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Vidéo transcription

Pourquoi la Corée du Sud fait-elle partie de la Francophonie?

Ça peut sembler surprenant, mais la Corée du Sud est membre de l’Organisation internationale de la Francophonie. Qu’est-ce qui se cache derrière cet intérêt pour une langue étrangère avec laquelle le pays a peu de lien? Pour plusieurs Coréens, le français suscite la fascination. Mais pour le gouvernement, la Francophonie représente avant tout une position stratégique. Nomade est une série vlog d’ONFR+ qui suit le journaliste Étienne Fortin-Gauthier dans sa quête de rencontres et d’histoires inusitées en lien avec la langue française, aux quatres coins du globe.



Réalisateurs: Etienne Fortin-Gauthier, Andréanne Baribeau
Année de production: 2019

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Devant un restaurant, un homme coréen parle français.


HOMME CORÉEN

Bienvenue à Séoul,

en Corée du Sud.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER marche devant un bâtiment de Séoul et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

La Corée du Sud est membre de

l'Organisation internationale de

la francophonie. Mais à peu près

personne sait pourquoi. Peu de

gens sont au courant. Je suis à

Séoul pour tenter de comprendre.


Titre :
ONFR+ Nomade


Des images illustrant les propos d'ÉTIENNE défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Séoul, la capitale de la Corée

du Sud, c'est 10 millions

d'habitants. Une mégapole

qui bouge, qui a des

rues effervescentes jour

et nuit. Bien souvent,

au son de la K-pop.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER marche dans une rue de Séoul et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et en marchant dans les rues

de Séoul ou d'autres villes

du pays, ce serait de mentir

que de dire qu'on voit beaucoup

de français. Quoique…

En fait, oui, le français est

un peu partout dans l'espace

public: sur des affiches,

sur des devantures de

commerces, sur des t-shirts…

C'est assez surprenant.

Le français a généralement

une très bonne réputation en

Corée du Sud. Et des Coréens

qui ont appris le français,

il y en a plus qu'on pense.


ÉTIENNE se trouve dans la galerie d'art Conseil.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Dans le quartier de Insa-dong,

je suis tombé sur la

galerie d'art Conseil,

où travaille Kim Gou-Hyun.


KIM GOU-HYUN témoigne.


KIM GOU-HYUN

Le français, c'est différent.

Parce que ça sonne bien,

ça a rapport avec l'art.

C'est nostalgique. C'est

rare, quoi. Rarissime.


ÉTIENNE marche dans une rue de Séoul et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Au moment où se parle, il y

a 60 000 Coréens qui étudient

le français dans des écoles de

langue ou dans des universités

du pays. OK. Mais tout ça,

ça explique pas pourquoi

la Corée du Sud est membre de

l'Organisation internationale

de la francophonie.


Des images d'ÉTIENNE rencontrant JEONG-HOUN SON défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

J'ai rendez-vous dans le fameux

quartier de Gangnam avec

le professeur Jeong-Houn Son.

Son université a obtenu

des centaines de milliers

de dollars du gouvernement

coréen pour former des futurs

diplomates de la francophonie.


JEONG-HOUN SON témoigne.


JEONG-HOUN SON

Cet été, on envoie

des étudiants au Vietnam, au

Cambodge. Et puis, il y a

quelques jours, une de mes

étudiantes est partie pour

travailler au Togo.

Oui. Comme ça, ça donne plus

de chances, de diversité,

le français, la francophonie.


Des images d'un sommet de l'Organisation internationale de la francophonie défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Ce qu'il faut savoir, c'est

que la Corée du Sud est devenue

membre de l'OIF en 2016.

Ça, c'est la même année

que l'Ontario. Les deux sont

d'ailleurs des membres

observateurs. Ils peuvent

participer à plusieurs réunions,

chaque année, de l'OIF.

Et aux deux ans, au grand

Sommet de la Francophonie.


JEONG-HOUN SON

La Corée, depuis la

libération en 1945, est

un pays sous la très forte

influence des États-Unis.

Mais maintenant, avec l'adhésion

à l'OIF, la Corée commence

à chercher des chemins

pour diversifier notre

relation internationale.


Des infographies animées illustrent les propos d'ÉTIENNE.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Après la Deuxième Guerre

mondiale, les États-Unis

et l'URSS se sont réparti

le territoire coréen. Les

Américains héritent du sud.

Mais en 1950 éclate la guerre

de Corée qui fera 1,5 million

de morts en seulement trois ans.


Des images de la guerre de Corée défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Suivra la guerre froide et les

tensions avec le gouvernement

communiste de la Corée du Nord.

Jusqu'à aujourd'hui, le

gouvernement américain jouera

un rôle d'influence dans cette

région de l'Asie en plus

de conserver en Corée du Sud des

dizaines de milliers de soldats.


Des images de militaires vaquant à leurs occupations défilent.


ÉTIENNE marche dans une rue de Séoul et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Mais aujourd'hui, la Corée du

Sud semble vraiment tout faire

pour se rapprocher des pays

de la francophonie. Il y a

même un bureau responsable de

ce dossier-là au ministère des

Affaires étrangères. C'est à se

demander ce que le pays a tant

à gagner en faisant tout ça.


Des images de XAVIER BALDEYROU sur son lieu de travail défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Pour le savoir, je vais

rencontrer Xavier Baldeyrou.

Il travaille pour le service

francophone de la plus

grosse agence de presse

sud-coréenne, Yonhap.


XAVIER BALDEYROU, journaliste, témoigne.


XAVIER BALDEYROU

La Corée du Sud est sans cesse

à la recherche de nouveaux

marchés. Et ses marchés

d'exportation actuels sont

un peu saturés, c'est-à-dire

le Japon, la Chine, l'Europe,

l'Amérique du Nord. Donc,

en ce moment, la Corée

du Sud essaie de se rabattre

sur les marchés africains.

D’où l'intérêt pour les pays

africains, pour la francophonie

et pour les pays de langue

française. Je pense que l'OIF

est un instrument, si je

puis dire, pour approcher

les pays africains.


Des images de la Corée du Sud défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Historiquement, il y a par

contre peu de liens entre la

francophonie et la Corée du Sud.

La Corée du Sud a jamais été,

par exemple, une colonie

française, comme a pu l'être le

Vietnam. Mais plusieurs Coréens

croient quand même que la

Corée du Sud a sa place dans

l'Organisation internationale

de la francophonie.


Des images d'un sommet de l'OIF défilent.


JEONG-HOUN SON

L'OIF, on dit souvent:

« C'est l'héritage du

colonialisme français. »

Si l'OIF veut être un organisme

vraiment international, si l'OIF

reste toujours parmi les pays

qui parlent français, ce serait

difficile de sortir de cet

héritage, cette limite.


ÉTIENNE marche dans une rue de Séoul et s'adresse au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Mais l'avenir des pays non

francophones dans l'OIF est loin

d'être certain. Récemment,

la secrétaire générale

de l'organisation, Louise

Mushikiwabo, a dit qu'elle ne

voulait pas que l'OIF devienne

une petite ONU.


Des images de LOUISE MUSHIKIWABO lors d'un sommet de l'OIF défilent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Pas certain,

donc, qu'un pays comme la

Corée du Sud pourra à nouveau

se joindre à l'Organisation

internationale de la

francophonie à l'avenir.


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