Les 100 merveilles du monde

Du grandiose Colosse de Rhodes, à la magnificence du phare d'Alexandrie, en passant par la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, le temple d'Artémis, la statue de Zeus, et le tombeau de Mausole; il ne subsiste des 7 Merveilles du monde (antique) que les grandes Pyramides de Gizeh en Égypte à côté du Caire. Aujourd'hui ce sont le Colisée à Rome, la grande muraille de Chine, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, le Taj Mahal en Inde, le Machu Picchu au Pérou, Chichén Itzá au ...

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Vidéo transcription

11ème partie

À la découverte des merveilles du monde entre la France, l’Égypte, le Mexique, la Chine, le Vietnam, l’Inde et la France. Embarquez pour découvrir Paris, la Vallée du Nil, la Cité Maya de Palenque, Hong Kong, Hoi Han et Hampi.



Réalisateur: Jacques Vichet
Année de production: 2016

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Tout au long de l'émission, les propos du NARRATEUR sont illustrés par des photos et des séquences vidéo des sites concernés.


Générique d'ouverture


Titre :
Les 100 Merveilles du Monde Onzième partie


Un globe terrestre est présenté, puis la tour Eiffel, à Paris, en France, est située.


Des séquences vidéo et des photos de Paris, où se trouvent des sites inscrits au patrimoine de l'UNESCO, sont présentées.


NARRATEUR

Paris, ville d'histoire

et de culture, attire chaque

année près de 30 millions

de visiteurs qui se déversent

dans les 1800 bâtiments

ou éléments architecturaux

classés à l'inventaire

des monuments historiques.

Parmi eux, la tour Eiffel

est indéniablement

son emblème le plus fort.

La tour de fer haute de

324 mètres avec ses antennes

a été construite par Gustave

Eiffel pour l'Exposition

universelle de Paris de 1889.

Elle était alors la vitrine du

savoir-faire technique français.


De nombreuses personnes font la queue pour visiter la tour Eiffel.


NARRATEUR

Plébiscitée par le public dès

son inauguration, elle a depuis

accueilli près de 280 millions

de visiteurs. C'est un site

touristique de premier plan

qui accueille sept millions

de curieux, dont 75% d'étrangers,

chaque année.


Une gardienne accueille les visiteurs et prend leur billet à l'entrée de la tour.


NARRATEUR

Et elle est, de plus,

le monument payant qui a été

le plus visité dans le monde.


Un ascenseur emmène les visiteurs en haut de la tour.


NARRATEUR

Chacun de ses trois étages

comporte une galerie circulaire

ou un belvédère qui permet

d'embrasser une vue à 360 degrés

sur Paris. Ses galeries sont

ponctuées de plusieurs tables

d'orientation et de longues-vues

permettant d'observer

les monuments parisiens.

Le second niveau du troisième

étage, appelé parfois quatrième

étage, est situé à 279 mètres

de hauteur et il est la plus

haute plateforme d'observation

accessible en Europe.


Des vues de Paris depuis la tour Eiffel sont présentées.


NARRATEUR

Le premier plan de la tour

a été réalisé en 1884 par

les ingénieurs de Gustave Eiffel

et il sera amélioré par

Stephen Sauvestre qui va

lui apporter plus d'esthétique.


Des photos d'archives des ingénieurs et de la construction sont présentées.


NARRATEUR

Le projet remporte alors

le concours ouvert par le

ministre du Commerce de l'époque

en vue de l'Exposition

universelle de 1889.


Des illustrations de l'époque de la construction défilent.


NARRATEUR

Construite en deux ans,

deux mois et cinq jours par

250 ouvriers, elle est inaugurée

le 31 mars 1889. En hommage

à la science, sur sa face

sont inscrits les noms de 72

personnalités du monde

scientifique des dix-huitième

et dix-neuvième siècles.

Pour son fonctionnement, la tour

emploie 600 personnes: hôtesses,

ouvriers et techniciens.

Et pour entretenir ses 10 000

tonnes d'acier et ses quelque

2,5 millions de rivets, des

campagnes de peinture sont mises

en place tous les sept ans

pour prévenir des méfaits

de la rouille. Elles durent

18 mois. Pas moins de 60 tonnes

de peinture sont nécessaires

pour recouvrir les 200 000

mètres carrés de sa surface.


Des peintres se harnachent à des plateformes de la tour Eiffel pour procéder à son entretien.


NARRATEUR

La vingtaine de peintres

alpinistes, tous encordés,

travaillent encore aujourd'hui

avec des méthodes

traditionnelles déjà utilisées

du temps de Gustave Eiffel,

la peinture ne s'appliquant

que manuellement. Elle arbore

depuis 1968 le brun tour Eiffel,

semblable au bronze, mais cela

n'a pas toujours été le cas.


Des maquettes de la tour Eiffel de différentes couleurs sont présentées.


NARRATEUR

Si aujourd'hui l'ascenseur

semble un équipement usuel, pour

l'époque, c'était un exploit.

Les quatre piliers étaient

équipés d'une ou deux cabines

et en 1889, cinq ascenseurs

hydrauliques ont été mis

en service afin d'accueillir

les visiteurs. Et entre le

deuxième et le troisième étage,

l'ascension était assurée par

une machine hydraulique unique

au monde. Ces éléments vitaux

sont mis à rude épreuve.


Des images des ascenseurs de la tour défilent.


NARRATEUR

Leur parcours cumulé représente

2,5 fois le tour de la Terre

chaque année avec plus de

103 000 kilomètres parcourus.


Dans un ascenseur, une employée de la tour Eiffel donne des instructions en anglais aux visiteurs.


NARRATEUR

Le restaurant du premier étage

possède son propre ascenseur,

ce qui évite de faire la queue

en bas à l'entrée du monument.

Si à midi il propose une formule

chic, mais bon marché, le soir,

les prix s'envolent et le

restaurant prend une dimension

nouvelle dans son décor

ultra contemporain avec

sa carte au bon goût parisien.

Pour le réveillon de

la Saint-Sylvestre, les prix

peuvent grimper à plus de 500

dollars pour un repas inoubliable.


Un serveur monte un escalier dans le restaurant.


Dans un ascenseur, une employée de la tour Eiffel donne des instructions en espagnol aux visiteurs.


NARRATEUR

Le deuxième étage, situé

à 115 mètres au-dessus du sol,

accueille le restaurant Le Jules

Verne. C'est un restaurant

gastronomique géré depuis 2007

par le chef Alain Ducasse

et récompensé d'une étoile

par le Guide Michelin. La vue

y est spectaculaire et le décor

met en valeur les structures

métalliques de la tour.

La clientèle venant souvent

de loin, les couverts sont

réservés longtemps à l'avance,

d'un mois pour le déjeuner

à trois mois pour le dîner.


Des boutiques de souvenirs sont présentées avec toutes sortes d'objets à l'effigie de la tour Eiffel: cartes postales, affiches, tours miniatures, pièces de monnaie commémoratives, magnets, lampes, assiettes, bouteilles de parfum, coupe-papiers, éventails, tableaux, horloges, ciseaux.


NARRATEUR

La tour recèle également

plusieurs boutiques de

souvenirs. On y trouve un large

choix de cartes postales et

d'articles de la tour Eiffel qui

permettent à chacun de garder

une trace de ce moment

si particulier de sa visite

dans la capitale française.


Les antennes déployées au sommet de la tour sont présentées.


NARRATEUR

De par sa taille, la tour joint

l'agréable à l'utile. Elle est

l'émetteur principal de

diffusion pour les télévisions

et les radios de la région

parisienne grâce aux nombreuses

antennes disposées à son sommet.

Le parcours jusqu'au sommet de

la tour se termine donc par la

découverte d'une vue saisissante

sur Paris, la plus belle ville

du monde, et ses monuments.

Et qui laisse parfois sans voix.


Des vues de Paris au coucher du soleil sont présentées.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, puis le temple de Denderah, dans la vallée du Nil, en Égypte, est situé au nord-est de l'Afrique.


Des séquences vidéo et des photos du site de Denderah sont présentées.


NARRATEUR

Dendérah se situe

en Égypte sur les bords du Nil

à environ 65 kilomètres au nord

de Louxor. Commencé sous

les derniers Ptolémée, le temple

de Dendérah est achevé à

l'époque romaine sous l'empereur

Néron vers l'an 60 de notre ère.

Son temple principal dédié à la

déesse Hathor est le plus grand,

couvrant quelque 40 000 mètres

carrés, et également l'un

des mieux conservés du site.


Des bas-reliefs représentant des figures de la mythologie égyptienne avec des tracées de peinture sont présentés.


NARRATEUR

Il est aussi un des mieux

décorés de cette époque

ptolémaïque. Dans

la mythologie égyptienne,

Hathor est la déesse de l'amour,

la beauté, la musique,

la maternité et de la joie.

Les Grecs anciens identifiaient

Hathor à la déesse Aphrodite

et les Romains à Vénus.

En Égypte, la déesse du pouvoir

de la féminité était Isis, mais

les deux déesses initialement

en concurrence seront confondues

dans des périodes plus tardives

et l'on verra apparaître des

représentations d'Isis avec

la coiffe d'Hathor. Hathor est

généralement représentée comme

une déesse vache avec des cornes

entre lesquelles apparaissent

le disque solaire et l'uraeus.

Le temple de Dendérah est

différent des autres temples

gréco-romains, car il ne possède

ni pylône d'entrée ni cour

à portiques. Quatre colonnes

à chapiteaux ornaient

sa façade et on y accédait

en entrant directement

dans la salle hypostyle.

Les quatre têtes d'Hathor ornant

les chapiteaux de chaque colonne

proclament le caractère

universel de la déesse.


Les bas-reliefs des murs extérieurs sont présentés.


NARRATEUR

Les scènes représentent

la triade Hathor, Horus et leur

fils Harsomtous qui se fait

offrir le lotus qui est

l'allié du soleil levant.

À certaines heures du jour

sur l'architrave, la lumière

frisante permet de mieux

contempler diverses divinités

faisant des offrandes et qui

s'avancent vers le symbole de

la déesse en position centrale:

le disque solaire ailé.

La scène hypostyle fut décorée

sous les règnes des empereurs

romains Auguste et Néron au

début de notre ère. 18 colonnes

hathoriques dont les chapiteaux

représentent sur quatre faces

la déesse Hathor coiffée d'une

lourde perruque et surmontée

d'un sistre, l'instrument

de musique favori d'Hathor,

soutiennent le plafond.

Ces colonnes végétales

évoquent la nuit dans laquelle

se dissimule la Lune.

Elle représente le marais

primordial où s'agite

toute la création,

la source de toute vie.

Toutes les colonnes et toutes

les parois sont recouvertes

de magnifiques hiéroglyphes

dont les couleurs sont encore

préservées sous la poussière.

Le plafond de la salle

hypostyle, divisée

en sept travées par

des architraves, supporte des

représentations astronomiques:

le trajet diurne du Soleil,

le trajet nocturne de la Lune,

les 12 heures du jour et

de la nuit ou même les éclipses.


Des images des gravures du plafond, dont les couleurs sont encore visibles, sont présentées.


NARRATEUR

L'astronomie est liée

au culte d'Hathor et les prêtres

suivaient avec attention

le mouvement des étoiles

de façon à établir un calendrier

précis des fêtes religieuses.

Une autre travée montre

le calendrier lunaire divisé en

14 personnages représentant les

phases de l'astre de la nuit.


Les personnages se suivent jusqu'à un grand symbole d'oeil.


NARRATEUR

La Lune est représentée

par l'oeil.


L'intérieur sombre du sanctuaire est présenté.


NARRATEUR

Dans le sanctuaire, on déposait

les barques destinées à la

déesse, ainsi que ses statues.

Des bas-reliefs exposent une

succession des rites du culte

journalier que devait accomplir

le roi comme briser les scellés

de la porte, adorer Hathor

ou lui offrir de l'encens.

Il est évident que le roi

ne pouvait à lui seul

accomplir tous ces rites.

Ce sont les prêtres qui

accomplissaient ces tâches.


Une échelle mène à une ouverture en hauteur dans un mur.


NARRATEUR

De petits couloirs très étroits,

aménagés dans l'épaisseur

des murailles ou des fondations,

donnent accès à des pièces de

petites dimensions et décorées:

les cryptes, lieux cachés

et exclusivement réservés

aux prêtres.

Ces salles aménagées sur

plusieurs niveaux servent

à entreposer les objets sacrés

et divins, les trésors et les

richesses du temple, le matériel

cultuel et les archives.

Dans l'épaisseur du mur,

il y a aussi des escaliers qui

permettent d'accéder au toit.

À mi-hauteur, la procession

s'arrêtait pour permettre

aux prêtres d'effectuer tout

le rituel de la célébration

de l'union de la déesse Hathor

au disque solaire. Le toit

du temple était surmonté

par le kiosque du disque,

de plan rectangulaire,

avec ses 12 colonnes, montrant

le visage d'Hathor vers

les quatre points cardinaux.

C'est là que se tenait, chaque

année, la fête du Nouvel An.

Au soleil levant, au cours

de la cérémonie appelée «l'union

au disque», on transportait

la statue d'Hathor sur le toit

du temple afin qu'elle soit

régénérée par les rayons

solaires de son père Rê.

Dans un autre kiosque, le

plafond représente la célèbre

carte du ciel des constellations

et des décans connue sous

le nom de Zodiaque de Dendérah.

Cette représentation

d'un zodiaque circulaire est

unique dans l'Égypte antique.

Le Zodiaque de Dendérah

est une carte des étoiles

en projection plane. Il montre

les 12 constellations

du zodiaque formant

les 36 décans et les planètes.

Certains de ceux-ci sont

représentés sous les mêmes

formes que leur nom connu,

par exemple le Bélier,

le Taureau, le Scorpion,

le Capricorne ou le Lion.

Ce site est extraordinairement

bien conservé avec ses

bas-reliefs religieux

encore hauts en couleur.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, puis la cité maya de Palenque, au Mexique, est située, en Amérique centrale.


Des séquences vidéo et des photos du site de Palenque, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées. Il s'agit d'une ville en ruines avec de nombreux bâtiments pyramidaux à étages.


NARRATEUR

Palenque est une cité

précolombienne fondée vers

l'an 100 avant Jésus-Christ et

est située dans l'État mexicain

du Chiapas.

C'est l'un des sites mayas les

plus impressionnants. Comparée

aux autres cités, elle est

de taille moyenne, mais

se distingue néanmoins

par son patrimoine

architectural et sculptural.

La cité était déjà abandonnée

lors de la conquête

espagnole au seizième siècle.

Le premier grand bâtiment que

l'on rencontre est la Pyramide

des inscriptions. C'est

la pyramide où a été enterré

le roi Pakal premier, qui a

régné durant l'âge d'or de

la cité au septième siècle.

À ses côtés, le Temple

de la Reine Rouge qui pourrait

avoir été son épouse.

Pakal premier, le plus célèbre

des rois mayas, accéda au trône

en 615 et régna jusqu'en 685.

Il édifia la majeure partie

des palais et des temples de

Palenque retrouvés aujourd'hui.

Le Temple des inscriptions

se dresse au sommet de

la pyramide à neuf degrés,

haute de 20 mètres.

Cinq portes s'ouvrent

sur une salle rectangulaire

qui communique avec trois pièces

à l'arrière. À l'intérieur,

un petit escalier

descend dans la pyramide

jusqu'au tombeau du roi.

Le complexe appelé «palais» est

la plus grande structure mise au

jour sur le site. On ne connaît

pas vraiment sa destination,

mais ce pourrait être un

ensemble administratif, voire

cérémoniel, construit également

sous le règne de Pakal premier.

Le palais, comme tous les palais

mayas, est une succession

de cours entourées de

maisons qui ont des formes

extrêmement allongées.

Cette forme est liée à

une technique de construction

universelle chez les Mayas:

la voûte à encorbellement.

L'exception architecturale

vient de la tour ajoutée

au huitième siècle et

qui est un observatoire.

Son sommet a été reconstitué.

Le palais est construit sur

plusieurs niveaux, laissant

apparaître des souterrains.

La salle du trône est

le bâtiment le mieux

conservé de l'ensemble.

Les divers temples et

constructions du site maya

de Palenque sont groupés autour

d'une grande place qui est

traversée par un aqueduc.


Un aqueduc traverse une grande place verdoyante avec de nombreux arbres autour.


NARRATEUR

Les restes d'un jeu de pelote

sont bien visibles.

Le Temple de la Croix, au sommet

de sa pyramide, fait partie

d'un groupe de trois, agencés

autour d'une autre place.

Le temple, dont la façade s'est

effondrée, a été construit

par le fils de Pakal premier

et a été consacré en 685.

Il est surmonté d'une crête

faîtière ajourée.

Le rôle de ce temple était

d'assurer la filiation

entre le ciel, les ancêtres,

et la lignée au pouvoir.


Des visiteurs se tiennent au sommet du temple.


NARRATEUR

Le Temple de la Croix feuillue

était dédié à l'eau et

à l'agriculture. Il a

également perdu sa façade.

Le troisième temple,

dit du Soleil, est resté

en bon état. Il était consacré

à l'inframonde et à la guerre.

Des gravures sont visibles

sur les murs entre les portes.

Et sur le panneau central,

on peut encore apercevoir

des personnages entourant

un bouclier sur lequel figure

une tête de jaguar.

La crête faîtière ajourée,

ornée de stuc et peinte,

est très bien conservée.

Lorsque les Mayas fondèrent

Palenque au préclassique, vers

l'an 100 avant Jésus-Christ,

c'était alors un petit village,

principalement agricole,

bénéficiant de nombreuses

sources et cours d'eau.


Dans la forêt, un cours d'eau s'écoule en cascades.


NARRATEUR

Aujourd'hui, la zone

découverte du site fait

à peine 3 kilomètres carrés

qui représentent moins de

10% de la superficie totale

de la cité à son apogée.

Il resterait encore plus

de 1000 structures

couvertes par la forêt.

Le Temple du Comte fait

partie du groupe nord. Il doit

son nom à son découvreur,

le comte Waldeck.

Cet élégant édifice possède

une base à cinq degrés

surmontée par trois temples

qui ont gardé toutes leurs

décorations d'origine.

C'est sans nul doute

un endroit majeur de la cité

de Palenque. De nombreuses

cérémonies y étaient

pratiquées par les élites.

Palenque fut un centre

maya important durant

l'âge classique, entre le

cinquième et le neuvième

siècle. Guerres et alliances

se sont succédé entre elle

et les cités voisines de Tikal

ou Calakmul. Et, au début

du neuvième siècle, Palenque

tient alors une position

influente dans la région.

Malgré cela, l'émigration a

commencé et, petit à petit, les

lieux sont abandonnés à mesure

que la forêt les recouvre.

Au seizième siècle, la région

est alors quasiment inhabitée

lors de la conquête espagnole.

Et ce n'est qu'au dix-neuvième

siècle que les archéologues

l'ont redécouverte, cachée

dans la végétation.

Palenque a bénéficié d'une

architecture tout à fait

particulière, peut-être

facilitée par la présence

d'un calcaire facilement

malléable ou taillable.

Les architectes de la cité ont

innové en allégeant les voûtes,

ce qui permet d'avoir des

espaces intérieurs plus ouverts

et une architecture plus aérée.

Il faudra beaucoup de temps

et de moyens pour découvrir

les splendeurs enfouies d'une

des plus belles cités mayas

du Mexique et dont les seigneurs

proclamaient que leur lignée

remontait à la création du monde

qui, dans la mythologie maya,

eut lieu en l'an 3114 avant

Jésus-Christ.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, puis Victoria Peak, à Hong Kong, est situé au sud-est de la Chine.


Des séquences vidéo et des photos de Hong Kong et de ses gratte-ciels sont présentées.


NARRATEUR

Au sein des villes chinoises,

Hong Kong est la ville la plus

riche du pays et un pôle

financier et commercial

d'envergure mondiale.

Ancienne colonie britannique

rétrocédée à la Chine en 1997,

Hong Kong est demeurée

radicalement différente du reste

de la République populaire.

La mégapole est un des

territoires les plus peuplés au

monde avec une densité de 6350

habitants au kilomètre carré.

C'est 7 millions d'âmes

s'entassant sur plus

de 1000 kilomètres carrés.

Mais si l'on tient compte que

du fait des reliefs seulement,

un cinquième du territoire est

constructible, la concentration

urbaine atteint donc,

en moyenne, plus de 30 000

habitants au kilomètre carré.


De nombreuses personnes circulent dans une rue commerçante de Hong Kong.


NARRATEUR

Pour fuir le centre-ville

et son brouhaha, Victoria Peak,

avec son funiculaire,

est une solution. C'est

le point culminant de l'île

avec une altitude de 552 mètres.


Un funiculaire s'élève lentement au-dessus de la ville.


NARRATEUR

Le sommet du Peak constitue

l'une des principales

attractions touristiques

de Hong Kong, car le trajet

en Peak Tram est, en soi, une

expérience visuelle inoubliable.

Depuis 1888, date de sa mise

en service, le tram est

le témoin tranquille des

125 ans d'évolution de la cité.

Au cours de la montée

vers le sommet, vous verrez

des gratte-ciels défiler sous un

angle complètement inhabituel.

Au terminus est aménagé un

belvédère appelé la «terrasse

du ciel», ainsi que des

restaurants et des magasins.

Victoria Peak est aussi

un quartier résidentiel

parmi les plus chers du monde.


Au pied du belvédère, la ville et ses gratte-ciels s'étalent au bord de l'eau.


NARRATEUR

Mais c'est certainement du haut

de cette montagne que l'on est

frappé par cette impression

de pouvoir et de démesure

qui émane de Hong Kong.

Victoria Peak, en effet,

offre cette vue légendaire sur

ces grands immeubles rutilants

aux formes parfois surprenantes,

avec en arrière-plan les eaux

du port Victoria sillonné

d'embarcations diverses.

C'est ici que se concentrent les

plus hautes et les plus célèbres

tours comme le Two International

Finance Center, le Central Plaza

ou la tour de la Bank of China.

Avec seulement 180 mètres de

haut et 47 étages, le bâtiment

de la Banque HSBC était,

lui, lors de sa création, le

(mot_etranger=EN]building[/mot_etranger)

le plus cher du monde.

Il coûta, en effet, plus d'un

milliard de dollars américains.

À ses côtés, le Two International

Finance Center, ou IFC,

fait figure de grand échalas

avec ses 416 mètres de hauteur.

Due à César Pelli, c'est la

deuxième plus haute construction

de Hong Kong avec ses 88 étages.


Il s'agit d'une très haute tour étroite avec un sommet ressemblant au protège-lame d'un rasoir.


NARRATEUR

En raison de la forme

de son sommet, il est surnommé

«le rasoir». Achevé en 2003,

le bâtiment abrite l'autorité

monétaire du territoire qui

frappe et imprime la monnaie

locale, le dollar de Hong Kong.

Hong Kong bénéficie de bonnes

infrastructures de transport.

Hormis un métro très efficace

qui transporte 84 millions

de personnes par an et

qui dessert 163 stations,

la ville est équipée d'un

réseau original de tramways.


De nombreux tramways à plusieurs étages circulent à travers la ville.


NARRATEUR

Il s'agit de tramways

à impériale reliant l'est

et l'ouest de l'île.

Ces tramways font partie

des derniers au monde

et ils transportent encore

quotidiennement quelque

250 000 passagers.


Une rue commerçante saturée d'enseignes est présentée.


NARRATEUR

À Hong Kong, le [mot_etranger=EN]shopping[/mot_etranger],

c'est sacré. La ville, de par

son héritage historique de pôle

commercial international, offre

une variété exceptionnelle

de produits, et le virus

du shopping y contamine tous les

quartiers et leurs habitants,

y compris les touristes.

Selon la rue où l'on se situe,

il est possible de trouver

une robe de mariée, de refaire

sa décoration d'intérieur

ou même de divertir un enfant.

Mais ce n'est pas tout,

car le concept des rues

à thème, typique de la Chine

méridionale, élargit encore plus

le domaine des possibles.

Poissons rouges, oiseaux,

vêtements, appareils

électroniques ou chaussures,

si un produit vaut le coût

d'être acheté, alors une rue

lui est forcément consacrée.


Des étals de marchés sont présentés.


NARRATEUR

Hong Kong compte également

de nombreux marchés. C'est de là

que vient l'odeur de poisson

persistante qui embaume certains

quartiers de la ville. On y

trouve une profusion de poissons

séchés et de remèdes chinois

vendus en gros ou au détail.

Les fruits de mer séchés

et les ailerons de requins sont

des ingrédients communs dans la

cuisine traditionnelle chinoise.

Ces marchés peuvent heurter

les âmes sensibles. Crustacés et

reptiles vivants se tortillant

dans des paniers, tandis que

les poissons sont éventrés

avec le coeur encore battant.

Ici, c'est la cacophonie

des ménagères, l'agitation

et la foule qui s'attarde,

bavarde et discute les prix.

Les femmes inspectant les goûts

des serpents, des saucisses

et autres pétoncles séchés.

Des boutiques sont spécialisées

dans la vente de racines de

ginseng ou de nids d'hirondelles

dangereusement collectés

dans des grottes en Malaisie.

Ils sont considérés par certains

comme la clé pour un meilleur

teint, une meilleure énergie

et une durée de vie plus longue.

À Hong Kong, l'adage qui dit

qu'un marché est à la fois

l'âme, le coeur et le poumon

d'une ville est bien vérifié.


Le port de Hong Kong est présenté.


NARRATEUR

Le port Victoria de Hong Kong

est l'un des plus importants

ports de commerce et

de voyageurs dans le monde.

Le port s'est développé au cours

de la colonisation anglaise

qui a suivi la défaite chinoise

lors de la première guerre

de l'opium en 1839.

Il a bénéficié de la croissance

économique de Hong Kong aux

dix-neuvième et vingtième

siècles et il est ainsi

devenu l'un des trois principaux

ports mondiaux de commerce.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, puis Hoi An, au Vietnam, est située, à l'est de l'Asie du sud-est.


Des séquences vidéo et des photos de Hoi An, dont la vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées.


NARRATEUR

Depuis le premier siècle de

notre ère, Hoi An était une cité

située sur les routes maritimes

de la soie.

Elle a prospéré et est devenue

le plus important port de

commerce en Asie du Sud-Est.

Mais suite à l'ensablement

progressif de la rivière,

l'activité du port a décliné

avant de s'éteindre.


Des petites maisons aux murs jaunes sont alignées au bord de la rivière.


NARRATEUR

Le résultat fait que Hoi An

est restée presque intacte

depuis les 200 dernières années.

Les maisons aux façades

colorées de jaune

et aux volets turquoise

se reflètent dans la rivière,

le trafic des sampans, son

marché riche aux 1000 produits,

parfums et saveurs sont autant

d'images typiques qui font

qu'aujourd'hui, la ville est

une attraction touristique

en raison de son histoire,

de son architecture et de son

artisanat traditionnel comme

le textile et la céramique.

La vieille ville de Hoi An

est inscrite au patrimoine

mondial de l'UNESCO.


Des gens circulent à vélo et en scooter dans les rues de la vieille ville.


NARRATEUR

Le Musée de l'histoire et de

la culture était, à l'origine,

une pagode construite au

dix-septième siècle par

les villageois.

Il contient des reliques

originales retraçant l'histoire

des habitants de Hoi An

à partir de ses premiers

colons et jusqu'à l'époque

coloniale française.

Il est adjacent au temple de

Quan Cong. Construit au milieu

du dix-septième siècle, le temple

a été fondé en l'honneur

d'un général chinois célèbre

qui vivait vers la fin du

deuxième siècle de notre ère.

Encensé par la communauté

chinoise et vietnamienne,

il est le symbole de

la loyauté, la sincérité,

l'intégrité et la justice.

Un cheval rouge, grandeur

nature, rappelle sa monture

qui était d'une endurance

exceptionnelle et qui est

souvent représentée dans

les pagodes chinoises.

Des statues de mandarins

et de militaires trônent sur les

autels au milieu des offrandes.

Le nom de Hoi An peut

se traduire comme «le pacifique

lieu de rencontre». Ici,

grâce au commerce, les peuples

du monde entier ont cohabité.

L'un des monuments intéressants

est le pont-pagode japonais.


Des images du petit pont piéton couvert défilent.


NARRATEUR

C'est un pont couvert

construit en 1593 pour

relier le quartier habité

par la communauté japonaise.

Les Japonais estimaient que

le coeur de toute l'Asie,

le dragon, se terrait

sous la ville de Hoi An.

Au milieu du pont s'élève

un petit autel bouddhiste où

l'on peut déposer des offrandes.

Chaque extrémité est gardée par

un couple de statues figurant

des singes d'un côté et des

chiens de l'autre qui certifient

les années de début et de fin

de sa construction.

Il faut traverser la rivière

des Parfums pour se rendre

à l'ancienne salle de réunion

des Chinois de la ville.

La salle de l'Assemblée

est en fait un temple

avec une magnifique porte

à trois entrées.

La structure est surmontée

d'un toit en sept parties

avec les coins doucement

incurvés et couvert de tuiles

tubulaires émaillées.

Il y a beaucoup de symboles

d'animaux dans la conception et

l'architecture de cette porte.

Outre le poisson, le dragon,

la licorne, le phénix ou

la tortue, tous ces animaux

présentent le symbolisme

de la culture chinoise.

Au fond du jardin, le temple

possède lui aussi un toit

richement décoré de céramiques.

La salle de l'Assemblée abrite

un grand nombre de tambours,

de cloches et de statues.

L'arrière de la salle principale

est dédié au culte de

la Sainte-Mère Thien Hau,

déesse de la mer et

protectrice des marins.


Au fond de la salle trône une grande statue de la déesse, entourée de petites statues.


NARRATEUR

Elle est entourée des

divinités qui voient loin

et de celles qui entendent loin.

Le temple Trieu Chau est

aussi appelé «maison commune

de la congrégation chinoise».

Il fut construit en 1845. Tous

les matériaux de construction

de ce temple furent apportés

de Chine comme les tuiles,

les articles d'ornement

ou les pièces de bois ornées

et minutieusement ciselées.

Ici, on pratiquait le culte

du grand général pacificateur

de la mer. Sur l'autel

trônent le génie du bonheur

et celui de la fortune.


Un autre temple à la façade bleue est présenté.


NARRATEUR

Le temple Trung Hoa est,

lui, l'un des plus

anciens de la ville.

Construit en 1741, certains

prétendent qu'il remonterait

même au quinzième siècle.

Il est également dédié à la

déesse protectrice des marins,

épaulée par les deux génies

qui voient et entendent loin.


Un bateau miniature se trouve à l'intérieur du temple.


NARRATEUR

Hoi An est véritablement

une ville sacrée

qui retrace avec bonheur

les riches heures de son passé.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, puis Hampi, en Inde du Sud, est située.


Des séquences vidéo et des photos du site de Hampi, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, sont présentées. D'impressionnantes ruines d'une ville antique s'y trouvent.


NARRATEUR

L'Inde est un foyer

de civilisation parmi les plus

anciens au monde. Depuis près

de 7000 ans, le sous-continent

a abrité de vastes empires

et il est la terre de naissance

de quatre religions majeures:

l'hindouisme, le jaïnisme,

le bouddhisme et le sikhisme.

À Hampi, une petite ville du sud

de l'Inde qui recèle les ruines

magnifiques de la ville

antique de Vijayanâgar,

le temple de Virupaksha

est le seul encore en activité.

Dédié au dieu Shiva, il est

reconnu comme l'un des temples

les plus sacrés de l'hindouisme.

La tour pyramidale qui en marque

l'entrée est appelée Gopuram.

Cette construction colossale

s'élève à 50 mètres de

hauteur sur neuf niveaux.

Elle remonte à la première

moitié du quinzième siècle et

a été rénovée au seizième siècle.

Sur sa façade, les faits

et gestes des divinités de

l'hindouisme nous accueillent.


La façade du temple est ornée de très nombreuses sculptures de divinités.


NARRATEUR

Le site austère et grandiose

de Vijayanâgar à Hampi

fut la dernière capitale

du dernier grand royaume hindou.


Des bâtiments en ruines défilent.


NARRATEUR

Ici vivaient 500 000 personnes.

Ces princes extrêmement riches

firent édifier des temples

et des palais qui firent

l'admiration des voyageurs

entre les quatorzième et

seizième siècles.

La plupart de ces temples

étaient dédiés au culte de

Shiva et de Ganesh, son fils.

On peut facilement en compter

au moins trois douzaines.

Ce sont les plus anciens et

les plus beaux du site de Hampi.

Au pied de la colline,

un premier temple est dédié

à Ganesh qui, dans l'hindouisme,

est le dieu de la sagesse,

de l'intelligence, du savoir

et de l'éducation.


Une statue du dieu Ganesh en forme d'éléphant se trouve au centre du temple.


NARRATEUR

Un jour qu'il aurait

tellement mangé, il aurait noué

un serpent autour de son ventre

pour l'empêcher d'éclater.

Le site de Hampi est parsemé de

temples et de palais, mais aussi

de bâtiments plus prosaïques

comme des marchés ou ici, les

étables royales construites pour

abriter les 11 éléphants du roi.

La succession des coupoles

a permis de créer de vastes

salles pouvant accueillir

les animaux sans problème,

tout en créant cette silhouette

atypique dans le paysage

architectural du sud de l'Inde.

Le temple dédié à Krishna

a été construit en 1513.

Il est un spécimen assez intact

d'un temple de l'époque et il

est l'un des rares édifices avec

les histoires épiques de la vie

du dieu sculptées sur ses murs.

La tour principale, à l'est,

est un spectacle impressionnant

avec les nombreuses sculptures

représentant les dix

incarnations de Vishnou.

Krishna en est la septième.

Son nom signifie littéralement

«le noir, le sombre»

à cause du teint de sa peau.

Sa naissance est datée

en l'an 3228 avant notre ère.

Avant sa naissance, son oncle,

un roi cruel, avait reçu

la prédiction que le huitième

enfant de sa soeur le tuerait.

Il faisait donc assassiner tous

ses neveux. Pour échapper à ce

massacre, Krishna fut mis dans

un panier flottant et laissé

à la dérive sur une rivière.

Le temple de Hazara Rama

n'est pas le plus grand temple

de Hampi, mais il était réservé

au roi. Construit au quinzième

siècle, on y accède par

un pavillon richement décoré.

Dans la cour, on se trouve

face à un mandapa ouvert rajouté

au début du seizième siècle,

surmonté par des sculptures en

bas-relief finement travaillées.

Sur les colonnes sont

représentées diverses

incarnations de Vishnou.

L'intérieur du temple est

sans fioritures, à l'exception

de quatre colonnes richement

sculptées en pierre noire

qui narrent les vies

de Krishna et de Rama.

Le temple tire d'ailleurs

son nom de Hazara Rama,

de la multitude de panneaux

racontant l'épopée du Râmâyana,

une des bibles de l'hindouisme

écrites à l'aube du notre ère.


Un bâtiment fortifié aux murs extérieurs nus est présenté.


NARRATEUR

Au sein du palais royal,

un bâtiment intrigue

pour son côté fortifié.

Mais une fois à l'intérieur,

l'histoire est différente.

Il s'agit du bain de la reine.

Ce magnifique bassin

à arcades est surmonté de

balconnets où s'installaient

chanteurs et musiciens.

Ils sont ornés de petites

fenêtres et soutenus par

des boutons de fleur de lotus.

Pour des raisons mystérieuses,

on l'appelle le bain de reine,

mais selon toutes probabilités,

ce fut un complexe royal

pour le plaisir du roi

et de ses épouses.

L'architecture est

de style indo-islamique.

Contrairement au déambulatoire

dont le toit est un véritable

spectacle, la piscine est

à ciel ouvert. Elle était

remplie d'eau parfumée

avec des fleurs odorantes.

Le temple de Vittala est sans

doute la pièce architecturale

la plus extravagante de Hampi.

Passé la tour d'entrée,

aucun mot ne peut expliquer

ce spectacle. Autour du campus,

il y a beaucoup de salles,

de pavillons et de temples.

La première construction

remarquable est le char

de pierre. C'est en fait

un sanctuaire construit

en forme de char.

Il est dédié à Garuda,

le roi des oiseaux,

la monture de Vishnou.

Les roues libres sont ornées

de remarquables motifs floraux.

L'ensemble était

entièrement peint comme

tous les temples du site.

Il y avait quatre temples

ouverts autour du campus.

On accède au hall sud par une

série de marches encadrées de

balustrades éléphants et chacun

des piliers est lourdement

orné par des Yali, des créatures

qui protègent les temples.

Le hall de l'est est appelé

«salle des musiciens».

Cette salle, bien que

partiellement endommagée,

est toujours impressionnante.

Elle est élevée sur

une plateforme très ornée.

Les piliers de ce temple sont

populairement appelés «piliers

musicaux», car les pilastres

qui les composent, minces

et courts, émettent des sons

musicaux lorsqu'on tape dessus.


Des images de plusieurs bâtiments de Hampi défilent.


NARRATEUR

La richesse du patrimoine

historique, humain et mystique

est une véritable révélation.

Avec sa capacité à susciter

exaltation ou frisson de joie,

cette région du monde s'avère

exceptionnellement riche en

expérience pour les visiteurs.


Le globe terrestre apparaît à nouveau, puis la basilique du Sacré-Coeur, à Paris, en France, est située.


Des séquences vidéo et des photos de la butte Montmartre sont présentées.


NARRATEUR

C'est au sommet

de la butte Montmartre à Paris

qu'est située la basilique du

Sacré-Coeur. L'édifice religieux

a été bâti au dix-neuvième siècle

dans ce quartier si particulier

qui est l'un des principaux lieux

touristiques de la ville.


Un grand escalier mène à l'esplanade de la basilique.


NARRATEUR

Comme l'ont fait les premiers

pèlerins, il faut d'abord

gravir les 270 marches

du majestueux escalier

pour accéder à la basilique.

S'offre alors, comme une

récompense, un magnifique

panorama sur toute

la ville de Paris.


La vue de Paris est présentée.


NARRATEUR

Depuis toujours, la butte

a été un lieu de culte

et de pèlerinage très prisé,

car elle est le point

culminant de la capitale

à 130 mètres d'altitude.

C'est là, au début du troisième

siècle de notre ère que

les premiers chrétiens de Paris,

avec à leur tête l'évêque

Saint-Denis, fondèrent

un premier sanctuaire

situé à son sommet.

Mais à l'époque, la nouvelle

religion qu'est le christianisme

dérange et ses premiers adeptes

sont exécutés et martyrisés.


Sur l'église, des sculptures représentent ces persécutions.


NARRATEUR

C'est vers l'an 300 de notre ère

que Saint-Denis fut décapité,

donnant ainsi à cette colline

son nom actuel de mont des

Martyrs.


Une statue de Saint-Denis tenant sa tête entre ses mains est présentée.


NARRATEUR

Tout au long des siècles,

Montmartre va demeurer

un haut lieu de prières.

Un grand monastère

y constitue, pendant près

de sept siècles, un intense

foyer de vie spirituelle.

Et il sera détruit en 1795.

Le pouvoir catholique va

lancer en 1871 la reconstruction

d'une basilique à l'ancienne.

La basilique devait être,

au départ, dédiée à la Vierge

Marie, mais c'est finalement le

Chris, et plus particulièrement

son coeur, qui sera choisi

pour sacraliser l'édifice.


Une grande statue de Jésus Christ se trouve au-dessus de l'entrée de la basilique.


NARRATEUR

Ce signe du coeur par lequel

il se fit reconnaître par ses

disciples après sa résurrection

est omniprésent dans

les sculptures, les vitraux,

les mosaïques et les

bas-reliefs de la basilique.

La première pierre est posée

le 16 juin 1875, mais

en raison de gros problèmes de

terrassement, il faut attendre

1914 pour que l'ensemble

de la façade soit achevé.

La pierre blanche utilisée a été

retenue par l'architecte pour

sa propriété d'être très dure,

d'avoir un grain très fin

et de blanchir au contact

de l'eau de pluie.

Le style éclectique

architectural s'inspire

de l'architecture romane

et de l'architecture byzantine.

C'est le sculpteur

Hippolyte-Jules Lefebvre

qui exécute une grande partie

du décor sculpté.

Il réalise notamment

les deux statues équestres

en bronze disposées de part

et d'autre de l'entrée.

L'une représente Jeanne d'Arc,

symbole de foi et d'union

nationale face à l'adversité;

et l'autre, Saint Louis, symbole

de sainteté et de justice,

brandissant son épée et

tenant la couronne d'épines,

rappelant ainsi les reliques

qu'il a ramenées des croisades.

L'intérieur est aussi

de style romano-byzantin.


L'intérieur de la basilique est présenté.


NARRATEUR

Il est surplombé d'une vaste

coupole haute de 55 mètres

et de 16 mètres de diamètre.

La lumière qui en diffuse porte

l'attention sur le choeur, lieu

des célébrations liturgiques.


Une grande fresque représentant Jésus se trouve au centre de la coupole.


NARRATEUR

Le Christ est au centre, vêtu

de blanc, debout, et les bras

étendus. Il symbolise l'accueil

et la bienveillance. À sa base,

une phrase en latin signifie:

«Au coeur très saint de Jésus,

la France fervente, pénitente

et reconnaissante.»

Le choeur ceint par

un déambulatoire est entouré,

au total, de sept chapelles.

Dans celle de la Vierge...

L'intérieur est aussi

de style romano-byzantin.

Il est surplombé d'une vaste

coupole haute de 55 mètres

et de 16 mètres de diamètre.

La lumière qui en diffuse porte

l'attention sur le choeur, lieu

des célébrations liturgiques.

Le Christ est au centre, vêtu

de blanc, debout, et les bras

étendus. Il symbolise l'accueil

et la bienveillance. À sa base,

une phrase en latin signifie:

«Au coeur très saint de Jésus,

la France fervente, pénitente

et reconnaissante.»

Le choeur ceint par

un déambulatoire est entouré,

au total, de sept chapelles.

Dans celle de la Vierge,

une belle statue de Notre-Dame

de la Paix surmonte un autel

en marbre de Carrare.

Une grande part du panthéon

chrétien a sa place ici et

chaque pèlerin peut, dans l'une

ou l'autre de ces chapelles,

trouver un saint à qui se vouer.

À sa consécration, l'église

reçoit le titre de basilique,

c'est-à-dire qu'elle est

un lieu d'adoration des reliques

et donc, de pèlerinage.

En effet, depuis plus d'un

siècle, des hommes et des femmes

se relaient jour et nuit sans

interruption dans une prière

silencieuse pour le monde

et pour la paix sous les voûtes

majestueuses de la nef.

Depuis la fin du vingtième

siècle, les soeurs Bénédictines

du Sacré-Coeur assurent

l'animation spirituelle

et matérielle de la basilique.

Aux prières, les soeurs ajoutent

aussi les offices et les chants.


Des religieuses chantent dans la basilique lors d'un office.


NARRATEUR

C'est par le côté extérieur

de la basilique que

l'on accède à la crypte.

On y trouve, dans l'autel

Saint-Pierre, dominé par une

statue du Sacré-Coeur, les

tombeaux des cardinaux Guibert

et Richard qui ont posé la

première pierre de la basilique,

ainsi que les reliques de

différents martyrs et autres

personnages importants dans

l'histoire de ce lieu saint.

Par un escalier en colimaçon,

on peut gravir les 237 marches

qui mènent à la galerie du dôme

et profiter d'une vue plongeante

sur le choeur et, à l'extérieur,

d'une vue panoramique sur Paris.


La vue sur Paris est présentée.


NARRATEUR

Aujourd'hui, avec plusieurs

millions de visiteurs par an,

c'est l'un des monuments

les plus visités du pays,

aussi bien par les anonymes

que par les plus célèbres.


Des photos de visiteurs célèbres défilent.


NARRATEUR

La basilique du Sacré-Coeur,

consacrée en 1919, est

aujourd'hui l'un des monuments

emblématiques de Paris

et elle ne peut s'oublier.


Générique de fermeture

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