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Vidéo transcription

L'engouement pour les produits à marque franco-ontarienne

Les produits dérivés franco-ontariens sont de plus en plus populaires, et ça va bien au delà du simple t-shirt vert et blanc. On retrouve maintenant une panoplie d’items qui arborent des designs franco-ontariens, et bon nombre de particuliers se lancent dans la confection de leur propre marchandise. Pour certains designers, c’est même grâce à leur travail sur ces items griffés qu’ils se sont fait un nom. Qu’est-ce qui explique cet engouement?



Réalisateur: Andréanne Baribeau
Année de production: 2019

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ANDRÉANNE BARIBEAU, dont l'adresse du compte Twitter est «@AndreanneB» s'adresse au public de l'émission. Elle porte un t-shirt sur lequel on peut lire «Restez calme, oui il y a des francophones hors Québec».


ANDRÉANNE BARIBEAU

Le 25 septembre, c'est

la journée des Franco-Ontariens.

Et si une chose est certaine,

c'est qu'on va voir beaucoup

de chandails vert et blanc

au cours des prochains jours.


Des photos de manifestants portant t-shirts et drapeaux vert et blanc, couleurs du drapeau franco-ontarien défilent.


ANDRÉANNE BARIBEAU

Mais les produits dérivés

franco-ontariens s'arrêtent

pas juste aux t-shirts.

Dans les dernières années,

on a vu une multiplication

d'items à saveur franco

comme des bandanas, des bas,

des parapluies, un drapeau

francofierté, des cache-couches

et même des boules de Noël

franco-ontariennes.


ANDRÉANNE présente ces produits dérivés.


Titre :
ONFR+ Société


ANDRÉANNE boit dans une tasse à l'effigie du drapeau franco-ontarien.


ANDRÉANNE BARIBEAU

Les boutiques qui se

spécialisent dans la vente

de produits franco-ontariens

rapportent aussi une explosion

de la demande. Et la raison

principale, les compressions

du gouvernement Ford dans

les services en français

et la naissance du

mouvement de la résistance.


VALÉRIE BOURQUE, coordonnatrice des événements à l'ACFO Ottawa, accorde une entrevue depuis son bureau.


VALÉRIE BOURQUE

Quand on a eu, justement,

la résistance en novembre,

notre boutique a

littéralement été vidée.

À la fin de décembre, on n'avait

plus rien. Je pense que les

gens se sont un peu rappelé

avec cet événement-là ce qui

s'est passé avec Montfort.

Et puis ça a juste... Ça a

ramené des souvenirs de ce

côté-là. Ils se sont dit:

«Il faut de nouveau

s'afficher et être fiers».


VALÉRIE place dans une boîte toutes sortes d'articles à l'effigie du drapeau franco-ontarien.


ANDRÉANNE BARIBEAU (Narratrice)

En novembre et décembre

derniers, l'ACFO d'Ottawa

a vendu pour 13 000$ de produits

franco-ontariens. Du jamais vu.

Même son de cloche du côté

de l'ACFO de Sudbury qui a vu

une augmentation de 47% de ses

ventes dans la dernière année.


Des employés de l'ACFO de Sudbury placent dans des boîtes toutes sortes d'articles à l'effigie du drapeau franco-ontarien.


ANDRÉANNE BARIBEAU (Narratrice)

On voit même des particuliers

se lancer dans la confection

de leurs propres marchandises

comme cette joaillière de

Rosemère au Québec dont

le mari est Franco-Ontarien.


Différents articles à l'effigie des Franco-Ontariens défilent: macarons, t-shirts, porte-clés, colliers.


ANNE MARIE BISSONNETTE, joaillière, accorde une entrevue.


ANNE MARIE BISSONNETTE

Dans le fond, j'ai posté

mes bijoux sur: Je suis

Franco-Ontarien. C'est de là

qu'est partie la folie des

bijoux franco-ontariens.

J'ai eu presque 300 [mot_etranger=EN]likes[/mot_etranger],

des beaux commentaires. Vraiment,

c'est par Facebook que j'ai

fait mes ventes de bijoux.


ANNE MARIE BISSONNETTE

Si le marché des produits

dérivés franco-ontariens est

aujourd'hui possible, c'est

en partie grâce au fait

qu'il n'existe pas de droits

d'auteur sur le motif du

drapeau franco-ontarien

cocréé dans les années 70 par

Gaétan Gervais et Michel Dupuis.


Une photo de ces deux hommes est présentée.


JOANNE GERVAIS, directrice générale de l'ACFO du Grand Sudbury, accorde une entrevue depuis son bureau.


JOANNE GERVAIS

Les cocréateurs Gaétan et

Michel, quand ils ont créé

le drapeau, ils ont décidé de

mettre un [mot_etranger=EN]copyright[/mot_etranger] sur le nom

et non sur le drapeau même.

C'est parce qu'ils voulaient

que les gens s'approprient

le drapeau pour le flotter,

pour le partager, pour le

mettre sur des t-shirts.


ANDRÉANNE BARIBEAU

Il y a justement une

entrepreneure qui a su flairer

le potentiel des produits

à marques franco-ontariennes.

Renée O'Neill a fondé

l'entreprise de vêtements

EnTK à Orléans il y a

maintenant cinq ans. Et les

affaires vont plutôt bien.


RENÉE O'NEILL est dans son atelier et elle met dans des boîtes différents produits à l'effigie du drapeau franco-ontarien.


RENÉE O'NEILL, fondatrice de EnTK, accorde une entrevue.


RENÉE O'NEILL

Je trouvais qu'il y avait

vraiment des lacunes dans le

marché. Il y avait certaines

choses de faites à travers

des conseils scolaires ou à

travers des ACFO régionales.

Mais je trouvais pas

la gamme de tout ce que je

voulais. Donc, j'ai décidé

de le faire moi-même.

On a atteint le seuil

des 4000 commandes la semaine

passée. J'ai vendu au-delà

de 5000 t-shirts au cours

des cinq dernières années.


RENÉE travaille à la confection de t-shirts dans son atelier.


ANDRÉANNE BARIBEAU

Depuis son lancement, EnTK a

en quelque sorte révolutionné

le marché des produits

franco-ontariens. L'entreprise

est allée chercher l'aide

de designers comme Philippe

Larivière qui ont vraiment

su pousser l'image

de marque plus loin.


PHILIPPE LARIVIÈRE, designer graphique chez Créaphil, accorde une entrevue.


PHILIPPE LARIVIÈRE

Là, maintenant, tu peux

avoir quelque chose de

stylisé et aller dans un

festival. Ou même des fois

aller au travail avec ça,

puis ça passe très bien.


ANDRÉANNE BARIBEAU

Philippe s'est fait connaître

notamment pour son design

de ce chandail, le fameux

«Restez calme. Oui, il y a

des francophones hors Québec.»


ANDRÉANNE pointe le t-shirt qu'elle porte.


ANDRÉANNE BARIBEAU

T-shirt qui reste d'ailleurs

le meilleur vendeur d'EnTK.


PHILIPPE LARIVIÈRE

Grâce aux produits dérivés

franco-ontariens que j'ai

«designés», mon nom a circulé.

Je crois en voyant ça, j'ai

eu des organismes qui m'ont

approché comme l'ACFO d'Ottawa,

ensuite, des conseils scolaires,

la FESFO. En tout cas, je crois

que ça a fait boule de neige

pour mettre mon nom et gagner

de plus en plus de clients.


ANDRÉANNE BARIBEAU

En plus d'avoir aidé des

designers comme Philippe à

se faire connaître, les produits

dérivés franco-ontariens ont des

retombées pour les organismes.

Par exemple, les ventes de

Ma boutique franco aident

à financer l'embauche d'employés

et certaines activités de l'ACFO

de Sudbury. Et certains

créateurs comme Anne-Marie

Bissonnette remettent une

partie de leurs profits

à des organismes comme l'AFO.

Mais au final, porter des

produits franco-ontariens,

c'est avant tout une façon

de s'afficher, de montrer

sa fierté et de montrer

qu'on existe. Alors, bonne

journée des Franco-ontariens

et des Franco-Ontariennes.


ANDRÉANNE enfile une casquette à l'effigie du drapeau franco-ontarien.


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