Image univers TFO 24.7 Image univers TFO 24.7

TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

Partager

Afin de visionner le contenu, il est nécéssaire d'installer un plugin

https://get.adobe.com/flashplayer/

Le sport pour panser la blessure post-traumatique

Hélène Le Scelleur n’oubliera jamais les heures qui ont suivi l’explosion de son véhicule en Afghanistan. Pour cette ancienne combattante des Forces armées Canadiennes, ce fut un moment tournant dans une longue et fructueuse carrière militaire. Atteinte d’un trouble de stress post-traumatique et forcée de quitter l’armée, Hélène entreprend alors un difficile retour vers la vie civile. C’est à ce moment qu’elle découvre les bienfaits du sport de compétition, participant pour la première fois cette année aux Jeux Invictus à Toronto.

Images additionnelles:
Défense nationale et les Forces armées canadiennes
Dave Lebel



Réalisateurs: Andréanne Baribeau, Carine Ouellet
Année de production: 2017

Accessibilité
Déterminer le comportement de la visionnneuse vidéo:

VIDÉO TRANSCRIPTION

HÉLÈNE LE SCELLEUR est aux abords d'un terrain sportif désert.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

Quitter les Forces, c'est

comme quitter sa famille. Puis,

quand on arrive dans la vie

civile, l'isolation devient

extrêmement pesante.

Je m'appelle Hélène Le Scelleur,

je suis une vétérante des

Forces armées canadiennes.


HÉLÈNE LE SCELLEUR s'entraîne à la course à pied sur le terrain.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

Le sport de compétition est

entré dans ma vie l'année

dernière lorsque j'ai reçu

ma lettre comme quoi j'étais

acceptée sur l'équipe Canada

pour les Jeux Invictus. J'ai

fait les sprints 100 mètres,

200, 400, 1500 et le relais.


Des photos d'HÉLÈNE LE SCELLEUR participant aux jeux Invictus défilent. On la voit pratiquer différentes disciplines sportives.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

J'ai aussi choisi l'aviron

intérieur et puis le rugby

en fauteuil roulant.


HÉLÈNE LE SCELLEUR est dans un gymnase et s'entraîne en compagnie de son équipe de rugby en fauteuil roulant.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

Les Jeux sont arrivés à point,

je dirais, dans mon

processus de rétablissement.

C'est qu'on partage tous

une similitude qui est

les blessures, que ce soit

psychologique ou physique.

Ça nous permet de nous regrouper

dans un environnement où il y a

pas de jugement, où on est

accepté comme on est, puis où

on est capables de développer,

je dirais, des nouveaux

horizons dans notre vie.


Près du terrain de sports, HÉLÈNE LE SCELLEUR s'adresse au public de l'émission.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

J'ai terminé ma carrière l'année

dernière après 26 années de

service.


Différentes photos et vidéos d'HÉLÈNE LE SCELLEUR en plein service militaire se succèdent.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

L'Afghanistan a été, je

dirais, un théâtre où plusieurs

situations assez traumatisantes

peuvent arriver. Puis, en fait,

j'ai été témoin de plusieurs

d'entre elles. Premièrement,

du fait que j'étais la

coordonnatrice des évacuations

du terrain à l'hôpital militaire

sur la base de Kandahar faisait

en sorte que j'étais tout

le temps la première à savoir

qui était blessé et qui était

décédé. Je devais annoncer.


Texte narratif :
Un soir, alors qu'Hélène prend part à un convoi, son véhicule frappe un engin explosif improvisé.


HÉLÈNE LE SCELLEUR

Ça a été un moment, je dirais

aujourd'hui avec recul,

qui a été probablement un des

événements où j'ai eu le plus

peur pour ma vie. Les trois

à quatre heures qui ont suivi

ce moment-là, pour moi, ont été

éprouvantes parce que j'étais

sur la sécurité du véhicule à

l'extérieur dans le noir. Puis,

c'est à ce moment-là que dans ma

tête, j'ai dit: Bien, s'il faut

que je tire, c'est aujourd'hui.

Je suis prête à mourir. Je suis

prête à tuer. Je suis prête

à faire mon travail.


HÉLÈNE LE SCELLEUR fait du jogging sur la piste de course.


HÉLÈNE LE SCELLEUR se promène dans les rues d'une grande ville.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

La blessure de stress

post-traumatique a commencé, je

dirais, à se manifester lorsque

nous sommes revenus au Canada.

J'avais les cauchemars toutes

les nuits, les sueurs nocturnes,

l'hypervigilance. Toujours

le désir de vouloir retourner en

mission aussi, comme si j'avais

abandonné quelque chose là-bas

et que mon travail était pas

terminé.


HÉLÈNE LE SCELLEUR fait du jogging sur la piste de course.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

J'ai commencé à créer

des fossés entre mes amis,

ma famille, moi. J'avais

tout fait pour, je dirais,

être le plus possible isolée.

Puis tranquillement, ce que j'ai

fait pour, je dirais, contrer

les symptômes, c'est de me

lancer dans le travail.


En ville, HÉLÈNE LE SCELLEUR écrit à l'ordinateur dans un café.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

Je le faisais pour m'empêcher

de penser ou de réfléchir ou

même de ressentir les choses.

Puis, bien aussi, c'est l'alcool

qui a pris le dessus.


Dans le café, HÉLÈNE LE SCELLEUR lit un livre intitulé «La crise des identités».


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

Lorsqu'on joint les Forces à 17

ans, on est même pas encore un

adulte. On a pas nécessairement

la notion de ce qu'on veut faire

exactement, où on veut aller.

Donc, moi, d'avoir joint les

Forces armées canadiennes, c'est

devenu l'identité primaire.

Lorsque tu retournes tous tes

uniformes, ta carte d'identité,

tout ça, on dirait que

tu laisses complètement

ton identité à la porte.


HÉLÈNE LE SCELLEUR fait des étirements sur le terrain sportif.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

De ma propre expérience

personnelle, j'ai été inspirée

pour mon sujet de thèse au

niveau de mon doctorat. Je me

disais: Comment on est capable

d'aider ces gens-là? Comment

je suis capable de m'aider moi

à essayer de trouver une

façon de sortir de l'ombre

de mon uniforme?


HÉLÈNE LE SCELLEUR est dans le gymnase avec son équipe de rugby en fauteuil roulant.


HÉLÈNE LE SCELLEUR (Narratrice)

Le sport, je pense, devient

un élément déclencheur dans

le désir de vouloir passer à une

autre étape dans notre vie. Le

sport devient une façon de mieux

se sentir, de toute façon,

physiquement. Puis, par défaut,

ça devient psychologiquement

aussi très bénéfique. Mais pour

la suite, qu'est-ce qui reste?

Est-ce qu'on a besoin d'un

mentor? Est-ce qu'on a besoin de

certains organismes et tout ça?

C'est un peu ça que je veux

explorer dans ma thèse

sur comment on est capable de

passer le flambeau du militaire

au communautaire, où on pourrait

aider la personne à retrouver

qui elle est dans son intérieur.


Épisodes de TFO 24.7

>Choisissez une option de filtrage par âge, fiction, ou saison

  • Catégorie Saison
  • Catégorie Divertissement
  • Catégorie Documentaire
  • Catégorie Éducation
  • Catégorie Fiction
  • Catégorie Musique
  • Catégorie Reportage

Résultats filtrés par