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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Vidéo transcription

LE CAFÉ POSTAL À SAINT-BONIFACE

Le Café Postal à Saint-Boniface sert beaucoup plus qu´un excellent café, c´est un lieu de rencontre et un carrefour culturel. Découvrez ce petit café situé au coeur du quartier francophone de Winnipeg où le simple geste de prendre un café, une tisane ou une pâtisserie rapproche une communauté minoritaire, alimente une scène culturelle et tisse des liens avec des nouveaux arrivés et des visiteurs.



Année de production: 2017

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J. ROGER LÉVEILLÉ, un auteur, entre dans le café postal, situé au 202 boul. Provencher.


J. ROGER LÉVEILLÉ (Narrateur)

Ce qu’il a de particulier d’un

café, c’est justement une espèce

d’ambiance relaxe, décontractée

où, même si on a pas de plan, on

rentre et on rencontre peut-être

quelqu’un qu’on connaît ou

même, on rencontre des gens

qu’on ne connaît pas. On se met

à leur parler.


J. ROGER LÉVEILLÉ accorde une entrevue, à l’intérieur de ce café.


J. ROGER LÉVEILLÉ

Il y a quelque

chose au sujet de l’arôme du

café, son goût, sa texture qui

est essentiellement humain et

puis qui fait que les gens ont

de bons palabres entre eux.


SHAYLIN PLETT, la cogérante du Café Postal, accorde une entrevue à l’extérieur.


SHAYLIN PLETT

Le Café Postal, c’est un petit

café à Saint-Boniface. Nous

avons dix chaises et nous

offrons des cafés pour la

communauté. La philosophie

de Café Postal, c’est vraiment

deux choses: des bons cafés

et des bonnes relations

avec nos clients.


EMMANUELLE RIGAUD, la directrice générale des Éditions du Blé, est assise à l’intérieur du café. CHRISTOPHE BONNIN, un éducateur, vient la rejoindre et l’embrasse.


EMMANUELLE RIGAUD (Narratrice)

Moi, j’adore prendre le café

au Café Postal quand il fait

froid. Je viens beaucoup plus

souvent, par exemple, l’hiver

que l’été. Je sais pas. Côté

chaleureux. C’est pas très

grand. Ça fait... C’est bon

quand c’est pas très grand.


EMMANUELLE RIGAUD et CHRISTOPHE BONNIN sont ensuite assis à l’extérieur, devant le Café Postal, et accordent une entrevue.


EMMANUELLE RIGAUD

Chris, il aime pas le café.


CHRISTOPHE BONNIN

Bien moi, j’aime pas

le café en fait.

(Riant)

Ça peut paraître un peu bizarre

d’aller au Café Postal quand

on peut pas boire de café, mais

c’est mon cas. Donc, j’adore

leur thé rooibos et j’aime

aussi beaucoup leur chocolat.


EMMANUELLE et CHRISTOPHE poursuivent l’entrevue à l’extérieur, sur des images les présentant à l’intérieur du Café Postal, tandis qu’ils passent une commande.


CHRISTOPHE BONNIN (Narrateur)

Le café, c’est presque une

excuse. On y va plus pour, comme

je disais, s’offrir ce moment

privilégié et retrouver les

gens, les croiser. Mais le café,

c’est ce qui va en plus. C’est

ce qui accompagne. Ça crée

une ambiance, ça crée une odeur.

Je pense que c’est ce genre

d’endroit, c’est ce qui permet

à Saint-Boniface d’être vivante.


EMMANUELLE RIGAUD

Oui, c’est ça. C’est un peu

ce qui crée le cœur du village.


CHRISTOPHE BONNIN

Exactement.


MORGANE LEMÉE, une journaliste à La Liberté, est au comptoir du Café Postal. Le serveur lui apporte un café.


SERVEUR

Voilà.


MORGANE LEMÉE

Merci.


SERVEUR

Plaisir.


MORGANE accorde ensuite une entrevue.


MORGANE LEMÉE

À chaque fois que je viens

ici, ça me rappelle des

souvenirs. Pour moi, le Café

Postal, c’est un peu symbolique

de mon premier hiver au Canada.

Effectivement, quand on vient

d’ailleurs, que ce soit une

autre ville ou un autre pays,

ce qui est mon cas, bon voilà,

en France, on est des grands

amateurs de café. Même si moi

j’en bois pas. C’est quand

même assez symbolique.

C’est très, très important de

bien se sentir dans une ville

ou dans un quartier quand on

est un peu déraciné, entre

guillemets, parce que c’est

un confort d’avoir un endroit

comme le Café Postal.


DENIS DUGUAY, un décorateur-accessoiriste, accorde une entrevue.


DENIS DUGUAY

Je suis passé, puis quand j’ai

senti le bon café, je me suis

dit: Je vais essayer.

Puis, en effet, c’est un

des seuls endroits à Winnipeg

que je connais qui font

un très bon café.

L’énergie francophone, des gens

qui parlent français circule

beaucoup autour du café ici.


DENIS DUGUAY, assis au comptoir du Café Postal, discute avec SHAYLIN qui est derrière le comptoir.


DENIS DUGUAY

Ton dessin, il est encore

bon. Il est encore très beau.


DENIS poursuit l’entrevue.


DENIS DUGUAY

Moi, comme bien d’autres, on a

le français dans le cœur et

puis, sans le parler, sans avoir

une place, voir des gens qu’on

connaît qui sont comme nous,

on se sentirait pas chez soi

à Saint-Boniface.


J. ROGER LÉVEILLÉ poursuit son entrevue.


J. ROGER LÉVEILLÉ

Saint-Boniface pour moi est

spéciale parce que c’est

le cœur, je dirais, de la

francophonie de l’Ouest.

Je veux dire, il faut pas

tout s’approprier, mais il est

certain qu’à Saint-Boniface,

il y a toutes les institutions

culturelles qui se sont

développées au cours des ans.

Et puis maintenant, le boulevard

Provencher comme tel se

développe. Il y a le Café

Postal, il y a la Maison

des artistes, il y a des

restaurants. Il y en a

pour tous les goûts et puis,

Saint-Boniface devient un petit

quartier, je sais pas

si on devrait dire un

quartier français,

mais le Vieux Saint-Boniface

devient un quartier culturel

non seulement parce que les

institutions, mais dans la rue

même où les gens se croisent

et se rencontrent. Alors, il y a

une énergie très, très palpable.


SHAYLIN PLETT poursuit son entrevue.


SHAYLIN PLETT

Je veux apprendre le français

à cause que je suis Canadienne.

Et c’est important pour moi.

Et de venir un peu plus dans la

communauté, c’est une communauté

très spéciale et unique.

Je pense que c’est sûrement

parce que je travaille à Café

Postal que j’ai appris la

culture de Saint-Boniface.

Et j’ai découvert qu’il y a

une communauté de

Franco-Manitobains.


Une tasse de café au lait est posée sur le comptoir. Une feuille a été dessinée dans le lait.

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