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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Luc Augustin Samba : Prêtre et jazzman!

Un curé qui écrit des romans, en plus de composer du jazz et des symphonies? Il s’appelle père Luc Augustin Samba, de la paroisse Sacré-Coeur à Welland, dans le Sud de l’Ontario. De son roman “ Les Pleureuses d’Afrique “, inspiré du conflit au Congo-Brazzaville, en passant par ses symphonies, l’oeuvre artistique de cet humaniste est traversé par des thèmes universels, tels que la paix et la condition féminine.
Un reportage de Paul Ruban.



Réalisateur: Paul Ruban
Année de production: 2014

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

Le PÈRE LUC AUGUSTIN SAMBA, prête, romancier et compositeur, parle de son processus créatif. Des extraits vidéos accompagnent ses propos.


PÈRE LUC AUGUSTIN SAMBA

Moi, la passion pour

l'écriture, je vais vous dire

d'où elle est née. J'ai

un petit défaut de langage,

même si maintenant, vous pouvez

pas le sentir, parce que je

travaille là-dessus. J'étais

un petit peu bègue. Ce

bégaiement a eu sur moi un

impact un petit peu émotionnel.

Le comprenant de mieux en

mieux, j'ai découvert surtout

que les ressources de la parole

que nous utilisons parfois sont

tellement minimes que peut-être

les agrandir c'est un firmament

qu'on a. Alors l'écriture

devient justement comme

un firmament, un langage

des langages. Quand on est

jeune, vous écrivez des poèmes,

vous les mettez dans des petits

cahiers, et puis vous les donnez

à maman. Maman les garde.

Mais au fur et à mesure, j'ai

été accompagné par cette

vocation de l'écriture. Moi,

je pense que l'écriture donne

vraiment ce tremplin pour

aller avec les autres ensemble,

pour construire un monde plus

juste. Moi, j'ai écrit

un roman.

Ce roman s'appelle

Les Pleureuses d'Afrique.

Mais qui sont ces pleureuses

contemporaines? Ce sont

ces femmes qui sont victimes

de l'injustice. Alors, moi j'ai

pris un cas historique, c'est le

cas où mon grand-frère, Mbemba

Martial, avait été assassiné

crapuleusement au Congo-

Brazzaville, lors de la guerre,

ou bien du conflit armé en 1993.

Alors, j'ai vu ma maman pleurer,

j'ai vu mes soeurs pleurer, j'ai

vu la femme de Mbemba Martial

pleurer, alors je me suis dit:

Je pense qu'il faut un devoir

de vérité. Pour moi, ce roman,

c'est un devoir de vérité; un

devoir de vérité et de mémoire.

Le soir, par exemple aux

environs de 9h, je commence à

travailler, quand on dit "les

zouaves sont partis". Alors,

je peux me permettre 3 heures

d'écriture sur une place,

assis, et puis travailler,

travailler. Alors, si j'étais

marié, ma femme me reprocherait:

"Est-ce que tu vas encore

continuer à travailler?" Est-ce

que le célibat me donne

la possibilité du temps? Oui.

Le célibat me donne aussi la

possibilité d'avoir accès à

d'autres sphères de la vie,

que peut-être comme marié, je

n'aurais pas. La musique fait

partie pour moi de... Moi,

j'appelle ça des pertes

de temps nécessaires.

Moi, j'appelle cela

une spirale de l'inspiration.

Je profite des moments

d'inspiration spéciale.

Par exemple, la Symphonie au

Christ Roi d'amour,

je l'ai

composée en une semaine, parce

que je sentais comme des muses.

Je savais que c'est maintenant

le moment et il faut l'écrire.

La raison qui m'a mené au jazz,

j'ai été beaucoup influencé

par des jazzmen, des amis

du Congo. D'abord, c'est ceci.

Je pense qu'il y a

une partie du jazz, sans

prétention, qui est africaine.

Ça, c'est une réalité qu'on ne

peut pas nier, ce qu'on appelle

surtout le negro spiritual,

le blues.

♪♪♪

Tout en étant de formation

classique, issu de formation

classique, j'ai trouvé qu'il y

avait une possibilité de prendre

la rythmique africaine et la

pentatonique africaine, de le

mettre en lien avec le jazz.

Elle devient plus créative. Un

musicien de talent, un musicien

passionné de la musique,

ne peut pas faire la guerre.

J'ai remarqué que la plupart de

mes amis jazzmen... parce qu'on

dit que les jazzmen prennent du

chanvre, les jazzmen prennent

de la drogue, mais peu importe.

Je n'ai vu aucun jazzman de chez

moi prendre les armes. Pourquoi?

Parce qu'il y a un aspect de

la musique qui est un petit

peu lié à la force

de la création.



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