Les 100 merveilles du monde

Du grandiose Colosse de Rhodes, à la magnificence du phare d'Alexandrie, en passant par la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, le temple d'Artémis, la statue de Zeus, et le tombeau de Mausole; il ne subsiste des 7 Merveilles du monde (antique) que les grandes Pyramides de Gizeh en Égypte à côté du Caire. Aujourd'hui ce sont le Colisée à Rome, la grande muraille de Chine, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, le Taj Mahal en Inde, le Machu Picchu au Pérou, Chichén Itzá au ...

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Vidéo transcription

10ème partie

À la découverte des merveilles du monde entre l’Italie, les É.-U. et l’Inde. Embarquez pour le Grand Canal, Jodhpur, Art Déco District, Taxco, la Cathédrale de Notre-Dame de Paris, Volubilis et le Delta du Mékong.



Réalisateur: Jacques Vichet
Année de production: 2016

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Tout au long de l'émission, les propos du NARRATEUR sont illustrés par des photos et des séquences vidéo des sites concernés.


Générique d'ouverture


Titre :
Les 100 merveilles du monde Dixième partie


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement du Grand Canal à Venise, en Italie.


Des séquences vidéo et des photos du Grand Canal de Venise, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées. De petits bateaux et des gondoles traversent le canal.


NARRATEUR

Fondée au sixième

siècle, Venise est devenue

une ville puissante durant

le Moyen Âge et la Renaissance,

étendant son pouvoir de la

Méditerranée au nord des Alpes,

étirant sa richesse du négoce.

Fins navigateurs et

stratèges éthérés, les Vénitiens

se sont donc construit une ville

à leur image: fastueuse, avec

de magnifiques monuments, des

grandes maisons qui leur servent

d'entrepôts et des rues qui

sont des voies de navigation

et servent au transport

des marchandises.


Au bord du canal longent de belles maisons et de hauts bâtiments.


NARRATEUR

L'ancien marécage est alors

devenu une forêt de palais

de style byzantin, pour les

plus anciens, et gothique,

Renaissance ou baroque

pour les plus récents.

On y circule en bateau ou à

pied. Et pas moins de 455 ponts

relient les différentes parties

de la cité, qui est entièrement

construite sur les poteaux

de bois enfoncés dans la

lagune. Les magnifiques

palais vénitiens sont

donc construits sur pilotis,

plusieurs milliers pour les

demeures les plus grandes.

Aujourd'hui, la ville historique

compte 60 000 habitants.


Des images de la place Saint-Marc, décrite par le NARRATEUR, sont présentées.


NARRATEUR

Symbole de la puissance et

de la souveraineté de Venise,

la place Saint-Marc, où l'on

suppliciait les condamnés, est

un endroit idéal pour admirer

le vertigineux campanile,

la somptueuse basilique

Saint-Marc et le majestueux

palais des Doges.

Posé en équilibre sur une

dentelle de colonnes, le palais

des Doges est une rareté

architecturale. Il a été

reconstruit entre le quatorzième

et le quinzième siècle, après

qu'un incendie l'eut dévasté.

C'était le centre politique,

juridique et religieux de

la République vénitienne.


Les dômes et les tourelles de la basilique Saint-Marc sont présentés, suivis de sa façade.


NARRATEUR

La basilique San Marco était la

chapelle privée du doge, le chef

de la République, avant de

devenir la basilique de Venise.

Dans un style rappelant Byzance

et l'Orient, elle a été

reconstruite au onzième siècle,

afin d'abriter les reliques de

Saint-Marc, protecteur céleste,

choisi pour rivaliser avec

Saint-Pierre, le puissant

saint patron de Rome.


Des images de l'intérieur de la basilique sont présentées. Des mosaïques colorées recouvrent les murs.


NARRATEUR

Sur la place, le Caffè Florian

est l'une des incontournables

institutions du lieu. Survivant

aux modes, son intérieur de

style bonbonnière offre un

aperçu luxueux du foisonnement

artistique et de la richesse

commerciale qu'a connus

Venise. Les aristocrates,

écrivains et autres artistes

fréquentaient le lieu.


Des images de l'intérieur du café sont présentées, où des clients prennent leur goûter.


NARRATEUR

Avoir vu la place San Marco

pourrait donner l'impression

d'avoir tout vu de Venise.

Croire cela serait certainement

réducteur. Il suffit

de s'arrêter devant

Santa Maria della Salute,

à l'embouchure du Grand Canal

pour s'en convaincre.


L'intérieur de l'Église Santa Maria della Salute est présenté. Des sculptures fines et de grandes colonnes effilées s'y trouvent.


NARRATEUR

Sa construction fut décidée

alors que la peste de 1630

avait décimé près d'un tiers

de la population de la ville.

Le palais Gradenigo est

aujourd'hui l'un des rares

palais vénitiens à ne pas

avoir été transformé en hôtel

ou en musée.


Des images de la façade du palais, puis de son intérieur, où se trouvent de beaux planchers de dalles, des plafonds peints et des images d'un jardin verdoyant sont présentées.


NARRATEUR

Son témoignage est

inestimable. Ce joyau du seizième

siècle cache, derrière ses

deux ailes à angles droits,

des trésors de raffinement.

À la fois lieu d'habitation et

lieu de travail, il était avant

tout un lieu d'apparat pour

ses riches propriétaires.

Mais aussi, le reflet exact

et cruel de leurs différents

revers de fortune. Entre les

mains expertes de son dernier

occupant, le palais guérit

ses blessures qui lui ont été

infligées au cours de siècles.


Différentes pièces du palais sont présentées, incluant plusieurs salons meublés. Puis, des extraits vidéo montrent des gens circuler dans les rues de Venise, près de l'eau.


NARRATEUR

Changement de perspective

et de quartier. Direction:

le Castello, dans la partie

orientale de Venise, où de

vastes murailles enserrent

un chantier naval unique

en Europe, l'arsenal.

Garant de la suprématie de

la ville durant sept siècles,

il est aujourd'hui désaffecté

et ne se visite qu'en de rares

occasions. On peut néanmoins

admirer son entrée d'eau avec

ses deux tours fortifiées.


Des séquences vidéos de gondoliers parcourant le canal à bord de leurs gondoles sont présentées.


NARRATEUR

De même, Venise ne serait pas

Venise sans ses gondoliers.

C'est depuis le onzième siècle

que ces étranges personnages

parcourent les canaux de la

cité. Si on comptait 10 000

gondoles à la fin du dix-neuvième

siècle, elles ne sont plus

que 400 aujourd'hui, fabriquées

par une poignée d'artisans.

Ces embarcations majestueuses

étaient de couleurs vives

jusqu'à ce qu'un décret du Sénat

les oblige à porter la couleur

noire pour plus de discrétion.

Aujourd'hui, elles nous emmènent

toujours le long des 177 canaux

de la ville et sous ses ponts.


Des images du pont Rialto, une construction très large et bordée d'une série d'arches, sont présentées.


NARRATEUR

Du temps où Antonio da Ponte

disputait à Michel-Ange

l'honneur de bâtir le pont du

Rialto, ne reste qu'une double

rangée de boutiques où circulent

les touristes parfois ignorant

tout du mal qui ronge la ville.


Différents bâtiments bordant le canal de Venise sont présentés.


NARRATEUR

Car Venise, construite sur des

piliers de bois, s'enfonce non

seulement dans les flots, mais

subit aussi l'assaut des vagues

et des marées. Aussi, fermer

la lagune pour protéger la cité

en danger est une idée qui

prend forme pour la protéger.

Ce dernier projet parmi 1000,

d'une digue mobile d'une

incroyable complexité, est

celui dans lequel la communauté

internationale s'est finalement

engagée pour sauver ce

chef-d'oeuvre du patrimoine

mondial de l'UNESCO. Mais

ce projet sauvera-t-il

la cité de l'enfoncement?

Car s'il existe des villes

éternelles, Venise n'en

fait peut-être pas partie.


Le panorama du bord de l'eau, où voguent des bateaux, lors d'un coucher de soleil, est présenté.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement de la ville de Jodhpur, dans l'État du Rajasthan, en Inde.


Des séquences vidéo et des photos de la ville de Jodhpur sont présentées. Une multitude de maisons bleues au bas d'une montagne est présentée.


NARRATEUR

La ville de Jodhpur, au Rajasthan, est

surnommée «la porte du désert»,

en raison de sa proximité

immédiate avec le désert

de Thar, dans le nord de l'Inde.

Jodhpur est aussi appelée

«la cité du soleil»,

en raison de l'exceptionnel

ensoleillement dont elle jouit

tout au long de l'année.


Des gens circulent dans les rues achalandées de Jodhpur.


NARRATEUR

C'est sous l'Empire moghol

que la cité connut une réelle

période de prospérité,

d'ouverture culturelle et

commerciale. Puis, Jodhpur a

continué à prospérer sous le Raj

britannique, au dix-neuvième siècle.

Ces marchands en sont venus

à occuper une position dominante

dans le commerce indien.

Le site de Jodhpur était

stratégique pour le clan

au pouvoir, notamment pour

le commerce de l'opium, du café

et des nombreuses épices.


Une grande tour à horloge se dresse au milieu d'une place publique.


NARRATEUR

La tour horloge fut édifiée

par le maharajah Sardar Singh,

en 1910, pour singer les

Britanniques, et surtout pour

donner l'heure aux habitants.

En 1947, l'Inde est devenue

indépendante et Jodhpur est

devenue la deuxième ville

du nouvel État du

Rajasthan, derrière Jaipur.

Le Sardar Bazar s'étend autour

de la tour horloge, dans un

dédale de ruelles et d'impasses,

dont quelques-unes se sont

spécialisées dans les étoffes et

les écharpes, ces pashminas qui

s'échappent, fins comme l'air.

C'est le centre économique et

névralgique de la vieille ville.


Des rues bordées par des bâtiments aux murs bleus sont présentées.


NARRATEUR

Après avoir traversé le bazar,

il faut gravir le promontoire

à travers le quartier bleu

des brahmanes, la caste des gens

lettrés en Inde, pour accéder

au fort de Mehrangarh, l'un

des plus imposants que compte

l'Inde. Le fort magnifique

en calcaire ocre surplombe la

ville du haut de ses 135 mètres.


Des images du fort décrit par le NARRATEUR sont présentées.


NARRATEUR

À l'intérieur de celui-ci se

trouvent des palais richement

décorés et agrémentés de

nombreuses cours. La forteresse

fut édifiée en 1459, comme un

nid d'aigle, par le fondateur

de Jodhpur, le roi Jodha,

qui donna son nom à Jodhpur.

On entre dans la forteresse

par la porte de la Victoire.

Les cours intérieures laissent

apparaître de superbes façades

sculptées et le fort abrite

des collections historiques.

C'est un ensemble de cours

et de palais enchevêtrés.

Les maharajahs vécurent

à Mehrangarh jusqu'au début

du vingtième siècle. Mehrangarh

signifiant «fort en majesté».


Les cours intérieures du fort sont présentées, ainsi que les objets en exposition que mentionne le NARRATEUR.


NARRATEUR

Selon la légende, le fort a été

construit à l'endroit où vécut

un vieil ermite, appelé Cheeria

Nathji, le Seigneur des oiseaux.

L'ermite a dû être déplacé

et, dans sa colère, a jeté

une terrible malédiction

sur le royaume. Pour apaiser

cette malédiction, le roi fit

enterrer un homme vivant

dans les fondations.

Le musée expose l'héritage

du clan au pouvoir en présentant

des costumes, des armes, et l'on

peut admirer une collection

de palanquins. Notamment,

le Mahadol, richement sculpté

et doré, au dix-huitième siècle.


Une série d'images de différents palanquins exposés est présentée.


NARRATEUR

Le palanquin était un mode

de transport très couru pour les

femmes de la noblesse jusqu'au

vingtième siècle. C'était une chaise

à bras, plus ou moins richement

décorée. Lors d'occasions

spéciales, la famille royale

pouvait également les utiliser.

Le musée comporte également

des pièces encore décorées

et meublées depuis

leur époque de gloire.

Le palais des Fleurs, Phool

Mahal, date du dix-huitième siècle

et était entièrement destiné

au plaisir. La chambre à

coucher royale a été construite

vers 1850. C'est un mélange

intéressant de styles, tant

traditionnels que modernes.

Il subit notamment l'influence

des Britanniques par certains

détails, comme ces boules de

Noël rajoutées au plafond, dans

les années 1930. Cette partie

du palais a été construite

par le maharajah Takht Singh,

le dernier souverain de Jodhpur,

résidant dans le fort.

Jhanki Mahal abrite une riche

collection de berceaux royaux,

décorés de miroirs dorés

et de figures de fées

ou d'éléphants, et d'oiseaux.


Une cour intérieure dont les fenêtres grillagées se trouvent tout autour des murs est présentée.


NARRATEUR

La place Zenana Deori abrite

les appartements des épouses.

Le sanctuaire du palais gardé

par des eunuques abritait

toutes les femmes et concubines

du maharajah. Les écrans et

les fines sculptures de grès

sont d'une rare délicatesse.


Une vue panoramique du haut du fort, sur le chemin de ronde est présentée.


NARRATEUR

Depuis le chemin de ronde,

au sommet de la citadelle,

le regard embrasse la ville

à ses pieds. Jodhpur est

communément surnommée «la ville

bleue», couleur symbolisant

la haute caste du pays.

Le bleu offrirait aussi

l'avantage de protéger

de la chaleur et de

repousser les moustiques.


Au loin se trouve un temple blanc. Des images de ce site défilent.


NARRATEUR

Jaswant Thada est un superbe

temple de marbre blanc élevé à

la mémoire du roi Jaswant Singh

II. C'est un exemple de l'éclat

du talent de l'architecture

indienne. Ce complexe funéraire

abrite les tombes des rois

de Jodhpur. De la terrasse,

devant le temple, les cénotaphes

de différents maharajahs

s'alignent vers le lointain.


Les cénotaphes, couverts par des arches au soleil, surplombent la ville du bas au bord d'une falaise.


NARRATEUR

Abusivement surnommé «le

petit Taj Mahal», le monument

principal a été construit comme

un temple. C'est un mémorial de

marbre blanc élaboré à partir

de feuilles de marbre finement

sculptées. En conséquence,

la surface du monument émet

une lueur chaude lorsque

les rayons du soleil tombent

sur sa surface. Ses pierres sont

extrêmement minces et polies.

La sculpture montre le génie

des sculpteurs. Le cénotaphe

du maharajah Jaswant Singh

affiche, lui aussi, un beau

travail sur le marbre.

Les portraits de maharajahs

ornent les murs, à

la mémoire du passé.

Le Rajasthan, c'est

un rêve, mais un rêve

éveillé: l'art moghol

dans toutes ses splendeurs

au nord-ouest de l'Inde.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement de l’Art Déco District, à Miami, aux État-Unis.


Des séquences vidéo et des photos des plages de Miami sont présentées.


NARRATEUR

Miami, ville de

loisirs et de distractions, est

une station balnéaire renommée

des États-Unis. Elle possède

un climat tropical avec

des étés chauds et humides,

mais des fronts froids

peuvent toucher la région

en hiver, la saison sèche.

Il est alors temps de quitter

les plages pour aller visiter

cette ville étonnante. Située

au sud de l'État de Floride,

face à l'océan Atlantique,

Miami est un centre touristique

financier et culturel de niveau

international.


Des images des hauts gratte-ciel et hôtels de luxe de la ville sont présentées.


NARRATEUR

Une étude

réalisée la classe au cinquième

rang des villes les plus riches

du monde et la plus riche

des États-Unis. En raison

de ses relations économiques,

culturelles et linguistiques

avec l'Amérique du Nord,

l'Amérique du Sud, l'Amérique

centrale et les Caraïbes, cette

ville mondiale est surnommée «la

porte des Amériques». Dans ce

palmarès, le district de Miami

Beach, situé sur l'île entre

Miami et l'océan, attire

des millions de visiteurs.

Le long de l'avenue la plus

réputée de Miami Beach, Ocean

Drive, s'affichent environ 800

immeubles et bâtiments érigés

dans le style Art déco.


Une série de différents bâtiments bordant l'avenue Ocean Drive est présentée. Des palmiers longent le chemin.


NARRATEUR

Après l'ouragan qui dévasta

complètement la ville, en 1926,

et fit plus de 400 morts,

la ville a été reconstruite

à la mode de l'époque, issue de

l'Exposition internationale des

arts décoratifs et industriels

modernes de Paris, en 1925.

Ordre, couleur et

géométrie: l'essentiel

du vocabulaire est posé.

Le style Art déco, fortement

inspiré du cubisme, remplace

l'Art nouveau et ses rondeurs.

Les couleurs pastel prennent

place sur les façades de béton

où règne la géométrie.

Les hôtels comme le Delano, le

Webster ou le Carlyle rivalisent

de sobriété et d'élégance.

Certains ont servi de décor

à plusieurs films, dont

le très célèbre

«Scarface».

Ce quartier, inscrit

au patrimoine historique des

États-Unis, propose un véritable

voyage dans le temps, à l'époque

des Années folles.

En 1920, la ville comptait

à peine 1000 habitants. Dix ans

plus tard, elle avait doublé,

et aujourd'hui, ce sont près

de 400 000 habitants qui

oeuvrent à la prospérité

de cette ville, dont 56%

sont nés hors des États-Unis.

En effet, de par sa situation

géographique, Miami est l'un

des grands centres hispanophones

du pays, grâce aux puissants

liens économiques qui unissent

la Floride avec l'Amérique

latine. La ville de Miami, très

cosmopolite, possède une énorme

communauté de Sud-Américains,

Colombiens, Brésiliens,

Péruviens et surtout pas

moins de 20% de Cubains.


En séquences vidéo, des terrasses de restaurants et de boutiques de cultures hispanophones défilent.


NARRATEUR

Depuis les années 1960,

l'arrivée massive de

citoyens cubains fuyant

le régime castriste a créé

le quartier de Little Havana,

«la petite Havane».

On y retrouve l'ambiance chaude

et l'hospitalité latine avec

ses sons, ses odeurs, ses goûts,

ses rythmes et son langage qui

vous transportent directement

dans le pays des cigares.

Sur la promenade des stars,

on peut marcher dans les pas

des vedettes latino-américaines

qui ont vécu dans la ville.


Parmi les dalles du trottoir, des dalles carrées affichent une étoile où des noms de célébrités y sont gravés.


NARRATEUR

Plus loin, un monument commémore

les victimes du débarquement

de la baie des Cochons,

cette tentative pour renverser

le régime de Cuba, en 1961.


Des images de personnes âgées jouant aux dominos sous une terrasse couverte d'un parc sont présentées.


NARRATEUR

Le Domino Park est un coin

tranquille, où les anciens

du quartier s'adonnent

chaque jour à des parties

de dominos enflammées. Les

hommes y discutent politique

ou fument leurs cigares.


Une rue où des restaurants et de petites boutiques spécialisées abondent est présentée.


NARRATEUR

Repaire des hippies, dans les

années 60, le village de Coconut

Grove s'est considérablement

assagi, même s'il conserve

les traces de cette originalité

et d'un esprit bohème,

qui font du Grove

un quartier unique de Miami.


Des images de grands hôtels luxueux aux nombreux étages défilent.


NARRATEUR

Coral Gables, c'est un quartier

résidentiel très riche qui

comprend un centre d'affaires

actif avec de somptueux hôtels.

Parmi eux, le Biltmore est

un superbe repère historique.

Inauguré en 1926, le bâtiment

servit d'hôpital durant la

Seconde Guerre mondiale,

puis fut le campus de l'école

de médecine de l'Université

de Miami, avant de redevenir

hôtel en 1987.


Différentes pièces intérieures de l'hôtel, incluant le rez-de-chaussée, une terrasse, un couloir menant aux ascenseurs principaux et une immense piscine entourée de sculptures sont présentées.


NARRATEUR

Célèbre pour son brunch

légendaire du dimanche, il l'est

aussi pour sa piscine géante,

qui, à son époque, était la

plus grande au monde. Il est

aujourd'hui classé au Registre

national des lieux historiques.

Également inscrite au Registre

national des lieux historiques,

Merrick House était la maison

de George Merrick, le bâtisseur

du quartier. C'est lui qui

a insufflé l'ambiance de ce

quartier aisé, mais discret,

au début du vingtième siècle, avec

des maisons méditerranéennes

aux toits de tuiles,

aux patios ombragés

et aux jardins verdoyants.


Des touristes visitent le site de Merrick House.


NARRATEUR

Mais Miami cultive aussi son

côté artistique dans le quartier

du design. D'anciens entrepôts

de faibles hauteurs à l'abandon

ont été restaurés et sont

devenus un repaire de l'art

contemporain et du design,

en matière de décoration.

Plus d'une centaine d'espaces

d'exposition, de galeries

d'art, de restaurants et

de cafés sont voués à l'art

moderne. À l'intérieur, comme

à l'extérieur, les artistes

s'y expriment en toute liberté.


Des images d'une variété d'expositions sont présentées.


NARRATEUR

Chaque année, 10 millions

de visiteurs ont passé au moins

une nuit dans l'agglomération

et ont dépensé quelque

10 milliards de dollars.


Des images des plages de Miami défilent.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement de la ville de Taxco, au Mexique.


Des séquences vidéo et des photos de la ville de Taxco, décrite par le NARRATEUR, sont présentées.


NARRATEUR

Taxco est une

ville située à 160 kilomètres

au sud de Mexico. Elle a été

construite par les Espagnols,

à flanc de montagne,

à une altitude de 1600 mètres.

Sa population est

de 55 000 habitants.

Accrochées à la falaise,

les rues étroites grimpent

et se faufilent entre

les maisons coloniales.

Dès 1522, le conquistador

Hernán Cortés explore le

pays après avoir défait

les Aztèques et arrive

dans cette région montagneuse.


Des gens circulent dans les rues étroites de la ville. Puis, des images de voitures contournant le parvis d'une église sont présentées.


NARRATEUR

La ville va devenir rapidement

éblouissante, voire outrageante.

Dès la conquête du Mexique

par Cortés, on rasa tous

les monuments religieux

et politiques indiens pour

en récupérer les pierres

et ainsi bâtir une nouvelle

ère, guidée par la foi

catholique. C'est ce qu'on

appelle «Mexique colonial».

L'église de la Sainte-Trinité,

et sa façade rustique en

pierres, conserve sa finition

d'origine.


Les églises décrites par le NARRATEUR sont présentées. Des images de l'intérieur des chapelles différentes défilent.


NARRATEUR

C'est l'un des

plus anciens monuments de

la ville, qui date des débuts

de la conquête au seizième siècle.

La chapelle Saint-Nicolas est

presque cachée derrière les

arbres. C'est la plus petite

des églises de Taxco. L'église

avait autrefois une architecture

superbement détaillée, mais,

malheureusement, l'extérieur

est aujourd'hui en mauvais état.

À l'opposé et dans le grandiose.

Au centre de la ville, se

dresse l'église Santa Prisca

y San Sebastián.


En haut d'une côte de la ville, parmi les nombreuses maisons et autres bâtiments, l'église Santa Prisca y San Sebastián se dresse au loin.


NARRATEUR

Cette église

baroque a été construite

en 1748 par José de la Borda,

un Français installé à Taxco qui

fit fortune dans la région. À

elle seule, cette église résume

toute l'exubérance baroque et

toute la richesse de l'endroit,

à l'époque coloniale. Santa

Prisca a été le plus haut

bâtiment du Mexique durant

de longues décennies. Les

deux tours jumelles, ainsi

que la façade sont à la

limite de la surcharge.


Des images des bas-reliefs et des sculptures qui ornent la façade de l'église sont présentées. Puis, l'intérieur de l'église, décrite par le NARRATEUR, est présenté.


NARRATEUR

Les protecteurs de la

construction, San Sebastián

et les évangélistes, surmontés

par Santa Prisca, sont

signifiés sur la façade.

L'église a été dessinée

par les architectes Diego Durán

et Cayetano Sigüenza, et sa

construction a duré 15 ans.

À l'intérieur, l'édifice a

un plan en croix latine,

avec l'allée principale

qui sert l'autel.

Le style du retable est,

avec l'architecture, un pur

échantillon du néo-baroque

espagnol du milieu du

dix-huitième siècle. Il est dédié

à l'Immaculée Conception.

Santa Prisca possède

en tout neuf autels et

retables travaillés en bois

et recouverts de feuilles d'or.

Dans les chapelles latérales de

l'église se trouvent deux autres

retables importants. L'un, dédié

à la Vierge de Guadalupe, et

l'autre, à la Vierge du Rosaire.

L'intérieur est un ravissement.

De l'or à profusion, et malgré

le temps et la poussière,

le peu de lumière qui pénètre

dans l'édifice est magnifié

par toutes ces brillances.

La légende raconte que Santa

Prisca, refusant de renier

sa foi catholique, fut jetée

aux lions qui refusèrent

de la dévorer. Elle fut

finalement décapitée.

La religion tient une place

prépondérante dans la vie

des Mexicains. Ils sont

souvent très pratiquants.

Il faut dire qu'une grande

partie du pays fut inondée

par les missionnaires espagnols,

dès les premiers moments de

la conquête.


Une murale représentant une bataille et divers autres personnages, incluant des missionnaires côtoyant les habitants autochtones, est présentée.


NARRATEUR

Les Aztèques et les

autres tribus indiennes décimées

par la guerre et la variole

avaient vu s'effondrer en très

peu de temps, non seulement leur

empire, mais aussi leur univers.

Leur empereur et leurs dieux

étaient morts. La nouvelle

religion n'avait alors qu'à

prendre la place laissée

vacante, et c'est sans

réticence que le dieu

chrétien fut accueilli et

accepté par les autochtones.

Mais il fallut attendre 1537

et les conclusions de la fameuse

controverse de Valladolid, menée

par le dominicain Bartolomé

de les Casas, pour que le pape

accorde enfin une âme aux

Indiens, jusque-là, méprisés

par la majorité des colons.

Très rapidement, on bâtit

alors de magnifiques églises

et des monastères. Et entre

1524 et 1536, plus de cinq

millions d'Indiens vont être

convertis par les franciscains.


Une statue de bronze de Don José de la Borda est présentée.


NARRATEUR

Hormis l'église San Prisca, Don

José de la Borda fit réaliser

de nombreux travaux dans

la ville. Il serait donc né

en France. Parti faire fortune

à Saint-Domingue, il arrive au

Mexique, à la recherche de l'or.

Mais c'est de l'argent

qu'il finira par exploiter

aux alentours de Taxco, dans

une mine déjà exploitée par

les Indiens. Il accumula alors

des richesses fabuleuses pour

le compte de l'Espagne, mais

conserva des fonds pour embellir

sa ville.


Des images de la demeure de Don José de la Borda sont présentées.


NARRATEUR

On peut visiter sa

demeure fidèlement restaurée

et comprendre que sa richesse

était bien réelle.

De toutes les demeures

coloniales de Taxco, la Casa

Humboldt est peut-être celle

qui conserve le plus grand

charme. Sa façade baroque

révèle d'élégants motifs.

À l'intérieur, 14 salles

exposent de nombreux objets

qui racontent l'histoire de

la ville et de sa croissance

minière, ainsi que les

informations importantes

sur l'église Santa Prisca.

On peut admirer des objets d'une

grande variété d'art baroque,

avec des ornements provenant

des dix-septième et dix-huitième siècles,

ainsi que de magnifiques

oeuvres sacrées.


Un énorme tableau orne un mur, puis des images d'une terrasse extérieure, surplombant la ville, sont présentées.


NARRATEUR

Même les couloirs sont ornés

de pièces retraçant la riche

histoire religieuse de Taxco.

Grâce à ses nombreuses mines

d'argent, Taxco prospéra

largement jusqu'au dix-huitième siècle

et devint l'un des plus grands

centres miniers du Mexique.

Aujourd'hui, les gisements

sont pratiquement épuisés

et la ville s'est reconvertie

dans le tourisme.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à Paris, en France.


Des séquences vidéo et des photos de la cathédrale Notre-Dame de Paris, que le NARRATEUR décrit, sont présentées.


NARRATEUR

À Paris, sur

l'Île de la Cité, le centre

historique de la capitale

française, se dresse un

des chefs-d'oeuvre de l'art

gothique: la cathédrale

Notre-Dame de Paris. C'est

au douzième siècle que Maurice

de Sully, alors évêque de Paris,

entreprit la construction

de l'édifice sur le site

de deux anciens lieux de

culte, celui de Notre-Dame

et celui de Saint-Étienne.

La construction de Notre-Dame

de Paris, décidée, a donc

commencé sous le règne de

Louis [chiffre_romain=7]VII[/chiffre_romain] et dura pratiquement

200 ans, de 1163 à 1345.

D'une longueur de 127 mètres

pour une hauteur de 69,

la cathédrale peut contenir

jusqu'à 9000 fidèles, dont

1500 dans les tribunes.


Des images de l'intérieur de la cathédrale sont présentées.


NARRATEUR

Aujourd'hui, à Notre-Dame de

Paris, est un jour d'ordination

des prêtres. C'est l'acte par

lequel l'évêque administre

le sacrement de l'ordre à

un laïc, qui devient alors

l'apôtre du Christ Jésus et

peut ainsi répandre sa parole.


De nouveaux prêtres assistent à leur ordination près de l'autel. Dans la chapelle, de nombreuses personnes assistent à l'événement, tandis qu'une chorale chante.


NARRATEUR

Haut lieu de la foi chrétienne,

la cathédrale est aussi, bien

sûr, un haut lieu touristique,

dû à sa beauté architecturale.


La façade de la cathédrale, décrite par le NARRATEUR, est présentée.


NARRATEUR

Sa façade comporte, de bas en

haut, l'étage des trois portails

d'entrée, puis, la galerie des

rois, surmontée d'un étage

occupé au centre par la rosace.

Une multitude de personnages

finement sculptés dans la pierre

décorent magnifiquement chaque

pourtour des ouvertures.

C'est une véritable dentelle

de pierre qui, à l'époque,

était entièrement peinte.

Au cours de la Révolution

française de 1789, l'intégralité

de la statuaire et des autels

fut détruite ou pillée. Le culte

catholique fut même interdit

à Paris et la cathédrale fut

transformée en entrepôt. Au dix-neuvième

siècle, l'architecte Eugène

Viollet-le-Duc entame alors une

restauration de Notre-Dame dans

l'esprit de l'époque, et qui se

fond presque parfaitement dans

l'ensemble voulu au Moyen Âge.


Des images des différentes tourelles et parties de la cathédrale, de l'extérieur, sont présentées.


NARRATEUR

Plus que les gargouilles qui

servent à évacuer l'eau de pluie

ruisselant sur les toits, ce

sont les chimères qui ajoutent

au côté fantasmagorique de

la cathédrale.


Au sommet de la cathédrale se trouvent des gargouilles qui côtoient des sculptures d'animaux de formes diverses.


NARRATEUR

Ce sont des

statues diaboliques et souvent

grotesques qui n'ont qu'un effet

décoratif. Ces éléments qui

n'existaient pas au Moyen Âge

sont des ajouts dessinés

et incorporés par Eugène

Viollet-le-Duc, lui-même, et

destinés à recréer l'atmosphère

fantastique dans laquelle

baignait le Moyen Âge. C'était

là, un pari bien audacieux

de l'architecte, mais on ne peut

nier que ce fut un grand succès.

À l'intérieur, comme

à l'extérieur, la légèreté

majestueuse règne en maître.


Des images de l'intérieur de la voûte de la cathédrale sont présentées.


NARRATEUR

Notre-Dame de Paris, ainsi

que la plupart des cathédrales

françaises, a un plan en forme

de croix latine. La nef comporte

dix travées, et le choeur, cinq.

L'axe de celui-ci est légèrement

dévié vers la gauche, par

rapport à l'axe de la nef,

ce qui symbolise, selon la

tradition, la tête affaissée

du Christ sur la croix.

Le choeur a été quelque peu

agrandi et un nouvel autel en

bronze occupe ce nouvel espace

bien visible, situé ainsi

près du centre de la cathédrale.

Plus généralement, les vitraux

de la cathédrale ont subi

les assauts du temps et de

nombreuses restaurations ont eu

lieu au cours des siècles.


Les différents vitraux de la cathédrale sont présentés.


NARRATEUR

Les principaux colorants utilisés

dans leur fabrication, au Moyen

Âge, étaient le cobalt pour le

bleu, le cuivre pour le rouge

et le vert, le manganèse

pour le pourpre et

l'antimoine pour le jaune.

Lorsque la peinture posée sur

le verre était sèche, on cuisait

le tout à plus de 600 degrés.

La technique utilisée pour les

bleus d'une telle transparence

a, aujourd'hui, disparu.

L'intérieur de Notre-Dame

de Paris est un véritable

enchantement mystique.


Dans une grande tour aux poutres de bois, se trouve une énorme cloche.


NARRATEUR

Dans la tour sud, l'ancien

bourdon, resté en place, est

considéré comme l'un des plus

beaux en Europe, et n'est sonné

qu'en de rares occasions:

à Noël, à Pâques, ou encore,

pour la mort d'un pape.

Pour les 850 ans de la

cathédrale, le Conseil a

décidé de remplacer les vieilles

cloches usées et dépareillées

depuis la Révolution française,

et de recréer la sonnerie

originelle.


Dans un extrait vidéo, plusieurs cloches sont alignées et exposées au centre de l'allée de la chapelle de la cathédrale. Puis, des images des orgues se trouvant à Notre-Dame de Paris sont présentées.


NARRATEUR

Les grandes orgues de Notre-Dame

de Paris comprenaient 86 jeux

au dix-neuvième siècle. À l'heure

actuelle, après de multiples

ajouts et restaurations,

elles en comptent 110.


Un joueur d'orgue de la cathédrale joue une pièce.


NARRATEUR

Les grandes orgues sont

le moteur avec l'art lyrique

de la vie religieuse et

culturelle de la cathédrale.

À Notre-Dame de Paris,

la foi, toujours vivante, attire

environ 20 millions de pèlerins

et visiteurs par an, dont

14 millions entrant dans la

cathédrale. En France, c'est le

monument le plus visité devant

la basilique du Sacré-Coeur

de Montmartre, le musée du

Louvre, le parc du château

de Versailles, et même la tour

Eiffel. Sa flèche s'élance

à 96 mètres de hauteur.


Différentes images faisant le tour de la cathédrale sont présentées.


NARRATEUR

Elle fut, lors de son

achèvement, l'une des

plus grandes cathédrales

de tout l'Occident, et

en a traversé l'histoire.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement de la ville antique de Volubilis, à Meknès, au Maroc.


Des séquences vidéo et des photos de la ville antique de Volubilis et de ses ruines sont présentées.


NARRATEUR

Volubilis fut une

ville antique sous influence

carthaginoise qui a éclos à

partir du troisième siècle avant Jésus-Christ

et qui se développa rapidement

à partir du moment où elle entra

dans le giron romain. La cité

a compté jusqu'à 12 000

habitants. La parure monumentale

de la ville se développe

particulièrement au deuxième siècle,

en liaison avec l'enrichissement

économique de la région.

Un forum, quatre thermes publics

et des maisons sont construits.

Un aqueduc apporte l'eau

des sources du djebel voisin

jusqu'aux fontaines publiques et

jusqu'aux maisons. Des maisons

se couvrent de toits en tuiles

romaines à double pente.

Un portique borde le

(mot_etranger=LA)

decumanus maximus[/mot_etranger], la voie principale,

et un temple avec ses

lieux d'offrandes et de

sacrifices se construisent

sur les pentes du tumulus.

C'est une période de grands

projets architecturaux qui

marque l'apogée de la ville.

L'invasion des vandales venus

d'Espagne, en 429, marquera

la fin de la période romaine.


Des escaliers menant à une plateforme en ruines où se trouvent plusieurs colonnes sont présentés. Puis, davantage d'images du Capitole, que décrit le narrateur, s'enchaînent.


NARRATEUR

L'une des constructions

publiques importantes du

site, possédant des vestiges

importants et qui sont

emblématiques, est le Capitole,

qui est évoqué dans les

constructions à finalité

religieuse, mais dont il ne faut

pas omettre l'aspect politique.

En effet, à cette époque, dans

les villes, le Capitole est

le centre du pouvoir et

la religion est vecteur de

ce pouvoir. Parmi les vestiges

du Capitole, se tient toujours

un autel présent dans la cour

qui lui fait face. Le bâtiment

était essentiel à la vie locale,

car il était consacré aux

trois divinités principales

du panthéon romain: Jupiter,

Junon et Minerve. Des assemblées

civiques se tenaient devant

le temple pour implorer l'aide

des dieux ou les remercier pour

des succès dans des entreprises

militaires, par exemple.

La basilique a été,

pour sa part, utilisée pour

l'administration de justice

et la gouvernance de la ville.

Achevée au début du troisième siècle,

c'est l'une des basiliques

romaines les plus remarquables

d'Afrique.


Des images d'une rangée d'arches encore préservées sont présentées.


NARRATEUR

La construction,

qui possédait à l'origine

deux étages, avait 42 mètres

de longueur et une largeur

de 22 mètres.

L'intérieur du bâtiment

est dominé par deux rangées de

colonnes encadrant les absides

à chaque extrémité où les

magistrats prenaient place.


Un espace plutôt vide où quelques ruines de blocs de pierre et de colonnes s'y trouvent est présenté.


NARRATEUR

Le parvis de la basilique domine

la place du forum où se tenaient

les marchés, où il y avait

nombre de statues d'empereurs

et de dignitaires locaux,

dont subsistent uniquement

les piédestaux.


Les vestiges d'anciennes maisons sont présentés.


NARRATEUR

Au deuxième siècle, la population

s'enrichit et s'accroît. Les

édifices publics sont agrandis,

d'autres sont bâtis. Cet

enrichissement se traduit

également dans la construction

de vastes villas pourvues de

mosaïques restituées en parfait

état.


Des images de mosaïques préservées s'enchaînent alors que le NARRATEUR les décrit.


NARRATEUR

Les maisons dégagées

à Volubilis vont des hôtels

particuliers richement décorés

aux simples bâtisses construites

de briques et de boue séchée.

Certaines conservent de belles

et grandes mosaïques in situ.

Elles ont été nommées

par les archéologues

d'après leurs motifs.

Ici, c'est un bestiaire.

Dans la Maison des travaux

d'Hercule, la mosaïque

principale montre les 12 tâches

que le demi-dieu a dû réaliser

en guise de pénitence pour avoir

tué sa femme et ses enfants.

Il dut notamment terrasser

le Minotaure.

La Maison de Vénus, à l'est

de la ville, était une des

résidences les plus luxueuses de

la cité. Dans l'une des pièces

se trouve une mosaïque montrant

Diane sortant du bain. Elle

possédait un intérieur richement

décoré avec des mosaïques

datant du deuxième siècle après Jésus-Christ

qui exposent des scènes

animales et mythologiques.

Il y a des mosaïques dans

sept couloirs et huit pièces,

et la demeure possédait

ses propres bains privés.


Des images des ruines de la cité défilent.


NARRATEUR

La cité a été partiellement

fouillée à partir de 1915,

sous le protectorat français,

par des archéologues

français et marocains.

Aujourd'hui, ce sont 40 hectares

de vestiges qui s'étendent

au milieu des oliveraies

et des champs, et les zones

fouillées représentent

moins de la moitié du site.

La Maison de l'Éphèbe

comporte une cour intérieure,

et certaines pièces sont

pourvues de mosaïques, dont

une description de Bacchus.

La qualité de conservation

remarquable des mosaïques et

l'exceptionnelle préservation

du site de Volubilis ont

incité l'UNESCO à

le classer au patrimoine

mondial de l'humanité.


Des images des mosaïques détaillées et de leurs couleurs dans la Maison de l'Éphèbe s'enchaînent. Puis, les vestiges d'une cour circulaire entourée de colonnes en ruines sont présentés.


NARRATEUR

La construction dénommée

«Palais de Gordien» est la plus

grande construction de la ville

et probablement la résidence

du gouverneur. Elle a été

reconstruite au milieu du troisième

siècle. Deux maisons séparées

ont été utilisées afin de créer

un complexe de 74 pièces

avec des cours et des

salles d'eau privées,

aux fonctions domestiques,

mais aussi officielles.

Le bâtiment incorpore aussi

un ensemble de magasins et

un complexe de trois presses

à olives. Située dans une région

aux riches potentialités

agricoles, cette ville vivait

du commerce de l'huile d'olive.

Et on retrouve dans ces ruines

de nombreux pressoirs.

À l'extrémité du

(mot_etranger=LA)

decumanus maximus[/mot_etranger], l'arc de Caracalla est

un des éléments emblématiques

du site.


Au bout d'une grande allée bordée par des colonnes en ruines se trouve une grande arche de pierre décorée de bas-reliefs et de gravures.


NARRATEUR

L'arc est construit

en pierres locales et était à

l'origine couronné par un groupe

statuaire de bronze figurant

un char tiré par six chevaux.

Il a été construit en 217

pour honorer l'empereur

romain Caracalla. C'est

à partir de cette époque

que commença le lent déclin

de Volubilis qui, délaissée

par les Romains puis par les

Berbères, s'enfonça doucement

dans les sables. Par la suite,

les ruines furent utilisées

pour la construction de Meknès.


Sur un globe terrestre, un marqueur indique l'emplacement du delta du Mékong, au Vietnam.


Des séquences vidéo et des photos du delta du Mékong, bordées par des forêts et des maisons sur pilotis sont présentées.


NARRATEUR

À l'extrémité sud

du pays, entre l'agglomération

de Hô Chi Minh-Ville et

la frontière du Cambodge,

se déploie le delta du Mékong.


De nombreux bateaux et barques sont accostés sur les rives du cours d'eau.


NARRATEUR

C'est une immense et basse

plaine extrêmement fertile,

traversée par les neuf bras

du fleuve qui jette ses flots

limoneux et boueux dans la

mer. Région la plus fertile

du Vietnam, le delta du Mékong

couvre une superficie d'environ

39 000 kilomètres carrés, et

il est formé par les alluvions

et les sédiments déposés par

le passage du fleuve. Il est

quadrillé par une multitude de

canaux verdoyants, de rizières

et de jardins fruitiers, d'îles

et de villages qui vivent

au rythme des pulsations

du fleuve et de la mer.

Des fouilles archéologiques ont

établi que la région est habitée

par l'homme depuis plus de

2000 ans. Longuement disputé aux

Khmers du Cambodge, le delta est

finalement pacifié depuis la fin

des années 1970, pour la plus

grande joie des commerçants.


Des images de nombreux restaurants et maisons sur pilotis bordant le fleuve sont présentées.


NARRATEUR

Car sur les bras du Mékong,

il y a plusieurs grands marchés

flottants. Celui de Cai Be est

réputé depuis le dix-neuvième siècle,

où, sous la dynastie des Nguyen,

il était l'un des points

de rencontre favoris

des commerçants venus

de toute la région.

Les marchés flottants

sont une étape essentielle

du développement du delta du

Mékong. Il dégage une ambiance

particulière aux villes qui le

parsèment. Ambiance où l'eau

et le fleuve jouent un rôle

prédominant dans le quotidien

des habitants, et ce,

depuis très longtemps.


En séquences vidéo, de nombreux bateaux participant au marché flottant sont accostés les uns à côté des autres pour faire leurs transactions.


NARRATEUR

À l'heure du marché, dès l'aube,

les vendeurs se tiennent prêts,

sur leurs gros bateaux, à

écouler leurs marchandises. Les

acheteurs, eux, naviguent sur de

plus petites embarcations. Dans

le brouhaha des échanges entre

vendeurs et acheteurs, on peut y

acheter toutes sortes de fruits

saisonniers du Sud: des

longanes, des ramboutans,

des durians, des mangues,

des pamplemousses ou des ananas.


Les rues du marché de Cai Be sont présentées. Un vendeur vide des noix de coco de leur chair à l'aide d'un outil ressemblant à un presse-agrume électrique.


NARRATEUR

En retrouvant la terre ferme,

sur les rives de Cai Be, se

tient un marché terrestre encore

plus riche en couleurs et en

odeurs que celui auquel on vient

d'assister. Dans le secteur

artisanal, la noix de coco

est à l'honneur. Une fois râpée,

le lait en est extrait.

Et on peut même le transformer

en alcool, un tord-boyau à 80

degrés, appelé la vodka de coco.


Une sorte de four relié à une énorme jarre de terre, dont l'alcool qui en ressort par une ouverture est recueilli dans une bouteille est présenté.


NARRATEUR

Autre spécialité: la fabrication

des fameuses feuilles de riz qui

sont cuites à la vapeur. La pâte

est faite à partir de riz, d'eau

et de sel mixés ensemble.


Sous une pièce couverte, une femme cuit des feuilles de riz sur une plaque ronde chauffée qu'elle recouvre d'un couvercle tressé de paille.


NARRATEUR

On peut y mélanger

des graines de sésame ou

de la poudre de crevette.

Une fois séchées, les feuilles

de riz partiront sur les

marchés et serviront de base à

l'alimentation de la population.


Dans une cour, des dizaines de feuilles de riz sèchent au soleil sur un tapis tressé étendu au-dessus du sol.


NARRATEUR

Le riz est le principal aliment

de la péninsule et il est

décliné sous toutes ses formes.


Une personne fait griller des graines de riz et les remue dans un wok.


NARRATEUR

Autre spécialité: le gâteau de

riz soufflé au caramel. Le riz

soufflé se prépare en faisant

exploser les grains à la

chaleur et en le mélangeant

à du caramel de noix de coco

durant un long moment.


Deux personnes remuent le mélange de riz et de caramel qui chauffe dans le wok, au-dessus d'une braise contenue dans un baril.


NARRATEUR

Puis, le produit est étalé,

compressé et refroidi.

Il ne reste plus alors qu'à

le découper et à l'emballer.


Un groupe de femmes s'occupent d'emballer les morceaux de riz soufflé dans de petites pochettes de plastique.


NARRATEUR

Au détour de ses méandres,

le delta du Mékong recèle

quelques trésors cachés,

comme cette maison coloniale.


Une maison ayant une balustrade ornée d'arches de pierre peinte se trouve au bout d'un jardin. Un escalier descendant des deux côtés de l'entrée mène à la cour avant.


NARRATEUR

Elle a été construite

au dix-neuvième siècle par le mandarin

du village, et appartient

depuis six générations

à la même famille.


L'intérieur de la maison est présenté.


NARRATEUR

C'est un mélange d'architectures

vietnamienne et française.

L'intérieur de la maison

est décoré selon le style

traditionnel, avec une salle

de culte ornée de bas-reliefs

finement sculptés et des

armoires incrustées

de nacre précieuse.

Ici aussi, on vénère

bien sûr les ancêtres.


Un groupe de trois musiciens sont assis sur des chaises et jouent de leurs instruments traditionnels pendant qu'une femme chante.


NARRATEUR

Certains soirs, on peut assister

à un concert de musique tai tu.

Le don ca tai tu est un

genre vocal et instrumental

traditionnel né dans le sud

du Vietnam, à la fin du dix-neuvième

siècle. Le nom signifie

littéralement «musique et chant

des amateurs», car il s'agit

d'une musique de divertissement

pour les mélomanes de toutes les

couches sociales. Le don ca tai

tu est interprété par un petit

ensemble instrumental comprenant

en général une guitare

occidentale qui a été adaptée

à la musique vietnamienne,

d'un luth en forme de lune

et d'une vielle à deux cordes.

De tous les genres traditionnels

pratiqués aujourd'hui, au

Vietnam, le don ca tai tu

est celui qui résiste le mieux

au déversement quotidien de

musique populaire anglo-saxonne

et il compte aujourd'hui

près de 30 000 praticiens.


En séquences vidéo, des gens parcourent les eaux des branches étroites du fleuve à bord de leurs barques.


NARRATEUR

Au centre des régions du delta,

entre deux bras du Mékong,

se situe la province de Vinh

Long, le «dragon majestueux». Le

principal intérêt de Vinh Long

réside dans la vie de ce fleuve

hors du commun et la possibilité

de découvrir la région en

bateau. Vinh Long est le pays

des fruits et des mandarines, et

surtout, des oranges. C'est une

terre basse rendue riche par les

alluvions, une terre baignée,

irriguée et maternée par la

mère des eaux, le Mékong,

qui, avec les autres

fleuves du pays, porte

les berceaux des civilisations.


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