Les Autochtones, tu connais?

LES AUTOCHTONES, TU CONNAIS ? est une série ludo-éducative qui s'adresse aux 8-11 ans. Elle vise à permettre aux jeunes Canadiens de mieux connaître les cultures et les perspectives des Premières Nations, des Métis et des Inuit. La série est constituée de huit épisodes de 22 minutes qui font découvrir la diversité et la richesse des Autochtones du Canada. Chaque épisode porte sur une thématique principale qui est déclinée en six sous-thèmes.

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Vidéo transcription

Le vivre ensemble

Portant sur le vivre ensemble, cet épisode explique ce que sont les traités et les alliances et ce que signifie le territoire pour les Autochtones. On apprend ce qu’est la loi sur les Indiens et son lien avec les conseils de bande. On découvre le rôle des femmes et des hommes dans différentes nations et leurs organisations sociales. Enfin, l’épisode conclut avec une légende Wabanaki sur l’importance de participer à la vie communautaire.



Réalisateur: Jean-François Proteau
Année de production: 2019

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Des extraits de l'épisode défilent en rafale.


BRAD (Narrateur)

Aujourd'hui, on découvre le lien qui relie les Autochtones à la Terre, leur vision du rôle des hommes et des femmes et l'importance qu'ils accordent à la famille et à d'autres sujets qui touchent leur vie de tous les jours.


On présente LUKAS, un Anishnabe de 15 ans, ANTOINE, un Innu de 11 ans, THIERRY, un Innu de 14 ans, ABBY, une Inuk de 12 ans et AKILA, une Innue de 11 ans.


BRAD (Narrateur)

Tout ça avec l'aide de nos amis un peu partout. Bienvenue à toi!


Générique d'ouverture


Titre :
Les Autochtones, tu connais?


MÉLANIE et BRAD sont avec les enfants au Parc du Mont-Royal, à Montréal. Ils saluent le public de l'émission en langue autochtone.


BRAD

Aujourd'hui, on vous présente des capsules sur la vie familiale, communautaire et politique chez les Autochtones.


MÉLANIE

Entre autres, on va vous parler du rôle des hommes et des femmes et de ce qu'on appelle un conseil de bande. Mais je vais aussi vous raconter la légende d'une jeune fille qui faisait pas toujours sa part.


BRAD

Ouais! Pis nous, on va faire notre part, parce qu'en plus de faire l'épisode d'aujourd'hui, on fait une corvée de ramassage de déchets!


MÉLANIE

Et pendant qu'on va chercher notre équipement, on vous montre une capsule sur les traités, les alliances et le territoire.


BRAD

Yes! On y va! [langue_etrangere=EN]Let's go![/langue_etrangere]

Une animation débute et illustre les propos de BRAD.


BRAD (Narrateur)

Bien avant l'arrivée

des Européens,

les nations autochtones

utilisaient des traités

pour s'entendre entre elles.

Par exemple, les nations

haudenosaunee et anishnabeg

avaient un traité qui partageait

les territoires de chasse.

Le traité disait que chaque

nation pouvait trapper

selon ses besoins,

à condition de respecter

les besoins des autres

et de la Terre Mère.

Fait à noter:

comme les Autochtones

étaient de tradition orale,

ils créaient des wampums pour

officialiser leurs ententes.


Un personnage mythique ressemblant à un raton laveur avec des bois de cerfs, des oreilles de lapin et une carapace de tortue, TRICKSTER, apparaît près d'une ceinture en perle et la pointe en disant «Ça, c'est un wampum. Le motif représente le traité.» Puis, l'animation se termine.


Sur une carte géographique du Québec, Wemotaci est identifié d'un marqueur, puis des images du village sont présentées. VIVIANE CHILTON de la nation Atikamekw est présentée.


MÉLANIE (Narratrice)

Pour en découvrir

plus sur l'attachement

des Autochtones au territoire,

on se dirige vers la communauté

de Wemotaci, où Viviane Chilton

va aider des jeunes à créer

un traité sous forme de dessin.


Dans une salle communautaire, VIVIANNE est assise à une grande table avec trois FILLES.


VIVIANE CHILTON

Comment, toi, tu peux

t'impliquer, en regardant

la protection de la Terre Mère?

Qu'est-ce qu'il y a,

sur la terre?


Des images des éléments mentionnés par la première FILLE sont présentées.


FILLE 1

Des arbres, de l'eau...

Du gazon...


VIVIANE CHILTON

Hum-hum...


FILLE 2

Et des animaux.


FILLE 3

Des humains.


VIVIANE CHILTON

Des humains aussi. Oui.

Toutes ces choses que vous venez

de nommer, ça a tout un lien.

C'est de tout ça

qu'on doit tenir compte.


L'animation illustrant les propos de BRAD se poursuit.


BRAD (Narrateur)

Les premiers traités

entre Autochtones et Européens

étaient des alliances

qui visaient à maintenir la paix

et à permettre

le commerce de la fourrure.

Un des traités les plus connus

est la Grande Paix de Montréal,

signé en 1701

par les Français et plus

de 40 nations autochtones.


TRICKSTER apparaît près du traité de la Grande Paix en disant: «Et moi? Personne ne veut me dessiner?»


BRAD (Narrateur)

Avec le temps,

le commerce de la fourrure

a perdu de l'importance.

Comme de plus en plus

d'Européens vivaient ici,

ils ont voulu posséder

des territoires

à travers des traités.


L'animation cesse et la rencontre entre VIVIANE et les FILLES se poursuit.


VIVIANE CHILTON

Un traité, c'est un document.

Comment on peut protéger

les arbres? Comment on peut

sauvegarder les arbres?

C'est tout ça qu'on doit écrire,

c'est un gros travail à faire.

Mais ce que je vais vous

demander, c'est de dessiner.

Dessiner comment toi,

tu veux le traité,

comment tu le vois, dans le but

de protéger la Terre Mère.


Les FILLES commencent à dessiner.


BRAD (Narrateur)

Les Européens

ont abusé du fait

que les Autochtones

ne connaissaient pas

leur système politique et légal,

pour leur proposer

des ententes injustes.


L'animation illustrant les propos de BRAD se poursuit.


BRAD (Narrateur)

De plus, comme les Autochtones

avaient l'habitude

des ententes verbales, ils ont

fait confiance aux Européens,

qui leur disaient que les traités,

pas écrits en langue autochtone,

étaient justes.


Un Européen avec un traité en main s'exclame: «Tout ça, c'est à moi!» devant des Autochtones confus.


BRAD (Narrateur)

D'ailleurs,

l'idée derrière les traités,

qui était de céder

des territoires,

ne faisait aucun sens

pour les Autochtones,

parce que dans leur vision

du monde, le territoire

n'appartient à personne.

C'est suite à ces traités

qu'ils se sont retrouvés coincés

dans des réserves

et soumis à des lois qui

leur enlèvent leur autonomie.

Ces traités

sont toujours en vigueur

et ont une grande influence

sur ce que les Autochtones

ont le droit de faire ou non.

Heureusement, de plus en plus

de gens sont sensibles

à ces injustices et veulent

changer les choses.


L'animation se termine et la rencontre de VIVIANE et les FILLES se poursuit.


VIVIANE CHILTON

Amy, pour toi,

qu'est-ce que ça représente,

le dessin

que tu viens de dessiner?


AMY

Les arbres

puis le gazon.


VIVIANE CHILTON

Est-ce que les arbres

ont le droit de vivre aussi?


AMY

Oui.


VIVIANE CHILTON

Oui, hein?


FILLE 3

Il faudrait qu'on partage.


VIVIANE CHILTON

Hum-hum.

Quand on va avoir tout fini

d'écrire, de dessiner aussi,

tu prends ton document

puis tu vas valider

avec tes grands-parents. Tu vas

demander à tes grands-parents:

«Est-ce que c'est de même?

Est-ce que c'est comme ça?»

Ensuite, tu vas présenter...

mettons, nous, c'est au conseil.


La troisième FILLE montre son dessin d'une fille faisant un clin d'oeil.


VIVIANE CHILTON

Puis nous, ici,

c'est notre chef

qui a le pouvoir

d'amener le document.

Lui, il va monter plus haut pour

aller montrer au gouvernement.

Pas seulement Wemotaci;

faut que ce soit international.


L'animation illustrant les propos de BRAD se poursuit.


BRAD (Narrateur)

Les Autochtones

et beaucoup de non-Autochtones

disent qu'il faut maintenant

corriger les erreurs du passé.

Le temps est venu de rebâtir une

nouvelle alliance d'égal à égal.


La capsule se termine. Dans le parc, MÉLANIE, BRAD et les enfants ont maintenant leur équipement pour leur corvée de nettoyage.


MÉLANIE

Les Autochtones sont ici depuis des milliers d'années, mais le Canada est pas mal plus jeune. Savez-vous en quelle année il a été nommé ainsi?


LUKAS

1857?


BRAD

Oh! T'es proche! La réponse, c'est 1867. Saviez-vous aussi qu'il y a une vieille loi qui date de la même époque qui a encore beaucoup d'influence sur la vie des Autochtones?


ENFANTS

Non.


MÉLANIE

(S'adressant au public de l'émission)

Si vous le saviez pas, vous non plus, écoutez la capsule qui suit.


Une capsule débute. Une animation illustre les propos de MÉLANIE.


MÉLANIE (Narratrice)

Depuis 1876, le Canada a une loi

qui impose des conditions de vie

à une majorité d'Autochtones.

Appelée la Loi sur les Indiens,

elle s'applique uniquement aux

membres des Premières Nations.

Elle ne touche pas les Inuits

et la nation métisse.

Même si la loi

utilise le mot «Indiens»,

ce n'est plus le terme

à utiliser.

On devrait dire

«Premières Nations».

La loi a été imposée

à ces nations

parce que les Canadiens

de l'époque disaient

qu'elles étaient incapables

de s'organiser elles-mêmes.

Ce qui est faux,

parce qu'elles ont vécu

pendant des milliers d'années

avant l'arrivée des Européens.

C'est avec cette loi

que le gouvernement a créé

les réserves, c'est-à-dire

les villages où étaient forcés

de s'établir les membres

des Premières Nations.


Des vidéos de réserves de Premières Nations sont présentées. Puis, sur une carte du Québec, un marqueur indique Wemotaci.


BRAD (Narrateur)

C'est le temps d'aller à

Wemotaci, où Jacqueline Basile

et trois jeunes filles partagent

des activités

qui les rendent fières

d'être Atikamekw.


Dans le salon commun d'une résidence, trois FILLES sont assises avec JACQUELINE BASILE.


JACQUELINE BASILE

Bonjour, les filles!

Qu'est-ce que vous aimez

de Wemotaci?


FILLE 1

La forêt, les bois...


Une vidéo d'une vue aérienne de la forêt est présentée.


JACQUELINE BASILE

Est-ce que vous faites

des activités traditionnelles

avec vos parents?


FILLE

Han-han. Ouais.


JACQUELINE BASILE

Quelles activités vous faites?


FILLE

Des perlages, des mocassins...


FILLE 2

Je pêche...


JACQUELINE BASILE

Avec qui tu vas à la pêche?


FILLE 2

Avec «mocom».


JACQUELINE BASILE

Avec ton grand-père?


FILLE 2

Hum-hum.


En animation, un personnage mythique ressemblant à un raton laveur avec des bois de cerfs, des oreilles de lapin et une carapace de tortue, TRICKSTER, se tient debout au centre du Canada sur une carte géographique. Puis, l'animation illustre les propos de MÉLANIE.


MÉLANIE (Narratrice)

Un des buts

derrière la création

des réserves était de

s'approprier les territoires

que les Premières Nations

devaient quitter,

même si elles les habitaient

depuis des millénaires.


TRICKSTER s'exclame: «Ouf! Je n'ai plus de place...».


MÉLANIE (Narratrice)

Les conditions de vie dans

les réserves étaient difficiles,

parce que le gouvernement

était sûr

que les Autochtones

allaient s'assimiler.

Mais ce n'est pas

ce qui est arrivé.

Les Premières Nations ont lutté

pour garder leur culture,

même si ça impliquait de vivre

dans des conditions difficiles.

D'ailleurs, encore aujourd'hui,

en Ontario,

environ 60 communautés

autochtones

n'ont toujours pas accès

à l'eau potable.


TRICKSTER s'exclame: «Euh... Ouache!». Puis, l'animation se termine. La discussion se poursuit avec JACQUELINE et les trois FILLES.


JACQUELINE BASILE

On se sent-tu libre,

quand on est dans la nature?


FILLES

Oui.


JACQUELINE BASILE

Plus qu'en ville?


FILLE 3

Ouais.


JACQUELINE BASILE

Quand ma grand-mère disait

que quand ça allait pas, qu'on

pouvait aller parler à un arbre,

quand ça va pas bien

dans ton coeur, là,

que lui, il va t'écouter...

Tu peux te confier à un arbre.

Puis l'arbre, lui,

il va grandir et il va comme

te purifier avec ses racines,

qui vont grandir.

Il va amener ton histoire

et il va la garder pour lui.


Une vidéo montrant une vue aérienne d'une réserve est présentée.


MÉLANIE (Narratrice)

La loi donnait

aussi aux autorités le droit

de choisir qui était autochtone

et qui pouvait vivre

dans la réserve.


Une animation débute et illustre les propos de MÉLANIE.


MÉLANIE (Narratrice)

Par exemple, quand une femme

autochtone se mariait

avec un homme

qui ne l'était pas,

elle était forcée de quitter

la communauté,

parce que la loi considérait

qu'elle n'était plus autochtone.

C'est pourquoi,

encore aujourd'hui,

beaucoup de gens se considèrent

comme autochtones

même si la loi dit le contraire.


L'animation se termine et la discussion avec JACQUELINE se poursuit.


JACQUELINE BASILE

Est-ce que plus tard,

vous voudriez rester ici?


FILLES

Oui.


JACQUELINE BASILE

Pour quelle raison?


FILLE 3

Profiter de la forêt.


JACQUELINE BASILE

Hum-hum?

Est-ce que parfois

vous allez dans des pow-wow

avec vos parents?


FILLES

Oui.


FILLE 2

Chaque année.


JACQUELINE BASILE

Est-ce que vous dansez,

vous autres, aux pow-wow?


FILLES

Oui.


JACQUELINE BASILE

Ouais, c'est le fun, hein?


Une vidéo d'une Autochtone en habit traditionnel dansant sur le rythme de tambours est présentée. Puis, une animation illustre les propos de MÉLANIE.


MÉLANIE (Narratrice)

Jusqu'en 1951,

la Loi sur les Indiens

interdisait tout rassemblement

ou expression culturelle

autochtone.

La loi a été un peu modifiée

avec les années,

mais elle a encore

des effets négatifs importants.

Malgré tout,

les Premières Nations

reprennent de plus en plus le

contrôle de leurs communautés.


Des photos de l'école et du centre de santé de Pikogan sont présentées.


MÉLANIE (Narratrice)

Leur espoir est de ne plus être

soumis à cette loi

et de se développer

en créant

des gouvernements

autochtones autonomes.


La capsule se termine. Dans le parc, MÉLANIE, BRAD et les ENFANTS portent leur équipement de corvée et ramassent des déchets.


MÉLANIE

Hé! Oubliez pas! Il faut séparer le recyclage des poubelles. Pis là, il y en a plein de poubelles. Il y a plein de poubelles ici, là, là!


BRAD

Hé, Mélanie! T'es vraiment une vraie bonne leader, toi. Tu pourrais devenir cheffe de conseil de bande.

(S'adressant au public de l'émission)

Si vous voulez savoir c'est quoi un conseil de bande, regardez ce qui s'en vient.


Une capsule débute. Une animation débute avec une assemblée de personnages autochtones. L'un d'eux s'exclame: «J'ai une idée!» L'animation illustre les propos de BRAD.


BRAD (Narrateur)

Aujourd'hui,

les conseils de bandes

sont des autorités politiques

qui gèrent des communautés

de Premières Nations.

C'est à travers

une loi canadienne

qui s'appelle

la Loi sur les Indiens

que les conseils ont été imposés

aux Premières Nations.

Fait à noter:

comme cette loi ne s'applique

ni aux Inuits

ni à la nation métisse, ils

n'ont pas de conseils de bandes.

Bien avant cette loi,

les Premières Nations

avaient leurs propres façons

de se gouverner.

Par exemple, il y avait des

clans représentés par un animal.

Chaque clan avait des rôles

et des responsabilités

différentes dans la communauté.

Cette façon de faire

a été abandonnée

par la plupart des nations,

car le Canada leur a imposé

des conseils de bandes.


Sur une carte du Québec, un marqueur indique Wemotaci. Puis, des images de Wemotaci sont présentées.


MÉLANIE (Narratrice)

Tu veux en savoir plus

sur les conseils de bandes?

Monte avec nous à Wemotaci.

Guy Laloche est là-bas et il a

plein de choses à nous dire.


Au conseil Atikamekw de Wemotaci, trois FILLES rejoignent GUY LALOCHE de la nation Atikamekw.


FILLE

«Kwe».


GUY LALOCHE

(Propos traduits d'une langue autochtone)

Je m'appelle Guy.

(Propos en français)

Je suis conseiller élu.

Bienvenue à Wemotaci.


FILLE 2

Pourquoi dit-on «Wemotaci»,

en atikamekw?


GUY LALOCHE

La définition, c'est... «la montagne d'où on observe de loin».

C'est la signification

de Wemotaci.


FILLE 3

(Propos traduits d'une langue autochtone)

À quoi sert le Conseil?


Des images de Wemotaci sont présentées.


GUY LALOCHE

Le conseil, ça sert

à administrer le village.

Faut qu'ils travaillent

à améliorer les conditions...

(Propos traduits d'une langue autochtone)

de vie.

(Propos en français)

Plus de logements,

il va y avoir 32 nouvelles

maisons tantôt;

plus de formations

professionnelles

pour les adultes,

plus d'emplois,

de création d'emplois...


L'animation illustrant les propos de BRAD se poursuit.


BRAD (Narrateur)

Le conseil de bande

est dirigé par un chef

et des conseillers qui sont élus

par les membres

de la communauté.


Un personnage mythique ressemblant à un raton laveur avec des bois de cerfs, des oreilles de lapin et une carapace de tortue, TRICKSTER, apparaît vêtu d'une toque de chef cuisinier et s'exclame: «Qui veut un bon ragoût de chevreuil?».


BRAD (Narrateur)

Bien non!

Pas ce genre de chef là!

Leur rôle est de prendre

des décisions

pour le bien de la communauté.

Ils s'occupent des budgets

et développent des projets,

comme par exemple

l'aménagement d'un parc

ou d'un jardin communautaire.

Un conseil de bande

fait un peu la même chose

qu'un maire et des conseillers

dans une Ville,

mais il a plus

de responsabilités.


Dans un bureau administratif, un personnage autochtone travaille à un ordinateur. TRICKSTER arrive en panique en s'exclamant: «Au secours!».


BRAD (Narrateur)

Il gère parfois les écoles,

les services de santé

et la police.


L'animation se termine.


MÉLANIE (Narratrice)

Vite, suis-nous!

On est en train de faire le tour

du conseil de bande.


GUY offre une visite guidée des bureaux du conseil de bande aux trois FILLES.


GUY LALOCHE

Le bureau du chef est ici.


Ils entrent dans le bureau de FRANÇOIS NEASHIT, chef de la nation Atikamekw et le rejoignent.


FRANÇOIS NEASHIT

(Propos traduits d'une langue autochtone)

Peut-être que c'est toi qui seras assise à ma place un jour.


GUY LALOCHE

Bonne journée, chef!


FILLES

Merci.


GUY et les FILLES quittent le bureau du chef. Puis, l'animation illustrant les propos de BRAD se poursuit.


BRAD (Narrateur)

Dans plusieurs

communautés,

c'est le conseil de bande,

qui fait travailler

le plus de personnes.

Toutefois,

les conseils de bandes

ne peuvent pas faire

ce qu'ils veulent.

Ils doivent gérer les programmes

mis en place

par la Loi sur les Indiens

et rendre des comptes

au gouvernement.


L'animation cesse. GUY continue sa discussion avec les FILLES dans le hall du conseil de bande.


GUY LALOCHE

Depuis qu'on a emménagé ici

en 72, y avait pratiquement pas

de véhicules, y avait juste

deux autos.

Puis elles faisaient

la cueillette des vidanges,

et redonnaient

l'huile à chauffage.


Des photos des infrastructures de Wemotaci sont présentées, ainsi que des chantiers de construction en développement.


GUY LALOCHE

Avec le temps, 50 ans,

on a eu du développement.

Puis un moment donné, bon, on a

encore des besoins à combler.

Un moment donné, ça va être vous

autres qui allez être la relève,

dans les bureaux. Ça va être

vous autres qui allez essayer

de trouver des façons

d'améliorer la vie

dans la communauté.


Une animation débute avec un personnage autochtone tenant un bébé dans ses bras. TRICKSTER arrive et dit: «Un jour, c'est toi qui prendras sa place!».


BRAD (Narrateur)

On retrouve encore

quelques chefs héréditaires

qui s'occupent

du territoire ancestral.

Ils obtiennent tous ce titre

par descendance.

Donc, si ton père est chef,

tu deviendras chef.


Puis, l'animation illustre les propos de BRAD.


BRAD (Narrateur)

Même si, comme les clans,

ils ne sont pas reconnus

par le gouvernement,

leurs façons de gérer

rejoignent davantage

les valeurs traditionnelles

des Premières Nations.


La capsule se termine. Dans le parc, MÉLANIE, BRAD et les enfants continuent de ramasser des déchets.


MÉLANIE

Hé! Est-ce que vous pensez qu'il y a des rôles qui sont propres aux femmes et aux hommes?


AKILA

Il y a beaucoup d'hommes qui chassent.


ABBY

Il y a souvent des femmes qui font de l'artisanat.


MÉLANIE

Mais si vous voulez savoir comment la Terre et le Soleil inspirent certains de ces rôles...

(S'adressant au public de l'émission)

... ne bougez pas.


Une capsule débute. En animation, le côté sombre de la Terre est identifié «Force féminine» et le côté éclairé, «Force masculine». Puis, un personnage mythique ressemblant à un raton laveur avec des bois de cerfs, des oreilles de lapin et une carapace de tortue, TRICKSTER, apprend à marcher avec des mocassins avec une Autochtone. Les deux reviennent dans le tipi où les attend un Autochtone.


MÉLANIE (Narratrice)

Chez les Autochtones,

le rôle des femmes et des hommes

est inspiré par les valeurs

qu'ils attribuent à des forces

féminines et masculines.

Pour certaines nations,

le plus grand symbole féminin

est la Terre Mère.

C'est elle qui donne la vie,

qui nourrit et qui guérit.

Le rôle des femmes

est donc associé

à celui de la Terre Mère:

donner la vie, en prendre soin

et transmettre les connaissances

aux nouvelles générations.

Pour ce qui est du masculin,

la majorité des Autochtones

l'associent au soleil.

C'est lui le protecteur,

celui qui réchauffe

et qui permet à la vie

de se développer.

C'est pourquoi les hommes ont

pour rôle principal de protéger

et assurer la survie.


Sur une carte du Québec, un marqueur indique Wemotaci.


BRAD (Narrateur)

On s'en va maintenant

à Wemotaci.

Paul Fontaine et Kelly Fontaine

vont nous faire découvrir

que les femmes et les hommes ont

parfois des rôles différents,

dans certaines danses

de pow-wow.


Sur un grand terrain dédié au pow-wow, PAUL FONTAINE et KELLY FONTAINE portent des habits traditionnels autochtones et sont accompagnés de trois FILLES et un GARÇON.


PAUL FONTAINE

Est-ce que vous savez pourquoi

y a un pow-wow?


ENFANTS

Non.


PAUL FONTAINE

C'est pour célébrer

la vie. Autrefois,

avant de célébrer, un homme

rentrait dans la piste

et aplatissait le foin, pour que

tout le monde puisse danser.

L'homme était en premier,

la femme était en deuxième,

pour bénir le terrain.


Une animation débute et illustre les propos de MÉLANIE.


MÉLANIE (Narratrice)

Certaines nations

autochtones, comme les Mohawks,

accordent un plus grand rôle

aux femmes.

Autrefois, même si le chef

était un homme,

c'étaient les mères de chaque

clan qui les choisissaient.

C'est aussi elles qui décidaient

de le remplacer.

Dans d'autres nations,

comme les Anishnabeg,

l'organisation sociale

était différente.

Comme ces peuples

étaient nomades,

tout tournait autour

des besoins de la chasse.


L'animation se termine.


PAUL FONTAINE

(Propos traduits d'une langue autochtone)

Le pied gauche en premier. Tu frappes une fois. Un. Deux. Un. Deux. Un. Deux.


Les ENFANTS reproduisent les pas de PAUL.


GARÇON

Comme ça?


PAUL FONTAINE

Hum-hum.


KELLY FONTAINE

(Propos traduits d'une langue autochtone)

Les filles dansent sur le bout des pieds.

(Propos en français)

Puis faut qu'elles sautent

un peu, les filles.


KELLY fait un exemple de danse, ce qui fait tinter ses grelots. Les FILLES reproduisent sa danse.


PAUL FONTAINE

Les garçons...


PAUL danse et fait aussi tinter ses grelots. Puis, l'animation illustrant les propos de MÉLANIE reprend.


MÉLANIE (Narratrice)

Même si certaines

nations étaient plus centrées

autour des femmes ou des hommes,

les relations entre hommes

et femmes étaient égalitaires.

Personne n'était supérieur

à l'autre.

Autant dans la nature

que dans la vie sociale,

les Autochtones jugeaient

que c'était l'équilibre

entre les forces féminines

et masculines

qui assuraient l'harmonie.


Sur la Terre, une plante grandit et fleurit. Puis, l'animation se termine.


PAUL montre au GARÇON comment exécuter une danse avec une lance et un éventail en plumes.


PAUL FONTAINE

Faut que regardes

où tu t'en vas.

Regarde-moi pas,

regarde en avant.

1, 2, 3.


BRAD (Narrateur)

Hé, les gars à la maison!

Pouvez-vous faire la même chose?

À votre tour, les filles!


KELLY montre aux FILLES une danse traditionnelle.


KELLY FONTAINE

Les filles,

on zigzague souvent, aussi.


PAUL, KELLY et les ENFANTS dansent ensemble.


PAUL FONTAINE

Hé, bravo!


L'animation illustrant les propos de MÉLANIE reprend.


MÉLANIE (Narratrice)

La colonisation

a brisé l'équilibre

entre femmes et hommes

autochtones

en imposant des lois

qui ne respectaient pas

leur façon de vivre.

Les femmes

ont beaucoup souffert,

parce qu'elles ont été écartées

de leurs rôles traditionnels

et parce que les lois donnaient

seulement aux hommes

le pouvoir de décider.

Aujourd'hui, elles reprennent

leur place

et s'impliquent de plus en plus

dans la gouvernance

de leur communauté.

Elles veulent être consultées,

écoutées et entendues,

afin de participer activement

aux décisions

et rétablir l'équilibre.


Dans une assemblée d'Autochtones, l'un d'eux se lève et dit: «Moi, j'ai une proposition.».


La capsule se termine. Dans le parc, MÉLANIE, BRAD et les ENFANTS jettent leur sac de déchets dans des poubelles.


BRAD

Yé! Bravo, la gang! Vous venez de faire votre part pour votre communauté!


Les ENFANTS s'exclament.


MÉLANIE

(S'adressant au public de l'émission)

Un peu comme pour notre groupe, vous allez voir dans la prochaine capsule que participer à la vie communautaire est important pour les Autochtones.


Une capsule débute. En dessin animé, un personnage mythique ressemblant à un raton laveur avec des bois de cerfs, des oreilles de lapin et une carapace de tortue, TRICKSTER, regarde une tresse de cordes se former sous ses yeux en disant «Tous ensemble» dans un phylactère.


BRAD (Narrateur)

Les peuples autochtones

accordent une grande importance

à la vie communautaire.

Même si chaque personne

est unique

et a ses propres qualités,

les Autochtones considèrent

que l'on dépend tous

les uns des autres.


Deux grandes ailes se déployant sont présentées.


BRAD (Narrateur)

Autrement dit, tout le monde a

un rôle à jouer pour contribuer

à l'harmonie de la communauté.


Un dessin animé illustre les propos de BRAD.


BRAD (Narrateur)

Chez les Anishnabeg,

on parle parfois

de 3 cercles de consultation.

Celui des femmes et des enfants

doit penser à l'avenir,

celui des aînés fait le lien

avec le passé,

et celui des hommes se penche

sur les problèmes du présent.


Le dessin animé cesse. Sur une carte du Québec, un marqueur indique Wemotaci.


MÉLANIE (Narratrice)

Tout le monde à bord!

Direction Wemotaci,

où Marie-Claude Petiquay

et des membres de sa famille

partent à la recherche

d'un cormier.

Ça, c'est un arbre dont l'écorce

est bonne pour la santé.


Dans une forêt, MARIE-CLAUDE PETIQUAY, JAMIE-LEE PETIQUAY LALOCHE et une adolescente, AMY, marchent ensemble.


JAMIE-LEE PETIQUAY LALOCHE

Là, là-bas.


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

Ouais. Celui-là est beau.


Elles remercient l'arbre en langue autochtone.


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

Coupe-le ici.


AMY coupe une branche du cormier avec un sécateur.


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

(Propos traduits d'une langue étrangère)

C'est fait.

(Propos en français)

Celui-là, là,

c'est pour renforcer

le système immunitaire.


ADOLESCENTE

C'est comme un médicament?


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

Oui.

Mais c'est juste l'écorce,

qu'on va enlever.

On va faire comme un genre

de tisane, là.


MARIE-CLAUDE, JAMIE-LEE et AMY repartent avec la branche coupée.


Le dessin animé se poursuit et illustre les propos de BRAD.


BRAD (Narrateur)

La famille est la base

de la vie sociale

des Autochtones.

C'est la valeur

la plus importante.

La notion de famille ne

se limite pas juste aux parents

et à leurs propres enfants;

elle comprend des personnes

comme les grands-parents,

les oncles, les tantes

ou les cousins et cousines.

Par exemple, chez les Ojibwés,

la famille inclut même les amis

et la communauté entière.

Ça implique que les enfants

n'apprennent pas uniquement

de leurs parents,

mais de toute la communauté.


Le dessin animé cesse. Devant une petite cabane dans le bois, MARIE-CLAUDE, JAMIE-LEE et AMY apprêtent la branche de cormier en coupant ses plus petites branches et ses feuilles et en retirant l'écorce.


MÉLANIE (Narratrice)

On espère qu'Amy est en forme,

parce que là,

elle doit enlever

toutes les branches.


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

Et là,

tu coupes ça comme ça.


MARIE-CLAUDE prend un couteau et coupe l'écorce de la branche en montrant comment faire à AMY.


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

Mais t'essaies

d'aller plus loin, là.


MÉLANIE (Narratrice)

Comme on utilise

un couteau, il faut le faire

sous la supervision

d'un adulte.


AMY coupe à son tour de l'écorce de la branche.


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

Il faut ramasser ça.

C'est ça qu'on ramasse.

Je vais aller faire préparer une

tisane pour vous faire goûter.


Des photos d'Autochtones en habit traditionnel sont présentées.


BRAD (Narrateur)

Certaines communautés

comportent aussi des clans.

Les clans sont des groupes dont

les membres s'identifient

à un ancêtre mythique commun,

qui est représenté

par un animal.

Faire partie d'un clan,

c'est acquérir les connaissances

typiques du clan

et avoir la responsabilité

de les transmettre

à la prochaine génération.

Ces connaissances peuvent

toucher des domaines

comme la chasse, l'art

ou la musique.


Dans la cabane dans le bois, MARIE-CLAUDE allume une cuisinière pour y faire bouillir l'écorce dans l'eau.


MARIE-CLAUDE PETIQUAY

Tu laisses bouillir

à peu près 15 minutes.


MÉLANIE (Narratrice)

Une fois que ça

bout et que les arômes montent,

ça attire les curieuses.

T'inquiète pas, Amy,

y en a pour toi.


Un moment plus tard, MARIE-CLAUDE, JAMIE-LEE et AMY retournent s'asseoir devant la cabane avec leur verre d'infusion de cormier.


AMY

Je peux?


AMY goûte l'infusion.


AMY

Mais c'est bon!


MARIE-CLAUDE et JAMIE-LEE rient. Puis, le dessin animé illustrant les propos de BRAD se poursuit.


BRAD (Narrateur)

À cause des conditions

de vie qui leur ont été imposées

par la colonisation

et la religion,

les Autochtones ont vu

leur organisation sociale

se modifier.

Par exemple, le système de clans

a presque été détruit.

Quand les Autochtones vont

dans le territoire ancestral,

c'est-à-dire quand

ils séjournent en forêt,

certains rôles traditionnels

sont toujours présents.

Une chose demeure:

autant en communauté

que lorsqu'on séjourne

dans le territoire,

la famille est le coeur

de la vie sociale.


La capsule se termine. Dans le parc, BRAD, MÉLANIE et les ENFANTS prennent une collation à une table à pique-nique.


BRAD

Bon, après le travail, c'est le temps d'une bonne légende. On va enfin savoir c'est qui cette petite fille là qui a pas fait sa part, hein!


MÉLANIE

Une chose est sûre, la légende parle pas de personne ici parce qu'on a tous fait notre part. Chez toutes les Premières Nations, on retrouve des légendes qui s'adressent aux enfants et qui visent à leur apprendre des bons comportements. Fait intéressant, c'est souvent dans les rêves que les personnages de légende découvrent le comportement à adopter.


En animation, TRICKSTER, s'occupe de son petit bébé, identique à lui-même, assis dans un tipi.


MÉLANIE (Narratrice)

Voici la légende

de Sogali, Lune sucrée.

Elle vient des Wabanakis

et illustre les impacts

que peuvent avoir

les mauvais comportements

d'une jeune fille de 9 ans.


L'animation illustre maintenant les propos de MÉLANIE.


MÉLANIE (Narratrice)

Tout commence

dans un campement d'été.

Alors que des familles

arrivent en canot,

elles sont accueillies

par les enfants

des familles

déjà débarquées.

Tout le monde se met ensuite

à l'ouvrage.

Des femmes préparent

les semences en chantant

et dansent sur les terres

pour mieux enfoncer les graines.

Pendant ce temps,

les hommes et les garçons

pêchent le long de la rivière.

Pour leur part,

les grands-mères, leurs filles

et leurs petites-filles

partent en forêt

pour chercher des fraises

et des racines.

Pour profiter ensemble

du campement,

tout le monde a une tâche

à accomplir: chercher l'eau,

trouver des branches sèches

pour le feu

ou ramasser le sapinage

pour mettre sur le sol

dans les wigwams.


En alternance, dans le parc, MÉLANIE raconte en personne son histoire à BRAD et les JEUNES assis à la table à pique-nique.


MÉLANIE (Narratrice)

Dans la légende, tout le monde

collabore, sauf la jeune Sogali.

Elle n'accompagne jamais

les autres jeunes de son âge

dans leurs tâches et ne veut pas

suivre les femmes en forêt.

Elle est beaucoup plus

intéressée à courir

après les papillons,

à parler aux oiseaux,

à lancer des cailloux

dans la rivière et à peigner

ses longs cheveux.

Elle adore regarder son reflet

dans le ruisseau

et se trouver belle

comme la lune.

Insouciante, elle ignore tout ce

qui se fait dans le campement.

Un jour, en s'amusant

avec les écureuils,

son regard est attiré

par un chevreuil.

Curieuse,

elle se met à le suivre.

Plus il s'éloigne,

plus elle s'enfonce profondément

dans la forêt.

Quand la nuit arrive,

Sogali est perdue.

Elle ne sait pas comment

retrouver son chemin.

Elle a faim et soif,

mais comme elle n'a jamais

accompagné sa mère

et ses soeurs, elle ne sait pas

où se situent les points d'eau

ou comment trouver

de la nourriture.

Sogali demande son chemin

aux arbres,

mais ils se contentent de faire

danser leurs branches au vent.

Même le hibou ignore Sogali!

Elle se met donc à pleurer

et pleurer,

jusqu'à ce qu'elle s'endorme

sur un lit de fougères

qui se trouve sous un grand pin.

Dans son rêve,

les arbres lui disent

que personne

ne va venir la chercher.

Parce que comme elle ne

participe jamais aux tâches,

son absence va passer

inaperçue.

Pour sa part, le pin,

qui est l'arbre de la joie,

lui chuchote

qu'elle a une belle voix

qui pourrait sûrement rendre

les gens heureux, au campement.

Alors que des pierres s'avancent

vers elle en scandant:

«Mauvaise! Mauvaise!

Mauvaise Lune sucrée!»,

Sogali se recroqueville

en boule.

Puis, un geai bleu

se pose sur sa tête

et lui crie

qu'il sera son guide.

Elle se réveille.

Sogali a tellement pleuré

que deux petits ruisseaux

se sont creusés sur ses joues.

Tellement qu'une source a jailli

du lit de fougères.

Comme promis dans son rêve,

le geai bleu la raccompagne

jusqu'au campement,

où les gens

se réveillent à peine.

Ils accueillent avec joie

cette nouvelle petite fille

qu'ils nomment Petit Ruisseau,

ou Sibosis.

L'histoire nous dit que son rêve

lui a fait comprendre que,

tout en collaborant

au campement,

il était quand même possible

de courir après les papillons.

Depuis ce temps, Sogali,

devenue Sibosis,

participe en chantant

à toutes les tâches,

comme les filles de son âge.

Et c'est même grâce à elle

que les femmes du campement

ont découvert une nouvelle

source d'eau cachée

sous un lit de fougères.

Pis, qu'est-ce que vous pensez de la légende? Pourquoi c'est important de contribuer au groupe?


ABBY

C'est une bonne valeur.


LUCAS

Parce que ça montre un bon exemple.


MÉLANIE

Hum-hum!


TRISTAN

Parce que c'est important d'aider les autres.


MÉLANIE

Hum!


BRAD

(S'adressant au public de l'émission)

N'oubliez pas de faire votre part vous aussi! Bye-bye!


ENFANTS

Bye!


Générique de fermeture

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