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Situation critique pour les femmes francophones battues

Les femmes francophones violentées manquent de lits dans les centres d’hébergement de la province. Seuls six des 96 établissements dédiés à cette population offrent des services uniquement en français. Une situation qui inquiète la maison d’hébergement pour femmes francophones de Toronto. Dans le domaine de l’éducation, la communauté francophone souhaite revoir la manière dont le gouvernement fédéral contribue au financement de l’enseignement du français langue première à l’extérieur du Québec.



Réalisateur: Michel Plaxton

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Des images défilent en suivant le propos.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Aujourd'hui à #ONfr: Manque

de places d'hébergement pour

les femmes francophones

victimes de violence;

renouvellement du financement

fédéral en éducation et le

gouvernement interpellé après

le déraillement de Gogama.


Titre :
#ONFR



ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les Maisons d'hébergement pour

femmes francophones victimes de

violence débordent. À Toronto,

il y a, depuis cet été, une

liste d'attente pour être

acceptée dans ce refuge

d'urgence. La situation est

tellement critique dans la

province que des femmes

violentées francophones décident

parfois de rester chez leur agresseur,

car elles sont incapables de se trouver

un toit. Portrait inédit

de la situation.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

La Maison d'hébergement pour

femmes francophones de Toronto

ne répond plus à la demande.


JEANNE FRANÇOISE MOUÈ, directrice de la maison d'hébergement de Toronto, témoigne.


JEANNE FRANÇOISE MOUÈ

Cet été, on a une demande

beaucoup plus élevée que

le nombre qu'on pouvait

accommoder à la maison.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Ces 20 lits sont maintenant

presque toujours occupés

alors que des femmes victimes

de violence continuent pourtant

de frapper à la porte.


JEANNE FRANÇOISE MOUÈ

On a parfois pas pu trouver de

l'espace, je dois avouer, dans

d'autres maisons d'hébergement.

Alors, c'était la préoccupation:

mais que deviennent

ces familles-là après?


Quelques images appuient le propos en alternance avec le témoignage de madame MOUÈ.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Dans le Centre-Sud de

la province, il faut tout

simplement plus de lits, sinon

une deuxième maison pour servir

le corridor entre Ottawa

et Timmins, affirme madame Mouè.


JEANNE FRANÇOISE MOUÈ

Je pense que ça nous a pris

quand même 16 ans de travail

avec le gouvernement pour avoir

la maison à Toronto. On espère

que ça ne nous prendra pas

un autre 16 ans pour

obtenir plus de lits.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Le problème est loin d'être

unique à Toronto. Il manque

de lits pour femmes

francophones, partout.


MAÏRA MARTIN, directrice de Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, témoigne.


MAÏRA MARTIN

On a à peu près une

quarantaine de lits dans l'est

de l'Ontario. On en a une

vingtaine au sud. Et puis, on

a une vingtaine de lits au nord.

Donc, on voit sur le nombre

de francophones que ce n'est

absolument pas suffisant.


Des images de Marie-France Lalonde apparaissent pour illustrer le propos.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Marie-France Lalonde,

ministre déléguée aux Affaires

francophones, dit être

préoccupée par la situation.


MARIE-FRANCE LALONDE, ministre déléguée aux Affaires francophones, témoigne.


MARIE-FRANCE LALONDE

J'ai rencontré ces dames

qui vivent ces situations-là.

On a parlé au niveau de la

justice. On a parlé du manque

d'hébergement. Donc, c'est

vraiment quelque chose

qui me tient à coeur très

personnellement, mais aussi

que je me suis engagée avec eux

d'y regarder plus attentivement.


Pendant le reportage, les images illustrent le propos.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Pendant ce temps, le ministère

des Services sociaux et

communautaires défend sa

stratégie. 85 millions de

dollars ont été investis

cette année dans 96 maisons.

Six offrent des services

en français. 48 autres sont

bilingues. Et là où il n'y a pas

d'intervenante francophone,

on fait appel à des traducteurs,

dit-on. Mais Action ontarienne

contre la violence faite aux femmes

ne croit pas aux maisons bilingues,

ni à l'aide psychologique par

l'entremise de la traduction.

Il faut plutôt des services

par et pour les francophones,

selon l'organisme.


On retourne au témoignage de MAÏRA MARTIN.


MAÏRA MARTIN

Et on s'aperçoit que ce

modèle-là de service, qui

pourtant est le seul modèle

de service qui fonctionne

véritablement, n'est pas

forcément une priorité pour le

gouvernement et on le regrette.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Le gouvernement fédéral

consulte jusqu'à l'automne

la population canadienne sur les

langues officielles. Objectif:

renouveler la feuille de route

qui permet de financer de

nombreux programmes pour

les communautés francophones à

travers le Canada. Cela concerne

notamment le domaine de

l'éducation. On en parle

avec Benjamin Vachet,

à Ottawa. Bonsoir Benjamin?


BENJAMIN VACHET, reporter national, apparaît sur l'écran en studio.


BENJAMIN VACHET

Bonsoir Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Benjamin, quelles sont les

attentes des francophones face

au gouvernement en éducation?


BENJAMIN VACHET

Il faut rappeler que

l'éducation, c'est une

compétence provinciale, mais

également, que le gouvernement

fédéral finance une partie des

coûts supplémentaires associés

à l'enseignement du français

langue première à travers le

Canada. C'est une enveloppe

globale qui finance donc les

écoles francophones en milieu

minoritaire, mais également,

les écoles anglophones au Québec

et les programmes d'immersion.

On parle de 1,2 milliard de

dollars sur cinq ans versés par

le fédéral, soit 743 millions

pour l'enseignement du français

langue première.


Texte informatif :
Financement fédéral enseignement Langue de la minorité et langue seconde sur 5 ans Langue de la minorité 743 millions$ Langue seconde 433 millions$ Total 1,2 milliard$


BENJAMIN VACHET

Aujourd'hui,

la communauté francophone

souhaiterait que l'enveloppe

soit dissociée pour qu'elle

soit uniquement consacrée à

l'enseignement du français

langue première. Également, elle

souhaiterait que la Fédération

nationale des conseils

francophones soit associée aux

discussions et à la signature de

l'entente entre le gouvernement

fédéral et les provinces.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

On l'entend, des sommes

importantes sont en jeu, quelles

sont les problèmes du programme

actuel?


BENJAMIN VACHET

Il y a trois problèmes, tout

d'abord, celui de la reddition

de comptes, on ne sait pas

exactement ce que les provinces

font avec ce financement.

Également, un manque de

consultation. Et enfin,

un problème, c'est que le

financement n'est pas toujours

utilisé de manière adéquate.

On écoute Roger Paul nous

donner un exemple.


ROGER PAUL, DG de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones, témoigne.


ROGER PAUL

On s'est aperçu lors du procès

du Yukon lorsque le juge a

demandé à la sous-ministre de

l'Éducation du Yukon si elle

avait transféré des sommes

d'argent qui devaient être

affectées pour le français

langue première à l'immersion,

elle a avoué qu'elle avait

transféré 2 millions de

dollars sans consultation.


On retourne en studio avec ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Benjamin, est-ce que cette

proposition a une chance

d'aboutir?


BENJAMIN VACHET

Bien, la Fédération

nationale des conseils scolaires

francophones a été entendue

par le Comité des langues

officielles. Ce n'est pas

une demande qui est nouvelle.

Elle reçoit l'appui des partis

d'opposition, en tout cas

une certaine ouverture.


BERNARD GÉNÉREUX, critique du PCC, langues officielles, témoigne.


BERNARD GÉNÉREUX

Moi, je pense que c'est une

excellente proposition parce que

la reddition de compte, c'est

fondamental. Si on veut savoir

où va l'argent, il faut

absolument avoir des mécanismes

qui font qu'on a un contrôle

sur l'argent qui est dépensé.


On retourne à la discussion en différé avec BENJAMIN VACHET.


BENJAMIN VACHET

Le gouvernement libéral dit,

quant à lui, qu'il continue

À consulter et qu'il ne se

prononcera pas avant la fin

de ces consultations. C'est

donc une affaire à suivre.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Benjamin Vachet

à Ottawa, merci beaucoup.


BENJAMIN VACHET

Merci, Étienne.


On présente des images du déraillement de train et les dégâts causés par celui-ci.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les contrecoups du

déraillement d'un train

transportant du pétrole

à Gogama, dans le nord de

l'Ontario, il y a un an et demi,

continuent de préoccuper de

nombreux citoyens.

(ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.)


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Plusieurs d'entre eux, dont bon nombre

de francophones, participeront

ce lundi à une manifestation

pour dénoncer l'inaction du

gouvernement suite à l'accident

ferroviaire. On a parlé à une

citoyenne du secteur, Christine

Mathieu, qui constate plus que

jamais les conséquences

de l'accident.


CHRISTINE MATHIEU, résidente de Gogama, témoigne pendant qu'une photo d'elle apparaît. Puis des images du transport ferroviaire dans la région sont diffusées.


CHRISTINE MATHIEU (Narratrice)

Cette année nous avons vu

plusieurs poissons morts dans

le lac et la rivière. Une grosse

inquiétude de santé. L'objectif,

c'est de rendre le message à CN,

au ministère de l'Environnement

et au gouvernement que nous

n'acceptons pas les démarches

qui sont prises en ce moment et

qu'on insiste que le nettoyage

soit fait complètement

à notre satisfaction.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Et elle n'est pas la seule

à être préoccupée. La députée

néo-démocrate, France Gélinas,

exige des comptes du

gouvernement, qui lui,

se fait rassurant.


FRANCE GÉLINAS, députée NPD, Nickel Belt, témoigne dans les couloirs du parlement.


FRANCE GÉLINAS

Ça fait un an et demi que

ces gens-là essayent de crier le

plus fort possible pour que les

gens de Toronto les entendent.

Puis, ils ne sont pas en

entendus. Mais parce qu'ils sont

dans le nord, parce qu'ils sont

dans une petite communauté,

on dirait que c'est correct.


GLEN MURRAY, ministre de l'Environnement, témoigne à son tour.


GLEN MURRAY

Ce n'est pas comme nettoyer

ma maison, Il y a beaucoup de

complications. C'est nécessaire

que nous continuions

les efforts.


On retrouve ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Et pour tout connaître

des développements dans cette

histoire et des autres sujets

qui touchent l'actualité de la

Francophonie, visitez notre

site internet au tfo.org/onfr.


Les adresses suivantes apparaissent : @ONFR_TFO et TFO.ORG/ONFR


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Nous sommes aussi mobilisés pour

vous informer en continu sur les

réseaux sociaux. Voilà, c'était

#ONfr. C'était un grand plaisir

d'être avec vous, à la semaine

prochaine.


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