Image univers TFO 24.7 Image univers TFO 24.7

TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

Partager

Afin de visionner le contenu, il est nécéssaire d'installer un plugin

https://get.adobe.com/flashplayer/

Parasport pour tous à l´école Grande-Digue

Le parasport, ou handisport, nous fait évidemment penser aux personnes handicapées, à une minorité qui pratique les sports de manière différente. Cependant, la création d’un groupe parasport à l’école de Grande-Digue en Acadie, a fait tomber les barrières entre les personnes handicapées et les autres.
Tout a commencé quand Rhéal Hébert, professeur d’éducation physique à l’école Grande-Digue, a acquis deux fauteuils roulants adaptés aux parasports, pour les soeurs Renelle et Alyssa Belliveau, élèves handicapées qui ne pouvaient pratiquer aucune activité physique à l’école. Ça a été le premier pas : les deux jeunes de l’école Grande-Digue faisaient du parasport. Mais elles étaient toujours seules, dans leur coin.
Et puis, Rhéal Hébert a eu l’idée : faire acheter des fauteuils multisports pour des amis des deux soeurs, qui n’étaient pas en situation de handicap, et constituer ainsi des vraies équipes parasports de basketball ou le hockey luge. Aujourd’hui, non seulement Renelle et Alyssa participent assidument aux activités parasport de l’école Grande-Digue, mais de plus en plus de jeunes, conquis par le parasport, n’hésitent plus à monter dans des fauteuils multisports.



Année de production: 2015

Accessibilité
Déterminer le comportement de la visionnneuse vidéo:

VIDÉO TRANSCRIPTION

ALYSSA BELLIVEAU et sa sœur RENELLE se trouvent dans un gymnase avec leur enseignant d'éducation physique.


ALYSSA BELLIVEAU

Pendant mes cours de gym à

l'école ici, à Grande-Digue,

je regardais souvent

mes amis jouer au sport.

Puis je pouvais participer un

petit peu, mais pas comme eux.

À l'âge de 2 ans et demi à peu

près, j'ai été diagnostiquée

avec l'atrophie musculaire

spinale type 3.

Je peux encore marcher, mais

comme c'est progressif, ça fait

que ça se pourrait qu'un jour,

comme ma soeur, je pourrai

pas marcher moi aussi.


RHÉAL HÉBERT est enseignant à l'école Grande-Digue.


RHÉAL HÉBERT

Comme enseignant d'éducation

physique, c'est certain que tu

cherches toujours des manières

à rendre le monde plus actif.

Puis une des choses qui me

frappait vraiment, c'était voir

les deux soeurs Belliveau qui

qui se faisaient pousser encore

aujourd'hui dans leur fauteuil

tous les jours. C'est pas trop

actif pour un cours d'éducation

physique, puis ça me frappait

vraiment. Moi, ça me

faisait quelque chose.


RENELLE BELLIVEAU

Moi, j'ai la même maladie

que ma soeur, puis moi,

c'est plus grave que ma soeur

parce que moi, je peux plus

marcher, puis elle peut encore

marcher. Quand j'avais pas ma

chaise de sport, il y avait tout

le temps des enseignants qui

me poussaient puis il fallait

tout le temps...

J'étais souvent sur le

côté puis je faisais rien.


RHÉAL HÉBERT

On a réussi

à avoir de l'argent. On a chacun

acheté un fauteuil multisport,

puis on a vu une grosse

différence en éducation

physique. Elles étaient

beaucoup plus mobiles, elles

participaient beaucoup plus,

mais ça change quand même pas le

fait que c'était... eux autres

étaient en fauteuil, mais le

reste du monde courait autour

d'eux autres. Je dirais que

l'élément déclencheur, c'était

la fois qu'on a invité Sabrina

Durepos à notre école, une

ancienne paralympienne, pour

donner une présentation à tous

les élèves sur le basketball

en fauteuil roulant, puis

l'importance des parasports.


On montre des images de toute la classe jouant au basketball en fauteuil roulant.


RHÉAL HÉBERT

Puis suite à cette

présentation-là, on a organisé

une clinique après l'école

puis on avait des fauteuils pour

toute la gang. Donc Renelle puis

Alyssa puis les amis sont restés.

Je vois sur le visage sourire

tout le monde, les amis autant

que les deux filles. Puis

honnêtement, c'est vraiment là

que ça m'a frappé. C'est venu me

chercher parce que je réalisais

que c'était la première fois de

leur vie qu'elles jouaient à

des sports. À partir de là, je

savais qu'on devait explorer

les parasports à l'école.


ALYSSA BELLIVEAU

C'est touchant de voir que

les autres aussi, ils veulent

participer avec toi parce

que moi, je pouvais pas vraiment

participer avec eux avant au

gym. Parce que c'était soit

qu'ils couraient ou faisaient

des choses que je pouvais pas.

Fait que de voir qu'eux se

mettaient à mon niveau puis

faisaient des choses avec

moi, c'est vraiment le fun.

J'ai vraiment apprécié ça.


RHÉAL HÉBERT

Les filles ont

vraiment grandi à travers

l'expérience. On parle de trois

années passées, gênées, timides,

puis deux, trois années plus

tard, il y en a une qui est

présidente du conseil des

élèves. L'autre qui avait jamais

fait de sport de sa vie vient

juste d'être nommée la recrue de

l'année au niveau national

en handi-voile, dans du

parasailing. Donc, à voir

jusqu'à quel point ces

filles-là ont grandi à travers

l'expérience, puis être

capable de donner cette même

expérience-là aux autres élèves.

Ils auraient jamais vécu ces

choses-là si on avait pas initié

les élèves en parasports en

éducation physique.


On montre des images des élèves jouant au badminton en fauteuil roulant. Puis des pages de journaux affichées au mur montrent des titres faisant mention du succès de l'initiative, dont un grand titre qui dit: «Bon départ sports plus, 62 000$ en équipement parasport.»


RENELLE BELLIVEAU

Oui, si c'était pas des parasports,

il y aurait beaucoup de choses

comme... Cet été, je vais avoir

un emploi. J'ai appliqué pour un

emploi au tennis court, puis

ce serait pas de ça, il y aurait

probablement jamais eu de

fauteuils roulants de tennis

puis j'aurais jamais appliqué.

Puis il y a une de me meilleurs

amis astheure que j'aurais

jamais rencontrée si ça avait

pas été des parasports.


RHÉAL HÉBERT

Nous autres,

on était dans la région rurale.

C'est sûr qu'on va pas avoir

des équipes de parabadminton,

parabasketball, hockey-luge,

mais le fait qu'on est capable

de l'offrir à l'école avec leurs

amis en plus, je pense qu'on

est vraiment gagnants.


Épisodes de TFO 24.7

>Choisissez une option de filtrage par âge, fiction, ou saison

  • Catégorie Saison
  • Catégorie Divertissement
  • Catégorie Documentaire
  • Catégorie Éducation
  • Catégorie Fiction
  • Catégorie Musique
  • Catégorie Reportage

Résultats filtrés par