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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Vidéo transcription

Jonathan Roy : voyager, maintenant

D’un point de vue professionnel, il est gestionnaire, avocat et bachelier en génie. D’un point de vue personnel il est un grand voyageur. Jonathan Roy s’apprête à parcourir 15 000km à vélo, en Europe, pendant un an. Il a tout mis de côté, entreprosé ses possessions matérielles et décidé de faire le grand saut. Il fait le choix de ne jamais dire qu’il aurait dû voyager davantage et voir le monde. Ce voyage représente également un hommage à sa mère décédée du cancer, en 2012, avant de pouvoir réaliser son rêve de visiter l’Italie.



Réalisateur: Caroline Leal
Année de production: 2015

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JONATHAN ROY, s'installe dans le divan pour parler de son projet de voyage « Le bon monde ». Défilent des photos venant illustrer ses propos.


JONATHAN ROY

J'ai le goût de faire quelque

chose d'extraordinaire

qui va me définir.

Très bientôt, je pars en voyage.

De l'Angleterre, en vélo, je

vais me rendre jusqu'au Vietnam

et je devrais terminer ce

15 000 kilomètres-là, à peu près

22 pays, 12 mois plus tard.

Si tout va bien.

Ça fait longtemps que je

voyage, mais de plus en plus

intensément, j'ai le goût

d'aller plus loin,

plus proche des gens,

dans le fond. J'ai décidé

de faire ce voyage-là maintenant

parce qu'une fois qu'on décide

d'une date de départ, ça devient

plus juste un rêve. Ça devient

réellement un projet. Puis,

c'est trop facile de remettre à

plus tard. Toujours: Je vais le

faire l'année prochaine. Puis

À un moment donné... Puis là, le

temps passe et on le fait pas.

Ma mère est... Elle a eu

le cancer. Ça a duré deux ans,

sa maladie. Je m'étais rapproché

d'elle à ce moment-là,

géographiquement, pour mon

travail, pour être plus avec

elle. Dans les nombreuses

dernières années, elle

planifiait aller en Italie. Elle

voulait... Elle était déjà allée

une ou deux fois en Europe, mais

elle voulait vraiment visiter

l'Italie, puis finalement, elle

l'a jamais fait parce que bon,

elle est tombée malade, puis

elle était pas... Elle était

quand même assez jeune encore.

Tu te dis toujours, tout le

monde, on... "J'aurai le temps,

j'aurai le temps." Puis,

finalement, c'est jamais arrivé.

Ça m'a fait découvrir plusieurs

choses. On sait pas combien

de temps on a dans la vie. Donc,

j'ai dit: C'est quoi mon rêve

que je veux réaliser avant qu'il

soit trop tard et ne pas

regretter d'avoir passé à côté

de cette chance-là quand j'avais

justement la santé, quand

j'avais la possibilité

de le faire.

J'ai décidé de le faire, ce

voyage-là, en vélo, pour aller

plus près des gens. Et le vélo

pour moi, c'est naturel. C'est

un sport que j'aime. C'est

un déplacement que j'adore. J'ai

commencé à 12 ans à faire des

voyages de vélo avec mon père,

avec mon frère plus jeune aussi,

qui était le début des pistes

cyclables. On a comme ouvert les

premières pistes en gravelle.

Donc, c'est une continuité

naturelle pour moi d'aller

explorer le monde, un peu

en hommage à mon enfance et

à ce que mon père m'a fait

découvrir à ce moment-là.

Souvent, les gens me disent:

"As-tu peur du monde? As-tu peur

du monde comme en tant que

planète, mais des gens aussi?"

La réponse, c'est non. Je

n'ai pas peur de ça parce que

je pense, avec mes voyages

précédents et par mon instinct

interne, là, que le monde est

une bonne place et que les gens

sont gentils. Je crée un projet

qui s'appelle Le bon monde et

qui va documenter les personnes

que je vais rencontrer, qui vont

m'accueillir chez eux. C'est

vraiment aller à la découverte

des cultures, aller à la

découverte de la nourriture,

de la musique du monde. Puis,

c'est vraiment plus ça qu'un

exploit physique, de dire: Je

l'ai fait le plus vite possible.

Je suis arrivé, puis voilà,

c'est fait.

Il y a quelques semaines, j'ai

lu un blog d'un aventurier

britannique qui disait qu'à la

fin de sa vie, est-ce qu'on

va regretter d'avoir fait

des aventures ou on va regretter

d'avoir passé trop de temps

en avant d'un écran, finalement.

Dans son bureau. Tu sais, il y a

jamais personne qui dit: "Ah,

j'aurais aimé ça... faire moins

d'aventures. J'aurais aimé ça

regarder plus mon ordinateur.

Donc, je me suis mis à penser.

C'est vrai, dans le fond, la

vie, c'est pas juste un cercle

d'argent, c'est à la fin

qu'est-ce qu'on en retire de ça.

Une automobile, des meubles,

c'est matériel. C'est pas ça

qui est important dans la vie.

Quand, dans cinq ans ou dans dix

ans, ou à la fin de ta vie,

est-ce que tu vas dire:

"J'aurais dû faire un voyage ou

j'aurais dû réaliser mes rêves,

peu importe quels sont nos

rêves? Ou j'aurais dû accepter

la facilité en espérant que ça

devienne plus le fun?" Moi, je

me suis dit: T'as le goût de

faire quelque chose maintenant,

t'es capable de le faire

maintenant. Vas-y, fais-le.

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