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Les meilleurs moments

Capsules informatives et divertissantes sur l'Ontario et les francophones qui se sont démarqués au fil des années.

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Ici on parle français

En 1912, le gouvernement de l´Ontario a mis en place le Règlement 17, qui interdisait d´enseigner en français après la 2e année et interdisait même aux élèves de parler français à l´école. La seule langue permise dans les salles de classes était l´anglais. Cet épisode détaille les combats auxquels ont du faire face les soeurs Desloges et Jeanne Lajoie. Elles sont de vraies héroïnes de la langue françaises en Ontario.



Année de production: 2016

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
Les meilleurs moments Images et visages de l'Ontario français Ici on parle français


FABIENNE LABBÉ et PATRICK ROMANGO discutent.


FABIENNE LABBÉ

Patrick, qu'est-ce que Diane

Desloges, Béatrice Desloges et

Jeanne Lajoie ont en commun?


PATRICK ROMANGO

Hum... Ce sont des noms

d'écoles francophones?


Des photos et des animations illustrent le propos en alternance avec les apparitions brèves de FABIENNE et PATRICK qui s'adressent au public de l'émission.


FABIENNE LABBÉ

Pas juste ça! Ce sont trois

femmes qui se sont battues

pour faire reconnaître

le droit à l'enseignement

en français en Ontario.

En 1912, le gouvernement

de l'Ontario met en place

le Règlement 17, qui interdit

d'enseigner en français

après la deuxième année.


PATRICK ROMANGO

Tu veux dire que la seule

langue permise dans les salles

de classe est l'anglais?


FABIENNE LABBÉ

C'est fou, hein?

Mais Diane et Béatrice Desloges,

qui enseignent à l'école Guigues

d'Ottawa, continuent quand même

d'enseigner en français.


PATRICK ROMANGO

Même si c'est interdit?

Elles sont courageuses! Est-ce

qu'elles se sont fait prendre?


FABIENNE LABBÉ

Oui, et elles sont expulsées de

l'école. Mais elles continuent

de faire la classe en français

dans deux magasins vides.


PATRICK ROMANGO

Wow! Puis après?


FABIENNE LABBÉ

Le gouvernement arrête de payer

le salaire des soeurs Desloges

et menace de les mettre

en prison. Et c'est à ce moment-

là que toutes les mères

de famille se révoltent

et décident de reprendre

le contrôle de l'école Guigues.

Les policiers arrivent

et encerclent l'édifice.

Les femmes montent la garde!


PATRICK ROMANGO

Wow! C'est comme dans un film

d'action! Est-ce qu'elles

se sont fait arrêter?


FABIENNE LABBÉ

Non! Les policiers s'enfuient

après avoir reçu des coups

de rouleaux à pâte et d'épingles

à chapeau. L'école est sauvée!


PATRICK ROMANGO

Savais-tu que dans l'ancien

temps, les femmes se servaient

d'épingles à chapeau, semblables

à une longue tige fixée dans

les cheveux, pour tenir

leur chapeau?


FABIENNE LABBÉ

Dix ans plus tard, c'est

au tour de Jeanne Lajoie

de s'opposer au Règlement 17.

Elle perd son emploi

parce qu'elle enseigne

en français à la St. John School

de Pembroke. Jeanne décide

de fonder l'école libre

de Pembroke, où elle enseigne

toutes les matières

dans une même salle de classe.


PATRICK ROMANGO

Ça, c'est que j'appelle

de l'audace et de la ténacité!


FABIENNE LABBÉ

Et tout ça à une époque

où les femmes n'avaient même pas

le droit de vote!


PATRICK ROMANGO

Et en 1927, le Règlement 17

est aboli, ce qui fait que

tous les Franco-Ontariens

peuvent maintenant recevoir

une éducation en français.


FABIENNE LABBÉ

Aujourd'hui, l'École

élémentaire Jeanne-Lajoie

de Toronto, l'École secondaire

Béatrice-Desloges d'Orléans et

l'École secondaire Jeanne-Lajoie

de Pembroke honorent la mémoire

de ces femmes exceptionnelles.


Générique de fermeture

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