, temples

et constructions diverses.

Unanimement reconnu

comme le chef-d'oeuvre

le plus abouti de l'architecture

décorative puuc, le palais

du Gouverneur nécessita peu

de restauration, ayant été

retrouvé, lui, dans un état

de conservation exceptionnel.


Un énorme bâtiment reposant sur le haut d'une terre surélevée est présenté. Un large escalier mène à son entrée.


NARRATEUR

Il fut construit vers 900

sur une immense terrasse triple.

Deux hautes et fines

arches mayas relient

le bâtiment principal

aux deux édifices latéraux.

Au-dessus de la porte centrale

qui ouvre dans l'axe de

la planète Vénus, un roi assis

porte une coiffe de plumes.


Des ruines de diverses sculptures sont présentées.


NARRATEUR

Ici, une pierre à supplice.

Le jaguar bicéphale

qui servait de trône repose

sur une plateforme dans laquelle

les archéologues ont découvert

des offrandes de grandes

valeurs. Notamment, des bijoux.

La maison des Tortues est

un bâtiment d'une harmonieuse

sobriété, portant sur

sa frise une série de tortues

qui pourrait être l'image

de la constellation d'Orion,

d'où naquit le dieu du maïs.


Les escaliers abrupts de la Grande Pyramide d'Uxmal sont présentés.


NARRATEUR

La Grande Pyramide d'Uxmal:

le bâtiment dont la base est

un carré de 80 mètres de côté

mesure 35 mètres de haut.

Et le temple qui se trouve

sur la plateforme supérieure,

accessible par

un large escalier, a été

nommé «temple des Aras».

Du sommet, vous aurez

un magnifique panorama sur les

monuments d'Uxmal, émergeant de

l'océan vert de la forêt dense.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement du château de Chambord, dans la vallée de la Loire, en France.


Des séquences vidéo et des photos du domaine du château de Chambord, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées.


NARRATEUR

Le château de

Chambord est un château français

de style Renaissance. Il a

été construit sous le règne

de François Premier, à partir

de 1519, époque à laquelle la

cour royale était installée

dans cette région de la Loire.

Si plusieurs architectes

ont travaillé à l'édification

du château, François Premier

lui-même fut personnellement

impliqué dans sa conception

et, certainement, avec l'aide

de son ami Léonard de Vinci.

En 1519 s'ouvre le chantier

de Chambord. Cette nouvelle

merveille du monde

est destinée à immortaliser

son constructeur François Premier,

le prince architecte.

1800 ouvriers vont travailler

à la construction du château.

Louis [chiffre_romain=14]XIV[/chiffre romain] s'est également

créé un parterre devant la

façade nord et aménagé le canal.

Quand le roi Louis [chiffre_romain=14]XIV[/chiffre romain] venait

à Chambord en présence de Madame

de Maintenon, il était parfois

accompagné de la troupe

du célèbre Molière, qui jouait

devant lui des comédies-ballets

sur des musiques de Lully.

Puis, les princes de sang on

hérité du domaine et l'ont géré

tant bien que mal en traversant

la Révolution française.


Les nombreuses tourelles du château sont présentées.


NARRATEUR

Le château de Chambord a une

silhouette très spécifique

et il constitue l'un des

chefs-d'oeuvre architecturaux

de la Renaissance. Il possède

426 pièces, 77 escaliers,

282 cheminées et 800 chapiteaux

et frontons sculptés.

Parmi les dessins que Vinci

laissa, on a retrouvé des

structures en croix grecques,

caractéristiques du château

de Chambord, tout comme

de plusieurs églises italiennes

de l'époque, dont la nouvelle

basilique Saint-Pierre de

Rome, construite au même moment.

Mais ce plan était rarement

utilisé pour des bâtiments

laïques. Il a été modifié

par l'ajout des deux ailes,

desservies par les deux

escaliers Renaissance à hélices.


Plusieurs recoins des pièces intérieures du château sont présentés.


NARRATEUR

Dans le corps central, également

appelé le donjon, l'atmosphère

est différente. Les quatre

halls, qui forment la croix

grecque, sont majestueux et

les rues centrales, initialement

ouvertes, ont été pourvues

de cheminées devant

lesquelles les hôtes peuvent

se réchauffer en attendant

d'être reçus par le roi.

Au centre trône le majestueux

escalier en double hélice,

le trésor de Chambord.

L'escalier à double révolution

demeure incontestablement

l'élément architectural

le plus marquant du château.

On peut monter de chaque côté,

sans jamais s'y rencontrer.

Il est constitué d'un noyau

central ajouré autour duquel

s'enroulent deux rampes

d'escalier pour desservir les

étages principaux de l'édifice.

Ce plan en croix détermine

ainsi, dans le donjon,

quatre quartiers d'habitation

absolument similaires

à chaque étage.


Des images des appartements décorés de fines tapisseries et de tableaux, aux étages supérieurs du château, sont présentées.


NARRATEUR

Il y a quatre

appartements carrés et quatre

appartements dans les tours

rondes à chaque niveau.

La visite s'ordonne donc

principalement dans la

verticalité des trois étages du

donjon et seules se distinguent

les deux ailes opposées, dont

l'aile royale de François Premier,

constituée de l'ancienne

grande salle du conseil

et d'une chambre royale

avec ses petites annexes.

Après François Premier,

Louis [chiffre_romain=14]XIV[/chiffre romain] s'implique aussi

dans l'évolution

du château qu'il aime.

Les appartements royaux évoquent

aujourd'hui le flamboyant dix-huitième

siècle lorsque le château

est alors habité par un proche

du roi Louis [chiffre_romain=15]XV[/chiffre_romain], le maréchal

de Saxe.


Un buste du maréchal de Saxe reposant sur un manteau de cheminée est présenté.


NARRATEUR

On y découvre

les importants aménagements

entrepris à cette époque

pour apporter chaleur

et confort à l'édifice.

Au bout de l'enfilade,

les courtisans pénétraient

dans la chambre de parade,

où ils pouvaient assister

au lever du roi.


Des images de la chambre de parade, où se trouve un lit à baldaquin aux draperies luxueuses, sont présentées.


NARRATEUR

À l'époque du maréchal de Saxe,

les anciennes pièces à vivre

du palais sont divisées par des

cloisons de bois en plusieurs

petites pièces, comme

des cabinets de travail, des

antichambres ou des chambres,

dont le décor rappelle

encore le dix-septième siècle.

Dans ce plan de construction

très géométrique s'agencent

dans une parfaite symétrie

tous ces appartements meublés

de belles pièces, surmontées

de tableaux d'époque.


Des images du vaste parc du château où se trouve un chemin bordé d'arbres taillés en cube sont présentées.


NARRATEUR

Dans le parc, le canal est de

nouveau creusé et dégagé, et en

1981, le domaine est classé au

patrimoine mondial de l'UNESCO.

La grande terrasse du troisième

étage, elle aussi inspirée par

Léonard de Vinci, fait le tour

du donjon, lui-même surmonté

par la tour lanterne, bien

reconnaissable de l'extérieur.

L'arrivée sur les terrasses

est une source d'émerveillement.

Outre la vision à 360 degrés

qu'elles offrent sur les abords

et le parc, elles donnent le

sentiment d'être au coeur d'un

village céleste. Les toitures

des pavillons sont hérissées

de tourelles d'escaliers,

de souches de cheminées, de

lucarnes aux décors foisonnants.

Le château de Chambord a une

silhouette très caractéristique.

L'exubérance des parties

sommitales rompt avec

la sobriété des façades

et donne une envolée lyrique

à la masse imposante du donjon.

François Premier avait fait

construire une grande

esplanade, côté sud, pour

faire le lien avec le parc.


Des images de l'esplanade et des douves entourant le château sont présentées.


NARRATEUR

La silhouette très particulière

du château, signée par

le roi François Premier lui-même,

reste néanmoins une énigme

architecturale en France. Il est

très probable que Chambord soit

né en partie de l'imagination

féconde de Léonard de Vinci,

alors transfuge de la cour

d'Italie et ami du roi

de France. Durant les trois

dernières années de sa vie, il a

travaillé ici comme architecte

à la cour de François Premier.

Et il mourut d'ailleurs

non loin, juste avant

le démarrage des travaux.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement du lac Atitlán, au Guatemala.


Des séquences vidéo et des photos du lac, des montagnes et des volcans qui bordent le plan d'eau sont présentées.


NARRATEUR

Le lac Atitlán

est un lac fermé d'origine

volcanique qui remplit une large

caldéra, un cratère, formé lors

d'une éruption il y a 84 000

ans. Il est bordé au sud par

trois grands volcans jouant

avec les nuages: les volcans San

Pedro, Tolimán et Atitlán. Ce

dernier, le plus haut, culmine à

3537 mètres. Le lac est le plus

profond d'Amérique centrale,

atteignant 340 mètres.

Dans cette région magnifique,

le lac offre un panorama

splendide. Un havre de paix,

loin de notre quotidien.


Des bateaux de plaisance et d'autres petites embarcations traversent le lac.


NARRATEUR

Ces rives abritent encore

des villages traditionnels.

Santiago Atitlán est la plus

grande commune en bordure

du lac, et Panajachel, la plus

développée touristiquement.


Des images des pontons, des maisons et restaurants sur pilotis sont présentées.


NARRATEUR

Panajachel est donc une ville

d'altitude, au bord du lac,

à près de 1600 mètres.

Sa population est de 11 000

habitants. La ville a attiré de

nombreux hippies dans les années

1960, mais le nombre d'étrangers

a chuté au cours de la guerre

civile, qui ne s'est

terminée qu'en 1996.

Depuis, les touristes

ont commencé à revenir.


Des images des falaises rocailleuses et des boisés des montagnes en altitude sont présentées.


NARRATEUR

La réserve naturelle d'Atitlán

se trouve à la périphérie

de Panajachel. On y voit

des singes, des papillons.

On peut y faire du [mot_etranger=EN]canyoning[/mot_etranger],

ou tout simplement de

la randonnée dans les sentiers

au coeur de la nature.


Des gens circulent dans les rues inclinées de la ville.


NARRATEUR

Ici, l'immersion dans la vie

locale des Indiens mayas est

totale. Deux ethnies différentes

se partagent la région.

Au seizième siècle, pendant la

période de la conquête espagnole

du Guatemala, le bord du lac

a été le théâtre d'une bataille

dans laquelle les Espagnols

ont manipulé les parties

les unes contre les autres

pour asseoir leur pouvoir.

Sur ces pentes fertiles se

blottissent 12 villages indiens

où l'on parle trois langues

au moins. Chacun s'habille de

ses propres couleurs selon des

motifs ancestraux, symbolisant

des clans, des filiations, des

fidélités. Il en existe près

de 250 à travers tout le pays.

Vers le quai, quelques

comedores et un restaurant

avec de belles vues sur le lac.

Panajachel est le point

de départ qui dessert tous les

alentours du lac.


Au bord de l'eau, à la marina, de petites embarcations vont et viennent.


NARRATEUR

Alors, ici,

on voyage en bateau. Il n'y a

pas de bus et chacun possède une

embarcation. Inattendue marina.

Si des charmes tropicaux,

on veut en voir le plus beau,

il faut se lever tôt. Aux abords

du lac Atitlán, les premières

heures du matin sont épargnées

par les nuages et la lumière

est d'une grande précision.

Tous les jours, c'est la ronde

incessante des bateaux-bus

qui commence, et du ponton,

on peut partir en excursion

pour visiter les volcans.


En séquence vidéo, un bateau traverse le lac vers l'un des volcans environnants.


NARRATEUR

On est ici, au coeur de

la Sierra Madre guatémaltèque,

là où le choc des plaques

continentales a fait se dresser

une belle brochette de volcans.

33 dont 3 étaient encore

en éruption il y a peu.

Les trois volcans qui bordent

la caldéra du lac Atitlán sont

des stratovolcans composés

de couches successives.

Avec plus d'une douzaine

d'éruptions enregistrées

entre 1469 et 1853, date

de la dernière éruption,

les volcans ont eu une activité

relativement élevée.

En raison de la popularité de la

région, d'autres villes, le long

du lac, telles que San Juan,

commencent maintenant à se

développer grâce au tourisme.


Des images des rues calmes de la ville de San Juan sont présentées.


NARRATEUR

Quelques magasins vendent

des textiles tissés par des

coopératives féminines locales,

certains utilisant des colorants

naturels comme la carotte

ou l'achiote, qui est une graine

rouge utilisée en cuisine

et récoltée ici, localement.

En ville, il y a aussi plusieurs

galeries d'art, locales

également. Mais la première

grande spécialité du village,

c'est le tissage, car ici, les

gens continuent de confectionner

et de porter au quotidien

leurs habits traditionnels.

Le climat tropical est plus

tempéré en altitude. La terre,

plutôt fertile, car volcanique,

est la principale ressource

du Guatemala, dont l'économie

dévastée par les guerres

est essentiellement agricole.

Ce secteur occupe la moitié de

la population active. Le café,

le sucre et les bananes

sont les principales

exportations du pays.


Trois femmes en habits traditionnels bavardent dans une rue calme de la ville.


NARRATEUR

La culture maya est toujours

très présente au Guatemala.

Ainsi, de nombreuses femmes

portent toujours l'habit

traditionnel, la

«corte», la jupe maya, le

«huipil», la chemise.

Dans la tradition maya,

le tissage a toujours tenu une

place importante. Aujourd'hui,

pour leurs descendants, le

vêtement traduit l'identité de

celui ou celle qui le tisse, le

lieu d'où il vient, la famille

dont il est issu, voire la place

qu'il tient dans l'univers.


En séquences vidéo, des maisons et immeubles bordant le lac défilent.


NARRATEUR

Santiago est un autre village du

pays du printemps éternel, avec

de jolies maisons de bois. Et

il suffit de sillonner les rues

pour voir les tisserandes

travailler sur des pièces de

tissu aux couleurs vives. Mais

le pays a été et est souvent

dévasté par des catastrophes

naturelles. En février 1976,

un violent séisme a fracturé

le lit du lac, provoquant

la baisse du niveau d'eau

de 2 mètres en un mois.

En 2007, un autre séisme

eut l'effet inverse. Depuis,

le niveau est remonté d'environ

8 mètres, noyant les berges

et ruinant des habitations.

De plus, la région a été

sérieusement affectée par

les ouragans Mitch en 1998

et Stan en octobre 2005.

Le lac est fragile aussi.

Il n'a pas d'exutoire naturel.

Son équilibre repose uniquement

sur les apports de la pluie

et nécessite une surveillance

permanente. La pollution

et les dérèglements dus

à l'homme mettent en danger

cet écosystème fragile.

Pour sa protection,

la région du lac fut élevée

en parc national en 1955.

Et si le paradis existe,

il ne peut être bien loin.


Un panorama montrant les volcans de la région est présenté.


NARRATEUR

Un dernier regard pour voir

se dessiner, comme par magie,

les silhouettes des volcans

qui rappellent étrangement

celles des pyramides mayas.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement du Ramesseum, le temple funéraire de Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain], à Louxor, en Égypte.


Des séquences vidéo et des photos du site de Louxor, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées. Les ruines d'une vaste cité ancienne se trouvent sur une terre aride.


NARRATEUR

En descendant le

Nil, dans la partie occidentale

de Louxor, l'ancienne Thèbes,

se dresse le temple funéraire

d'un des plus grands pharaons

d'Égypte, Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain]. Le

Ramesseum fut un vaste complexe

religieux et économique.

Il présente des vestiges

d'importance comme des portes

monumentales, des pylônes,

des peintures, des statues

géantes, des bas-reliefs,

ainsi que des annexes en

briques crues et un sanctuaire.


Un large mur recouvert de gravures est présenté.


NARRATEUR

Le pylône d'entrée fait environ

22 mètres de haut et 70 mètres

de large. La face encore

visible comprend notamment une

description de la bataille

de Kadesh contre les Hittites,

menée en l'an [chiffre_romain=5]V[/chiffre_romain] par Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain].

Le Ramesseum est donc un immense

ensemble architectural d'environ

5 hectares et sa construction

date de 1277 avant Jésus-Christ. Depuis

une vingtaine d'années, des

relevés précis des bâtiments

ont été faits, mais seulement

la moitié du site a été

fouillée. Avec ses pierres,

il n'a pas été pillé, mais

les colosses sont à terre

et les statues osiriennes

sont défigurées. Probablement

l'oeuvre des premiers chrétiens.


Une statue dont la tête est manquante est présentée.


NARRATEUR

C'est Champollion, le découvreur

des hiéroglyphes, qui lui donne

le nom de «Ramesseum» au dix-neuvième

siècle. Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain], lui, l'avait

nommé le «Temple des millions

d'années». Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain]

a régné 66 ans, une durée

exceptionnelle pour l'époque.


Les ruines du temple, où se trouve, entre autres, une immense statue de Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain] décapitée, sont présentées.


NARRATEUR

À l'instar d'autres personnages

historiques, dont la gloire

a traversé les siècles, Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain]

est réputé être un grand

guerrier et conquérant.

Ceci lui vaut généralement

l'épithète de «grand» dans

les ouvrages historiques qui

traitent de cette période de

l'Antiquité égyptienne. Ramsès

(chiffre_romain=2]II[/chiffre_romain)

est aussi considéré, à tort

ou à raison, comme le pharaon

opposé à Moïse, lors de l'Exode.

Mais il n'existe aucune preuve

archéologique pouvant

l'attester et son nom ne

figure nulle part dans la Torah.

En plus des nombreux monuments

qu'il a fait bâtir à travers

tout le pays, il a également

fait sculpter de très nombreuses

statues à son image. Il a

fait graver son nom sur beaucoup

de temples dont, notamment,

ceux d'autres pharaons, comme

s'il les avait fait construire

lui-même. L'ensemble

de toutes ces données issues

de l'archéologie ou bien de

la mémoire collective fait de

Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain] l'un des pharaons les

plus connus à travers le monde.

Près de l'entrée du sanctuaire,

une statue du pharaon en granite

rose gît, brisée à terre.

Celle-ci devait mesurer environ

18 mètres. Ce colosse, l'une des

plus grandes statues du pays,

est d'un poids approximatif

de 1000 tonnes et visible

depuis l'extérieur du temple.

Le colosse matérialise

les deux facettes humaines

et divines du roi. Le rôle

du colosse, c'est le culte,

la mise en divinité du roi.


Des images du temple en ruines, où se trouvent aussi des échafaudages de construction sont présentées.


NARRATEUR

Un Grec nommé Diodore de

Sicile fut le premier découvreur

du site au premier siècle avant Jésus-Christ. Il décrit le site, et

particulièrement, un deuxième

colosse à l'effigie de Touy,

la mère de Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain]. Mais

c'était avant que les chrétiens

ne passent par là, et depuis, ce

colosse éparpillé avait échappé

aux différents explorateurs.

Aujourd'hui, une équipe, après

plusieurs campagnes de fouilles

et de relevés, entame la

reconstruction de ce colosse

en attendant celui

de Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain] lui-même.

Le Ramesseum comporte

plusieurs salles hypostyles

dans lesquelles les colonnes et

architraves ont gardé une bonne

partie de leur polychromie. On y

retrouve la célébration du culte

d'Amon.


Des images de gravures et de bas-reliefs ornant les colonnes sont présentées.


NARRATEUR

Ce culte se développa

tout autour du site de Thèbes

à cette époque grâce à l'aide

du clergé, qui, en lui octroyant

les fonctions d'autres dieux,

renforça son pouvoir

pour en faire un dieu universel.

Progressivement, Amon supplante

alors Rê comme dieu dynastique

et prend la forme d'Amon-Rê,

en s'appropriant ainsi

son caractère solaire. La mise

en couleur de ces temples

était exceptionnelle.


Une énorme gravure sur un mur représentant des personnages en pleine bataille est présentée.


NARRATEUR

En avançant vers le sanctuaire,

sur les murs, on retrouve la

vie de Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain], qui est mort

à 90 ans, sa famille, son

couronnement, son pouvoir

politique et ses guerres.

Des hiéroglyphes représentent

notamment la guerre avec les

Hittites, cette civilisation qui

s'étendait de la Turquie à la

Syrie actuelle, et la bataille

de Kadesh. Cette bataille est

la première documentée par

des sources antiques. Elle est

l'objet d'une impressionnante

commémoration par Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain],

qui la voit comme

une victoire personnelle,

même si elle n'est pas vraiment

un succès pour son royaume.

La bataille a lieu vers 1274

avant Jésus-Christ et s'est déroulée

dans le sud de l'actuelle Syrie.

Des troupes de chefs du pharaon

sont les escadrons de chars

légers à deux roues, montés

par deux soldats, un conducteur

et un archer, qui disposent

également d'autres armes

pour le combat rapproché

et tirés par deux chevaux.

Sur cet autre mur, Ramsès [chiffre_romain=2]II[/chiffre romain] est

couronné par Amon. Il en reçoit

les attributs divins du pouvoir.


Des images d'un autre coin du site, où se trouvent des vestiges d'une ancienne habitation sont présentées.


NARRATEUR

Une véritable ville

s'enroulait autour du temple

avec des habitations et

des écoles, des administrations

et des commerces.

Des hangars en briques

témoignent encore de cette

époque fastueuse. Ce sont

les plus vieilles voûtes

du monde, encore debout.

On le voit, mission après

mission, l'histoire du Ramesseum

se précise. Mais sa restauration

ne remplacera ni la disparition

des statues et des pierres ni la

perte des images sacrées et de

l'histoire qu'elles retracent.

Les iconoclastes de tous genres,

qu'ils soient chrétiens ou

musulmans, ont détruit à jamais

ou ont tenté de détruire

à jamais les aspirations

mystiques des civilisations,

sans lesquelles, pourtant,

l'humanité ne serait pas

ce qu'elle est devenue.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement de la ville de Buenos Aires, la capitale du tango, en Argentine.


Des séquences vidéo et des photos des rues de Buenos Aires sont présentées.


NARRATEUR

La Plaza de Mayo,

la «place du mois de mai», dans

le quartier du Centro est l'âme

de Buenos Aires, car c'est le

premier endroit en Argentine où

les Espagnols se sont installés

au seizième siècle. Son nom

est un hommage à la date

de la formation du premier

gouvernement indépendant

du pays, en 1810. Cette place

est le lieu de tous les

rassemblements politiques ou

sportifs de la ville et c'est

aussi un lieu de fête pour les

Argentins. Bâti sur le modèle

européen, le centre-ville allie

les monuments historiques à

l'histoire chargée aux bâtiments

modernes, reflets de la nouvelle

architecture. Buenos Aires fait

partie des villes les plus

peuplées du monde et elle

est aussi la plus européenne

des villes d'Amérique

du Sud, cosmopolite.


Des gens dansent sur la terrasse d'un restaurant.


NARRATEUR

Si Buenos Aires est la capitale

de l'Argentine, elle est

d'abord la capitale du tango.

Plus qu'une danse, le tango

est un véritable phénomène

qui a commencé à la fin

du dix-neuvième siècle, durant la vague

migratoire qui venait d'Europe,

et qui était principalement

composée d'Italiens et

d'Européens. Cette ambiance

occidentale est restée très

présente au Café Tortoni, qui

est l'un des plus anciens,

mais aussi le plus célèbre café

de Buenos Aires.


Des photos de l'intérieur du Café Tortoni sont présentées.


NARRATEUR

Il fut

le rendez-vous de nombreux

artistes, intellectuels ou

hommes politiques et il perpétue

toujours la tradition

dans un cadre magnifique,

rappelant celui des vieux cafés

de l'Europe lointaine.

Au-dessus se trouve

l'Academia Nacional Del

Tango, une des plus célèbres

écoles de tango argentin.


Des danseurs de tango argentin performent dans une salle de danse de l'académie.


NARRATEUR

Le tango est réputé pour être

une danse passionnelle et

passionnante qui est avant tout

basée sur le rythme. Dans

la famille du tango, nous avons

trois styles différents: le

tango, la valse et la milonga,

qui est l'ancêtre. La milonga

est plus rapide: c'est

de la musique à deux temps. La

valse est à trois temps et le

tango à quatre temps. On a trois

rythmes différents pour danser.

Non loin, dans le quartier, on

trouve derrière les façades des

magasins, bien sûr, spécialisés

dans la vente de chaussures

de tango.


Dans une boutique, des étalages remplis de chaussures de tango de toutes les couleurs et de tous les styles sont présentés.


NARRATEUR

Le tango fait partie

intégrante de la culture du pays

et toute bonne Argentine qui

se respecte, et qui sort

pour danser le tango à Buenos

Aires, porte une attention toute

particulière à ses chaussures.

La diversité des formes,

des couleurs et des matières

fait dépenser des petites

fortunes aux amatrices.

Et les plus exigeantes n'auront

aucun mal à trouver chaussure

à leurs pieds dans ces magasins.

En attendant la soirée, on peut

flâner et aller au cimetière

de la Recoleta, l'équivalent,

à Buenos Aires, du cimetière

du Père-Lachaise à Paris.


L'entrée du cimetière, suivi de différents mausolées sont présentés.


NARRATEUR

Passé le portail, on entre dans

un véritable petit village

qui abrite de somptueux

caveaux familiaux,

alliant luxe et solennité.

Pour citer deux noms bien connus

de l'Argentine: Eva Perón et

Carlos Gardel sont enterrés dans

le cimetière de la Recoleta.


Le mausolée dédié à Carlos Gardel, décoré de fleurs et recouvert d'inscriptions écrites à la main, est présenté, suivi de photos d'archives du chanteur.


NARRATEUR

Carlos Gardel est le plus grand

chanteur de tango argentin.

Il en est même l'incarnation.

La qualité de sa voix et sa mort

prématurée dans un accident

d'avion feront de lui un mythe

populaire au succès planétaire.

Tous ceux qui parlent du tango

ou en entendent parler

vont l'associer directement

à son nom. Carlos Gardel est,

de façon indiscutable, le tango.


Des voitures circulent dans les grandes rues de la ville.


NARRATEUR

Toute personne qui se rend

à Buenos Aires et qui souhaite

s'immerger dans la culture

locale, que ce soit

par l'ambiance de la ville,

de sa culture, de son histoire,

autant que par le tango et

ses débordements passionnels,

se sentira alors plus comblée

par l'hôtel Caserón Porteño

que par les hôtels classiques.


La cour intérieure de l'hôtel est présentée.


NARRATEUR

Cet hôtel offre un lieu où

l'on se sent comme à la maison,

tout en apprenant à connaître

la communauté du tango.

En effet, il possède sa propre

salle de danse, ce qui permet

aux clients de s'entraîner.


Dans une salle de danse, des clients de l'hôtel se tiennent à une barre de danse et pratiquent des mouvements.


NARRATEUR

Tous les soirs, à 18 heures, un

professeur de tango donne des cours

et le prix de ces cours de tango

est compris dans celui de

la chambre. La plupart des hôtes

profitent donc de cette aubaine.

L'histoire du tango s'est perdue

avec la disparition des Noirs en

Argentine, mais ce qui est sûr,

c'est qu'il est le résultat d'un

fort métissage. Les Noirs ont

emprunté aux Blancs les danses

de couples que la tradition

africaine ignorait. Et ces

danses de salons européennes,

comme la mazurka,

la polka, se sont alors

déformées à leur contact.


Des danseurs dansent le tango sous le regard de leur professeure.


NARRATEUR

Mais l'inverse est aussi vrai.

Les Blancs, en copiant

les Noirs, ont inventé des pas

nouveaux pour leurs danses. Et

c'est dans les bas-fonds et

les bordels de Buenos Aires que

cette alchimie s'est produite.


Des photos d'archives de groupes d'hommes dansant deux par deux sont présentées.


NARRATEUR

À l'aube du vingtième siècle, le tango

était une danse très liée aux

immigrants et à leur solitude.

Il y a, durant cette époque,

presque trois hommes pour

une seule femme. On danse donc

souvent entre hommes, sur fond

de nostalgie du pays éloigné, de

pauvreté ou du désir inassouvi.

Les habitants de Buenos Aires,

les [mot_etranger=ES]Porteños[/mot_etranger], sortent beaucoup

et tard. Très tard, même.


Des images de terrasses remplies en soirée sont présentées.


NARRATEUR

Dans les milongas, les [mot_etranger=EN]dancings[/mot_etranger],

les soirées commencent rarement

avant minuit, 1 heure ou même

davantage, suivant les lieux

et les jours de la semaine,

à tel point que les Argentins

vont parfois dormir avant

de sortir vers 2 heures du matin

pour ne rentrer qu'à l'aube,

ou au milieu de la matinée.


Des gens dansent dans les milongas.


NARRATEUR

On vient dans les milongas

pour s'amuser et rencontrer

les habitués, mais aussi pour

se regarder et attirer les

convoitises. Les vieux

(mot_etranger=ES]Porteños[/mot_etranger)

maintiennent la tradition

de l'antique tango [mot_etranger=ES]milonguero[/mot_etranger].

C'est un spectacle

exceptionnel qui semble

suspendu dans le temps.

Si le tango est une danse

multiculturelle, c'est qu'il est

né dans un pays et dans une

ville qui ne le sont pas moins.

Car la beauté de Buenos Aires,

tout comme celle de New York,

est d'avoir été, au dix-neuvième siècle,

la porte ouverte de l'Amérique

aux migrants du monde entier.

La tradition du tango à

Buenos Aires s'est diluée dans

la modernité, mais pour ceux

qui la vivent encore,

c'est un vrai acte social.

Né dans les faubourgs de Buenos

Aires, à l'aube du vingtième siècle,

le tango véhicule, outre

une passion, une certaine

nostalgie liée à l'exil et

à l'être aimé qui n'est pas là.


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