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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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L'art de Colette Laliberté revisite la cartographie

Portrait de l’artiste Torontoise, Colette Laliberté alors qu’elle travaille in situ sur un projet artistique NBIISH,EAU, WATER à la galerie du Nouvel Ontario à Sudbury. Au cours de visites dans la région du Grand Sudbury, l’artiste a été frappée par la présence abondante de lacs, de rivières et autres cours d’eau sur le territoire. En étudiant de plus près la topographie de la région, elle a remarqué que ces cours d´eau portent surtout les noms qui leur ont été attribués par les colonisateurs. Son travail artistique base son concept sur ces prémisses et cherche à composer sur les murs de la galerie une ouvre peinte à l’aquarelle inspirée des couleurs de l’automne.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2007

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

Une voiture circule sur une route secondaire dans la campagne. C'est l'automne. Ensuite, des vues différentes d'un même lac défilent.


COLETTE LALIBERTÉ (Narratrice)

En revenant jeudi dernier

de Toronto, j'ai vu que

les couleurs de ma palette,

c'est des couleurs de l'automne:

les arbres qui se reflètent

dans l'eau, tout est pastel,

tout est tendre, tout est beau.

Je savais que le lac Ramsey

prenait une grande place

à Sudbury.


COLETTE LALIBERTÉ, artiste, témoigne dans son atelier de peinture. En alternance avec l'entrevue, on présente le travail de l'artiste qui crée une installation.


COLETTE LALIBERTÉ

C'était magnifique.

Mais j'avais pas réalisé qu'il y

en avait autant. Et là, avec un

peu plus de recherche, j'ai fait

le lien: autant de lacs

et si peu d'appellations

d'origine autochtone.

On se rappelle que c'est

un pays qui a été colonisé.

C'est à partir de ça

que le projet a évolué.

Nbiish-eau-water, c'est une

interprétation poétique sur la

question de l'eau et qu'est-ce

qu'on fait avec notre eau.

Si je perdais la mémoire pour

cinq secondes et je rentrais

dans la galerie, il y a des

bonnes chances que je ne voie

que des taches de couleur.


COLETTE LALIBERTÉ peint les murs d'une galerie comme si c'était une murale géante ou une carte des lacs géante.


COLETTE LALIBERTÉ

Mais je représente les lacs

de Sudbury. Ils sont pas

nécessairement à la même

place qu'ils devraient être.

C'est assez juste.

Mais si quelqu'un connaît très

bien ses lacs ou son lac,

ou qu'il l'a regardé souvent

parce que c'est un pêcheur,

il va peut-être pouvoir

reconnaître un lac.

Le rendu est abstrait, mais basé

sur une idée, sur un concept.

Mais j'ai pas toujours

le signifiant de tout ça.

Je suis intéressée

par l'art contemporain,

mais particulièrement l'art

in situ, c'est-à-dire l'art

d'installation. Quand on rentre

dans la galerie, on regarde

pas un tableau, on est dans un

tableau. Alors, c'est comme, ce

que j'ai fait ici, c'est un peu

un tableau tridimensionnel.

Alors, le travail, ici beaucoup,

c'était pas de travailler le

concept, c'était de travailler

la composition. Comme si

j'étais devant une toile

de 10 X 10 où on est

constamment à jouer

avec les couleurs, les taches.

Je pense qu'au départ, on

le fait pour soi, mais on espère

que d'autres gens vont être

réceptifs à ce qui est fait.


COLETTE roule une carte de la région dont elle s'est inspirée.


COLETTE LALIBERTÉ

Comment on décide si l'oeuvre

est résolue ou pas? Ici, comme

je travaille la composition

au fur et à mesure que j'avance

sur le mur, et j'ai l'idée

que je vais terminer

avec le lac Wanapitei,

mais je vais devoir improviser.

Et l'oeuvre sera terminée quand

j'arriverai à la fin du mur.

Et à ce moment-là, j'aurai fait

toutes les parois verticales de

la galerie et un peu du plafond,

ce qui lui donne une forme ovale

à cause de la moulure qui est

très large ici, qui donne un peu

comment on comprend la Terre qui

est ronde. La question du

cosmos, mais on ira pas là.


À la fin un homme visite la galerie quand l'oeuvre est complète.


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