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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Vidéo transcription

Le Divan : Pascal Heidecker, passionné d'escrime

Pascal Heidecker est un passionné d’escrime. Il s’est taillé, il y a quelques années, une place dans l’équipe nationale canadienne. Puis, l’an dernier, suite à une blessure, les compétitions et les tournois ne s´étant pas déroulés aussi bien qu´il l´espérait, Pascal Heidecker n´a pas pu conserver sa place dans l´équipe.

Comment faire face à l’échec dans le sport? Quels sont ses prochains objectifs? Les Olympiques de Rio de Janeiro étant à oublier, qu’en est-il pour la suite?

Découvrez un sportif inspirant.



Réalisateur: Chantal Villemaire
Année de production: 2015

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PASCAL HEIDECKER, un escrimeur, s'assoit sur un divan. Seul en studio, il s'adresse directement au public de l'émission. À certains moments durant la capsule, défilent des images ludiques de PASCAL HEIDECKER revêtu de son équipement d'escrime.


PASCAL HEIDECKER

Ne pas être capable de

poursuivre ses objectifs,

c'est extrêmement décevant quand

c'est un facteur externe. Dans

ce cas-ci, une blessure. J'avais

aucun contrôle dessus. Il y

avait rien que je pouvais faire

et c'est extrêmement frustrant

pendant un bout de temps.

Parce qu'on a envie de retourner

s'entraîner, on a envie

de changer les choses,

mais on peut pas.

Quand j'étais jeune, j'étais fan

de chevalier, fan de romans

cape et d'épées. J'avais fait

quelques arts martiaux.

J'avais fait quelques sports

d'équipe, mais jamais

quoi que ce soit vraiment

auquel j'avais accroché.

Il y a un samedi soir, j'avais 8

ans, mon père m'a dit: "J'ai une

surprise pour toi demain matin."

Le lendemain matin, il m'a amené

à un cours d'escrime et là,

on est ici, 16 ans plus tard et

je poursuis le rêve olympique.

L'escrime, c'est un sport à

la fois très physique et très

cérébral. Une des meilleures

comparaisons que je pourrais

faire, c'est comme jouer aux

échecs, mais on est pas obligé

d'attendre que l'autre ait

joué pour rejouer notre coup.

En novembre 2014, on était

en Coupe du monde en Estonie pis

je faisais partie de l'équipe

canadienne à ce moment-là.

Malheureusement, je me suis

déchiré un ligament dans

la cheville, alors ça a mis

un terme à ma saison qui était

également le tout début

de la sélection olympique.

Alors là, au moment où on est,

la sélection est déjà bien

entamée et je n'ai pas pu

participer à un seul tournoi

encore. Alors, malheureusement,

cette blessure-là, m'a obligé

à mettre une croix sur

la sélection olympique de Rio.

C'est certainement pas évident

de garder la tête haute,

de continuer à regarder vers

l'avant comme ça, parce qu'on

est habitué, rendu à ce

niveau-là, de toujours être

capable de performer au maximum

et de ne pas avoir de bâtons

dans les roues. On est habitué

de faire face à l'adversité,

c'est sûr. Mais généralement,

on est capable, on est habitué,

alors on est capable de passer

par-dessus. Alors, quand il y a

quelque chose comme une blessure

qui arrive et qui nous freine

complètement, c'est pas évident

parce qu'après ça, le retour

à la compétition se fait suite

à une longue période

où on a pas pu s'entraîner.

Et c'est certain qu'on a pas

le niveau qu'on avait avant la

blessure. C'est vraiment d'aller

puiser dans la discipline.

D'être capable de recommencer

à aller au gymnase à tous les

jours. De focuser sur ce qu'on

fait bien. Parce que même si on

est pas au niveau où on voudrait

être, il y a toujours des choses

qu'on fait soit aussi

bien ou encore mieux.

Parce que ça nous force à

réfléchir plus à ce qu'on veut

quand on est en période

plus calme au niveau

de l'entraînement.

Les gens sur qui s'y fier,

ça nous aide à passer au travers

parce qu'on peut se confier à

eux. Entre autres quand il y a

des choses qui font pas

notre affaire ou quand on vit

des déceptions, on peut les

partager. On est pas obligé

de garder ça pour nous.

Quand on sait qu'on est écouté

d'une oreille attentive

et qu'ils vont nous aider

à trouver des solutions

pour passer au travers.

Se fixer un nouveau but, c'est

ce qu'il faut, en fait, pour

pouvoir passer à autre chose.

Si on reste fixé sur le même

objectif, mais qu'on est

pas capable de travailler

à l'atteindre, c'est tous

les autres aspects de notre vie

qui vont en être affectés aussi.

Le premier objectif que j'ai

fait quand je me suis blessé,

ça a été de viser 2020 plutôt

que de viser 2016 pour les Jeux

olympiques. Le moment où

ma blessure est arrivée, c'était

évident que j'allais pas pouvoir

faire partie de l'équipe

canadienne qui allait tenter

de se qualifier pour les Jeux

à Rio. Alors, ça a été difficile

à accepter parce que je savais

que j'aurais eu ma place là.

Par contre, une fois qu'on

accepte qu'on sera pas là, c'est

être capable de se fixer: OK, je

vais faire ça pendant cinq ans.

Ce sera pas l'an prochain,

ce sera dans cinq ans.

Je vais viser 2020.

À ce moment-ci, j'ai recommencé

à m'entraîner, alors c'est

vraiment l'objectif que je vise

à temps plein. Entretemps,

il y a eu d'autres objectifs

intermédiaires aussi comme

retourner à l'école à temps

plein. Performer du côté

scolaire, c'est quelque chose

que je n'avais pas fait

depuis longtemps.

Alors, c'est complètement

différent. L'objectif de

performance est pas le même

du tout, mais c'est quand même

un objectif qui demandait un

dépassement de soi. Alors, ça

a été un objectif temporaire qui

m'a permis de continuer à viser

l'excellence pendant que

je faisais moins de sport.

Pour le futur, c'est certain

que la participation aux Jeux

olympiques de 2020 est

l'objectif ultime. Si à ça on

pouvait ajouter une médaille

olympique, ce serait vraiment...

ce serait vraiment la

perfection. Je pourrais pas

nécessairement demander plus

que ça et après 2020, on verra

à ce moment-là les décisions

que je prends.


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