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Restez à l'affût des dossiers chauds à Queen's Park et dans la francophonie ontarienne et canadienne.

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Toujours des difficultés pour les immigrants francophones

Le premier anniversaire de l´élection de Justin Trudeau met de nouveau en lumière les attentes des francophones. Le gouvernement libéral a certes relancé le programme Mobilité francophone, mais sur le terrain, les démarches restent encore compliquées pour les immigrants. Du côté de l´Ontario, pratiquer le français peut être une source d´insécurité pour les élèves. À Queen´s Park pourtant, plusieurs députés n´hésitent pas à apprendre le français, bien que la formation soit loin d´être suivie par tout le monde.



Réalisateur: Michel Plaxton

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
#ONFR


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER énumère les gros titres, pendant que de courts extraits des reportages défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Aujourd'hui à #ONfr:

des ajustements nécessaires

en matière d'immigration

francophone au pays; des élus

ontariens anglophones se

mettent au français;

et l'insécurité linguistique

fait parler à Queen's Park.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Le Canada est incapable depuis

plusieurs années d'atteindre ses

propres cibles en matière

d'immigration francophone.

Après son élection, Justin Trudeau

a tenté de renverser la vapeur.

Il a rétabli un programme

visant à stimuler l'immigration

francophone à l'extérieur du

Québec. Mais pour réellement

faire une différence, des

ajustements devront être

apportés. Explication,

Benjamin Vachet.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Quand un programme pour

stimuler l'immigration

francophone a été rétabli le 1er

juin dernier, l'initiative

a été applaudie en Ontario

et ailleurs.


BRIGITTE DUGUAY LANGLAIS, Réseau de soutien à l'immigration francophone de l'est de l'Ontario, témoigne.


BRIGITTE DUGUAY LANGLAIS

Nous, on avait comme tâche de

dire aux employeurs l'avantage

de l'immigration francophone

pour x, y, z raison.

Avant, on arrêtait là.

Maintenant, on a un programme

pour vous aider à les

accueillir et de les avoir

et puis c'est avantageux

d'embaucher un francophone

avec Mobilité francophone,

c'est pour ça que c'est

fantastique pour nous.


Dans les bureaux d'emploi Ontario on affiche en français. Ensuite plusieurs images illustrent les différents secteurs de l'emploi qui seront avantagés.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Ce programme vise à faciliter

les démarches pour les

travailleurs francophones

qualifiés qui souhaitent

s'établir dans les communautés

en situation minoritaire ou pour

les employeurs à la recherche de

candidats dans des secteurs

définis. Les employeurs n'ont

ainsi plus à s'acquitter de la

coûteuse étude sur le marché du

travail et les délais sont plus

courts pour combler un poste

vacant. Pour les candidats à

l'immigration, cela constitue un

argument de poids quand vient le

temps de postuler en faisant

connaître Mobilité francophone à

leur futur employeur. Car les

besoins existent à Ottawa, mais

aussi dans le Grand Toronto et

dans le nord de la province,

notamment pour des métiers

spécialisés. Mais pour que cet

intérêt se concrétise, il faut

reprendre tout le travail de

sensibilisation auprès

des employeurs.


VALÉRIE SNIADOCH, directrice, employabilité et immigration RDÉÉ ONTARIO, témoigne.


VALÉRIE SNIADOCH

Lorsqu'il y a un retour

au niveau de la mobilité

francophone, on pensait qu'il y

avait quand même un travail

qui était effectué à 50 %.

Toutefois, depuis le début du

mois de juin, on voit que c'est

plutôt un 70% du travail

qui est encore à faire.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

À Ottawa, le CFORP avait saisi

l'opportunité d'un programme

similaire pour recruter des

immigrants francophones,

par le passé.


Au CRORP, Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, HUBERT LALANDE témoigne.


HUBERT LALANDE

Il faut savoir qu'au niveau

d'Ottawa, comme employeur

francophone, on a quand même

deux grands compétiteurs.

Un, la fonction fédérale qui

offre des avantages sociaux

et progression de carrière

qu'une entreprise comme le

CFORP, qui est une entreprise

privée à but non lucratif, ne

peut offrir. Il faut savoir

aussi que le multimédia dans le

domaine francophone, il y a

énormément d'attirance pour

Montréal. Donc, on a non

seulement beaucoup de mal à

attirer des spécialistes

francophones au niveau du

multimédia à Ottawa et on a

aussi beaucoup de mal à les

retenir. Le nouveau programme

répond entièrement à ce type de

besoin pour les employeurs

francophones à

l'extérieur du Québec.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Des améliorations sont

toutefois demandées au

programme: permettre aux

bénéficiaires d'accéder à

des services d'aide à

l'établissement, notamment

pour trouver un logement ou se

retrouver dans les démarches

administratives; ouvrir le

programme à tous les secteurs où

il y a un besoin de

main-d'oeuvre; mais aussi,

s'assurer de délais plus courts.


Des immigrants font de la recherche d'emploi dans un centre d'emploi.


LÉONIE TCHATAT, présidente de La Passerelle- IDÉ, témnoigne.


LÉONIE TCHATAT

Dès que le programme a

été rétabli, nous avions

immédiatement procédé à une

candidature qui nous intéressait,

mais jusqu'à l'heure actuelle,

depuis le mois de juin,

nous n'avons pas encore eu

d'approbation concrète

sur ce poste-là.

Donc, ça c'est un impact majeur.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Des ajustements sont donc

attendus pour que le programme,

Mobilité francophone, soit

véritablement efficace.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Une fois élus au parlement

ontarien, les députés devraient

tous faire l'effort d'apprendre

le français. C'est du moins

l'opinion de deux députés,

pourtant adversaires, qui se

sont confiés à nous au cours des

derniers jours. Ils nous ont

ouvert la porte de leur bureau.


PETER TABUNS lit le journal Le Devoir, dans son bureau.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Chaque matin, le député

néo-démocrate Peter Tabuns lit

ses journaux. Et il le fait

en partie en français.


PETER TABUNS

(En entrevue)

Je suis un politicien, je suis

Canadien, je suis en mesure de

comprendre notre pays. Moi-même,

je pense que c'est nécessaire de

parler les deux langues.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Depuis neuf ans, Peter Tabuns

profite des cours de français

offerts gratuitement par Queen's

Park. Chaque semaine, il

reçoit l'aide d'un professeur de

français pour un cours privé

d'une heure. D'autres élus

suivraient aussi son exemple,

mais Queen's Park a refusé de

nous dire combien ils ne sont ni

combien d'argent est consacré à

cette initiative. Et ce, même si

ces cours sont financés par

des fonds publics. Peter Tabuns,

lui, souhaite démontrer par son

geste son engagement envers le

français, une langue qu'il faut

protéger et défendre

en Ontario, dit-il.


PETER TABUNS, député néo-démocrate, Toronto-Danforth, témoigne.


PETER TABUNS

Lorsqu'on nage dans

un océan d'anglais,

c'est nécessaire d'avoir un gros

bateau francophone

dans cet océan.


Des images de Queen's Park sont diffusées pendant le reportage.○ [ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Quelques autres députés

anglophones se sont aussi mis au

français. Le NPD affirme que

huit de ses 20 députés ont

au moins une connaissance

élémentaire de la langue.

Ils seraient cinq au sein des

conservateurs. Chez les

libéraux, il y aurait une

dizaine d'anglophones bilingues,

sinon capables de parler un

français de base. Peter Milczyn

est l'un de ceux-là. À titre de

nouvel adjoint à la ministre

déléguée aux affaires

francophones, la connaissance du

français lui est essentielle, dit-il.


PETER MILCZYN travaille en français dans son bureau.


PETER MILCZYN, Député Libéral, Etobicoke-Lakeshore, témoigne.


PETER MILCZYN

C'est aussi d'être plus

sympathique aux demandes de

la communauté franco-ontarienne.

C'est un lien linguistique.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Selon lui, l'apprentissage du

français devrait être un passage

obligé pour chaque nouvel

élu à Queen's Park.


PETER MILCZYN

Si quelqu'un est élu,

il doit faire l'effort de

devenir bilingue.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Candidement, Peter Milczyn

admet que les élus anglophones

qui se mettent au français

ont parfois des visées

électoralistes.


PETER MILCZYN

C'est un peu pour améliorer

les chances électorales, mais je

pense que c'est plus important

de pouvoir communiquer

avec tous les Ontariens.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

La première ministre

ontarienne, Kathleen Wynne,

et le chef du parti

progressiste-conservateur,

Patrick Brown, s'expriment

régulièrement en français sur la

scène publique. La chef du

NPD, Andrea Horwath, a plus de

difficultés. Son entourage

nous promet cependant

qu'elle fera davantage d'efforts

au cours des prochains mois,

pour améliorer son français,

tout juste à temps pour la

prochaine élection.


Des jeunes se prononcent sur la place du français.


JEUNE 1

Plus profrançais

que anti-anglais.


JEUNE 2

À place de nous punir pour

parler anglais, peut-être nous

encourager à mieux

parler en français.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Vous voyez les témoignages de

jeunes Franco-Ontariens qui font

part de leurs idées pour lutter

contre l'insécurité linguistique

dans les écoles de la province.

La FESFO, la Fédération de la

jeunesse franco-ontarienne,

dénonce depuis très longtemps ce

phénomène où des élèves se

font juger, parfois par des

enseignants, en raison de la

qualité de leur langue. Selon la

FESFO, cela amènerait certains

élèves à tourner le dos

purement et simplement

au français. Le NPD dénonce

l'inaction du gouvernement dans

ce dossier qui, lui, se défend.


FRANCE GÉLINAS, députée NPD, Nickel Belt, témoigne dans les couloirs de Queen's Park.


FRANCE GÉLINAS

Comme gouvernement, on est

dans une place de leadership. Tu

as une bonne occasion

de donner le ton.

Tu as une bonne occasion de

démontrer comment ça se fait

un environnement inclusif. Je te

dirais qu'ici, à Queen's Park,

on manque le bateau totalement.


MARIE-FRANCE LALONDE, ministre déléguée aux Affaires francophones, témoigne dans les couloirs du parlement.


MARIE-FRANCE LALONDE

Je vais vous dire que moi,

ça me rassure de voir qu'on a un

engagement de la francophonie,

qu'on a des systèmes d'éducation

extraordinaires en français

ici en Ontario, et je

veux qu'on continue.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, s'adresse au public dans le studio de ONFR.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà, c'était #ONfr. Je

vous invite à visiter notre site

Web au tfo.org/onfr et à nous

visiter sur les réseaux sociaux,

notamment Facebook et Twitter.


Les adresses suivantes apparaissent : @ONFR_TFO et TFO.ORG/ONFR


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Au nom de toute l'équipe, merci

d'avoir été là. On se retrouve

la semaine prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture

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