Les Métis : Notre culture, nos histoires

Qui sont les Métis? Une culture riche en traditions et en folklore enchanté. Rendez visite à des personnalités métisses de l'Ontario qui nous partagent leurs connaissances, sagesse et espoirs. Que ce soit par le smudge, les cabanes en rondins ou les ceintures fléchées, les Métis nous dévoilent comment la nature, la spiritualité et la communauté sont des piliers de leur identité. D'une part documentaire et d'une autre, des animations où les personnages nous amènent sur une aventure. Découvrez ...

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Vidéo transcription

Les vêtements

Il n’y a pas si longtemps, les vêtements étaient faits à la main avec le cuir et la fourrure d’animaux. Après la découverte d’une recette ancestrale pour la fabrication de vêtements, Lise Perras est fière de continuer cette tradition. La grand-maman de Michelle l’invite à son grenier pour découvrir un vieux manteau de fourrure avec une histoire incroyable et.. un peu magique!



Réalisateur: Émilie Martel
Année de production: 2019

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Titre :
Les Métis: notre culture, nos histoires


Intertitre :
Les vêtements


Une femme, LISE PERRAS, montre des pages manuscrites. Des images de son travail avec des peaux d'animaux ponctuent son témoignage.


LISE PERRAS

J'ai retrouvé ce livre-là

de mon arrière-grand-mère.

Il y avait des indications

pour comment préparer les peaux

d'animal pour ensuite fabriquer

des vêtements avec.

C'est vraiment des recettes

qu'on ne trouve plus aujourd'hui.

Mon nom, c'est Lise Perras,

et puis je suis métisse

canadienne-française.

J'habite dans l'est de l'Ontario,

à Rockland.


Rockland est situé sur une carte de l'Ontario.


LISE PERRAS

J'ai toujours senti cette

appartenance-là, à respecter

l'environnement. Ma mère était

couturière, mes grands-parents

faisaient leurs vêtements,

faisaient les vêtements des

enfants. Donc, ç'a toujours été

dans la connaissance familiale.

Je me suis assise avec mes oncles,

et là, je leur ai demandé comment

est-ce qu'ils faisaient ça, eux

autres. Et leur réaction, ç'a été:

«Ah, ma petite fille, tu veux pas

faire ça. C'est trop d'ouvrage.»


Elle rit.


LISE PERRAS

Et puis, j'ai suivi ses instructions

et ç'a fonctionné.

J'adore travailler avec mes mains.

J'aime ça essayer des nouvelles

techniques, ou même avec de

l'artisanat traditionnel, amener

une petite touche contemporaine

dans la valeur traditionnelle.


Différents objets réalisés par LISE défilent: des vêtements traditionnels, des foulards peints, un capteur de rêves, un tableau.


LISE PERRAS

La forme a changé. Elle est

devenue plus esthétique et elle

est adaptée au mode de vie

d'aujourd'hui. Dans ma famille,

les garçons allaient à la pêche,

allaient à la chasse. Les femmes

faisaient les vêtements.

L'animal était respecté.

Tout, tout, tout, tout, tout

était utilisé pour la famille.


Un segment en dessin animé commence. Des élèves sont assis en classe dans une école élémentaire.


PROFESSEURE

Dans deux jours, ça sera le 21

mai. C'est la Journée mondiale

de la diversité culturelle pour

le dialogue et le développement.


Un garçon, ROCH, prend la parole.


ROCH

Est-ce que ça veut dire qu'on va

avoir un congé?


PROFESSEURE

(Riant)

Non, Roch!

C'est une occasion pour célébrer

nos différentes cultures et nos

origines ici à l'école.


ROCH

Comment est-ce qu'on va faire ça?


PROFESSEURE

Je vais demander à chacun

d'entre vous de faire une courte

présentation orale sur vos racines

et votre culture.


Une fille, MICHELLE, lève la main.


PROFESSEURE

Michelle?


MICHELLE

Je pourrais présenter quelque

chose au sujet de mes ancêtres

métis?


PROFESSEURE

Oui, bien sûr!


ROCH

T'es métisse, toi? Vraiment?


MICHELLE soupire.


ROCH

Pourtant...


MICHELLE

Pourtant quoi?


ROCH ouvre un manuel scolaire et pointe une image.


ROCH

Bien, t'as pas l'air comme

les Métis dans notre livre.


PROFESSEURE

Voyons, Roch. Toi et les autres,

vous savez très bien que c'est

pas toujours l'apparence physique

d'une personne qui prouve qu'elle

fait partie d'un groupe culturel.

Chacun dans la classe aura

l'occasion de présenter

un aspect de sa culture.

Vous pouvez danser, partager

une chanson, ou même inviter

un membre de la famille à vous

accompagner!


ROCH

Moi, j'apporterai mon kilt

traditionnel écossais!


FILLE

Et moi, je vous ferai entendre

la musique mariachi.


GARÇON

Et moi, j'apporterai de l'injera.

C'est un plat éthiopien qui

ressemble à une crêpe fine.


PROFESSEURE

C'est parfait! Vous êtes tous

libres de faire ce que vous voulez

pour votre présentation orale.


ROCH

(S'adressant à MICHELLE)

Qu'est-ce que tu vas préparer,

toi?


MICHELLE

Je sais pas encore.


Après l'école, MICHELLE se rend chez sa GRAND-MÈRE.


MICHELLE

Allô, grand-maman!


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Pourquoi as-tu l'air si triste,

ma grande?


MICHELLE

À l'école, il faut que je fasse

une présentation sur notre

culture et nos ancêtres.

J'ai dit que j'étais métisse.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Et?


MICHELLE

Il y a des élèves qui m'ont pas

crue. Ils disent que je n'ai pas

l'air d'une vraie Métisse.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Ah non? Pourtant, nous sommes

bel et bien métis.


MICHELLE

T'es sûre?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Oui, ma belle. Métis depuis

plusieurs générations déjà.

Tes ancêtres, les Quesnel,

étaient très actifs dans

le commerce de la traite de

fourrure!


MICHELLE

Vraiment?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Ils ont pagayé tous les cours

d'eau importants à travers

de l'Île de la Tortue.


MICHELLE

L'Île de la Tortue?

C'est où, ça?


Sa GRAND-MÈRE rit.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

En fait, c'est le continent

de l'Amérique du Nord.

Certaines Premières Nations

croyaient que la Terre, c'était

comme une carapace d'une énorme

tortue qui flotte sur l'océan.


MICHELLE

Et je suis descendant de

ces grands canoteurs!


Sa GRAND-MÈRE rit.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Bien oui! Ces hommes et

ces femmes, avec qui ils ont

fondé des familles métisses,

ont joué un rôle très important

dans l'histoire de notre pays.


MICHELLE regarde un dessin de ceintures fléchées accroché au mur.


MICHELLE

Est-ce que tu crois que

mes ancêtres avaient des

ceintures comme ça?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

En ce temps-là, les voyageurs

portaient toujours des ceintures

fléchées.


MICHELLE lui montre son manuel scolaire.


MICHELLE

Comment ça se fait qu'on n'a

pas de drapeau métis dans

notre cours?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Les Métis ont vécu beaucoup de

misère pendant la colonisation.

Pendant longtemps, ils devaient

cacher leur identité métisse,

dans plusieurs régions du pays.

On a dû arrêter de pratiquer

notre culture, sauf à la maison.

Certains ont même complètement

cessé de le faire.


MICHELLE

C'est pas juste!

Comment qu'on peut apprendre

notre histoire et notre culture

si personne en parle?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Aimerais-tu voir un trésor qui

vient de mes grands-parents?


MICHELLE

J'adore les trésors!


Le segment prend fin.


Chez elle, LISE montre une grande peau d'animal.


LISE PERRAS

Ici, c'est ma première peau que

j'ai tannée, avec la recette dans

le livre de mon arrière-grand-mère.

Une fois que le tannage est

complété, c'est là que tu peux

t'en servir pour faire tes gants,

tes mitaines, faire tes mocassins,

pour faire les vêtements que

t'as besoin.


Installée à sa table de travail, LISE montre un morceau de cuir.


LISE PERRAS

Le cuir que j'ai en avant de moi,

c'est du cuir de chevreuil qui

a été tanné.

Mon patron, je l'ai déjà taillé,

donc on suit le contour.


Elle trace le contour du patron, puis découpe le morceau.


LISE PERRAS

Ça, c'est un cuir qui est mince.

C'est quand même facile à couper.

Mon cuir préféré, c'est le chevreuil.

C'est un matériel qui est très

plaisant à travailler. Maintenant,

on va percer les trous, et puis

on va le coudre.


LISE continue son ouvrage.


LISE PERRAS

À cause de la fibre qu'on utilise,

qui est le cuir, ça peut durer

des années et des années et

des années.


Elle montre le travail terminé.


LISE PERRAS

Et voilà! Un mocassin pour bébé.


LISE montre un jeune garçon.


LISE PERRAS

Voici mon assistant, Evan,

mon petit-neveu, le fils de

ma nièce, très ouvert à

la culture métisse.


LISE et EVAN se préparent à peindre sur un grand foulard tendu entre des montants en bois.


LISE PERRAS

Aujourd'hui, on va faire

un foulard de soie, teint

avec de l'encre.

Pour commencer, on met de l'eau.

On fait tout le foulard comme ça.


LISE et EVAN commencent à peindre.


LISE PERRAS

Les vêtements ont beaucoup évolué.

On n'avait pas de foulards,

nécessairement, mais il y avait

des manteaux de cuir avec de

la fourrure autour pour protéger.


LISE regarde ce qu'EVAN peint.


LISE PERRAS

C'est beau! L'artiste en oeuvre!


LISE poursuit son témoignage.


LISE PERRAS

C'est quelque chose qu'il savait

pas. C'est ce que j'essaie de

lui transmettre. Et le respect

de la terre et le respect

de toutes nos relations,

l'acceptation des autres.

Un terrain de jeu.

L'imagination a pas de limites.


LISE montre un coin du foulard qui est encore blanc.


LISE PERRAS

Evan, qu'est-ce qu'on met ici?


EVAN y met du bleu.


LISE PERRAS

Ah! OK.


LISE prend une boîte de gros sel.


LISE PERRAS

Tu veux-tu me donner ta main?


Elle verse du sel dans la main d'EVAN, qui le répand sur le foulard.


LISE PERRAS

On met du sel, et puis ça,

ça va absorber l'encre et

l'eau du foulard, et puis

ça va faire des beaux dessins.


Avec le sel, ils tracent des formes dans la peinture, puis LISE le secoue.


LISE PERRAS

Le foulard est prêt à être

repassé, maintenant.


LISE repasse le foulard.


LISE PERRAS

Il faut faire certain qu'on va sur

les coutures, sur les bords. Si on

fait pas ça, la couleur va tout

s'enlever quand on va le laver

la première fois. On a fini!

C'est super beau!


LISE et EVAN montrent fièrement le résultat.


Le segment en dessin animé reprend. MICHELLE et sa GRAND-MÈRE se rendent dans le grenier de la maison où sont entreposés des objets. La GRAND-MÈRE de MICHELLE ouvre ensuite un coffre et en sort des vêtements traditionnels.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Avant de revenir en Ontario,

mes grands-parents ont vécu

plusieurs années dans l'Ouest.

Mon grand-père faisait

de la traite de fourrure avec

son père. Il a raconté qu'il

avait déjà fait la chasse

aux bisons, là-bas!


MICHELLE

Je peux les toucher?


Sa GRAND-MÈRE acquiesce et MICHELLE touche le chapeau en fourrure.


MICHELLE

Wow! Il est très beau!


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Le souvenir le plus spécial,

c'est le manteau que mon

arrière-grand-père a fabriqué.


Elle sort un manteau en fourrure d'une armoire et le renifle.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Il est un peu...

(Chuchotant)

magique.


MICHELLE

Comment, «magique»?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

T'as juste à l'enfiler et

tu verras.


MICHELLE met le manteau.


MICHELLE

Mais il est beaucoup trop grand

pour moi!


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

(Riant)

C'est pas grave, ma grande.


MICHELLE

Ouf! Il est bien pesant!


L'histoire racontée par la GRAND-MÈRE de MICHELLE est illustrée en animation.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE (Narratrice)

Après la fin de la traite de

fourrure, mon arrière-grand-père

chassait et pêchait pour nourrir

sa famille.

Mon arrière-grand-mère avait

un grand jardin rempli de

légumes et de fruits.

Elle faisait beaucoup de

conserves et des confitures.

Elle avait 11 enfants!

Un vieil ours a commencé à rôder

autour de la ferme. Il s'est mis à

piler dans le jardin et à chasser

les poules et les chèvres.

Ah! C'était un vrai voleur,

un gros gourmand! Un jour, tandis

que mon arrière-grand-père était

à la pêche, l'ours a attaqué

mon arrière-grand-mère qui

tenait son bébé, ma grand-mère,

dans ses bras! Heureusement

que des gardiens veillaient

sur elle. Quand Jacques est

revenu de la pêche, Marie-Louise

était toujours bouleversée.

Elle lui a raconté sa mésaventure.

C'est à ce moment-là que Jacques

a décidé qu'il en avait assez

de ce vieux grognon-là. Drette

le lendemain matin, il allait

régler ça pour de bon avec

des pièges.


Le segment en dessin animé prend fin.


LISE montre des mitaines qu'elle a faites.


LISE PERRAS

C'est vraiment calmant.

Une paire de mitaines, moi,

ça me prend une fin de semaine.

Ici, vous avez une paire

de mitaines que j'ai faite

avec du cuir de chevreuil,

de la fourrure de lynx, et à

l'intérieur, il y a de la laine.


LISE montre ensuite une paire de mocassins.


LISE PERRAS

C'est du cuir de chevreuil

avec la même laine qu'il y a

à l'intérieur des mitaines.

C'est super confortable.

Ce sont mes mocassins.


LISE montre un capteur de rêves orné de morceaux de fourrure et de plumes.


LISE PERRAS

Ici, vous avez un capteur de

rêves pour juste amener une autre

dimension au capteur de rêves

traditionnel, mais poursuivre

quand même la tradition.

Dans mon entourage, il y a

vraiment une augmentation.

De plus en plus, il y en a qui

veulent savoir comment et

le montrer à d'autres personnes.

Je pense que tout le monde peut

se faire sa paire de mocassins,

tout le monde peut se faire

sa paire de mitaines.

Et je pense qu'il y a pas

de problème avec ça. Mais

c'est important de respecter

l'authenticité de la création.

Des fois, je fais des erreurs

quand je travaille, c'est sûr

et certain. Il y a personne de

parfait. Les Premières Nations

ont eu un grand effet à comment

s'habiller au Canada pour les

Européens. Ils leur ont montré

comment se protéger du froid,

comme les Premières Nations ont

été capables de prendre le style

de certains de leurs vêtements

pour s'adapter à eux autres

pour être plus confortables.

Il y a vraiment eu un échange,

il y a vraiment eu un partage.

Être métisse, pour moi, ça veut

dire la rencontre de deux peuples

qui en ont créé un.


Elle rit joyeusement.


Le segment en dessin animé reprend et l'histoire racontée par la GRAND-MÈRE de MICHELLE continue.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE (Narratrice)

Mon arrière-grand-père venait

de tendre son troisième piège,

sans s'apercevoir que le vieux

grognon, il le suivait.

Tout à coup, un bruit a attiré

son attention.


Il découvre un bébé orignal pris dans un buisson de ronces et le libère.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE (Narratrice)

Mon arrière-grand-père, tout

en libérant le bébé orignal,

a constaté qu'il avait été

blessé par l'ours.


L'ours l'attaque en grognant et le blesse, mais un grand orignal vient à son secours et tue l'ours.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE (Narratrice)

Mon arrière-grand-père, il

était bien reconnaissant envers

l'original qui lui avait sauvé

la vie.

Il lui a fait une promesse:

de rien gaspiller de l'ours et

d'utiliser sa peau pour en faire

un manteau pour sa femme.


Dans le grenier, MICHELLE rouvre les yeux.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Je t'avais dit que le manteau

de mon arrière-grand-mère

était magique, hein?


MICHELLE

J'ai pourtant pas bougé, mais...


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Non, mais t'as voyagé.


MICHELLE

Je parie que Jacques a été

sauvé de l'ours par l'orignal.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Je l'ai toujours cru.


MICHELLE

Il a fait ce manteau lui-même?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

En effet. Il aimait beaucoup

mon arrière-grand-mère.

Il se cassait la tête depuis

plusieurs mois pour y trouver

un cadeau spécial pour leur

dixième anniversaire de mariage.

La première neige de l'année

commençait tout juste à tomber

quand il a terminé le manteau.


MICHELLE

Juste à temps!


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Oui. Mon arrière-grand-mère

l'a porté fièrement pour le

reste de sa vie, tout comme

ma grand-mère et ma mère.


MICHELLE

Et toi?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Non. J'avais trop peur de

l'abîmer.


MICHELLE

(Lui faisant un câlin)

Merci, grand-maman.

Je peux emprunter le manteau

pour ma présentation en classe?


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Bien sûr! J'espère que tes amis

vont comprendre que l'identité

d'une personne, c'est pas

quelque chose qui se voit juste

avec son apparence physique.


MICHELLE

Ça serait super si tu venais avec

moi pour parler à ma classe.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

D'accord! Je peux même faire

de la banik!


MICHELLE

Quand ils goûteront ta banik,

ils comprendront tout.


Sa GRAND-MÈRE rit.


GRAND-MÈRE DE MICHELLE

Ah, ça, c'est certain!


En classe, MICHELLE fait sa présentation avec le manteau et sa GRAND-MÈRE. Elle tient un panier avec des baniks.


MICHELLE

Alors, c'est ça, l'histoire de

ce beau manteau.


ROCH

Est-ce qu'on peut le toucher?


MICHELLE

Un par un.


Les élèves font la queue pour toucher le manteau.


ROCH

Je peux-tu essayer ton manteau?


MICHELLE

Hum, pas cette fois, mais

tu peux avoir une banik!


ROCH prend une banik et la mange aussitôt en faisant des bruits appréciateurs. MICHELLE et sa GRAND-MÈRE rient.


Générique de fermeture

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