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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Mannequins noires : défis et opportunités

Comment percer dans un monde de la mode souvent critiqué d’être trop homogène? C’est le défi que tentent de relever les mannequins Djamila Sylla, originaire de la Guinée, et Frances Sesay, Torontoise aux racines sierra-léonaises. En tant que femmes noires, elles nous parlent d’une industrie de la mode où il n’est pas toujours facile de se faire maquiller, habillée ou même coiffée correctement. Les deux femmes se confient, tout en nous amenant dans les coulisses de African Fashion Week à Toronto, un événement annuel qui met en valeur les mannequins noirs et africains de l’industrie.



Réalisateur: Andréanne Baribeau
Année de production: 2016

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VIDÉO TRANSCRIPTION

DJAMILA SYLLA, une mannequin noire, accorde une entrevue.


DJAMILA SYLLA

En ce moment, on observe

que les femmes de teint

noir, africaines,

ont du mal à vraiment s’intégrer

dans l’industrie de la mode.


FRANCES SESAY, une autre mannequin noire, accorde une entrevue.


FRANCES SESAY

(Propos traduits de l’anglais)

En tant que femme noire, quand

tu es mannequin, tu te demandes

si tu es à ta place dans l’industrie.

Est-ce la bonne chose à faire?

Mon corps satisfait-il aux critères?


DJAMILA SYLLA

(Poursuivant l’entrevue)

Je suis très petite en haut

et un peu large en bas, du genre

la taille africaine, quoi.


Des images d’un défilé de mode sont présentées.


DJAMILA SYLLA

Les événements comme African

Fashion Week, ça nous ouvre,

nous, les femmes de teint foncé

avec des rondeurs,

ça nous ouvre des portes.

Ça donne la possibilité

À ce type de mannequins

de pratiquer leur passion.


FRANCES SESAY poursuit l’entrevue.


FRANCES SESAY

(Propos traduits de l’anglais)

Ma perception du monde de la

mode, avant de participer à

African Fashion Week,

c’était qu’il n’y avait pas de

place pour moi. L’industrie de

la mode peut être un peu homogène.

Tu vois qu’elle a l’habitude de

répondre aux besoins d’un certain

groupe démographique. Quand ça

vient au maquillage des femmes

de couleur, c’est mal agencé.

Les vêtements ne sont pas bien

ajustés, ou bien ces mannequins

dans les défilés ou dans les magazines

ont une ethnicité ambiguë. C’est

presque comme s’ils disaient :

« On a inclus une femme de

catégorie “autre”, donc on a

fait notre travail ». Mais ce

n’est pas suffisant.


Des images de la semaine de mode de Montréal de mars 2010 sont présentées.


DJAMILA SYLLA poursuit l’entrevue.


DJAMILA SYLLA

Je suis d’origine guinéenne,

Guinée-Conakry. Et une fois que

je suis venue au Canada, j’étais

vraiment motivée à aller avec

une agence. Je suis allée me

présenter et tout. Et j’ai fait

le casting. Et elle m’a dit:

"Tu es vraiment courte pour

une fille black." Et elle m’a

demandé: "Es-tu sûre que tu veux

vraiment être mannequin?"

C’est pas motivant.

C’était plus lié par rapport

aux cheveux, au type de cheveux,

la texture des cheveux. Et puis,

le teint aussi. Parce que quand

on est très foncée, on a du mal

à trouver notre couleur.


FRANCES SESAY poursuit l’entrevue.


FRANCES SESAY

(Propos traduits de l’anglais)

Les gens doivent être plus

ouverts envers les femmes

noires et leurs cheveux, et

comprendre que lorsqu’on

opte pour nos cheveux

naturels crépus, ce n’est pas

moins professionnel.


Une MAQUILLEUSE accorde une entrevue, tandis que des images la présentent dans le contexte de son travail.


MAQUILLEUSE

Il est très important pour

l’industrie, les organisateurs

des fashion shows, de prendre

en considération chaque type de

peau parce qu’il faut s’attendre

à avoir tous les types

de modèles, de mannequins.


FRANCES SESAY poursuit l’entrevue.


FRANCES SESAY

(Propos traduits de l’anglais)

C’est très encourageant de travailler

pour une organisation comme

African Fashion Week et de

savoir que j’y serai présentée

sous mon meilleur jour. Ils ont

choisi des maquilleuses et des

designers qui savent comment

mettre en valeur nos corps et

nos courbes. C’est très important

pour les designers d’inclure des

gens de différentes ethnicités et

de différentes tailles. Choisir

des mannequins qui représentent

cette diversité, pour que les

spectateurs qui s’y reconnaissent

se disent : « moi aussi je pourrais

porter ça ».


DJAMILA SYLLA poursuit l’entrevue.


DJAMILA SYLLA

Dans la prochaine génération,

j’aimerais que ce soit juste la

mode, pas femme africaine, femme

noire, femme blanche. Oui, c’est

vrai qu’il y a des différences,

on peut pas camoufler cela. On

doit juste les accepter et les

chérir, faire de telle sorte que

tout le monde soit satisfait.


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