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Les défis d'intégration pour les francophones d'Afrique

Les Africains restent l’un des poumons de l´immigration francophone en Ontario. Une situation particulièrement observable à Toronto. #ONfr est partie à la rencontre d’une famille de nouveaux arrivants congolais pour mieux cerner les défis d’intégration. À Queen’s Park, on se souvient que le rapport Drummond avait fait l’effet d’une petite bombe, il y a cinq ans. Notre journaliste Jean-François Morissette s’est entretenu avec le professeur Nicolas-Guillaume Martineau pour analyser l’impact de ce rapport sur le long terme.



Réalisateur: Michel Plaxton

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, présente les sujets qui seront abordés dans l'émission. Des images issues des reportages de l'émission se succèdent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Aujourd'hui à #ONfr, les défis

de l'immigration africaine

francophone en Ontario.

Et le point sur les finances

publiques cinq ans après

le rapport Drummond.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Il y a cinq ans était déposé

à Queen's Park le rapport

Drummond. Ce rapport avait fait

grand bruit puisqu'il voulait

redresser le budget de l'Ontario

avec une diminution des dépenses

en santé et en éducation, mais

aussi couper dans les autres

services gouvernementaux.

Qu'en reste-t-il aujourd'hui?

Portrait de l'état des finances

publiques avec l'économiste

Nicolas-Guillaume Martineau.

Une rencontre signée

Jean-François Morissette.


Dans un reportage, JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE, reporter à Queen's Park, interviewe NICOLAS-GUILLAUME MARTINEAU, professeur d'économie au collège universitaire Glendon.


JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE

Nicolas-Guillaume Martineau,

merci d'avoir accepté

notre invitation.


NICOLAS-GUILLAUME MARTINEAU

Ça me fait plaisir.


JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE

Il y a cinq ans, le rapport

Drummond était déposé à Queen's

Park. Comment se porte la

santé financière de la province?


NICOLAS-GUILLAUME MARTINEAU

Je crois que le consensus

c'est qu'elle se porte mieux

qu'il y a cinq ans. On était

dans une reprise économique

suivant la récession de 2007

jusqu'à 2009, environ. Donc,

ça avait beaucoup causé de

torts aux finances publiques

ontariennes et à la capacité

de production de l'Ontario.

Depuis, les choses se sont

considérablement améliorées.

On a une croissance qui est,

selon plusieurs, près du

potentiel de l'économie.

Il y a croissance aussi de ce

potentiel de production ici.


JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE

En 2011, on disait que

la province se dirigeait

dans un mur. Est-ce que c'est

toujours le cas aujourd'hui?


NICOLAS-GUILLAUME MARTINEAU

Ça reste des termes assez

dramatiques pour exprimer la

situation. Je pense que le mur

ne se situait pas tant en termes

de situation économique globale

de la province, en termes de

capacités productives,

mais plutôt en termes de

finances publiques. C'était donc

vraiment ça l'objet du rapport,

de décrire une façon de sortir

l'Ontario et les finances

publiques ontariennes du déficit

et du marasme dans lesquels

elles se trouvaient en 2012

et se trouvent toujours

un peu aujourd'hui.


JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE

Parlons du déficit maintenant.

Au moment du dépôt du rapport,

il était d'environ 16 milliards.

Au dernier budget, il était de

4,3 milliards. Croyez-vous à un

retour à l'équilibre budgétaire?


NICOLAS-GUILLAUME MARTINEAU

Disons que les avis sont

partagés en la matière.

Le Bureau de la responsabilité

financière, par exemple, n'y

croit pas vraiment et est plus

pessimiste que le gouvernement

en la matière. Le déficit

va se résorber, du moins à court

terme, mais pourrait ensuite

augmenter à plus long terme.

Il y a toujours ce problème de

recettes fiscales. En Ontario,

on ne prélève pas assez...

Ce n'est pas parce qu'on dépense

trop, c'est tout simplement

parce qu'on a... Il y a une

baisse de l'assiette fiscale

pour plusieurs facteurs, mais

c'est aussi parce que les taux

d'imposition sont peut-être trop

faibles. Ce n'est pas ce genre

de message que souhaite envoyer

le gouvernement, on le comprend.

Mais à plus long terme, si on

souhaite avoir des services

publics dignes de ce nom, il

faudra peut-être songer, alors,

à hausser certains impôts.


JEAN-FRANÇOIS MORISSETTE

Nicolas-Guillaume Martineau,

merci d'avoir pris le temps

de nous parler aujourd'hui.

C'est très apprécié.


NICOLAS-GUILLAUME MARTINEAU

Je vous en prie, merci.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Se déraciner et recommencer

sa vie loin de chez soi, de ses

repères et de ses proches. Voilà

tous les défis auxquels font

face les immigrants qui

débarquent en Ontario.

Lorsqu'on est francophone dans

une province majoritairement

anglophone, c'est encore moins

facile. De pair avec mon

collègue Sébastien Pierroz

à Ottawa, je me suis

intéressé à leur réalité.


Dans un reportage d'ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, une famille africaine écoute la télévision dans son salon.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

La famille Makayubu a posé

le pied au Canada il y a un an

et demi. Originaire de la

République démocratique du

Congo, elle a choisi Toronto

avec l'espoir d'une

vie meilleure.


DEGAULLE MAKAYABU

On avait toute une panoplie

de choix. On a préféré

le Canada par rapport

aux conditions d'hospitalité.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Habitée par de nombreux

rêves, la famille est très vite

rattrapée par la dure réalité,

et ce, dès le premier jour.


DEGAULLE MAKAYABU

Moi, je me disais qu'aussitôt

arrivé, quand on est accepté

déjà au niveau de la frontière,

donc on va nous orienter quelque

part. On va nous recevoir et on

nous donnera où mettre la tête,

où dormir, quoi. Grande était

notre stupéfaction. On sort,

bien, il fallait se débrouiller.


DEGAULLE MAKAYABU et sa fille vont dehors. La fille joue dans la neige.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Si leur fille a vite fait

de découvrir les plaisirs

de l'hiver, les parents, eux,

ont de la difficulté à s'adapter

à leur nouvel environnement.


DEGAULLE MAKAYABU

Le plus grand obstacle,

c'est la langue. On vous dit

que pour ce poste-là,

on a besoin d'être bilingue.

Vous vous présentez là-bas, vous

allez vous rendre compte que

lors de l'interview, 95% des

questions restent en anglais.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Si l'intégration économique

est la clé d'une immigration

réussie, pour l'instant,

ils peinent à joindre

les deux bouts.


DEGAULLE MAKAYABU

Vous regardez la vie que

vous êtes en train de mener,

ça paraît un peu paradoxal.

Le revenu que vous gagnez, c'est

juste le minimum vital. Une fois

que vous avez payé le loyer et

le quotidien, il ne reste plus

rien, vous avez rien épargné.

Voilà un peu ce genre de vie

qu'on est en train de mener.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les défis de cette petite

famille sont à l'image de ceux

rencontrés par des centaines

d'autres que Julie Lutete a

accueillies au cours des

deux dernières décennies.


JULIE LUTETE, directrice de l'accueil des immigrants à l'Auberge francophone, est interviewée.


JULIE LUTETE

Les immigrants français

s'intègrent facilement quand

ils arrivent par rapport aux

immigrants africains noirs.


Des photographies de pays africains en guerre se succèdent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Leur profil est aussi bien

différent. Plusieurs quittent

leur pays pour des raisons

politiques et ils le font

avec leur famille, ce qui

s'accompagne d'une

pression financière.


JULIE LUTETE

Même quand ils viennent avec

la femme, avec les enfants, donc

avec ça, tu ne peux pas rester

sans emploi. Souvent, on se

lance dans des travaux

de manufacture pour répondre

aux besoins nécessaires

en ce moment-là.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les États africains dominent

d'ailleurs le classement des

pays d'où proviennent la

majorité des immigrants

francophones en Ontario.


Un tableau illustre les propos d'ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Jean-Marie Vianney originaire

du Cameroun est un leader

de la communauté. Il considère

que l'immigration africaine est

névralgique pour l'avenir de

la francophonie ontarienne,

particulièrement à Toronto.


JEAN-MARIE VIANNEY, militant francophone, est interviewé.


JEAN-MARIE VIANNEY

Allons-y, utilisons les moyens

pour encourager les gens de

s'installer à Toronto, en créant

les conditions pour que ces gens

trouvent du travail et

puissent vivre le fait

français à Toronto.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

De Gaulle Makayubu a choisi

l'Ontario et compte bien y

rester. Sa vie n'est pas facile,

mais il est convaincu que

ses sacrifices d'aujourd'hui

permettront à ses enfants de

vivre une meilleure vie demain.


DEGAULLE MAKAYABU

Oui parce que quelque part

on s'est dit, on a déjà fait

une bonne partie de notre vie.

On demeure plus positifs pour

les enfants, on les met sur

les rails de façon à ce que

le lendemain soit assuré,

quoi. Ça, c'est ce qui est

le plus capital.


Le reportage se termine.


On nous présente des images d'un article internet sur le site de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Le programme Entrée express

qui doit notamment faciliter

l'immigration de francophones

est critiqué. Un père de

famille ainsi que son employeur

affirment que les critères sont

trop restrictifs. Ils se sont

confiés dans un article publié

cette semaine par #ONfr.

Même si les parents

travaillent en français

et se sont bien intégrés

après trois ans au Canada,

ils n'arrivent pas à obtenir

leur résidence permanente.

L'employeur du père dit que la

quantité de documents à remplir

pour l'aider dans ses

démarches est astronomique.

Le gouvernement étudie certains

changements qui pourraient

éventuellement faciliter

le processus.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER est en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà, c'était #ONfr. Pour

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ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Au nom de toute

notre équipe, merci d'avoir été

là. On se retrouve la semaine

prochaine. À très bientôt.


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